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Étiquette : Shakespeare

Quarante sonnets noirs pour le Petit Chaperon Rouge

Le service de médecine littéraire accueille le Petit Chaperon Rouge qui agace tout le monde à chantonner joyeusement sur le chemin où elle va rencontrer le loup. Après quelques errements où l’on croit que le problème se trouve dans le petit pot de beurre ou la galette elle-même bien beurrée, la Dr Rabau intervient et pointe du doigt la pathologie de la petite fille que sa maman aimait beaucoup : trop de rouge, manque de noir. Un seul remède alors : l’intéressant cocktail thérapeutique des Quarante sonnets noirs traduits et présentés, en 2018, par Patrick Reumaux aux éditions Isolato. Après une bonne dose de vers noirs, le petit Chaperon Rouge est un peu plus attentive aux loups et autres créatures noires qu’il ne faut pas confondre avec les fleurs et les petits oiseaux. (Lire l'article)

Une ombre qui passe

Quel rapport entre Macbeth et l'affaire libyenne où Nicolas Sarkozy est mis en cause ? Aucun ? Voire... Tous les ingrédients d'une tragédie shakespearienne sont en tout cas présents : des personnalités hautes en couleur, des morts, le tout situé sur des scènes nombreuses et variées – Paris, Tripoli, Londres, l’île Moustique. Enfin cette affaire est une histoire de pouvoir : comment l’acquérir et comment le conserver. En faisant rentrer l’histoire qui se déroule sous nos yeux dans la trame du drame élisabéthain, on retrouve la folie qui accompagne souvent la possession du pouvoir. (Lire l'article)

Actrice de doublage

Frédérique Tirmont est comédienne. Si l'on peut souvent la voir au théâtre, au cinéma ou à la télévision, on peut l'entendre bien plus encore. Elle est en effet la voix française de Meryl Streep et d'Emma Thompson, entre autres. Elle nous parle de son métier d'actrice de doublage, qui en dit également long sur certains enjeux de la traduction. (Lire l'entretien)

Détournement : un choix pas comme un autre

Les logiciels de traduction automatique n'ont pas remplacé les traducteurs. Mais les humains sauront-il défier l'intelligence artificielle ? Il est un art qui donne à ces logiciels controversés un intérêt nouveau : le détournement. Ainsi en est-il de la traduction de Hamlet imprimée par L'Indéprimeuse, “imprimerie spécialisée dans l'imprimé inutile et le livre illisible”. Son Jambonlaissé est à inscrire sur la longue liste des pastiches, parodies et autres détournements littéraires, auxquels la traduction n'est pas étrangère parfois. (Lire l'article)

Dans la cuisine de Macbeth

Dans sa mise en scène de la pièce de Shakespeare, Stéphane Braunschweig imagine de faire lire à Lady Macbeth dans sa cuisine la lettre où son époux lui annonce la prédiction des sorcières  – “Salut, Macbeth, toi qui plus tard seras roi !" – et où commence à se concocter le régicide. Les monumentales parois de faïence nue renvoient aussi à la morgue et à la folie. Cet espace presque vide se remplit par moments mais les accessoires du pouvoir, lustres, dorures ou fauteuils, fonctionnent alors comme des illusions d'optique. (Lire l'article)

Paradise lost

Dans une affaire comme celle des Paradise papers, est-il judicieux d’invoquer la morale à tout va comme on le voit faire depuis quelques jours ? Ne devons-nous pas en effet choisir entre la morale et le droit ? Doit-on reprocher aux évadés fiscaux leur manque de moralité ? Ne vaudrait-il pas mieux abandonner les jérémiades moralisantes pour leur préférer le langage du droit ? (Lire l'article)

Barouf pour nibe !

Je ne sais plus pourquoi je m’étais mis en tête de traduire la pièce de Shakespeare Much Ado About Nothing, mais je me suis plongé dans ce travail avec le plus grand bonheur. Je m’étais souvent demandé comment le fils de Victor Hugo, François-Victor, avait pu avoir le courage et l’énergie de traduire toutes les pièces de Shakespeare, il y en a tout de même environ trente-cinq. Mais en fait, au-delà du travail lui-même et des heures passées à son bureau, j’ai touché du doigt l’endroit exact où il avait puisé son énergie pour accomplir cette immense tâche. (Lire l'article)

Les corps des monstres

Quel rapport entre Richard III de Thomas Ostermeier, production très réussie et applaudie de la Schaubühne de Berlin, et El Syndrome, spectacle à peu près incompréhensible de l'auteur-metteur en scène argentin Sergio Boris? Aucun, en apparence. Quelque chose les relie pourtant, qui tient aux acteurs ou, plus précisément, aux corps des acteurs. (Lire l'article)

Lear accable Py

Le Roi Lear - Olivier Py © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon

La liste des spectacles ratés dans la Cour d'honneur du festival d'Avignon est très longue. Acteurs et metteurs en scène de talent s'y sont souvent cassé les dents, au point qu'il n'est pas abusif de prétendre que l'échec y est la règle. Choisissant de monter Le Roi Lear, Olivier Py a-t-il voulu signifier que la charge du pouvoir l'accablait déjà ? (Lire l'article)