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Attente
PRÈS DE 40° ATTENDUS À PARIS CET APRÈS-MIDI À l’heure où nous bouclons cette édition, on ne sait...
Fourscore et les oiseaux
De tous les algorithmes de traduction automatique, ceux à base de réseaux de neurones sont sans doute les plus performants. Mais pas fiables à tous les coups. La preuve par un discours d’Abraham Lincoln…
Désordre
Afin de mieux comprendre l’évolution du monde, nous avons pris la ferme résolution, en ce début...
Nouvelles frontières
Comme beaucoup de ses projets, les tentations expansionnistes de Donald Trump vont-elles se...
Bénévolence
À partir d’hui, la rédaction entame une brève dure. Rappelons sa principale revendication, ferme...
Bienvenue à l’hôtel Aleph
Nos rapports avec l’infini sont un peu ceux de saint Augustin avec le temps : nous savons ce que c’est jusqu’à ce qu’on nous le demande. Bienvenue dans l’hôtel Aleph, dirigé de main de maître par l’immense mathématicien David Hilbert. Cet hôtel luxueux possède ℵ0 chambres, et la qualité du service se traduit par un taux d’occupation record : il est toujours plein. L’arrivée d’un nouveau client n’est cependant pas un problème… (Lire la suite)
Remplacer les énergies fossiles par de nouvelles pompes
On le sait à présent, il va falloir faire des économies d’énergie en baissant le chauffage l’hiver...
J20 – L’éternel retour
Pour ceux qui le pratiquent et ceux qui le regardent, le football rythme le passage du temps. Ce n’est pas en années qu’on le mesure, mais en saisons. Pour le supporteur, 2015 ne s’achèvera que le samedi 14 mai 2016, au soir de la dernière journée de championnat. Pour lui, le football ne crée pas seulement une temporalité propre. D’abord, il organise une mémoire collective : telle saison fut celle de la montée, telle autre celle de la relégation, et telle autre enfin celles des records. Ensuite, le football donne un sens à l’Histoire en offrant un but à poursuivre, sans cesse renouvelé et remplacé par un autre lorsqu’on finit par l’atteindre. (Lire l’article)
Big Bad Wolf chez Ibn al-Haytham
Le regard, chez Tex Avery, c’est toute une histoire… On a déjà vu les yeux du méchant loup palper Droopy pour s’assurer de sa présence. Bien plus souvent, ils vont palper le petit chaperon rouge ou Cendrillon avec des buts moins avouables. Grande est la variété graphique des représentations du regard — de l’œil exorbité et “sonnant et trébuchant” à l’onde impalpable mais transportant de l’énergie. Cette obsession visuelle est-elle un simple fantasme avéryen ? Pas du tout. La fixation pathologique de Tex Avery sur le regard a, comme son homoncule sensoriel, de très anciennes racines historiques. (Lire l’article)
Assistées par la foi
Une start-up française (cocorico! NDLR) vient de lancer sur le marché un nouveau concept...
Voltaire closet
Suffit-il qu’un philosophe soit mis en boîte pour que l’on puisse parler de Voltaire closet?
Cornucopie
Après avoir nommé un Lecornu du centre droit, au risque de heurter la gauche, Emmanuel Macron...
Réveil risible
Ce matin, vers 6h, une val-de-marnaise de 69 ans a éclaté de rire en plein sommeil. Son mari n’a...
Éric Vuillard pour les enragés du réel
L’époque est pragmatique. On aime aujourd’hui plus que tout l’efficacité pratique, on veut que les choses soient d’une utilité palpable et évidente. C’est pourquoi on a tendance à vouloir mettre au rancard ce qu’autrefois on arborait fièrement dès qu’on le pouvait : les idées, les théories. Qui maintenant sont perçues comme des pertes de temps : c’est avec le réel qu’il faut interagir, le bon gros réel, celui qui abrite les vrais gens. Le dernier ouvrage d’Éric Vuillard pourrait permettre à certains de ces de ces enragés du réel de retrouver le chemin de la fiction, de ses fulgurances, de ses beautés, de ses vérités cachées sous la surface des faits. (Lire l’article)
Un chantier abyssal
Vrai ou fake ? Depuis plusieurs semaines, toutes les rédactions bruissent de rumeurs annonçant l’imminence d’une conférence de presse où devrait être dévoilé un projet pharaonique censé régler pour longtemps les principaux problèmes causés par le réchauffement climatique…
Marie Darrieussecq pour Caroline Forêt (*)
Pas une semaine sans qu’une nouvelle et mystérieuse pathologie ne vienne mettre à l’épreuve la sagacité des praticiennes du service de médecine littéraire. Adressée par nos confrères de chirurgie poétique, Madame Caroline Forêt présentait toutes les apparences d’une zoophilite aigue ou amour excessif des animaux. Il a fallu tout le flair du Dr Rabau pour déceler derrière ce symptôme une calymite ou réaction obsessionnelle inflammatoire au voile portée par certaines femmes. Il a été prescrit en première intention Notre vie dans les forêts de Marie Darrieussecq (P.O.L. 2018) afin de lutter contre l’infection. À l’heure actuelle, la patiente reste hospitalisée et le pronostic est incertain. (Lire l’article)












