Crécy-la-Chapelle: rebondissement inattendu

Faits divers, carnets mondains, nécrologies, publicités, potins et autres bruits du monde…

Nos fidèles lectrices* se souviennent sûrement de l’affaire de Crécy-la-Chapelle qui avait fait couler beaucoup d’encre (elle est sèche à présent, comme c’est loin tout ça !) en son temps.
Rappelons brièvement les faits. En novembre 2018 était retrouvé, dans un ancien entrepôt de vins et spiritueux de la petite commune de Seine et Marne, le stégosaure en fonte inexplicablement dérobé cinq ans auparavant devant la galerie de paléontologie du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris. Mme Blandine Pochet, propriétaire des lieux, où elle vivait seule, a depuis toujours clamé son innocence.
Beaucoup d’autres objets de toutes tailles – et provenances – avaient également été retrouvés (voir notre article du mardi 13 novembre 2018) Parmi eux, une copie du célèbre tableau de David « La Mort de Marat » (1793). Le tableau en assez bon état, mais ayant besoin d’être nettoyé, avait été confié au Musée du Louvre pour restauration et expertise. Il vient enfin de révéler tous ses secrets. D’un niveau au moins égal aux copies connues se trouvant au Louvre, à Versailles, Reims et Dijon, elle ne serait pas l’œuvre du peintre de genre Bachelais, comme on l’a cru dans un premier temps, mais bien de la main d’Iphigénin Plomp (1771-1857), dont on connaît surtout les aquarelles animalières et autres vélins conservés au Muséum.
Les spécialistes se posent beaucoup de questions sur la curieuse et laconique inscription figurant en bas à droite du tableau. « Ne pas jeter Marat avec l’eau du bain ! » Est-elle vraiment de la main du peintre et quelle est alors sa signification ? Rappelons que l’artiste était proche de David et qu’il avait même eu l’occasion de rencontrer Marat au moins à deux reprises. A-t-elle été rajoutée plus tard, par qui et dans quel but ? On ne le saura peut-être jamais. Un plompiste que nous avons contacté nous a fait part de ses doutes. Iphigénin Plomp était certes connu pour ses facéties, mais elles étaient toujours de bon goût** et jamais macabres.
S. Perluette
*Nos lecteurs sont également fidèles, mais d’après nos dernières enquêtes, ils seraient moins nombreux. La rédaction.
**Nous nous sentons moins seuls. Idem.

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