La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le coin des traîtres, Traduction

Question de choix

Traduire, c’est aussi se coltiner un certain nombre de contraintes au sein desquelles la traduction se réserve des choix, se ménage des espaces de liberté ou de jeu. À l’heure où les débats autour de l’écriture inclusive font l’actualité, quand certain⋅e⋅s évoquent (voire invoquent) les règles – grammaticales, syntaxiques, orthographiques– à respecter, les questions de traduction sont plus que jamais à l’ordre du jour. Nouveaux défis en perspective. (Lire l’article)

Hervé Vilard canta en español
Le coin des traîtres, Musiques, Traduction

Paroles et musique

Mémoires d’un traducteur de chansons (ou d’un homme à tout faire) : au début des années 1980, en pleine Movida, l’Espagne était à la mode et beaucoup s’imaginaient, en France, qu’il serait intéressant – et juteux – de conquérir ce marché. C’était à qui sortirait son disque en espagnol avec la french touch, de toute urgence. L’occasion de parler ici de musique, de métrique, de sémantique et de phonétique. (Lire l’article)

John Lennon - Plastic Ono Band - Power to the People
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Only The People

Si demain l’intelligence artificielle voulait prendre le contrôle de la planète, nous lui conseillerions de commencer par les zones commerciales, ces no man’s land qui croissent comme des champignons à la périphérie des villes françaises. Ces lieux — aberrations à la fois sociale, écologique et esthétique — sont ceux où l’humanité est le plus vulnérable. L’individu n’y est plus qu’un porteur de carte bancaire ; il achète, consomme, use, élimine, éventuellement recycle, puis revient. Du point de vue des machines, le plus rationnel serait qu’il y reste ad vitam… Aux derniers réfractaires, nous conseillons le maquis où, autour de feux de camps, ils pourront reprendre en chœur le Only People de John Lennon… (Lire l’article)

Sciences du fait-divers

Écrits d’horreur

“Il décapite sa femme et ses deux chiens avant de se crever un œil et de se couper une main.” C’est ce qui s’appelle faire les choses en grand. Le policier de Phoenix (Arizona) qui est arrivé le premier sur la scène de ce grand guignol a eu du mal à s’en remettre. Le charcuteur, lui, a atterri assez naturellement dans un service de psychiatrie. Sa première comparution devant le juge, filmée et diffusée sur Internet car nous sommes au XXIe siècle, aurait sa place dans une parodie de film d’horreur. (Lire l’article)

Narcisse par Le Caravage
Sciences du fait-divers

Sots à la perche

“Il meurt foudroyé à cause de sa perche à selfie.” Très mauvaise idée de déployer une perche à selfie quand le tonnerre gronde, sauf à vouloir laisser une photo-souvenir de son suicide. Le selfie, ses motivations et ses accessoires sont entrés dans le champ des sciences sociales juste avant d’envahir la rubrique des faits divers. Dans les revues savantes de toute la planète, ce renouveau du mythe de Narcisse a fait rouler un torrent d’encre qu’il n’est pas illégitime de qualifier d’impétueux. (Lire l’article)