Rasposo, La DévORée © Christophe Raynaud De Lage - Festival d'Aurillac 2016 - Une critique de René Solis dans délibéré
Rasposo, La DévORée © Christophe Raynaud De Lage

Rasposo – La DévORée

“La Compagnie Rasposo n’est pas précisément une nouvelle venue. Mais La DévORée, son nouveau spectacle, marque les débuts dans la mise en scène de Marie Molliens, fille de Fanny, fondatrice de la troupe. Attention, le diable est dans le chapiteau. Et le spectateur comparse, bêtement tombé amoureux de la trapéziste –elles sont en fait trois, mais il ne s’en rend pas compte–, va le regretter. Il aurait dû se méfier : une robe du soir en lamé doré au lieu d’un justaucorps, c’est louche. À partir de l’histoire de Penthésilée, reine des Amazones, Marie Molliens, imagine une fable féroce, incongrue et très belle, où le sang coule et où nombre de comportements traditionnels du cirque, à commencer par le rapport masculin-féminin, sont sérieusement malmenés. Inventer et frapper fort, Marie Molliens sait faire.”
René Solis, au festival d’Aurillac, août 2016
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