Les choix de délibéré – 1er oct. 2018

Les Perses à l’Atelier

La librairie L’Atelier organise une rencontre avec Pierre Judet de La Combe et Myrto Gondicas autour d’une nouvelle traduction des Perses d’Eschyle, parue aux éditions Anacharsis. Nouvelle, parce que ce texte, commandé pour la scène par Olivier Werner il y a 18 ans, a été entièrement revu, le commentaire revu et augmenté, et que s’y ajoute un essai de Pierre Judet de La Combe, « Sur la tragédie des Perses : de l’histoire au mythe ». Il s’agit du premier tome d’une trilogie en cours, qui comprendra aussi les Sept contre Thèbes et les Suppliantes, sous le titre Eschyle, Pièces de guerre. Une excellente façon de continuer à célébrer la traduction et les traducteurs, qui ont leur Journée mondiale, le 30 septembre, fête de saint Jérôme.

Les Perses d’Eschyle, présentation par Myrto Gondicas (traductrice) et Pierre Judet de la Combe (helléniste, directeur d’études à l’EHESS), le vendredi 5 octobre à 20h, à la librairie L’Atelier, 2Bis, rue Jourdain, 75020 Paris.
Le texte d’Eschyle, traduit du grec, présenté et commenté par Myrto Gondicas et Pierre Judet de La Combe, est paru aux éditions Anacharsis en août 2018 (9 €).

   

Trouville Song

Benjamin Deroche (North Places)Pour aficionados, mais pas seulement. D’ordinaire, monsieur Malvoisin, ancien marin, veille au grain. On n’entre pas comme ça à l’hôtel des Roches noires, qui n’est plus un hôtel mais toujours un lieu sublime, avec hall signé Mallet-Stevens, fauteuils aussi râpés que profonds, et contemplation de la mer. Samedi 6 à 16 heures, La Maladie de la mort et Les Mains négatives y seront lues par Nine de Montal. Le lendemain, la journée est consacrée à India Song – table ronde, projection, vernissage de l’exposition North places, de Benjamin Deroche (photo ci-contre). Et aussi, remise la veille du prix Marguerite Duras, qui récompense livres, films, pièces, ensemble d’une œuvre en affinité avec Duras. De Phillipe Garrel à Annie Ernaux, en passant par Bulle Ogier ou, l’an dernier, le livre d’Évelyne Pisier et Caroline Laurent, En Liberté (Les Escales). DC

Rencontres Marguerie Duras à Trouville, 23e édition les 6 et 7 octobre. Renseignements et réservations au 02 31 14 60 70.

   

Les échos de Simone

Découvrir qu’il s’écrit des oratorios au XXIe siècle, qu’ils parlent toujours de passion, non plus selon Jean ou Matthieu, mais de la passion de Simone (Weil), adorer ou ne pas connaître encore la musique de la compositrice finlandaise Kajia Saariaho (Only the Sound remains l’an dernier à l’opéra Garnier), retrouver ou rencontrer le travail de la compagnie de théâtre musical La Chambre aux échos et la direction musicale de Clément Mao-Takacs, entendre ou réentendre des voix dont celles de Romain Dayez ou de Marianne Seleskovitch… autant de raisons d’aller à Nantes pour voir et entendre La Passion de Simone, chemin musical en quinze stations – il reste quelques places. SR

La Passion de Simone, de Kajia Saariaho, sur un livret français d’Amin Maalouf, compagnie La Chambre aux échos, Nantes, théâtre Graslin, le 7 octobre à 16h, le 8 octobre à 20h.

  

Programme dense à la Maison de la Poésie

Roberto Saviano, l’auteur de Gomorra, parle de son nouveau livre Baby gangs (Gallimard). Entre dix et dix-huit-ans, quartier de la Forcella à Naples, avec pour modèles les super-héros et les parrains de la Camorra. « Leurs valeurs, l’argent et le pouvoir. Ils ne craignent ni la prison, ni la mort, mais une vie ordinaire comme celles de leurs parents. » Rencontre animée par Anaïs Ginori, le 5 octobre à 21h.


Lecture de Fou de Vincent, d’Hervé Guibert, par Vincent Dedienne, les 6, 7 et 8 octobre à 20h.

Nina Bouraoui : « C’est l’histoire de mon désir qui est devenu une identité et un combat. J’avais 18 ans. J’étais une flèche lancée vers sa cible, que nul ne pouvait faire dévier de sa trajectoire. J’avais la fièvre. Quatre fois par semaine, je me rendais au Kat, un club réservé aux femmes, rue du Vieux-Colombier. Deux cœurs battaient alors, le mien et celui des années 1980. Je cherchais l’amour. J’y ai appris la violence et la soumission. Cette violence me reliait au pays de mon enfance et de mon adolescence, l’Algérie, ainsi qu’à sa poésie, à sa nature, sauvage, vierge, brutale. » Deux pays, deux époques, en miroir : l’Algérie belle et paradoxale d’un côté, le Paris queer hanté par l’épidémie du sida de l’autre. Rencontre avec Nina Bouraoui, animée par Tewfik Hakem, le 9 octobre à 19h.

Maison de la poésie, Passage Molière. 157, rue Saint-Martin – 75003 Paris. Métro Rambuteau, RER Les Halles. 01 44 54 53 00. Tarif unique : rencontres 5€, spectacles 20€.