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Ma Normandie
Madame, Monsieur, Votre revue a publié le 31 mars 2019, dans le cadre de la chronique Signes précurseurs de la fin du monde, un article titré I-Feel-Like-I’m-Fixin’-To-Die Rag dont le caractère humoristique ne nous a pas échappé mais qui fait état d’informations confidentielles dont la divulgation est de nature à nuire à l’ordre public. Nous vous prions en conséquence d’en cesser au plus tôt la publication en ligne. Pour votre information, sachez qu’un objet géocroiseur (2014 MF 18) sera effectivement au voisinage de la Terre au début du mois de juin. Cependant rien ne permet d’affirmer à ce jour que cet objet entrera en collision avec notre planète. Rien ne permet non plus d’évaluer les conséquences qu’aurait une éventuelle collision, le terme de « fin du monde » étant en tout cas grandement exagéré en l’état actuel de nos informations. (Lire l’article)
J28 – Le complexe d’Icare
Icare fut peut-être le premier, mais assurément pas le dernier à avoir cru toucher le soleil avant de chuter. La tradition regorge de mises en garde contre les excès de l’ambition, mais dans la société du tout-est-possible et du crois-en-toi, il ne reste guère que le football pour rappeler au quotidien les dangers de cette vieille hybris grecque qui nourrissait la tragédie. « C’est à nous d’y croire » fait office de mantra pour les footballeurs, mais la réalité se rappelle parfois au jeu. Dans le cas du Paris Saint-Germain, l’ironie est à la (dé)mesure de l’ambition du projet qatari : plus dure sera la chute. (Lire l’article)
Chega de Saudade
L’Apocalypse est faite de ces toutes petites choses, comme la mort d’un homme. Je vis dans la hantise d’apprendre demain — par la radio pendant le petit-déjeuner ou par une alerte sur mon iPhone en faisant mes courses — le décès de João Gilberto. La nouvelle sera assez vite expédiée. « Le pape de la bossa nova est mort à l’âge de 87 ans. Il avait réalisé son premier album, Chega de Saudade, en 1958, voilà tout juste soixante ans. Depuis des années, le chanteur et guitariste vivait seul à Rio, dépressif et endetté. Ce génie de la musique était connu pour son humeur ombrageuse et son goût de la réclusion. Le Brésil est aujourd’hui en deuil. » Et ce sera à peu près tout. (Lire l’article)
Olé !
Il paraît que la musique de Scarlatti est dans le goût espagnol. Les musicologues s’ingénient à y distinguer les jotas des fandangos et des séguidilles. À quoi bon ? Ayant vécu en Espagne, Scarlatti a certes utilisé le matériau local, d’autant que le clavecin se prête mieux que tout autre instrument à l’imitation. Dans les sonates, on entend l’Espagne du XVIIIe siècle comme si on y était, ses cris de rues, ses guitares, ses jets d’eau et ses fanfares, mais on entend surtout une musique qui transcende tous les régionalismes. C’est elle qui compte. (Lire l’article)
Courte Bellevue
Afin d’éviter toute bévue, serait-il possible d’afficher un message plus clair et plus lisible?
Harmonie
Marre de cette ambiance funèbre, de ces compagnons endormis, de ces couloirs humides, d’autant qu’il commence à faire vraiment froid en ce début novembre. L’esprit de Victor Hugo s’extrait de la crypte, puis du Panthéon. Il descend la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, entre dans le premier cybercafé venu et tombe, mais vraiment par hasard, sur Jean-Luc Mélenchon en plein discours. (Lire l’article)
Le futur est en marche
Un signe de plus que nous avons changé d’époque, ce matin c’est la première fois qu’un SDF nous...
Fragments d’un discours politique
Dans les Fragments d’un discours amoureux, Barthes constate que “le discours amoureux est aujourd’hui d’une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets (qui le sait ?) mais il n’est soutenu par personne; il est […] ignoré, ou déprécié, ou moqué…” Un peu plus loin, Barthes note que le discours amoureux est devenu inactuel. Le livre paraît en 1977. Les choses n’ont cependant guère changé. Peut-être en va-t-il de même du discours politique. Nos hommes d’État et leurs ministres donnent souvent l’impression de parler dans le vide, non qu’il n’y ait personne en face d’eux pour les applaudir mais parce que personne ne les prend plus vraiment au sérieux. Le discours politique est pourtant un des nerfs de la démocratie. Doit-on alors conclure qu’avec le déclin de la parole politique s’amorce celui de nos régimes ? (Lire l’article)
Paris enfin libéré
De nombreuses lectrices nous ont fait part de leur désintérêt (voire de leur agacement,...
Dernières nouvelles d’Ormuz
L’Iran débloque le détroit d’Ormuz. Donald Trump débloque tout court.
Une belle pomme et une bonne pomme
“La photo d’une pomme de terre vendue 1 million d’euros.” En règle générale, les records de vente dans le secteur des arts plastiques sont signalés au sein des rubriques Culture. Celui-ci a surgi dans les pages de faits divers. Il est vrai qu’une patate vendue un million d’euros, ça semble relever de la friponnerie. Et il est bien possible que cela en soit une. Le deal a été conclu au domicile parisien du photographe irlandais Kevin Abosch, lors d’un dîner que l’on imagine arrosé. (Lire la suite)
Des chiffres qui font peur
74%. C’est l’accroissement relatif, en un an, du nombre d’actes antisémites recensés par le ministère de l’Intérieur. Encore ne parle-t-on que des actes graves ayant donné lieu à plainte ou poursuites ; la bêtise et la méchanceté ordinaires n’y sont pas comptabilisées. Pourtant, ce n’est pas vraiment ce chiffre-là qui devrait nous marquer : c’en sont d’autres, moins visibles et moins spectaculaires, mais qui reflètent une réalité peu reluisante dans laquelle nous vivons sans trop vouloir la regarder en face.
Fin de parcours
L’enquête menée sur la société Jacquie et Michel a permis de mettre à jour et de démanteler un...
Le chaud et le froid
Nous avons souvent condamné dans nos pages l’aberration que constituent à l’heure du...
Vidéo musicale et vomi (comparatif)
L’idée de départ était de regarder deux vidéos musicales un peu contemporaines, pas trop flan façon Adele. On choisit donc Tame Impala et Oneohtrix Point Never pour la musique, soit respectivement le collectif Canada et l’artiste Jon Rafman pour la vidéo, même si dans ce second cas, le compositeur Daniel Lopatin a codirigé le clip. On regarde. L’œuvre de Rafman et Lopatin, Sticky Drama, titre idoine signifiant “drame collant”, ou en l’occurrence gluant, n’a pas manqué de détracteurs pour noter que c’était un peu dégoûtant, toutes ces pustules, ce pipi et ce vomi. Dans The Less I Know the Better de Canada, le personnage masculin aussi vomit, mais de la peinture, qui vient recouvrir le corps de la jeune fille, change de couleur et suggère des menstrues tartinant un entrejambe. (Lire la suite)
Passées les cornes, plus de limites
D’après une source autorisée (nous n’en avons pas d’autres), Vladimir Poutine aurait fait part...















