Ce matin, comme chaque jour d’élection, je me rends à mon bureau de vote à l’heure de l’ouverture. Presque toujours, je suis le premier à déposer mon bulletin dans l’urne. Cette fois, je suis devancé par un jeune homme élancé à l’allure sportive tenant à la main un sac Adidas laissant supposer qu’il n’est pas sportif que d’allure. Il présente sa carte d’électeur et sa pièce d’identité, se saisit de plusieurs bulletins et d’une enveloppe et pénètre dans l’isoloir. J’attends mon tour. Mon prédécesseur est bien long, me semble-t-il, à plier (en 8. NDLR) le bulletin de son choix afin de l’introduire dans la (trop. Idem) petite enveloppe. Mais que fait-il donc? Le rideau s’ouvre enfin.
À la grande surprise des assesseur·e·s et des quelques électeur·ice·s présent·e·s, le jeune homme coiffé d’un bonnet et de lunettes de piscine en sort en maillot de bain! Il n’a pas encore fini de nouer la ceinture de son peignoir qu’il réalise avoir sans doute un peu précipité l’enchaînement de son programme matinal. Le grand distrait retourne donc prestement dans l’isoloir, se rhabille et accomplit son devoir de citoyen comme si de rien n’était avant de reprendre le cours normal de ses activités.










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