Étiquette : selfie

Rubens, Godard et les autres

La salle des Rubens, au cœur du musée royal des Beaux-Arts d'Anvers est actuellement fermée pour travaux. Qu'à cela ne tienne : dans Het Land Nod (Le Pays de Nod), le collectif FC Bergman se propose d'installer les spectateurs dans la salle d'origine, reconstituée à l'identique. Ne manquent que les Rubens aux murs. À l'exception d'une crucifixion, connue sous le titre Le coup de lance, où le Christ est entouré des deux voleurs. Entre gardiens maladroits et visiteurs intempestifs, la salle des Rubens est très fréquentée. On y croise même Godard... (Lire l'article)

Anaphores, désillusions et constitutionnalité

Paul Delaroche - Napoléon à Fontainebleau le 31 mars 1814 (1840) - Musée de l'Armée

“‘À quoi sert François Hollande ?’ : L'étrange intitulé d'un examen de droit.” (20 Minutes). C’est jour de partiel de droit constitutionnel à la faculté de la Couronne, à Angoulême. Deux questions, au choix, sont proposées aux étudiants. La première porte sur le rôle du Conseil constitutionnel dans la formation du bloc de constitutionnalité. Pffff ... La seconde : “À quoi sert François Hollande ?”. Ainsi posée, la question porte en elle sa réponse (“à rien !”) tant elle ressemble au titre de couverture d’un hebdomadaire qui aurait décidé de se farcir méthodiquement le Président. Après avoir fait rire l’amphithéâtre, la question a fait glousser les réseaux sociaux. (Lire l'article)

Le pont, les brutes et le traînant

“Saute, on n'a pas que ça à faire.” Deux automobilistes turques se sont retrouvées devant un tribunal d’Istanbul pour avoir houspillé un candidat au suicide trop hésitant. L’homme menaçait de sauter depuis l’un des deux ponts qui, à Istanbul, enjambent le détroit du Bosphore. Toutefois, comme ce genre de décision se réfléchit longuement, surtout quand on a 64 mètres de vide sous les pieds, la menace s’est faite de plus en plus vague et un embouteillage a fini par se former sur le pont. Si bien que les conductrices sont sorties de leur véhicule en hurlant : “On n’a pas que ça à faire. Mais saute à la fin !” L’injonction semble avoir été décisive puisque l’homme a plongé peu après. (Lire l'article)

Autoportrait au revolver

“Il se fait un selfie avec un revolver et se tue accidentellement.” Ce n’est pas que cet homme ait pris son revolver pour un smartphone. Non, il avait le premier dans une main et le second dans l’autre, les deux braqués sur sa tête. Il a déclenché les deux simultanément, ignorant que l’arme était chargée. Résultat : un mort et une photo pas terrible. Cette mauvaise plaisanterie a eu lieu aux États-Unis, dans l’État de Washington, et ce n’était pas la première du genre puisque, quelques mois plus tôt, un jeune Texan s’était tué de la même manière. L’autoportrait mortel n’est cependant pas une spécialité américaine mais indienne. Le Washington Post nous apprend en effet que c’est en Inde que l’on se tue le plus en se photographiant. (Lire l'article)

De l’instagrammatologie

Instagram

Réussir son compte Instagram, ce n'est pas si facile. Parce que comme avec tous les instruments de création 2.0, le risque du “trop” n'est jamais loin. Vous avez dix mille filtres à dispo, des outils de recadrage, de réglage, etc. pour rendre une photo ratée acceptable. En général, une petite retouche suffit. Mais le syndrome “open bar” frappe régulièrement : on sature les couleurs, on ajoute un cadre vintage, et puis aussi un effet “vignette” qui fait trop mystérieux, tel un trait de kohl sous les yeux. Résultat : c'est plus un cliché, c'est un camion volé. À part ça, que montrer sur Instagram ? C'est en principe l'endroit où s'exprime votre créativité, votre voyeurisme s'exerçant quant à lui sur Facebook et votre sens du café du commerce sur Twitter. Comment accumuler les likes ou, au contraire, rater sa vie sur Instagram ? (Lire la suite)

Sots à la perche

“Il meurt foudroyé à cause de sa perche à selfie.” Très mauvaise idée de déployer une perche à selfie quand le tonnerre gronde, sauf à vouloir laisser une photo-souvenir de son suicide. Le selfie, ses motivations et ses accessoires sont entrés dans le champ des sciences sociales juste avant d’envahir la rubrique des faits divers. Dans les revues savantes de toute la planète, ce renouveau du mythe de Narcisse a fait rouler un torrent d’encre qu’il n’est pas illégitime de qualifier d’impétueux. (Lire l'article)