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Vers un postiche universel ?
| 23 Nov 2020
Faits divers, carnets mondains, nécrologies, publicités, potins et autres bruits du monde…

L’INVITÉ

Monde d’après

Vers un postiche universel ?

Horace Gratys

Propos recueillis par Germaine Palarge

Le monde d'après... Vers un postiche universel?

En décembre 2019 – comme cela paraît loin ! – le célèbre capilliculteur-paysagiste & chapelier connecté Horace Gratys nous avait accordé une interview fleuve. Depuis cet entretien dans le « monde d’avant », il s’était fait rare dans les médias. C’est pourquoi nous avons souhaité le rencontrer à nouveau. Nous étions désireux de savoir quel impact cette année bouleversée par la pandémie avait eu sur son activité et si son entreprise avait – ainsi que tant d’autres hélas ! – connu des difficultés.

C’est un homme enthousiaste et comme rajeuni qui nous a accueillis à la terrasse d’un petit café du IXe arrondissement, jouxtant son atelier. Les masques rapidement tombés – mais les distances préservées – nous avons repris notre conversation là où nous l’avions interrompue presque un an plus tôt.

Lors de notre dernière rencontre, vous nous avez présenté toute une gamme de produits révolutionnaires : perruques, postiches et chapeaux connectés. Ont-ils tous été mis sur le marché et le public a-t-il été au rendez-vous ?

Nous avons effectivement commercialisé toute la gamme de produits que nous vous avions présentée. Le démarrage des ventes a dépassé nos espérances les plus optimistes, mais hélas, le pays étant confiné, tout s’est arrêté en mars. Il a fallu mettre au chômage technique une grande partie de notre personnel.

Et fin mai, la reprise n’a pas été trop difficile ?

Non, car comme quelques autres entreprises, nous avons décidé de reconvertir une partie de notre activité dans la fabrication de masques, qui comme vous le savez, manquaient cruellement au début de l’épidémie. C’est d’ailleurs grâce à cette reconversion qu’à germé l’idée révolutionnaire dont je vais vous entretenir, si vous le voulez bien…

Nos lecteurs ne demandent que cela !

Et bien voilà ! Après les deux mois de confinement, les masques étaient disponibles sur le marché. Beaucoup de nos concitoyens responsables les avaient adoptés. D’autres par méconnaissance de leur bonne utilisation, par désinvolture ou par provocation, les portaient d’une manière peu conforme ou carrément fantaisiste ! Pendu à l’oreille, autour du cou, sur le menton, sous le nez, sur le front ou même parfois sur la tête ! Un jour où, un peu desœuvré – ça ne m’arrive pas souvent – je paressais à cette même terrasse en regardant les passants, j’ai eu une illumination !

Éclairez nous.

Pourquoi ne pas créer à côté des postiches, perruques et autres articles classiques qui constituent mon fond de commerce, un masque à poils qui deviendrait le postiche universel ? J’en ai immédiatement fabriqué un prototype en montant les poils de chèvre de deux ou trois gros pinceaux de calligraphie chinoise sur un masque en tissu. Après quelques essais sur plusieurs de mes employés, j’en fus convaincu, j’avais trouvé le graal ! Imaginez, vous êtes un hipster imberbe ou un sikh glabre, hop, en une seconde, « chaussez » votre masque et vous voilà barbu. Ou bien, comme « votre serviteur », vous avez le cuir peu ou pas chevelu, dressez le masque sur le haut de la tête et coiffez le à votre guise. Le tour est joué ! Vous allez à une soirée punk? Voilà une crète amovible ! Nostalgique de la troisième république, mettez votre masque sous le nez. D’un coup de peigne, vous arborerez de magnifiques moustaches sur une sémillante barbiche !

Votre enthousiasme est communicatif, mais avez-vous pensé aux femmes ?

Mais bien entendu. Vous connaissez beaucoup de femmes qui n’aient souhaité un jour de leur vie être barbues, à condition bien sûr que ce soit réversible ? Et quelle meilleure protection – je vous le demande – contre les agressions et plaisanteries déplacées ? Je ne sache pas que les femmes à barbe soient très suivies dans la rue !

En effet ! Et cette « merveille », quand comptez-vous la mettre sur le marché ?

Nous étions prêts. Il s’en est fallu d’un cheveu que nous la commercialisions le

(suite de l’interview en page 12)

 

Pendant toute la durée de notre entretien, Horace Gratys griffonnait sur la nappe en papier pour illustrer son propos. 
Nous publions tels quels les seuls croquis ayant échappé à la corbeille !

G.P.

Mise à jour, 3 février 2021

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