Degré zéro : chronique d’un marcheur urbain

par Antoine de Baecque

Un marcheur à New York

Journal d’exploration urbaine (hiver 2016-2017)

Un marcheur à New York, chapitre 1. Par Antoine de Baecque

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4 janvier 2017

Passe à l'instant sous mes fenêtres une voiture de police toute sirène hurlante : un vrai film new-yorkais comme on n'ose plus en faire ! Je suis bien arrivé et j'ai retrouvé le quartier de NYU. (Lire l'article)

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5 janvier 2017

Comme j'ai bien récupéré cette première nuit en dormant 9h, j'ai pu commencer les marches : deux heures cet après-midi vers le nord sur Broadway, retour par la 5e avenue depuis le sud de Central Park. (Lire l'article)

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6 janvier 2017

J’ai tenté de travailler dans “mon” bureau à l'institut Remarque, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai vraiment, où que ce soit, du mal à travailler dans un bureau. Puisque c'est fait pour, je fais contre… (Lire l'article)

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7 janvier 2017

Cela fait une semaine que je suis à New York, et désormais trois jours que je n'ai pas ouvert la bouche. Ce journal est donc mon dernier lien avec la vraie civilisation, celle de l’écriture. (Lire l'article)

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8 janvier 2017

Aujourd’hui, j'ai été travailler à la bibliothèque de NYU, immense cloître vertical d'un immeuble entier de 15 étages. Tout s'organise donc autour du vide central. (Lire l'article)

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9 janvier 2017

Je rentre fourbu d’une longue randonnée de près de quatre heures, comme une arrivée au refuge. J'ai fait un signe, en arrivant à la 14e rue, à la New School. (Lire l'article)

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10 janvier 2017

Il a neigé une partie de la nuit, et ce matin une couche recouvre tout. Quand j'ai ouvert mes stores, vers 9h30, des gamins jouaient dans le jardin blanc... (Lire l'article)

Antoine de Baecque, un marcheur à New York, chapitre 8

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11 janvier 2017

Ma question d’exploration urbaine du jour : comment marche-t-on à New York le dimanche ? D'abord tout est ouvert, c'est frappant... (Lire l'article)

Antoine de Baecque, un marcheur à New York, chapitre 9

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12 janvier 2017

Une vieille amie, Philippa Wehle, qui fut la correspondante new-yorkaise de Jean Vilar au Festival d’Avignon, m'attendait vers 18h30 sur le seuil de son appartement. (Lire l'article)

Antoine de Baecque, un marcheur à New York, chapitre 10

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13 janvier 2017

Un collègue de NYU m'a brossé une petite sociologie architecturale des profs de NYU assez amusante, chacun obsédé par l'étage où il habite. (Lire l'article)

Antoine de Baecque, un marcheur à New York, chapitre 11

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14 janvier 2017

J'ai eu ce soir ma dernière expérience mondaine new-yorkaise avant les "fêtes de fin d'année": visite du cinéma Metrograph et dîner avec Jake Perlin. (Lire l'article)

Antoine de Baecque, un marcheur à New York, chapitre 12

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15 janvier 2017

Aujourd’hui, je me suis mis en route sur les traces de la marche nocturne d'hier, exactement, pour voir les différences diurnes. J'ai remarqué un beau gratte-ciel... (Lire l'article)

Antoine de Baecque, un marcheur à New York, chapitre 13

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16 janvier 2017

Il pleuvait ce matin sur New York, des averses bien drues et mouillantes. Je me suis dis que ce n'étais pas très bon signe pour cette journée de Noël en solitaire. (Lire l'article)

Degré zéro: Un marcheur à New York. Journal d’exploration urbaine (hiver 2016-2017), chapitre 14. Par Antoine de Baecque

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17 janvier 2017

La sculpture devant ma fenêtre n'est ni un bloc de béton bizarre, ni un écureuil comme j'avais cru le découvrir au bout d'une semaine, mais une grande tête d'enfant... (Lire l'article)

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18 janvier 2017

J’ai marché sur la High Line – tout de même trop courte et victime de son succès : beaucoup de touristes, toutes les langues entendues sauf… le new-yorkais. (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 16. Par Antoine de Baecque

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19 janvier 2017

Pour la première fois, ma marche a été un véritable échec. Je voulais suivre aujourd'hui ce que je pensais être le pendant East River de mes balades le long de l’Hudson River. (Lirel'article)

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20 janvier 2017

J'ai encore réduit la voilure du marcheur, il faut dire qu'il a plu toute la journée, la première aussi humide depuis cet hiver qui, ici aussi, a été très clément. (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 18, par Antoine de Baecque

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21 janvier 2017

Une imagerie urbaine assez nouvelle et singulière : un homme avec une dizaine de laisses et autant de chiens de races et de formats souvent très différents au bout. (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 19, par Antoine de Baecque

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22 janvier 2017

Ici le temps change, la pluie s'est arrêtée et on annonce moins dix pour la fin de la semaine… Ces extrêmes variations caractérisent l'humeur américaine… (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 20, par Antoine de Baecque

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23 janvier 2017

Il neige dans la nuit devant ma fenêtre, depuis deux heures, et voici peut-être venu le temps du grand hiver sur New York. Ce qui est tuant ici, c'est la répétition. (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 21, par Antoine de Baecque

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24 janvier 2017

J'ai fait une belle balade aujourd'hui, en partant dans le froid encore enneigé pour récupérer la tombée du jour pile poil au milieu de Brooklyn Bridge. (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 22, par Antoine de Baecque

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25 janvier 2017

J'ai eu une journée assez rohmérienne, en revoyant L'Amour l'après-midi : film-flânerie sur Paris qui devient un film-obsession sur Rohmer. (Lire l'article)

Un marcheur à New York, chapitre 23, par Antoine de Baecque

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26 janvier 2017

Dernière journée de marche à New York. J'ai remarqué quelques vieux dans les rues de Manhattan. C'est la première fois, car ils sont rares. (Lire l'article)

Un marcheur à Paris

Paris est un livre ouvert, le grand livre de la marche urbaine. Cela confère au marcheur dans la ville un statut singulier : il est le plus apte à capter les signes de la transformation urbaine, parce qu’il marche et écrit les métamorphoses de la ville, en tentant de comprendre ce système où il voudrait se déplacer. Le marcheur devient un être palimpseste de Paris, ainsi que l’imaginait dans une étrange rêverie prophétique Victor Fournel, homme de lettres contemporain de Baudelaire : “C’est un daguerréotype mobile et passionné qui garde les moindres traces, et en qui se reproduisent, avec leurs reflets changeants, la marche des choses, le mouvement de la cité, la physionomie multiple de l’esprit public, des croyances, des antipathies et des admirations de la foule.” Ce marcheur-chroniqueur est également un être de mythologies, dont l’œil, sans doute aiguisé par l’expérience, scrute les signes de nos habitudes, de nos rites, de nos manies, tout ce qui forge nos propres mythes urbains. De ces micro-mythologies quotidiennes de Paris, la chronique d’un marcheur urbain, “Degré zéro”, se charge en les démystifiant.

Le chant des sirènes

4 mars 2016

Est-ce l’arrogance politique décomplexée, le réflexe garçon “Je-fais-du-bruit” au sein de la gente policière, la cote d’alerte anti-terroriste à son maximum, ou encore la démultiplication des présidents étrangers en visite, toujours est-il que les convois sirène hurlante qui traversent certains quartiers de la capitale ne m’ont jamais paru aussi nombreux. Va-t-on vers une “new-yorkisation” de Paris ? La ville vit dans un état de tension proche de la paranoïa et chacun est sidéré, médusé par sa propre acceptation passive de tant de martialité. La sirène dit un État qui se rêve de plus en plus ouvertement policier.
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Maisons de Noël

18 décembre 2015

Elles ont fait leur apparition en bas des Champs-Élysées, de jolies maisonnettes blanches en bois, avec des toits gris du plus bel effet, sagement alignées sur plusieurs dizaines de mètres au pied de la plus célèbre avenue du monde. C’est une bonne idée du gouvernement pour loger les sans-abris alors que les premières déferlantes du froid s’annoncent… Confort rustique, mais les pieds au chaud, enfin un beau geste social ? Marcheur badaud, j’ai été brutalement sorti de ma rêverie sociale et utopique, quasi fouriériste, par les coups de marteau qui, devant moi, révélèrent par pancarte interposée la véritable destination de ces maisonnettes : “Marché de Noël”. (Lire l'article)

Voltaire gentil, Voltaire muet

30 octobre 2015

Si, par malheur, vous avez traversé par temps de pluie une place récemment réaménagée par les travaux publics parisiens, vous me comprendrez : tenir debout sur ces revêtements étrangers à toute humidification automnale est digne d’exploit. Passant récemment de la pyramide du Louvre à sa place Carrée, il m’arriva ce qui devait m’arriver : un choc attendu mais sévère. C’est alors que j’eus une vision que je pris pour un effet de mon imagination contrariée par la chute : devant moi, tandis que je me relevais péniblement, se tenait Voltaire en personne, souriant gentiment. Quelque commisération devant mon triste sort ? (Lire l'article)

Dans la ville ravalée

25 septembre 2015

Depuis quelques jours, dans ma rue, se donne un étrange théâtre. Il se tient sur un échafaudage et se joue à tous les étages. Mais c’est le contraire d’à la Comédie française : relâche le soir quand les rideaux (de plastique) sont ouverts ; par contre, dans la journée, derrière les rideaux tirés, on devine et on entend la comédie du travail. Ça bosse et ça parle ; ça rigole et ça perce ; ça joue de la poulie et du marteau ; ça met la radio et parfois même, ça danse ; ça serre les dents dans les bourrasques. Toutes les langues se font entendre, et même sous la pluie glaciale qui trempe les âmes jusqu’à l’os, l’ambiance reste joyeuse. On ravale ma façade. (Lire l'article)