1995

De 1962 à 2018, Michel Urbain et Françoise Urbain-Lambert ont envoyé à leurs proches des cartes de vœux. Moitié chronique familiale, moitié dessin d’actualité, elles offrent un parcours à travers cinquante ans d’histoire politique, sociale et humaine.

Les vœux des Z’Urbains

 

1995

Les vœux des Z'Urbains - 1995 © Famille Urbain

Revoilà l’ennemi, les ennemis dont les rangs sont formés d’une liste de mots pas bien jolis à voir, d’intolérance à fascisme en passant par nationalisme et racisme. Pourtant, vue de notre époque, l’année 1994 n’a pas été si terrible  : Le Pen a fait “  à peine” 10% aux élections européennes et on a ouvert un tunnel sous la Manche qui permet de relier le continent à aux îles Britanniques. Mais chez les Z’Urbains on sent comme une menace et on nous offre en guise de vœux un déguisement : une armure, comme si les vœux de 1995 nous prévenaient de prendre garde pour les vingt années à venir. Est-ce pour cela que les bon gros bergers des Pyrénées ont été remplacés par de rassurants bergers allemands  ? Quoi qu’il en s,oit sur les créneaux du donjon les frères Urbain jouent de la flûte et du trois pièces cravate, tandis que Margot et Simon grandissent avec leurs parents.

Les vœux des Z’Urbains

© Famille Urbain Reproduction des images soumise à autorisation

Texte : Sophie Rabau