Il existe plusieurs manières de faire mourir. On peut détruire un corps. On peut aussi épuiser une existence, étouffer une parole, interdire une œuvre, condamner une génération à l’impuissance. On peut rendre un territoire inhabitable, supprimer les lieux où ses habitants se rencontrent, retirer à ceux qui soignent les moyens de soigner.
De la démocratisation culturelle à la démocratie du vivant
La décentralisation culturelle française est née d’une intuition fondatrice : les grandes œuvres ne devaient plus être le privilège d’une élite sociale ou géographique. Elles devaient devenir accessibles à tous les citoyens. Les Maisons de la culture imaginées par André Malraux répondaient à cette ambition. Mais soixante ans plus tard, le monde dans lequel cette politique s’est élaborée n’est plus le nôtre.
Authenticité contre identité: pour une scène décentralisée et vivante
Ce qui traverse la scène contemporaine, c’est une lame de fond : une recherche d’authenticité, qui n’a rien d’une tendance passagère. Face aux tensions identitaires, aux replis, aux colères qui traversent nos sociétés, il est urgent d’opérer ce déplacement.
Rêver des maisons de la culture et de la nature
Alors que le festival d’Avignon s’achève, Romaric Daurier, directeur du Phénix, Scène nationale pôle européen de création de Valenciennes, plaide pour une “exception culturelle écologique heureuse, réconciliant l’héritage des Maisons de la Culture de Malraux et de l’Éducation populaire”.




