Un tramway renommé Désir

Aimer les trams. Tramways du passé, celui nommé Désir ou le « fatidique » de Claude Simon. Ceux qui ont eu leur âge d’or, puis qui ont été bannis. Ceux qui n’ont jamais disparu comme à Milan. Et ceux qui ont ressurgi récemment, partout en France, agents doux contemporains des transformations urbaines. Des architectes roulants qui retracent la ville, de lents paysages à eux-seuls.

par Anne-Marie Fèvre

 

Luis Buñuel, “La ilusión viaja en tranvía"

Des revenants

7 octobre 2018

Bien avant qu'ils ne redeviennent les vecteurs roulants des récents réaménagements urbains, il y a eu des trams partout. En France, en 1838, le tramway roule en pionnier dans la Loire, de Montrond-les-Bains à Montbrison. Il ne déboule vraiment à Paris qu'à partir de 1870. De San Francisco à Sarajevo, de Montréal à Saïgon, il devient le principal moyen de transport urbain et même interurbain. Il est hippomobile, puis à vapeur, puis à l'électricité... puis dépassé. Mais, après être devenus folklos, restaurés comme à San Francisco sur Market Street, ou transformés en trains-trains vernaculaires à touristes, les trams sont revenus ! Entre temps, ils ont même joué de petits rôles dans le cinéma et la littérature. (Lire l'article)