Lignes d’empreinte – Julien Discrit à la galerie Ygrec
C’est d’abord une exposition où les images échappent. Peut-être est-ce surtout une exposition sur l’empreinte ? Ou une exposition sur la réversibilité des lignes ? Échappements, réversibilités, images, empreintes et lignes : c’est une exposition sur tout cela ; c’est une exposition de Julien Discrit à la galerie Ygrec (École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy) ; c’est une très belle exposition – enthousiasmante parce qu’infiniment complexe, mais sereine parce que cette complexité accepte d’être approchée simplement. Et ceci est une des formes de la beauté. (Lire la suite)
Un baiser osé
Rien de tel qu’une apocalypse pour faire dérailler le train-train quotidien. Les factures en souffrance s’envolent au vent mauvais comme des feuilles d’automne, les problèmes de couple ne valent même plus que l’on casse la plus petite des assiettes à dessert. La perspective de la table rase balaye tous les soucis, sauf un : on va tous mourir, les amis. Last Night, du Canadien Don McKellar, est mon film apocalyptique préféré. Qui finit sur un baiser. Un premier baiser, n’est-ce pas le début d’un nouveau monde ? Ce n’est pas Alain Souchon qui me contredira. (Lire l’article)
Entretien d’embauche
Un aspect de la culture geek d’Internet que l’on peut juger amusant ou effrayant est la manière dont ses membres se cooptent. S’il est un domaine où la sélection par les maths est reine, c’est celui-là. Google (comme d’autres) utilise régulièrement des techniques de recrutement du type jeu de piste : une énigme est posée à la communauté internet, et les quelques petits génies qui la résoudront en premier se verront envoyer un lien secret leur offrant la possibilité d’en résoudre d’autres, puis d’être recrutés. Voici une très jolie énigme posée régulièrement, paraît-il, en entretien d’embauche. (Lire l’article)
Godwin, nom de Dieu !
Le chemin qui va du coronavirus à la Shoah est étroit, tortueux et improbable. Pourtant, la pandémie a vite atteint le point Godwin, ce moment où, dans tout débat, les adversaires finissent par s’injurier en se jetant à la figure des allusions à l’Allemagne nazie.
3 x 3 = Les Oiseaux
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 2
Fin
Voyage en train, poème circulaire. Un court-métrage du cinéaste arménien Artavazd Pelechian, créateur du montage à distance, un antidote contre “la bactérie du temps qui nous consume”.
Vaincre l’impossible
À l’impossible notre correspondante permanente dans le Val-de-Marne n’est pas tenue, mais elle...
Iphigénin Plomp, précurseur de l’art du collage
On date souvent l’origine de l’art du collage au début du XXe siècle, on l’associe au cubisme et au dadaïsme. Pourtant, certains artistes utilisaient déjà cette technique dès la fin du XVIIIe siècle.
Sécurité à table
Vous souhaitez continuer à inviter vos amis à votre table, mais vous ne voulez surtout pas prendre ou leur faire prendre le moindre risque. Cet aspirateur de table, à la fois classique et non conformiste, est fait pour vous.
Théophanie
Nous avons lu qu’Heinrich Kley dessinait sans modèles. C’est possible après tout, il n’avait...
Une revendication un poil confuse
Bravant l’interdiction de manifester en ce jour du deuxième tour des élections législatives, un...
People are strange
Avec la réédition de l’ouvrage Des gens bizarres, les éditions Cornélius proposent un véritable livre d’art, servi par une édition très soignée, qui nous plonge dans l’univers expressionniste et très particulier de Nicolas de Crécy. Ses personnages sont autant de fenêtres ouvertes vers les différentes autres productions de l’auteur, et une manière originale d’entrer dans son œuvre. (Lire l’article)
Je suis une serial…
Ah mais, parce que moi, vous comprenez, on me dit: vous le trahissez, ou tu le trahis, c’est de la trahison, c’est vrai, on peut dire que je le trahis, mais au fond, moi, je ne veux pas, je ne veux pas le trahir, ce n’est pas mon intention, parce que trahir, c’est déjà trop, c’est en faire trop, je reste à ma place, moi, si je le trahis, ce n’est pas volontaire, rien à voir avec la bonne vraie trahison, la vieille grande trahison. Pas de génie qui ne trahisse, alors, trahison, hein, trahison!
Ex Machina #43 : Delta est un génie
Delta ne verra jamais Delta. Pourtant, il lui faudrait bien un concept de “moi”, non? Donc, si Delta ne peut pas se percevoir elle-même, il faut bien qu’elle s’invente. D’autant plus que dans mes dessins Delta était elle-même un triangle bleu!
Tombé du pont
Vu du pont, la pièce d’Arthur Miller donnée en français aux Ateliers Berthier de l’Odéon est un copié-collé de la version anglaise, créée au Young Vic de Londres le 4 avril 2014. Un mélodrame politico-sociologique, conçu comme une tragédie grecque, dont la version française frise le ridicule, avec des acteurs oscillant sans cesse entre premier et troisième degré, entre sitcom et Duras. (Lire la suite)
… Mais certains sont plus égaux que d’autres
Soit une entreprise où il apparaît qu’à fonction égale les femmes gagnent 5% de plus que les hommes. Le résultat d’une politique de discrimination positive ? Ou l’effet “plafond de verre”, qui veut qu’à compétence égale, les femmes seront promues moins souvent et plus tard que les hommes, et avanceront moins vite dans la hiérarchie ? La comparaison des salaires à l’intérieur d’un même grade, si elle est juste d’un point de vue comptable, est tout simplement trompeuse. (Lire l’article)
Nos ennemies les bêtes
Jacques Rebotier a écrit Contre les bêtes il y a quinze ans. Un texte drôle et en colère, interprété pour la première fois en 2004, au festival d’Avignon, par le comédien Alain Fromager. Un poème-manifeste égrenant quelques propositions pour éradiquer de la surface, et même des profondeurs du globe, les quelque 6 800 000 autres espèces qui encombrent l’horizon des (h)ommes. Au festival « off » d’Avignon, c’est la version lue-jouée par Rebotier lui-même, qui est donnée. (Lire l’article)
“Yippee ! I’m a poet”
Voilà donc Bob Dylan consacré par la plus haute distinction littéraire. Le compositeur américain, aujourd’hui âgé de 75 ans, coqueluche de la Beat Generation, aura passé toute sa carrière à snober les récompenses en tout genre, fuyant la reconnaissance des autres pour continuer à débiter ses chansons cultes, souvent magnifiques, parfois incompréhensibles et souvent interminables, sur toutes les scènes de la planète. Adulé ou décrié tout au long de sa carrière, il n’a jamais laissé personne insensible. Car Dylan, on l’aime ou on le hait. (Lire l’article)

















