Les choix de délibéré – 21 juin 2017

FESTIVAL

 

Le Festival de Marseille capte l’Afrique

Festival de Marseille 2017. Boyzie Cekwana © Nina Støttrup LarsenLa 22ème édition du Festival de Marseille brasse allègrement les cultures, réunit sept chorégraphes pour une commande du Ballet National de Marseille et met le cap sur l’Afrique. Cette programmation osée qui met en valeur des artistes de la ville (Dorothée Munyaneza, Georges Appaix, Eric Minh Cuong Castaing, Eva Doumbia, Julie Kretzschmar), comme elle ouvre copieusement sur l’Afrique ou le Chili (José Vidal). Son nouveau directeur depuis l’an dernier, Jan Gossens, sait habilement mêler les arts et les propositions artistiques. « C’est l’idée, dit-il, que Marseille et le monde ne font qu’un. Le monde se trouve dans cette ville, cette ville est le monde ». En réunissant une quinzaine de structures, le festival le prouve largement. On retrouve des chorégraphes qui ont enchanté nos soirées (Serge Aimé Coulibaly, Bouchra Ouizguen, Nacera Belaza) et on a la chance de découvrir en première européenne The Last King of Karfontein du Sud-Africain Boyzie Cekwana que l’on voit trop peu en France. Riche avec des tarifs démocratiques annoncés. MCV

Festival de Marseille, jusqu’au 9 juillet, 17 rue de la République, Marseille, 04 91 99 00 20

 

EXPOSITION

 

Diorama

Exposition “Dioramas” au Palais de Tokyo, jusqu'au 10 septembre 2017Le diorama, c’est cette manière de représenter une scène sous un jour réaliste grâce à l’éclairage ou à la « 3D » (taxidermie, personnages de cire). Le Palais de Tokyo met ce procédé en scène dans sa nouvelle exposition, « Dioramas ». Source d’inspiration pour des artistes contemporains comme pour d’habiles anonymes du XIXe siècle, ils sont tantôt gigantesques ou bien miniatures, inspirés de Duchamp ou de l’art religieux. Scientifiques ou oniriques. D’une salle à l’autre, on déambule ainsi dans des univers pluriels, propices à l’émerveillement. Avec, en toile de fond, des questionnements sur notre regard ainsi que sur l’acte de représentation. SE

« Dioramas », au Palais de Tokyo, 13, avenue du Président Wilson, 75116 Paris, jusqu’au 10 septembre 2017

 

LIVRES

  

Humain, trop humain ?

Le Souffle du diable, de Inger Wolf, Mirobole éditionsS’il y avait une SPAA – Société Protectrice Armée des Animaux – il y aurait davantage de sport et un rééquilibrage des pertes. Anja est activiste pour la cause animale et s’occupe de poulets en batterie ou de vaches maltraitées. Maja aimait les chevaux. L’une est morte, l’autre grièvement blessée. L’affaire revient à un commissaire d’origine croate à la recherche de sa cousine disparue en pleine guerre de Yougoslavie. Les animaux dans tout cela ? Rien. Ils n’ont rien demandé à personne. L’humain, même très jeune, n’a pas besoin d’eux ni du diable, pour massacrer son prochain. LB

Le Souffle du diable, de Inger Wolf, Mirobole éditions