Étiquette : Education nationale

Évaluation

Berlinische Monatsschift

Ce jour-là, j’arrivai en cours avec cinq bonnes minutes de retard. Les élèves m’attendaient dans le couloir, agités et bruyants. En classe il me fallut encore cinq minutes pour rétablir le calme. Les élèves ne paraissaient guère disponibles, la faute à mon retard sans doute, à leur jeunesse peut-être, à la philosophie aussi. C’est ce que j’imaginais quand je me rappelai soudain que je leur avais demandé de me rendre un devoir. (Lire l'article)

Assaut

Assaut, de John Carpenter

La semaine dernière, dans un lycée du 93, je donnais un cours sur le bonheur à des élèves d’une terminale technique. La matinée touchait à sa fin, les élèves commençaient à réagir après un début de séance un peu poussif. Quand soudain : "Il y a des casseurs dans la cour, monsieur." (Lire l'article)

Respect

Gilles Pétel, Le métier dans le sang

Le respect est un mot à la mode et notre époque reproche souvent aux jeunes d’en manquer. Mais à l’égard de qui ou de quoi ? J’ai entendu dire que de jeunes banlieusards avaient manqué de respect à un Abribus en le détruisant. Ce sont sans doute les mêmes qui manquent de respect à l’égard de leurs professeurs. C’est du moins ce que racontent la plupart des gens. (Lire l'article)

Vocation

"Diogène en banlieue" : Heurs et malheurs d'un prof de philo aux confins du système scolaire. Chapitre 13: "Vocation". Par Gilles Pétel

Un ministre de l’Éducation nationale parlait il y a quelque temps de vocation pour caractériser le métier de professeur. Chacun sait pourtant que la vocation n’est qu’un simple cache-misère. Personne n’est appelé à devenir professeur ou quoi que ce soit d’autre d’ailleurs. Aujourd’hui, personne ou presque n’entend plus de voix. (Lire l'article)

L’art et la question

"Diogène en banlieue" : Heurs et malheurs d'un prof de philo aux confins du système scolaire. Chapitre 12: "L'art et la question". Par Gilles Pétel

Au lycée de Z, ce jour-là, j’espérais pouvoir conclure mon cours sur le mystère de l'art. Dans la classe, l’ambiance se tendait peu à peu. La question  passionnait maintenant les élèves. Louis défendait une position qui allait susciter une polémique. Selon lui, il n’existait aucun mystère. "On peut tout expliquer, Monsieur. Les mystères, quelle blague !" (Lire l'article)

Le Radeau de la Méduse

Diogène en banlieue, une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 10: "Le radeau de la méduse"

Suite du cours sur la dissertation : "Peut-on expliquer une œuvre d’art ?" Aux yeux des élèves, la littérature n'était pas un art mais une discipline scolaire – il y a là de quoi s’interroger sur sur notre système scolaire qui semble désormais dévaloriser tout ce qu’il touche à la façon d’une mauvaise fée –, je décidai de prendre l’exemple du Radeau de la Méduse(Lire l'article)

Couloirs

Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 9: Couloirs

L’anecdote remonte à une douzaine d’années. La salle où j’enseignais se trouvait à l’entresol d’un lycée construit sur une pente. On avait installé dans cet endroit sinistre la plupart des salles réservées aux classes techniques. Un jour, alors que mon cours était déjà bien avancé, je fus surpris par une odeur de brûlé. (Lire l'article)

Contact

Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 5: Contact

Après avoir examiné les visages fermés des élèves de ma terminale scientifique, je compris qu’il me faudrait d’abord regagner leur confiance. Cela signifiait affronter une forme de suspicion que je n’avais jamais rencontrée au cours de ma carrière : les élèves me prenaient pour un professeur au rabais. Je tombais du ciel avec trois semaines de retard et ils s’imaginaient à l’évidence que je ne possédais aucune qualification. (Lire l'article)

Coran

Diogène en banlieue, une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 4: Coran

Chaque année je demande à mes élèves de m’indiquer sur une fiche leurs lectures, quelles qu’elles soient, littéraires, philosophiques ou illustrées. Dans cette classe la plupart reconnaissent n’avoir rien lu en dehors des quelques extraits d’œuvres imposés en classe de première. Une élève pourtant me tend sa fiche avec fierté. Elle a lu le Coran, affirme-t-elle. (Lire l'article)

Métier

Diogène en banlieue, chapitre 3: “Métier”. Une chronique de Gilles Pétel dans délibéré

J’enseigne la philosophie en classe de terminale depuis un peu plus de trente ans. La philosophie est une discipline que l’on peut enseigner en s’amusant beaucoup tout en travaillant avec le plus grand sérieux. C’est sans doute pourquoi je continue d’aimer mon métier, du moins lorsque mon ministère me permet de l’exercer. C’est pourtant un métier que j’ai cessé de conseiller à mes élèves.
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Affectation

Diogène en banlieue, chapitre 2: "Affectation". Une chronique de Gilles Pétel dans délibéré

C’était il y a trois ans. J’avais reçu mon arrêté d’affectation avec vingt jours de retard sur la rentrée des classes. Nous étions déjà le 21 septembre quand un coup de fil autoritaire et comminatoire du rectorat m’apprit que je devais sur le champ me rendre à Z, où on avait oublié de nommer un professeur de philosophie, devant quatre classes de terminale. (Lire l'article)

Invasion

“Diogène en banlieue”: 1. Invasion © Gilles Pétel

L’exercice du métier de professeur est plus varié, plus amusant, plus pénible aussi quelquefois que ne l’imagine la plupart des gens. Une anecdote me revient à l’esprit. La rentrée scolaire avait eu lieu depuis une huitaine de jours quand les élèves d’une terminale technique me demandèrent de déplacer mon cours de philosophie du vendredi au mardi. (Lire l'article)