INSTALLATION

   

Cherchez le Passage de Paris à Pantin

Le long du canal de l’Ourcq, une « troisième » rive s’est ouverte. Il suffit de lever la tête sous le tunnel, au pied de l’escalier situé entre le boulevard Sérurier et le quai du canal. Apparaît alors « De Passage», une œuvre artistique lumineuse réalisée par Les Arts Codés et le graphiste Malte Martin (Agrafmobile). Cette constellation de signes clignotants éclaire la vie de ce lieu un peu perdu, la voûte s’’illumine en fonction du passage des piétons, cyclistes, péniches. Cette installation est lauréate du budget participatif 2014 de la Ville de Paris, pour le projet « Reconquête Urbaine ». AMF

 

FESTIVAL  

   

Ensemble en bord de Seine

Tout l’été, les Docks, Cité de la mode et du design, proposent le festival « Ensemble ». C’est une mini-ville à vivre, qui fusionne architecture, alimentation, design et mode. On y testera particulièrement 5 pavillons éphémères (médiathèque, outil de coworking/FabLab, aire pour enfants, lieu de détente pour adultes et salle multi-activités), conçus par l’association d’architecture expérimentale, Bellastock. Une création-performance imaginée avec cinq autres collectifs de concepteurs : ON/OFF, Refunc, Parenthèse, Serge, Force Pure. AMF

Festival Ensemble, Docks, Cité de la mode et du design, 34, quai d’Austerlitz, 75013 Paris. Du 13 juillet au 27 août 2017. Entrée libre.

    

DESIGN

   

Sottsass, au bord du Rhin

Ettore Sottsass, rebelle et poète. Vitra Design MuséumDans le bâtiment du Schaudepot conçu par les architectes bâlois Herzog & de Meuron, le Vitra Design Museum présente « Ettore Sottsass, rebelle et poète ». 30 oeuvres – meubles, objets photographies et écrits – remettent en valeur les desseins hedonistes de ce designer austro-italien (1917-2007), qui aurait eu 100 ans cette année. Ce fondateur iconoclaste du groupe Memphis des années 80 n’a cessé d’explorer la nature humaine. AMF

Ettore Sottsass, rebelle et poète, Vitra Design Museum, Charles-Eames-Straße 2, 79576, Weil-am-Rhein, Allemagne. Du 14 juillet au 24 septembre.

  

Le design en bord de mer

Design Parade 2017 à la Villa Noailles (Hères et Toulon)Côté Hyères, la designer Inga Sempe envahit la piscine de la Villa Noailles avec son exposition « Tutti Frutti », assortiment très pratique d’objets manufacturés par de petites et moyennes entreprises. Le grand prix du design a été remis à la Hollandaise Caroline Niebling (ECAL de Lausanne) pour « La saucisse du futur », entre humour, nutrition et écologie. Côté Toulon, le 2e festival international d’architecture d’intérieur a primé Alexandre Benjamin Navet et Paul Brissonnet, pour une pièce à vivre qui hybride appartement haussmannien et dunes du désert. Voici les deux versants de la Design Parade menée tout l’été. AMF

Design Parade à la Villa Noailles, Hyères et Toulon (Var). Jusqu’au 24 septembre.    

   

Le Signe prend son envol

Biennale de design graphique à ChaumontLe Signe, Centre national du graphisme de Chaumont (Haute-Marne) a été inauguré en 2016. Depuis, il a poursuivi sa construction, porté par le créateur Vincent Perrottet et son équipe et il inaugure sa première Biennale de design graphique. Expositions, concours, ateliers participatifs, conférences, concerts, rencontres vont animer la ville, dans la continuité avec l’historique festival d’affiches, mais en s’ouvrant davantage à tous les champs de la discipline. Il durera quatre mois. Le poster de la biennale est réalisé par Formes Vives. AMF

Le Signe, Biennale de design graphique, du 13 mai au 24 septembre. 1, place Emile Goguenheim, 52000 Chaumont. 03 25 35 79 01      

   

LIVRES

   

L’encre du pouvoir

Le Directeur n’aime pas les cadavres de Rafael Menjívar Ochoa, traduit de l’espagnol (Salvador) par Thierry Davo, Quidam éditeur.L’homme est vieux, manque chaque nuit de mourir et repart au matin, requinqué, diriger son journal et dire le vrai du faux. Son quotidien mange dans la main du parti, le conforte ou le fragilise et ses ennuis sont à la hauteur des ficelles qu’il tire. Des gens disparaissent, d’autres sont retrouvés une balle dans le front. Une querelle souterraine déchire les clans et la tenaille se referme sur le roublard usé, coincé entre sa deuxième épouse, son fils vaguement médecin et des sicaires à bedaine. La Solitude est un cercueil de verre, disait le titre d’un roman de Bradbury. Le temps un tueur à la patience sans limite, raconte ce roman. Et la folie partout. LB

Le Directeur n’aime pas les cadavres de Rafael Menjívar Ochoa, traduit de l’espagnol (Salvador) par Thierry Davo, Quidam éditeur.     

   

EXPOSITIONS

   

Couleurs Bordeaux

Paysages de Bordeaux 2017La saison culturelle Paysages  de Bordeaux 2017 a été ouverte le 1er juillet, à la vitesse de la LGV ! Entre l’exposition « Landskating anywhere » à Arc-en-Rêve et « Black Whole for Whales » de Daniel Firman à la Base sous-marine, on fera un beau prélèvement de « Couleurs » au musée du design et des arts décoratifs. La Biennale Agora d’architecture, d’urbanisme et de design sera consacrée aux « Paysages augmentés », mis en scène par le paysagiste belge Bas Smets (du 14 au 24 septembre). AMF

Paysages de Bordeaux, jusqu’au 25 octobre. 

 

Jardins en bord de Loire

Festival international des jardins de Chaumont-sur-LoireDepuis 26 saisons, 700 prototypes de jardins fleuris et végétalisés ont été imaginés au Festival international des jardins de Chaumont-sur-Loire. Cette année, sur le thème du Pouvoir des fleurs, on passera du « Levant » au « Pouvoir des sorcières », de « Papillonnez » à « L’autre côté du miroir », autant de compositions qui ont été primées. Ce rendez-vous, inventé en 1992, reste un laboratoire de la création paysagère très fécond. Riche de drôles d’idées à cultiver. AMF

Chaumont-sur-Loire (41), jusqu’au 5 novembre. 02 54 20 99 22

 

Diorama

Exposition “Dioramas” au Palais de Tokyo, jusqu'au 10 septembre 2017Le diorama, c’est cette manière de représenter une scène sous un jour réaliste grâce à l’éclairage ou à la « 3D » (taxidermie, personnages de cire). Le Palais de Tokyo met ce procédé en scène dans sa nouvelle exposition, « Dioramas ». Source d’inspiration pour des artistes contemporains comme pour d’habiles anonymes du XIXe siècle, ils sont tantôt gigantesques ou bien miniatures, inspirés de Duchamp ou de l’art religieux. Scientifiques ou oniriques. D’une salle à l’autre, on déambule ainsi dans des univers pluriels, propices à l’émerveillement. Avec, en toile de fond, des questionnements sur notre regard ainsi que sur l’acte de représentation. SE

« Dioramas », au Palais de Tokyo, 13, avenue du Président Wilson, 75116 Paris, jusqu’au 10 septembre 2017    

   

Au cœur des cases

Bande dessinée : l’art invisible, Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, LyonPrésentée sous la forme d’une bande dessinée, l’exposition en explique de manière ludique les différentes étapes de la conception et de l’élaboration. Du scénario à l’impression de l’album en passant par le découpage en séquences, l’utilisation de l’ellipse, de la couleur, des bulles, de l’expression de la temporalité ou même des multiples choix typographiques ou des onomatopées, cette balade est une réussite. Basée sur L’art invisible de Scott McCloud, elle décrypte le « neuvième art », en dévoile les mécanismes et les codes et en montre l’extraordinaire diversité. Le visiteur devient progressivement un acteur de ce qu’il découvre, comme aspiré par les planches. La BD ? Nous n’avons pas fini d’en lire. LB

Bande dessinée : l’art invisible, Musée de l’Imprimerie et de la Communication graphique, 13 rue de la Poulaillerie, Lyon 2e, jusqu’au 20 septembre 2017.

   

Jardin, ambiance Bernard Lassus

Bernard Lassus, Canvas, Centre PompidouLe jardin et les paysages reviennent par les fenêtres des musées. Parallèlement à l’événement « Jardins » au Grand Palais, le Centre Pompidou rend  hommage au plasticien-paysagiste Bernard Lassus (né en 1929). Son œuvre s’intègre dans les collections modernes, tandis que le « Jardin monde », espace artificiel, est suspendu sur la terrasse du niveau 5. On peut s’immerger dans l’univers poétique de ce coloriste formé dans l’atelier de Fernand Léger, se confronter à sa réflexion sur les transformations des territoires urbains. Et à ses concepts d’ « ambiance » et de « paysage démocratique ». AMF

Bernard Lassus, exposition du 24 mai au 26 août, « Jardin monde » jusqu’en octobre, au Centre Pompidou à Paris

                 

Chaque semaine, les choix de délibéré

Spectacles, livres, films, expos…

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