Auteur : Katell Brestic

Entrez dans la danse de Jean Teulé, pour le sinistre de l’Intérieur

Depuis quelques semaines, notre sinistre de l’Intérieur présente des symptômes de plus en plus inquiétants, qu’il a du mal à contenir. L’équipe du service de médecine littéraire a tenté un traitement novateur en lui prescrivant Entrez dans la danse de Jean Teulé (Julliard), histoire d’une épidémie de danse, symbole de désespoir, et de sa gestion par les autorités politiques et religieuses. Le patient semble malheureusement avoir mal répondu à ce traitement à risques. (Lire l'article)

Le Bruit du monde pour Madame Bovary

Madame Bovary existe, elle est venue nous consulter. Malheureuse dans sa vie étriquée de petite bourgeoise de province bien sous tous rapports, elle a des rêves et des envies. Elle s’ennuie dans son malheur qu’elle cultive pourtant avec tant de soin. Madame Bovary souffre d’une carence en courage qui touche au Nord de la Loire autant de femmes que celle en vitamine D. Nous lui recommandons la lecture du dernier roman de Stéphanie Chaillou, Le Bruit du monde. Elle y trouvera une héroïne qui comme elle subit une existence qui l’empêche de vivre réellement. Elle y trouvera surtout une dose de courage pour changer les choses. (Lire l'article)

L’Amour après, pour les trois filles du Docteur Ferry

Luc Ferry a décidé de donner son avis, sans qu’on le lui demande, sur une affaire judiciaire en cours impliquant un ministre du gouvernement. Il en a profité pour distiller publiquement un conseil éclairé, pour ne pas écrire illuminé, à ses trois filles. Pour notre part, nous leur recommandons la lecture immédiate de L’Amour après, de Marceline Loridan-Ivens (écrit avec Judith Perrignon), rescapée de Birkenau devenue cinéaste et femme libre. Plongée dans les souvenirs épars et épistolaires contenus dans une valise, l’auteure témoigne d’une farouche envie d’apprendre le corps, de savoir la sensualité et de saisir la liberté, sans comptes à rendre, à personne. (Lire l'article)

Fabcaro, pour Boris Ravignon, maire de Charleville-Mézières, et ses sympathisants

M. Boris Ravignon, premier édile carolomacérien et disciple sarkozien, n’est pas content car le gouvernement lui a demandé d'accueillir cinquante migrants dans sa ville. Qu'il lise donc de toute urgence le road-movie” graphique à large spectre de Fabcaro : Zaï Zaï Zaï Zaï. Le postulat de ce chef-d’œuvre en 35 pages bichromatiques pourrait sembler absurde, même à nos patients : un dessinateur de bande dessinée oublie un jour sa carte de fidélité de supermarché, doit en conséquence fuir, devient l’ennemi public numéro 1 et déclenche l’implacable mécanisme politique, social et médiatique qui nous est depuis trop longtemps déjà si familier. (Lire l'article)