Se souvenir de Jonas

les bêtes disparues jamais cependant ne prit fin le temps d’enfance où nous parlions aux animaux aux animaux vivants ou morts les bêtes empaillées des musées d’histoire naturelle ou des cabinets de curiosité les sauvages les domestiques les plumeuses les écailleuses les poilues les caparaçonnées de carapace les nues jamais ne se perdit le bleu silence où nous nous entendions effrayés ou joyeux éclaboussés d’obscurité des commencements 

Sardines - Se souvenir de Jonas (Microscopies) © Frédéric Teillard

Frédéric Teillard
Microscopies