La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

L’opéra total

L’opéra total

Quiconque a jamais rêvé d’aller non pas à l’opéra, mais au milieu d’un opéra, de se trouver sur la scène, immergé.e tout à la fois dans l’art et dans la fiction qu’il représente, sera bien inspiré.e d’aller plonger au Centre Pompidou-Metz dans l’exposition Opéra Monde. La quête d’un art total. 
La femme aux masques de Phèdre

La femme aux masques de Phèdre

À l’Odéon, Isabelle Huppert incarne tour à tour une déesse antique, une star à la dérive dans un palace, une ménagère anglaise enfermée dans une banlieue glauque, une conférencière désabusée et l’héroïne de Racine. Autant de masques de Phèdre à la démesure d’une actrice qui excelle à souffler le chaud et le glacé et à livrer son corps à la contradiction. Sa performance exceptionnelle occulte en partie les failles du spectacle de Krzysztof Warlikowski, où les choix littéraires du metteur en scène (textes signés Wajdi Mouawad, Sarah Kane, J.M Coetzee) ne sont pas toujours à la hauteur de ses intuitions dramaturgiques. (Lire l’article)

L’essence de l’œuvre

L’essence de l’œuvre

La fidélité à une œuvre n’est pas une question de respect d’une intégrité fantasmée, mais d’intelligence de lecture, de choix et de sensibilité. La preuve par deux spectacles de théâtre : Les Français, adaptation par Krzysztof Warlikowski de À la recherche du temps perdu, et Je me mets au milieu mais laissez-moi dormir, transcription, signée par Dorian Rossel du scénario de La maman et la putain. Dans les deux cas, la fidélité est totale, alors même que la “trahison” est évidente. (Lire la suite)