La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
La branloire pérenne

Une sale histoire

Vendredi 26 janvier, le parlement polonais a voté une loi qui condamne quiconque mettrait en cause la responsabilité des Polonais dans les crimes commis par l’Allemagne nazie.  Ironie de l’histoire, la chaîne Arte diffusait au même moment le documentaire de Claude Lanzmann Quatre sœurs où le rôle actif joué par certains Polonais dans la politique d’extermination des Juifs menée par les Nazis est souligné à plusieurs reprises. L’histoire est plus sale que la légende que tente de promouvoir le parlement polonais. Mais n’en va-t-il pas de même pour tous les États ? L’histoire officielle n’est-elle pas le spectre qui hante tout État désireux de conforter sa légitimité ? (Lire l’article)

POW
Insultologie appliquée

Petite conne

En France, le réseau Twitter est devenu la première arène politique, loin devant les chambres parlementaires. Des textes de quelques dizaines de signes et des vidéos de quelques dizaines de secondes orientent les débats, font et défont les carrières.
Narcisse par Le Caravage
Sciences du fait-divers

Sots à la perche

“Il meurt foudroyé à cause de sa perche à selfie.” Très mauvaise idée de déployer une perche à selfie quand le tonnerre gronde, sauf à vouloir laisser une photo-souvenir de son suicide. Le selfie, ses motivations et ses accessoires sont entrés dans le champ des sciences sociales juste avant d’envahir la rubrique des faits divers. Dans les revues savantes de toute la planète, ce renouveau du mythe de Narcisse a fait rouler un torrent d’encre qu’il n’est pas illégitime de qualifier d’impétueux. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Je t’aime, moi non plus

La philosophie et les maths – en premier lieu la logique, mais pas seulement – entretiennent depuis l’antiquité des rapports passionnels aigres-doux, forgés d’amour vache, d’attentes mutuelles souvent excessives et donc insatisfaites, et de communication plus ou moins efficiente. Le temps où le nombre, seule essence réellement immuable et divine, s’érigeait en système du monde est révolu. Un divorce donc ? Peut-être, mais il faut bien garder les enfants, dont il est pléthore. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Les cocus de Bagdad

L’histoire des cocus de Bagdad ne figure pas dans Les Mille et une nuits. Mais elle est un classique des problèmes de logique dont la solution repose sur un mode de raisonnement central dans les mathématiques, que l’on appelle raisonnement par récurrence ou, plus classieux, par induction. Sommés par le Vizir d’acquitter un impôt sur leur infortune conjugale, les cocus de Bagdad mettent quarante jours avant de se présenter au Palais. Combien y en a-t-il, et pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour se manifester ? Sachant qu’à Bagdad comme ailleurs, si vous êtes cocu, tout le monde le sait sauf vous… (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Vers l’infini… et on s’arrête là

Dernière étape de notre voyage dimensionnel : celle des espaces à nombre infini de dimensions. Le premier que nous allons visiter est un espace de nombres. Chacune de ses dimensions correspond à un nombre premier – un nombre supérieur à 1 qui n’est divisible que par 1 ou par lui-même. Pour définir les points de cet espace, nous nous appuierons sur le fait bien connu que tout nombre entier supérieur à zéro peut s’exprimer d’une manière unique comme un produit de puissances entières de nombres premiers. Par exemple, 24 = 6×4 = 3×23. Nous pouvons alors assigner un point de notre espace au nombre 24, en utilisant la puissance de chaque nombre premier qui apparaît dans sa décomposition comme coordonnée sur la dimension correspondante. Ce qui peut donner quelques petites choses amusantes… (Lire la suite)

Le coin des traîtres, Traduction

Zorro

Un cavalier, qui surgit hors de la nuit
Court vers l’aventure au galop
Son nom, il le signe à la pointe de l’épée
D’un Z qui veut dire Zorro…
À un détail près : ça veut dire quoi, Zorro ?

Zorro, Zorro… Renard rusé qui fait sa loi… Ah, merci. Il faut dire que Zorro, ça a de la gueule. Imaginez un peu : Son nom, il le signe, à la pointe de l’épée d‘un R qui veut dire Renard… Mais qui a eu la bonne idée de ne pas traduire ? Et y a-t-il une règle (à enfreindre, forcément) en matière de traduction des noms propres ? (Lire l’article)