La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le nombre imaginaire, Sciences

Que le Grand Cric te croque !

Nos cinq pirates sont toujours sur le même bateau, bien embarrassés par les 1000 doublons du butin qu’ils doivent se répartir tout en respectant les obligations fixées par leur maître Barbe-Noire, qui s’amuse maintenant à changer les règles du jeu. Il devient de plus en plus difficile d’échapper aux menaces de la planches ou aux crocs du Grand Cric… (Lire l’énigme)

Sciences du fait-divers

Nouvelles perspectives du marché chinois

“Il vend son bébé en ligne pour s’acheter un iPhone.” Il vend son bébé, soit. Il le vend en ligne, c’est original. Il le vend pour s’acheter un iPhone, c’est un fait divers. La transaction a eu lieu en Chine, pays qui produit chaque année beaucoup de bébés et plus encore d’iPhones. Trop de bébés, hélas, et pas assez d’iPhones, deux fois hélas. Surproduction d’un côté, sous-production de l’autre : les lois du marché étant ce qu’elles sont, on s’attend à ce que demain il faille vendre deux bébés pour obtenir un iPhone. Sera-ce alors deux fois plus choquant ? (Lire l’article)

Chroniques scarlattiennes, Musiques

Un certain je-ne-sais-quoi

Au moins autant que de Leibniz, le Scarlatti espagnol — Don Domingo Escarlate — dut subir l’influence des philosophes et médecins locaux qui s’exprimaient volontiers sur les effets physiologiques de la musique. Le musicologue anglais Thomas Burney, qui avait longuement interrogé Farinelli sur Scarlatti, rapporte une réponse du maître à qui l’on reprochait son mépris des règles : “Scarlatti demanda si ces écarts offensaient l’oreille. Comme on lui répondait que non, il disait penser qu’il n’y avait guère d’autre règle digne de l’attention d’un musicien que de ne pas déplaire au seul organe des sens qui soit l’objet de la musique.” (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Vers l’infini… et on s’arrête là

Dernière étape de notre voyage dimensionnel : celle des espaces à nombre infini de dimensions. Le premier que nous allons visiter est un espace de nombres. Chacune de ses dimensions correspond à un nombre premier – un nombre supérieur à 1 qui n’est divisible que par 1 ou par lui-même. Pour définir les points de cet espace, nous nous appuierons sur le fait bien connu que tout nombre entier supérieur à zéro peut s’exprimer d’une manière unique comme un produit de puissances entières de nombres premiers. Par exemple, 24 = 6×4 = 3×23. Nous pouvons alors assigner un point de notre espace au nombre 24, en utilisant la puissance de chaque nombre premier qui apparaît dans sa décomposition comme coordonnée sur la dimension correspondante. Ce qui peut donner quelques petites choses amusantes… (Lire la suite)

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Live and Let Die

E pur si muove ! La Terre tourne et, mieux que Galilée, ce sont les chaînes d’info en continu qui nous le prouvent chaque premier janvier en diffusant des images des feux d’artifices successifs de Sydney, Dubaï, Paris, New York, Los Angeles (jamais celui de Bar-le-Duc, étrangement). L’humanité communie ainsi une fois par an dans les pétards, mais des pétards qui ne pètent pas tous en même temps. L’apocalypse, ce sera beaucoup mieux : le grand spectacle pyrotechnique aura lieu au même moment pour tout le monde. Quelle chanson pour accompagner la scène finale ? (Lire l’article)

Chroniques scarlattiennes, Musiques

Merveilleux

En mai 1723 sur les quais de Lisbonne débarque de L’Alexandre, vaisseau de la compagnie des Indes en provenance de la Louisiane et des îles Sous-le-vent, Charles-Frédéric de Merveilleux, officier d’un régiment suisse au service de la France. Il s’installe à Lisbonne, s’introduit à la cour et se voit confier une mission par le roi Jean V qui rêve d’une académie des sciences et des arts : écrire l’histoire naturelle du Portugal. Merveilleux n’est pas plus naturaliste que vous et moi mais il n’était pas rare, à l’époque, qu’un aventurier se mue en explorateur. En tant que soldat, il devait en revanche exceller aux cartes, et il y a tout à parier qu’il rencontra, à la cour et dans le petit cercle des étrangers résidant à Lisbonne, Domenico Scarlatti, très joueur lui aussi. (Lire l’article)