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Étiquette : poésie

Le Ministère des sentiments blessés pour Gilles Le Gendre, député trop subtil

Altaf Tyrewala - Le ministère des sentiments blessés - Actes Sud

Il est des patients qui découragent les meilleures volontés médicales. Monsieur Gilles Le Gendre, président du groupe La république en marche à l’Assemblée nationale, en fait partie. Après avoir affirmé, voici quelques semaines, que le seul tort de la majorité présidentielle était d’avoir été trop intelligente, subtile et technique, il a été admis en urgence par le Dr R. qui, depuis, rechigne à le soigner tant elle le trouve antipathique. Le sens du devoir médical finit par l’emporter et elle lui prescrit non sans subtilité quelques extraits d’un long poème d’Altaf Tyrewala, Le Ministère des sentiments blessés, récemment conditionné en français aux éditions Actes Sud. La lumineuse clarté de cette subtile poésie aidera-t-elle notre patient... dont le Dr R. pourra enfin se débarrasser ? Espérons-le. (Lire l'ordonnance)

Quarante sonnets noirs pour le Petit Chaperon Rouge

Le service de médecine littéraire accueille le Petit Chaperon Rouge qui agace tout le monde à chantonner joyeusement sur le chemin où elle va rencontrer le loup. Après quelques errements où l’on croit que le problème se trouve dans le petit pot de beurre ou la galette elle-même bien beurrée, la Dr Rabau intervient et pointe du doigt la pathologie de la petite fille que sa maman aimait beaucoup : trop de rouge, manque de noir. Un seul remède alors : l’intéressant cocktail thérapeutique des Quarante sonnets noirs traduits et présentés, en 2018, par Patrick Reumaux aux éditions Isolato. Après une bonne dose de vers noirs, le petit Chaperon Rouge est un peu plus attentive aux loups et autres créatures noires qu’il ne faut pas confondre avec les fleurs et les petits oiseaux. (Lire l'article)

L’Autre de l’Arabe mis à nu

Le Désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris. 1973-1975, éditions de L’Asymétrie, 2018

Jetant dans une revue confectionnée à la hâte et avec soin ses poèmes oniriques ou acides, un collectif d’émigrés sans foi ni loi, divines ou politiques, explore les potentialités poétiques de la langue arabe et s’en prend à l’héritage qu’il refuse. Ces auteurs revendiquent pour cela un autre legs, qu’on croyait taillé à la seule mesure d’un Occident traversé par ses propres crises, celui du surréalisme. Poèmes en vers ou en prose, pièces littéraires et contre-points théoriques de cette revue ont été traduits de l’arabe et rassemblés par Abdul Kader El Janabi dans un volume intitulé Le Désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris. 1973-1975, publié aux éditions L’Asymétrie. (Lire l'article)