LIVRES

  

Humain, trop humain ?

Le Souffle du diable, de Inger Wolf, Mirobole éditionsS’il y avait une SPAA – Société Protectrice Armée des Animaux – il y aurait davantage de sport et un rééquilibrage des pertes. Anja est activiste pour la cause animale et s’occupe de poulets en batterie ou de vaches maltraitées. Maja aimait les chevaux. L’une est morte, l’autre grièvement blessée. L’affaire revient à un commissaire d’origine croate à la recherche de sa cousine disparue en pleine guerre de Yougoslavie. Les animaux dans tout cela ? Rien. Ils n’ont rien demandé à personne. L’humain, même très jeune, n’a pas besoin d’eux ni du diable, pour massacrer son prochain. LB

Le Souffle du diable, de Inger Wolf, Mirobole éditions

  

BANDE DESSINÉE

   

Au cœur des cases

Bande dessinée : l’art invisible, Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, LyonPrésentée sous la forme d’une bande dessinée, l’exposition en explique de manière ludique les différentes étapes de la conception et de l’élaboration. Du scénario à l’impression de l’album en passant par le découpage en séquences, l’utilisation de l’ellipse, de la couleur, des bulles, de l’expression de la temporalité ou même des multiples choix typographiques ou des onomatopées, cette balade est une réussite. Basée sur L’art invisible de Scott McCloud, elle décrypte le « neuvième art », en dévoile les mécanismes et les codes et en montre l’extraordinaire diversité. Le visiteur devient progressivement un acteur de ce qu’il découvre, comme aspiré par les planches. La BD ? Nous n’avons pas fini d’en lire. LB

Bande dessinée : l’art invisible, Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, 13 rue de la Poulaillerie, Lyon 2e, jusqu’au 20 septembre 2017.

   

EXPOSITIONS

 

Diorama

Exposition “Dioramas” au Palais de Tokyo, jusqu'au 10 septembre 2017Le diorama, c’est cette manière de représenter une scène sous un jour réaliste grâce à l’éclairage ou à la « 3D » (taxidermie, personnages de cire). Le Palais de Tokyo met ce procédé en scène dans sa nouvelle exposition, « Dioramas ». Source d’inspiration pour des artistes contemporains comme pour d’habiles anonymes du XIXe siècle, ils sont tantôt gigantesques ou bien miniatures, inspirés de Duchamp ou de l’art religieux. Scientifiques ou oniriques. D’une salle à l’autre, on déambule ainsi dans des univers pluriels, propices à l’émerveillement. Avec, en toile de fond, des questionnements sur notre regard ainsi que sur l’acte de représentation. SE

« Dioramas », au Palais de Tokyo, 13, avenue du Président Wilson, 75116 Paris, jusqu’au 10 septembre 2017

 

Jardin, ambiance Bernard Lassus

Bernard Lassus, Canvas, Centre PompidouLe jardin et les paysages reviennent par les fenêtres des musées. Parallèlement à l’événement « Jardins » au Grand Palais, le Centre Pompidou rend  hommage au plasticien-paysagiste Bernard Lassus (né en 1929). Son œuvre s’intègre dans les collections modernes, tandis que le « Jardin monde », espace artificiel, est suspendu sur la terrasse du niveau 5. On peut s’immerger dans l’univers poétique de ce coloriste formé dans l’atelier de Fernand Léger, se confronter à sa réflexion sur les transformations des territoires urbains. Et à ses concepts d’ « ambiance » et de « paysage démocratique ». AMF

Bernard Lassus, exposition du 24 mai au 26 août, « Jardin monde » jusqu’en octobre, au Centre Pompidou à Paris

       

ARCHITECTURE

  

Lyon, en route pour l’architecture

Biennale d'architecture de Lyon 2017On connaît bien l’Agora d’architecture de Bordeaux, créée en 2004. Lyon se lance en organisant la première édition de sa biennale d’architecture, à la Sucrière, le 8 juin. Ce lieu réhabilité, bien connu du nouveau quartier de la Confluence lyonnaise qui regorge de bâtiments contemporains, mettra en lumière les « Processus & Pratiques » de cette discipline. La manifestation s’adressera aux professionnels et aux citoyens. Ce sont les mécanismes qui président à un projet, jusqu’à sa concrétisation, qui seront présentées et débattus. AMF

Lyon, Biennale d’architecture, Processus & Pratiques, La Sucrière, du 8 juin au 9 juillet 2017.

  

La représentation de l’architecte

L'architecte. Portraits et clichésDu premier bâtisseur égyptien, le vizir Imhotep (vers 2800 av. J.-C.) à la starisation contemporaine du métier de l’architecte, «clé de voûte de tous les arts », Emmanuel Bréon, conservateur en chef  à la Cité de l’architecture et du patrimoine, entend faire découvrir, par l’image, l’apparition et l’évolution de cette figure, de sa formation à ses méthodes de travail. Jules Hardouin-Mansart (1646-1708), Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806), Le Corbusier (1887-1965), Claude Parent (1923-2016) seront représentés dans cette galerie de semblances. AMF

L’Architecte, portraits et clichés, Cité de l’architecture et du patrimoine,  45, avenue du Président Wilson, 75016. Du 21 avril au 4 septembre.

          

DESIGN

   

Le Signe prend son envol

Biennale de design graphique à ChaumontLe Signe, Centre national du graphisme de Chaumont (Haute-Marne) a été inauguré en 2016. Depuis, il a poursuivi sa construction, porté par le créateur Vincent Perrottet et son équipe et il inaugure sa première Biennale de design graphique. Expositions, concours, ateliers participatifs, conférences, concerts, rencontres vont animer la ville, dans la continuité avec l’historique festival d’affiches, mais en s’ouvrant davantage à tous les champs de la discipline. Il durera quatre mois. Le poster de la biennale est réalisé par Formes Vives. AMF

Le Signe, Biennale de design graphique, du 13 mai au 24 septembre. 1, place Emile Goguenheim, 52000 Chaumont. 03 25 35 79 01  

       

 Elise Fouin, une franche conteuse

Elise Fouin, exposition « ID entité »Une suspension qui évoque le clocher en tuiles vernissées comtois, des tabourets « Vachers » qui forment aussi des tables, un autre luminaire «Meule» à l’abat-jour en foin… Sans esprit de clocher étriqué, mais sur un sentier contemporain, Elise Fouin interroge les racines rurales de son enfance, de sa région natale, la Franche-Comté. « ID entité », une exposition malicieuse, avec le si fragile foin contenu dans son nom de Fouin. La délicatesse d’une franche conteuse. AMF

Granville Gallery, « ID entité », jusqu’au 30 juin. 23, rue du Départ, 75014, Paris

      

FESTIVALS

  

Entrée principale aux Subsistances

Les Subsistances, Livraisons d'été, Lyon 2017Près de 3 semaines de festival, 11 spectacles et 6 structures partenaires, toutes disciplines confondues : Les Subsistances de Lyon aiment la chaleur estivale. Pour les « Livraisons d’été », tout le monde entre par la grande porte, les livreurs d’art comme de boissons ou de sandwichs. On peut même y camper. C’est l’occasion de découvrir la jeune garde des scènes de la région Auvergne-Rhône-Alpes, dont les créateurs accompagnés par le CCN de Rillieux. Des ateliers, des décodages viennent compléter la carte des réjouissances « made in Subsistances ». MCV
Du 13 juin au 1er Juillet, Les Subsistances, Lyon 1er, 04 78 39 10 02

 

Le Festival de Marseille capte l’Afrique

Festival de Marseille 2017. Boyzie Cekwana © Nina Støttrup LarsenLa 22ème édition du Festival de Marseille brasse allègrement les cultures, réunit sept chorégraphes pour une commande du Ballet National de Marseille et met le cap sur l’Afrique. Cette programmation osée qui met en valeur des artistes de la ville (Dorothée Munyaneza, Georges Appaix, Eric Minh Cuong Castaing, Eva Doumbia, Julie Kretzschmar), comme elle ouvre copieusement sur l’Afrique ou le Chili (José Vidal). Son nouveau directeur depuis l’an dernier, Jan Gossens, sait habilement mêler les arts et les propositions artistiques. « C’est l’idée, dit-il, que Marseille et le monde ne font qu’un. Le monde se trouve dans cette ville, cette ville est le monde ». En réunissant une quinzaine de structures, le festival le prouve largement. On retrouve des chorégraphes qui ont enchanté nos soirées (Serge Aimé Coulibaly, Bouchra Ouizguen, Nacera Belaza) et on a la chance de découvrir en première européenne The Last King of Karfontein du Sud-Africain Boyzie Cekwana que l’on voit trop peu en France. Riche avec des tarifs démocratiques annoncés. MCV

Festival de Marseille, jusqu’au 9 juillet, 17 rue de la République, Marseille, 04 91 99 00 20

 

Chaque semaine, les choix de délibéré

Spectacles, livres, films, expos…

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