AccueilGilets jaunes

Étiquette : Gilets jaunes

Le jaune est mis

F. Hyber et ses oursons © DR

L’histoire de l’art offre maints exemples d’une relation initiale "inspirante" avec les mouvements sociaux indisciplinés. Bien avant les complicités mondaines de l’art contemporain et de "tout ce qui compte" en banque à la FIAC, cette relation s’est fondée sur une dépense somptuaire où création et destruction sont étroitement nouées. Le vandalisme semble d’ailleurs la contrepartie politique récurrente de toute création qui accède à l’espace public. Récemment, une main criminelle mit le feu à la sculpture de l’artiste Francis Guyot, installée au beau milieu du rond-point du péage Châtellerault-nord. L’œuvre monumentale représentait une autre main, jaune celle-là, tendue vers le ciel, sur laquelle circulait un chapelet d’automobiles noires. (Lire l'article)

Didier Eribon, comptes de Noël et de la nouvelle année

Didier Eribon, Retour à Reims, Fayard, coll. à venir, 2009

Après l'apnée des fêtes, les gilets jaunes descendent lentement en Une des journaux. Bon moment pour ouvrir ou rouvrir un livre paru il y a dix ans pile, Retour à Reims, de Didier Eribon. Ou aller au théâtre : la pièce adaptée du texte par Thomas Ostermeier va être jouée pour la première fois en France. (Lire l'article)

Troubles dans la démocratie

Troubles dans la démocratie © Gilles Pétel

Nos démocraties sont ce qu’on appelle des démocraties libérales. Cette définition possède deux versants, l’un politique, l’autre économique. D’un point de vue politique, la pensée libérale renvoie au principe du droit, c’est-à-dire de la liberté. D’un point de vue économique, la démocratie libérale renvoie à l’économie de marché. On voit comment ces deux courants du libéralisme entrent en opposition. On ne peut à la fois attendre de l’État qu’il nous protège et lui demander qu’il s’efface. La révolte des Gilets jaunes semble être l’expression de cette contradiction. Car que réclame le peuple ? (Lire l'article)

Tous ensemble

Johnny Halliday - Tous ensemble

Chaque jour, par petites touches, la fin du monde s’insinue dans nos têtes comme une évidence, comme une échéance inéluctable. Nous nous y habituons sans vraiment nous en rendre compte. Prenez la fin novembre. Discourant doctement sur la "programmation pluriannuelle de l’énergie", Emmanuel Macron lançait à son auditoire : "Il y a des Français qui disent : “On entend le Président évoquer la fin du monde alors que nous, on parle de la fin du mois”, eh bien nous allons traiter les deux, nous devons traiter les deux". C’est ainsi que fin de mois et fin du monde ont été mariées pour le pire et pour le pire. (Lire  l'article)

Le retour du refoulé

Dans les conversations de cafés, les manifestations, les révoltes des "bonnets rouges" hier, des "gilets jaunes" aujourd’hui, nous assistons à ce que Freud avait génialement appelé "retour du refoulé". Nos démocraties sont malades : nous n’y croyons plus, nous nous interrogeons, nous n’en finissons pas de nous poser des questions sur notre santé, notre avenir... Nous ruminons nos pensées "politiques" à la façon d’une névrose obsessionnelle. Nous nourrissons de nombreux doutes. Mais qu’avons-nous refoulé ? (Lire l'article)