La chorée, phare au Havre
Pour sa 8e édition, le festival Pharenheit organisé par Le Phare, Centre Chorégraphique National du Havre Normandie invite des créateurs, notamment des femmes qui inventent des communautés en construction, des partages, des lieux « sûrs » pour répondre aux pressions politiques et à l’indifférence qui rongent la société et le droit à disposer librement de son corps. Cinq créations, notamment d’Ivana Müller à laquelle le festival consacre un focus et de Mylène Benoit, artiste associée à la structure viendront exposer des rituels intimes qui concernent chacun. MCV
Le Phare, CCN du Havre Normandie, 02 35 26 23 00, jusqu’au 3 février
30 ans de danse à Dijon
Le Festival Danse à Dijon fête son trentième anniversaire et se permet de regarder dans le rétroviseur pour comptabiliser plus de 400 spectacles. De la douceur à la douleur du monde, la manifestation ne cherche pas à canaliser les énergies ni à privilégier telle ou telle esthétique. Sans a priori, elle passe les frontières, de l’Afrique du Sud à l’Afrique du Nord pour danser le Toyi Toyi, des gestes ouvriers au mouvement low cost, des bêtes de scène un peu ridées à un opéra chorégraphique. MCV
Art Danse, Centre de Développement Chorégraphique National de Dijon, 03 80 73 97 27, jusqu’au 9 février
Quo vadis, Nicanor ?
Nicanor Parra vient de nous quitter. En 103 ans de vie, il aura eu le temps d’être mathématicien et physicien, d’appartenir à une illustre famille d’artistes qui compte aussi parmi ses rangs la chanteuse folklorique Violeta Parra, sœur cadette de Nicanor, mais, surtout, d’être un énorme poète, ou plutôt anti-poète, ainsi qu’il aimait se définir. En publiant en 1954 ses Poèmes et antipoèmes, il donne un coup de pied dans la fourmilière poétique de son Chili natal, un pays où il est habituel de vouer un culte ronflant aux poètes. À lire ou à relire, surtout que les éditions du Seuil viennent d’en publier une édition bilingue espagnol-français.MDC
À lire également, le portrait de Nicanor Parra.
Poèmes et antipoèmes , anthologie bilingue de Nicanor Parra, dans la traduction de Bernard Pautrat, Seuil 2017
0 commentaires