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Legosophie, petite Philosophie du lego, pour Monsieur Maçon*, constructeur de cathédrale et déconstructeur du reste

Tommaso W. Bertolotti, Legosophie - Petite philosophie du Lego, PUF, 2019

Quand Monsieur Maçon*, un patient que la Dr R.  suit de longue date pour diverses pathologies aigues et chroniques, s’en prend aux murs de l’hôpital qui l’accueille, tout en prétendant construire en son toit une flèche gothique, le diagnostic n’est pas difficile à poser : on est face à une constructionite-déconstructioniste. Un mal bien difficile à guérir, surtout dans un hôpital en ruines. Mais le service de Médecine Littéraire n’a pas dit son dernier mot et tente un traitement courageux, en proposant au patient un remède récemment reconditionné en français aux Presses Universitaires de France par Tommaso W. Bertolotti : Legosophie, petite philosophie du Lego. De quoi sinon soigner le mal, du moins laisser quelque répit au courageux personnel du Service de Médecine littéraire. (Lire l'ordonnance)

Ma Normandie

Madame, Monsieur, Votre revue a publié le 31 mars 2019, dans le cadre de la chronique Signes précurseurs de la fin du monde, un article titré I-Feel-Like-I’m-Fixin’-To-Die Rag dont le caractère humoristique ne nous a pas échappé mais qui fait état d’informations confidentielles dont la divulgation est de nature à nuire à l’ordre public. Nous vous prions en conséquence d’en cesser au plus tôt la publication en ligne. Pour votre information, sachez qu’un objet géocroiseur (2014 MF 18) sera effectivement au voisinage de la Terre au début du mois de juin. Cependant rien ne permet d’affirmer à ce jour que cet objet entrera en collision avec notre planète. Rien ne permet non plus d’évaluer les conséquences qu’aurait une éventuelle collision, le terme de "fin du monde" étant en tout cas grandement exagéré en l’état actuel de nos informations. (Lire l'article)

I-Feel-Like-I’m-Fixin’-To-Die Rag

Le 28 mars, nous étions dans le bureau d’Emmanuel Macron à l’Elysée, interviewant le Président sur ses ambitions pour la francophonie, lorsque, soudain, Édouard Philippe est entré, le visage blême, et, sans même nous saluer, il a tendu un document au chef de l’État. Emmanuel Macron s’en est saisi aussitôt, l’a parcouru rapidement, a blêmi à son tour et nous a priés de quitter les lieux, reportant le rendez-vous sine die. Nous n’avons pu récupérer notre magnétophone qu’une demi-heure plus tard après l’avoir réclamé à un huissier. Il avait été laissé sur le bureau en mode enregistrement. C’est ainsi que nous pouvons proposer ci-dessous un extrait de la conversation qu’ont eue le Président et le Premier ministre.
(Lire la transcription de l'enregistrement)

Tout est à refaire

Présenter ses vœux de nouvelle année à Pierre, Paul et Jacqueline est une obligation un peu lassante, mais, en ce mois de janvier 2019, l’exercice a un côté cocasse qui le rend moins pénible. Le climat devient fou, et on est à peu près sûr que cela ne va qu’empirer. Le populisme gagne lentement mais sûrement la planète. Le système économico-industriel s’approche de la rupture. La vie intellectuelle se résume peu ou prou au clapot circulaire des débats diffusés ad nauseam par les chaînes d’info en continu. Où que l’on tende l’oreille, ce ne sont que disques rayés... (Lire l'article)

Tous ensemble

Johnny Halliday - Tous ensemble

Chaque jour, par petites touches, la fin du monde s’insinue dans nos têtes comme une évidence, comme une échéance inéluctable. Nous nous y habituons sans vraiment nous en rendre compte. Prenez la fin novembre. Discourant doctement sur la "programmation pluriannuelle de l’énergie", Emmanuel Macron lançait à son auditoire : "Il y a des Français qui disent : “On entend le Président évoquer la fin du monde alors que nous, on parle de la fin du mois”, eh bien nous allons traiter les deux, nous devons traiter les deux". C’est ainsi que fin de mois et fin du monde ont été mariées pour le pire et pour le pire. (Lire  l'article)

Le sens de la vie

Quand le président de la République, en s’adressant à une assemblée d’évêques, déclare que « la laïcité n’a pas pour fonction de déraciner de nos sociétés la spiritualité qui nourrit tant de nos concitoyens », il remet sur le devant de la scène une vieille idée dénoncée par Nietzsche. La spiritualité, dans le contexte particulier du discours du président, ne peut en effet que renvoyer à la recherche d’une présence divine, garante d’un sens et de valeurs supérieures.Mais n’existe-t-il pas d’autre spiritualité que religieuse ? Le simple fait de penser n’est-il pas en lui-même déjà quelque chose de très spirituel ? (Lire l'article)

Massacre des innocents pour le Président de la République

Grâce à son sang froid et à son flair médical, le docteur Rabau a pu diagnostiquer et prendre en charge M. Macon, président de la République, bien connu au service de Médecine littéraire, alors qu’il traversait un épisode aigu de diabète politique sucré. Après une intervention en urgence au palais de l’Élysée, le patient a été admis au service de Médecine littéraire et un traitement de fond a été mis en place avec la prescription du Massacre des Innocents de Marc Biancarelli (Actes Sud, 2018). Les résultats sont encourageants et l’acidité du patient a pu être révélée. La vigilance et des soins réguliers restent toutefois nécessaires. (Lire l'article)

J’ai rêvé qu’Emmanuel Macron arrivait à l’Élysée armé d’un balai radioactif

Rodrigo García: Zidane vs Marine Le Pen (J’ai rêvé qu’Emmanuel Macron arrivait à l’Élysée armé d’un balai radioactif)

Jorge Luis Borges aimait à commencer ses discours en citant un philosophe ou un poète. "Mesdames, Messieurs, Démocrite d’Abdère a écrit que…" C’est une fort jolie façon de commencer, que je vais faire mienne. Mesdames, Messieurs, Zinedine Zidane a déclaré, avant le match Real Madrid-Las Palmas, qu’il invitait les Français à voter contre le Front national. Ces paroles, qui parvinrent tel un faisceau lumineux aux médias français, auront un écho ; nombreux sont les citoyens abusés par les idées de l’extrême droite qui changeront d’opinion et suivront l’avis de leur idole. Vous pouvez vous moquer, c'est pourtant ce qui va arriver, et je me réjouis que la célébrité puisse servir à ça. Aux antipodes, il y a nous, les artistes, ignorés des partisans de Marine Le Pen et de tant d’autres. (Lire l'article)

Un dernier pour la route

Victor Hugo et Alexandre Dumas

Voilà, c’est fini. Il était temps, elle n’était plus très drôle, cette campagne. Victor Hugo époussette le couvercle de son caveau, puis, en ahanant, le fait glisser de quelques dizaines de centimètres afin de s’introduire dans le cercueil de pierre et s’y allonger de nouveau. Il ferme les yeux et exhale un puissant soupir de lassitude qui, s’échappant dans les couloirs de la crypte du Panthéon, fait claquer les portes. (Lire l'article)

Voilà

"Voilà": le traducteur d'Emmanuel Macron en langue des signes

Le soir du premier tour, arrivé en tête, il a dit : « Voilà. » Deux fois. Qu'a-t-il voulu dire par là ? Pour mieux comprendre, essayons de traduire. Oui mais comment traduire « voilà », ce « verbe défectif réduit à la forme unipersonnelle du présent de l'indicatif de l'aspect inaccompli », qui semble vouloir dire pas mal de choses et leur contraire ? (Lire l'article)

J33 – Coup de comm’

Candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a récemment déclaré sa flamme à l’Olympique de Marseille. Dans un football français polarisé par la rivalité Paris-Marseille révélatrice de vieux enjeux socio-culturels, voilà une prise de position étonnamment tranchée pour celui que ses adversaires accusent d’être « d’accord avec tout le monde ». Dans des campagnes électorales où tout est précisément calculé par les conseillers en communication, le supporteur voudrait que le choix du club fût celui du cœur. Il n’en est rien, les clubs ont une image qu’il est plus ou moins recommandable d’associer à celle d’un candidat. Alors, pourquoi ce choix en apparence clivant pour le candidat du consensus ? (Lire l'article)

Réduction du stress

La 19e Conférence internationale sur la réduction du stress oxydant, la balance redox et les antioxydants s’est tenue la semaine dernière à Paris. Deux des congressistes, Franck et Gérard, sont rentrés à l’hôtel un peu éméchés. Ils ont regardé BFM d’un oeil vague en buvant les mignonnettes d’alcool du mini-bar, puis ils se sont mis à parler politique. (Lire l'article)

Cauchemar

© Glenn Francis, www.PacificProDigital.com

Emmanuel Macron a un sommeil agité ces jours-ci. Les bons sondages et ses envolées de fin de meeting lui donnent une légère hypertension et, surtout, il fait des cauchemars atroces. Le scénario en est toujours à peu près le même : Emmanuel a 16 ans, il est en Première au lycée jésuite de la Providence à Amiens ; au fond de la classe, il feuillette des revues pornos en bavardant avec un camarade lorsque, soudain, sa professeur de Français Brigitte Auzière (future Brigitte Macron) le rappelle vivement à l’ordre. (Lire l'article)

Poireaux

2017, Année terrible, une chronique d'Edouard Launet dans délibéré. Cette semaine: "Poireaux"

Hugo : Savez-vous quel est mon souhait le plus cher, mon vieux Dumas ? / Alexandre Dumas : Sortir de cette crypte ? / Hugo : Non. Manger des poireaux. / Dumas : Là où nous sommes, c’est par la racine qu’il faudra les manger. Mais je m’étonne que vous me parliez de poireaux quand, dehors, le chaos et le populisme semblent s’installer partout. (Lire l'article)

Navigation

“Ma destinée” (1867) Dessin de Victor Hugo Plume et lavis d'encre brune, gouache, sur papier vélin © Paris, Maison de Victor Hugo

“On ne fait pas rêver le peuple français avec des mesures techniques, des décrets. La France aujourd'hui doit se doter à nouveau d'un récit national.” Annonce quasi programmatique faite le 1er septembre par Emmanuel Macron lors de sa visite à la foire de Châlons-en-Champagne, où l’ancien ministre était venu dès le lendemain de son départ de Bercy pour “écouter la vraie vie des vrais gens”. On ne sait si cette enquête sociologique expresse à la foire a fourni à l’ex-banquier d’affaires suffisamment de matière pour nourrir son roman ; mais il est certain que le récit macronnien sera un fleuve allégorique charriant de grandioses métaphores. (Lire l'article)

Mallarmé pour Emmanuel M.

Stéphane Mallarmé, Poésies, édition de Bertrand Marchal, préface d'Yves Bonnefoy, coll. Poésie/Gallimard, 1992. Une ordonnance littéraire de Sophie Rabau dans délibéré

Monsieur Emmanuel M., âgé de 45 ans, marié, ministre des Finances, se présente à la consultation du service de chronobibliopathologie, adressé par son médecin traitant suite à une histoire d’insomnie, retards, pertes de montres et agenda. À l’anamnèse, on retrouve des événements déclencheurs idiopathiques : désintérêt pour la lecture dès la puberté, tentative, au début de l’âge adulte, de faire entrer “26 heures dans une journée” selon l’expression du patient. Après réunion du staff, on propose un traitement allopathique à raison d’un voyage en bus sur le trajet Paris-Marseille avec lecture d’un sonnet tiré de la pharmacopée classique. (Lire l'article)