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XXXV. Un tigre atterrit

La mystérieuse passagère clandestine du Circus n'était donc autre qu'Ali le dompteur lui-même, indeed ! À bord, tout le monde se réjouit de ces retrouvailles. Si ce n’est que qu’à l’horizon des pirates les abordent. Tigrovich et son dompteur se retrouvent prisonniers des pirates, en compagnie de deux otages occidentaux. Ingénieux autant qu’artistes, ils parviennent à séduire les pirates par un époustouflant numéro de cirque maritime. Hélas, une tempête vient ruiner leurs efforts. Ils se retrouvent à l’eau en pleine mer et en fâcheuse posture. (Lire l'épisode)

XXXIV. La tempête

L'Odyssée de Pi

Or ce nuage n’était rien, simple et modeste avertissement, amuse-gueule de tornade. Bientôt le vent, puis les vents, se levèrent, suivis de peu par une houle déchaînée qui tantôt couchait sur le flanc la frégate pirate, tantôt la redressait poupe sur proue, proue sur poupe, le tout à l’avenant. La mer furieuse se faisait trombe, montagne, volcan, puis, dans sa rage renouvelée, abîme, crevasse, canyon d’écume, défilé rugissant. Fanfare elle bruissait d’un tintamarre infâme, orchestre désaccordé que ne dirigeait plus qu’une main affolante, sortie tout droit des profondeurs de l’Enfer pour faire jouer sur les flots une partition démoniaque. Les flots, quant à eux (c’était vraiment une tempête réglementaire), se brisaient et battaient l’air comme les mille bras d’un monstre décapité qui cherche en tous sens sa proie. (Lire le chapitre)

XXXIII. Des pirates vont au cirque

Cirque du Soleil ©Tomasz Rossa)

Bientôt, un pirate subalterne entra dans le cachot et s’approchant du dompteur qui était le tigre lui jeta un peu de pain sec et quelques arrêtes de poisson. Puis, considérant le tigre qui était le dompteur, il sembla réfléchir ou tout comme. Se tournant de nouveau vers le tigre qui était le dompteur, il lui demanda alors en égyptien, gageant sur son apparence qu’il comprendrait cette langue que les pirates berbères maîtrisent assez bien, de quoi se nourrissait le tigre (qui était le dompteur). Le dompteur qui était le tigre resta muet et c’est dans le dos du pirate que la réponse fusa, précise : "Il ne dédaigne pas le pâté de tête, indeed". (Lire la suite)

XXXI. Les pirates

Et pas n’importe quels pirates. Youssef et Ali échangèrent un triste regard. Ils avaient reconnu, à ses voiles dorées, le skif rapide de Malo ibn Malich, le célèbre voleur d’artistes. En voulait-il à Tigrovich dont il aurait appris l’embarquement par l’un des nombreux espions qu’il égrenait, tel un fléau, de Babylone à Massilia ? Avait-il plutôt eu vent de la clandestine présence à bord d’une cantatrice égyptienne, fausse mais il l’aurait ignoré, dont il tirerait bon prix, pensait-il, dans ces infâmes bouges du Caire où se revendent les artistes ? Venait-il plutôt au hasard, confiant à sa bonne étoile le soin de le mener à quelques nouveaux forfaits cruels autant que lucratifs ? Qu’importe… Il venait, menaçant, effarouchant, batailleur et querelleur, pirate de la pire espèce. (Lire l'épisode)

XXIX. Histoire de la chanteuse égyptienne

À bord du Circus, une mystérieuse passagère clandestine raconte son histoire. "Je suis née, dit la chanteuse égyptienne, en Égypte, non loin d’Alexandrie. À ma naissance, serins, canaris et colibris firent entendre un chant de joie, comme il m’a été dit. Ma famille était puissante et noble ; elle règne encore sur Alexandrie et ses alentours. Aussi vous faudra-t-il il souffrir, si vous désirez que je dise la suite de mon histoire, que je taise son nom et le mien." Tous, Tigrovich, Démétrios, Youssef et ses trois marins firent signe qu’ils souffriraient... (Lire l'épisode)

XXVIII. La traversée

Le moteur, dont Youssef et ses trois marins corses alimentaient les pistons de divers carburants (navets, graisse d’oie et de baleine, colza déshydraté, chocolat blanc, café en grain et autres produits laissés à bord par les précédents armateurs), fit jouer ses rouages et propulsa le Circus vers l’avant. Bientôt Marseille disparut. On ne vit plus, tout autour du bâtiment, que des vagues dont le gris rivalisait avec les couleurs de la coque qui les fendait. Le début du périple acheva de guérir Tigrovich de ses récents excès. Les trois premiers jours, il ne quittait guère l’avant du bateau et sous le vent, où une main prudente l’avait placé, vomissait sans discontinuer tripes, boyaux, substances psychotropes et graisse de pâtés de tête, sans oublier son désespoir et sa honte... (Lire l'épisode)

XXVII. À bord du Circus

Sortit de la cabine de pilotage un petit homme à la chevelure bouclée dont les mains graisseuses qu’il venait, selon toute apparence, de plonger dans un moteur, n’enlevaient rien à l’élégance naturelle. C’était un petit corse qui savait naviguer. Il se nommait Joseph et se faisait appeler Youssef, ou parfois, selon l’humeur, Pepe. Youssef installa clowns et tigre sur le gaillard d’avant du coursier et, lançant quelques ordres en corse, fit se mouvoir le bâtiment. Le large lança son appel. Le Circus fit entendre le hululement d’une corne de brume. Enfin ils mirent à la voile. (Lire l'épisode)

XXVI. En route !

Malgré son grand retour sous le chapiteau, le tigre doute, s’alcoolise puis retrouve l’inquiétant Irénée, artiste du négoce en substances illicite. Il s’endette et se prostitue, prêtant son image à de vulgaires publicités. Un jour son dompteur disparaît. Est-ce la fin ? Pas tout à fait, car Démétrios, un clown de bonne composition persuade notre héros de prendre la route à la recherche de l’étoile de sa vie, son dompteur qui a opportunément laissé quelques indications permettant de le retrouver un jour, mais pas tout de suite. (Lire l'épisode)

XXII. Le retour de Tigrovich

Au début tout alla bien. On y crut, et Tigrovich le premier, tandis que s’amassait la foule des spectateurs devant la guérite où se négociaient billets nouvellement frappés et quelques babioles orientales, reliques du stock d’Ali. À peine extrait de la brume désolée qui l’avait entouré d’un halo indistinct durant le temps de sa langueur, l’artiste en lui trop longtemps négligé piaffait, sentant l’appel de la Beauté en son âme et en ses membres ankylosés l’instinct de la cabriole. Oui, Tigrovich y crut. Et Ali ne manqua pas d’y croire. (Lire l'article)

XX. La Main de la Fatalité

C’est une redingote bleu pâle qu’il avait choisi de revêtir le jour où elle frappa. Il s’en souvint et, plus tard, rechigna à s’en parer, allant même jusqu’à la céder, pour rien, à un vagabond qu’il croisa de nuit. Il s’en était paré le matin, et aux petites heures du jour avait parcouru les boulevards. Il riait sous ses moustaches et ses lunettes fumées, lorsque les quidams laborieux ralentissaient leur pas à sa vue. La journée avait été banale. Et ce n’est qu’après coup que l’on tenta d’y voir, ou de chercher dans les jours qui précédèrent, quelque incident exceptionnel qui expliquât la tragédie. (Lire l'épisode)

XIX. Intimité de Tigrovich et de son dompteur

Alexander Lacey performs with lions and tigers during the final farewell staging of the Ringling Bros. and Barnum & Bailey Circus on May 21, 2017 at the Nassau Veterans Memorial Coliseum in Uniondale, New York, the circus that has entertained crowds for 146 years with its "Greatest Show on Earth". / AFP PHOTO / TIMOTHY A. CLARY

Sous la conduite du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, la carrière et l'art de Tigrovich touchent des sommets jamais atteints dans l’histoire mondiale du cirque. On va de tournée en tournée et partout c’est le succès, la gloire, le firmament de l’art. Ce qui n’empêchait pas Tigrovich et Ali d’avoir des moments plus intimes. Attention : certaines descriptions de cet épisode sont susceptibles de choquer les jeunes spectateurs du cirque. (Lire l'épisode)

XVII. L’attente (et ses heureuses conséquences)

Comme elle est loin à présent l’enfance de Tigrovich, tigre, prince et artiste, dans sa native Taïga orientale, comme elle s’éloigne sa première jeunesse sur les rivages ostréicoles du bassin d’A et dans le petit cirque des Romanès-Volovitch où il avait connu la gloire et l’amour avec la belle Emma. Car maintenant notre héros est à Paris, sous la férule du plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El Fahed et autres noms, qui lui a fait signer un contrat, pas si malhonnête que ça, et a pris en main la promotion de sa carrière et le progrès de son art. Or, après un premier éclatant et succès, voici qu’Ali a décidé de faire attendre le public. Où l’on verra qu’il a bien raison… (Lire l'épisode)

XIII. Signature

Arraché dès sa tendre enfance à sa Taïga orientale native, Tigrovich, tigre, prince et artiste, a quitté les rivages ostréicoles du bassin d’A et le petit cirque des Romanès-Volovitch où il avait connu la gloire et l’amour avec la belle Emma. Arrivé à Paris, il tombe sur le plus beau, le plus grand des dompteurs et même des Dompteurs, Ali Ibn-El-Fahed et autres noms. Le Providentiel lui a présenté un contrat d’artiste que nous avons eu l'occasion de découvrir dans l’épisode précédent. Il ne reste plus qu’à signer. (Lire l'épisode)

Aurillac, en corps, en corps

Le maire d'Aurillac, avait à peine terminé son discours par une invitation à “faire beaucoup l'amour” que dans la foule massée sur la place de l'hôtel de ville des petits groupes commençaient à se déshabiller. C'était mercredi 23 août, pour le lancement du Festival international de théâtre de rue, et le vertige a duré quelques secondes, avant que le théâtre reprenne ses droits. Durant quatre jours, Aurillac a fait la fête et célébré les corps en liberté. (Lire l'article)

Le sens de l’équilibre

En lisière des platanes de l’île Piot, des chapiteaux, petits et grands : c’est la Région Occitanie qui fait son cirque en Avignon et les deux formes dont il est question ici rappellent s’il est nécessaire qu’il ne faut pas confondre tourner rond et tourner en rond : Dad is Dead (Mathieu Ma Fille Foundation) et Un Soir chez Boris (solo de cirque sous yourte d'Olivier Debelhoir et Pierre Déaux), ça continue après Avignon... (Lire l'article)