Étiquette : Victor Hugo

Cinématographie

Victor Hugo, Les Misérables, Bibliothèque nouvelle illustrée

Deux grosses surprises ont marqué la semaine écoulée. La première : un chercheur pense avoir identifié Marcel Proust sur un film tourné lors d’un mariage à Paris en 1904. La seconde surprise, plus prodigieuse encore : François Fillon a envoyé au Parquet national financier une vidéo sur laquelle on verrait son épouse Penelope travailler pour lui. Victor Hugo, qui, depuis la crypte du Panthéon, suit heure par heure cette campagne présidentielle, se passionne soudain pour le cinématographie, un art qui manquait cruellement à son temps. (Lire l'article)

Interview

Le 7 février, au lendemain de son acte de contrition et de ses "excuses", François Fillon partait à Troyes pour tenter de reprendre une campagne "normale". Las ! Il y fut accueilli par des militants communistes agitant une banderole sur laquelle on pouvait lire : "C’est de l’enfer des pauvres qu’est fait le paradis des riches." Une formule extraite de l’Homme qui rit. Victor Hugo est décidément omniprésent dans cette présidentielle. Nous sommes allés au Panthéon recueillir les commentaires du grand homme, mort et sans cesse déterré. (Lire l'article)

Exclusif : Penelope parle

Exclusif: Pénélope parle

Délibéré a eu accès à l’enregistrement de l’audition de Penelope Fillon par le parquet national financier, le 30 janvier. Elle répond ici aux questions d’un policier de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, chargé de l’enquête, dont nous avons préservé l’anonymat (d’autant que c’est lui qui nous a transmis la bande). (Lire l'article)

Hologramme

Jean-Luc Mélenchon et son hologramme

Le dimanche 5 février, Jean-Luc Mélenchon va se dédoubler. Le candidat de France Insoumise sera en meeting en chair et en os à Lyon, et simultanément présent à Aubervilliers … sous forme d’hologramme. Une grande première, s’est félicité Mélenchon qui a vanté une victoire de "l’esprit des sciences et du partage". Son porte-parole Alexis Corbière est beaucoup moins enthousiaste. (Lire l'article)

Cauchemar

© Glenn Francis, www.PacificProDigital.com

Emmanuel Macron a un sommeil agité ces jours-ci. Les bons sondages et ses envolées de fin de meeting lui donnent une légère hypertension et, surtout, il fait des cauchemars atroces. Le scénario en est toujours à peu près le même : Emmanuel a 16 ans, il est en Première au lycée jésuite de la Providence à Amiens ; au fond de la classe, il feuillette des revues pornos en bavardant avec un camarade lorsque, soudain, sa professeur de Français Brigitte Auzière (future Brigitte Macron) le rappelle vivement à l’ordre. (Lire l'article)

Liberté

“Liberté” par Edouard Launet

Jeudi 12 janvier 2017, 23h45. Large sourire aux lèvres, Benoît Hamon sort du plateau où le premier débat de la primaire de la Belle Alliance a réussi, grâce à la radio-télédiffusion et l’habileté rhétorique de ses participants, à endormir une partie de la France. Dans un coin du studio de la Plaine Saint-Denis, l’équipe de Hamon a succombé à cette séance d’hypnose nationale. (Lire l'article)

Travail

Intérieur nuit. Aurélie Filippetti vide le lave-vaisselle tandis que son compagnon Arnaud Montebourg déclame des vers devant le miroir de la cuisine. À la radio, un éditorialiste commente avec un soupçon d’ironie les derniers propos saillants du candidat à la primaire de la gauche. Lesquels furent, sur RTL : "Je suis un petit peu finalement comme Victor Hugo quand il exaltait 'le travail fier'. Moi, je crois à la société du travail parce que c'est l'outil de la dignité du citoyen." (Lire l'article)

Tweets

Jean-Luc Mélenchon et son directeur de campagne Manuel Bompard sont en train de lire Le Monde daté du 29 décembre en jubilant. En Une, ce titre : "Mélenchon, nouvelle star de YouTube". Mélenchon : "Manuel, il me faut 500 000 abonnés avant le premier tour. Au boulot ! On fait comment ?"  (Lire l'article)

Suffrage

Si, au Panthéon, le caveau de Victor Hugo est vide depuis près d’un mois, c’est parce que son locataire est parti à Guernesey. Si Hugo s’en est allé à Guernesey, c’est parce qu’il voulait retourner sur les lieux de son dernier exil. S’il voulait retrouver l’exil insulaire, c’est parce qu’il brûlait de contempler la mer à nouveau. (Lire l'article)

Poireaux

2017, Année terrible, une chronique d'Edouard Launet dans délibéré. Cette semaine: "Poireaux"

Hugo : Savez-vous quel est mon souhait le plus cher, mon vieux Dumas ? / Alexandre Dumas : Sortir de cette crypte ? / Hugo : Non. Manger des poireaux. / Dumas : Là où nous sommes, c’est par la racine qu’il faudra les manger. Mais je m’étonne que vous me parliez de poireaux quand, dehors, le chaos et le populisme semblent s’installer partout. (Lire l'article)

Harmonie

Marre de cette ambiance funèbre, de ces compagnons endormis, de ces couloirs humides, d’autant qu’il commence à faire vraiment froid en ce début novembre. L’esprit de Victor Hugo s’extrait de la crypte, puis du Panthéon. Il descend la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, entre dans le premier cybercafé venu et tombe, mais vraiment par hasard, sur Jean-Luc Mélenchon en plein discours. (Lire l'article)

Europe !

C’est jour de fête au Panthéon (la Toussaint…) et tout le monde est de sortie. Des groupes se sont formés dans les couloirs de la crypte ; les Grands hommes parlent de l’état du monde, de la tête des visiteurs, de leurs cendres froides. Victor s’approche d’un groupe où la discussion est particulièrement animée. 
Hugo : Jaurès, Perrin, Zay, Moulin : les quatre Jean réunis ! La volonté, la science, l’intelligence et le courage parlant de concert, comme c’est beau ! J’en pleurerais. De quoi discutiez-vous, les amis ? (Lire l'article)

Trahison

Caricature de Victor Hugo, représenté assis sur le Théâtre français et l'Académie française. Dessin de Benjamin paru dans le Panthéon charivarique en 1841.

Au Panthéon, la semaine dernière. Une voix : Hugo, le saviez-vous, on parle encore de vous dehors. / Hugo : Qui va là ? / La voix : Jacques-Germain Soufflot, pour vous servir. / Hugo : On vous a casé là, vous aussi ? Eh bien Soufflot laissez-moi vous dire que votre bâtiment est bien mal foutu et que l’on y gèle. / Soufflot : J’avais fait les plans d’une église, pas d’une nécropole. Je n’y suis pour rien. / Hugo : Je vous pardonne. Vous disiez qu’on parlait de moi ? (Lire l'article)

Érection

Erection... 2017, Année terrible. Une chronique d'Edouard Launet.

Au Panthéon, Voltaire se couche tard, ou se lève tôt, on ne sait. Toujours est-il que, la nuit dernière, c’est à quatre heures du matin qu’il s’en est allé frapper à la porte du caveau XXIV. Victor Hugo, en chemise, a ouvert. Hugo : Le grand Voltaire ! Quelle heureuse surprise ! Est-ce une insomnie qui vous amène ? Voltaire : Non, une érection. Je pensai à ma nièce et à la fameuse lettre que je lui ai écrite un jour, du temps où je bandais ferme encore.” (Lire l'article)

Géométrie

Crypte du Panthéon, 2 octobre 2016, vers 23 heures. Très agité, Victor Hugo fait irruption dans le caveau où repose Gaspard Monge. Hugo : “Dites donc Monge, vous qui êtes un peu mathématicien, pourriez-vous me dire quel genre d'algèbre se joue dans la primaire de la droite ?” Monge : “Non, mon cher Victor, il ne s'agit pas d’algèbre mais de géométrie. C’est même une géométrie assez simple puisque cantonnée à une seule dimension, celle de la droite.” (Lire l'article)

Guerre civile

Ce soir, Victor Hugo est de sortie. Petit nuage dodu de cendres, vapeur de défunt, brume de génie, il s’est glissé hors de son caveau pour aller voleter dans l’air humide de la crypte du Panthéon à la recherche d’un camarade à qui parler. Passant devant le cercueil de pierre où sont allongés les restes de Jean Jaurès, le poète entend ce dernier l’interpeller : “Salut mon vieux Victor. Nom de Dieu, as-tu lu l’interview d’Alain Juppé dans le Monde il y a quelques jours ?” Hugo :  “Bonsoir, Jean. Non, je ne l’ai pas lue, je ne reçois plus la presse. On parlait de moi ?” (Lire l'article)

Cerfs-volants

Victor Hugo n’a pas d’antipathie pour Jean-Luc Mélenchon. Mais, lisant et relisant la désormais célèbre interview que ce dernier a donné à Gala (celle de la salade au quinoa), le poète s’interroge. Qu’a donc voulu signifier Mélenchon en disant : “La cuisine est quelque chose de trop sérieux pour être confiée à Emmanuel Macron. C’est un cerf-volant : il vole haut mais on voit les ficelles” ? Hugo se tourne vers ses voisins de caveau Alexandre Dumas et Émile Zola : “Les amis, je crois que je vieillis. La politique du XXIème siècle m’échappe complètement…” (lire l'article)

Union

“Victor Hugo nous montre le chemin de la nouvelle France.” Le 21 août dernier à Frangy-en-Bresse, au terme de la grosse heure de discours qui formait l’écrin magnifique de sa candidature à l’élection présidentielle, Arnaud Montebourg s’est rangé sous la bannière du poète national. On s’attendait plutôt à l’entendre invoquer Jeanne d’Arc. Depuis que l’Archange saint Michel, sainte Catherine et sainte Marguerite réunis lui ont annoncé qu’il avait un destin national, il laboure la Saône-et-Loire du Mont Beuvray jusqu’à Frangy-en-Bresse, levant des troupes pour bouter roidement la mondialisation hors du Royaume de France. (Lire l'article)

Navigation

“Ma destinée” (1867) Dessin de Victor Hugo Plume et lavis d'encre brune, gouache, sur papier vélin © Paris, Maison de Victor Hugo

“On ne fait pas rêver le peuple français avec des mesures techniques, des décrets. La France aujourd'hui doit se doter à nouveau d'un récit national.” Annonce quasi programmatique faite le 1er septembre par Emmanuel Macron lors de sa visite à la foire de Châlons-en-Champagne, où l’ancien ministre était venu dès le lendemain de son départ de Bercy pour “écouter la vraie vie des vrais gens”. On ne sait si cette enquête sociologique expresse à la foire a fourni à l’ex-banquier d’affaires suffisamment de matière pour nourrir son roman ; mais il est certain que le récit macronnien sera un fleuve allégorique charriant de grandioses métaphores. (Lire l'article)

Zoologie

Gustave Doré - La Génisse, la chèvre et la brebis en société avec le lion - "Zoologie", une chronique de l'année 2017 par Edouard Launet dans délibéré

“Même une chèvre gagnerait contre Hollande. S’il se soumet à la primaire, ce sera le Salon de l’agriculture tous les jours !” C’est avec ce propos de Gérard Filoche, recueilli par Le Point il y a quelques semaines, que la campagne des présidentielles a vraiment débuté. Car enfin quelqu’un traçait une authentique perspective d’avenir. Soudain 2017 résonne de mille cris joyeux, braiements et barrissements, glougloutements et bêlements. Ce n’est plus l’année d’apocalypse que nous redoutions tant, c’est la ferme des animaux. C’est une mêlée joyeuse que Victor Hugo lui-même avait pressentie. (Lire l'article)

Karamazov, tous ensemble…

Karamazov d'après Dostoïevski, mise en scène de Jean Bellorini © Christophe Raynaud de Lage - Festival dAvignon

Encore un roman fleuve et un spectacle au long cours : Jean Bellorini adapte et met en scène Les Frères Karamazov de Dostoïevski dans la carrière de Boulbon. Pendant près de six heures, les corps travaillent, fatiguent, transpirent. Sans écrans témoins, sans cinéma, à mains nues, face aux spectateurs. Loin de la géniale sophistication des Damnés dans la Cour d'honneur et du savoir faire consensuel de 2666  à la Fabrica, Karamazov est un formidable spectacle prolétaire, une extension du domaine de la lutte au théâtre. (Lire l'article)

Ida avec flèches

Ida Rubinstein, 1909

Échoué à Arcachon comme Hugo à Guernesey, le très scarlattien d'Annunzio affronte la dune du Pyla, les lames de l'Atlantique et quelques femmes exigeantes. Parmi elles, Ida Rubinstein, qui lui commande le livret d'un Martyre de saint Sébastien (musique de Debussy) où elle jouera Sébastien ; mais aussi Romaine Brooks, compagne d'Ida, qui l'héberge et fait son portrait, avant de le fuir et de se réfugier auprès de Natalie Barney. En 1912, Ida et Gabriele s'entraînent au tir à l'arc dans la forêt landaise. Les flèches d'Ida ne sauraient tuer personne. En revanche, celles de son “frère” Gabriele ne ratent pas le vrai Sébastien de l'histoire, Romaine Brooks. C'est aussi compliqué qu'une sonate de Scarlatti : faut suivre ! (Lire la suite)

Écrigraphie et phototure

Tiens, c’est Virginia Woolf, se dit-on en apercevant l’affiche de l’exposition “Qui a peur des femmes photographes ?” présentée conjointement par l’Orangerie et le Musée d’Orsay. On se dit ça parce que la ressemblance entre la femme de l’affiche et l’écrivain est frappante, et que par ailleurs le titre de l’expo rappelle celui de la pièce d’Edward Albee, Qui a peur de Virginia Woolf ?. Mauvaise pioche pourtant : la femme de l’affiche s’appelle Mrs Herbert Duckworth. Mais bonne pioche quand même car cette Mrs Duckworth se trouve être la mère de Virginia. Ajoutons à cela que l’auteur de la photo, Julia Margaret Cameron, est la grand-tante de l’écrivain. Nous avons donc une belle affaire de famille. (Lire la suite)

Géographie au péril de la mer

mont saint-michel isabey bretagne normandie

“Un manuel scolaire situe le Mont-Saint-Michel en Bretagne.” L’affaire a fait un beau barouf. Quelques Normands se sont en effet sentis spoliés. Ah bon. Il se trouve donc des gens pour revendiquer bec et ongles le supermarché à souvenirs et à omelettes de la mère Machin. Appelons-en à la sagesse de la science, ouvrons les livres d’histoire, de géographie et de droit pour sortir de cette guerre picrocholine. (Lire la suite)

Eros Hugo

“Baigneuses au lac”, de Félix-Jacques Moulin, daguerréotype, pose directe sur cuivre argenté, de Félix-Jacques Moulin

Baigneuses au lac : ce daguerréotype, et quelques autres, valurent au sieur Félix-Jacques Moulin (1802-1879) de passer un mois en prison pour outrage aux bonnes moeurs. En tout cas, à peine née, la photo s’intéressait déjà au corps de la femme. On eût été surpris qu’il en fût autrement. Il est amusant de noter que Moulin est né la même année que Victor Hugo, lequel s’y intéressait aussi beaucoup, aux corps des femmes. Il n’est donc pas absurde de retrouver quatre images du photographe précurseur de l’érotisme dans l’exposition “Eros Hugo” qui vient d’ouvrir à la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire la suite)

Ultime repas

Un python meurt après avoir avalé un porc-épic”. Ce repas difficile a eu pour cadre un parc naturel d’Afrique du Sud, sous les yeux de visiteurs éberlués qui ne mangeront sans doute plus un oursin de leur vie. L'affaire a mal tourné parce que l’animal a été stressé par les visiteurs du parc au moment de la digestion. Et quand un serpent est stressé, il régurgite sa proie pour fuir. Problème : vomir un porc-épic à rebrousse-poil (à rebrousse-piquant plus exactement) nuit gravement au tube digestif. L’agonie a duré six jours. (Lire l'article)