La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Faute d'impression, de Laurence Sendrowicz, éditions Caractères, Collection Théâtre, 2017
Le coin des traîtres, Traduction

Faute d’impression

Cette semaine, la parole est à Laurence Sendrowicz, ou plutôt à Fanny Barkowicz qui, comme à son habitude, est en train de traduire un roman. Quand soudain, un coup de fil de son éditeur vient tout bouleverser... L'éditeur a l'air content, il termine même la conversation par un “c'est plus que parfait” survolté. Était-il possible qu’il n’ait rien vu ? Rien compris ? Mais monsieur, dans le texte que je vous ai envoyé, il n’y a pas un mot du roman dont vous m’avez confié la traduction... (Lire l'article)

Marcel jouant une sonate à une petite fille que cela fait bien rigoler.
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Chauffe Marcel

L'unique mention de Scarlatti dans La Recherche se trouve dans le récit d'une partie de musique (Sodome et Gomorrhe), où le pianiste joue quelques morceaux à la demande des invités : Mme de Cambremer “venait de découvrir un cahier de Scarlatti et elle s'était jetée dessus avec une impulsion d'hystérique. [...] Et pourtant de cet auteur longtemps dédaigné, promu depuis peu aux plus grands honneurs, ce qu'elle élisait, dans son impatience fébrile, c'était un de ces morceaux qui vous ont si souvent empêché de dormir et qu'une élève sans pitié recommence indéfiniment à l'étage contigu au vôtre.” Proust serait-il passé à côté de Scarlatti ? Au fond, ce n'est pas lorsque Proust évoque Scarlatti qu'il est le plus scarlattien. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Les chiffres parlent d’eux mêmes, mais on leur fait dire ce qu’on veut !

Il est des moments où parler de mathématiques semble bien vain au regard de ce qui se passe dans le monde si peu platonicien qui est le nôtre. Alors de quoi parler ? De chiffres, pour une fois. Ces chiffres qui gouvernent notre vie et auxquels nous ne comprenons pourtant pas grand-chose. Commençons par une liste, qui s’appuie, sauf mention contraire, sur des données mensuelles datant de 2016. Nous y parlerons en particulier du niveau de vie d’une personne, terme qu’il convient de clarifier. (Lire l'article)

La branloire pérenne

Paradise lost

Dans une affaire comme celle des Paradise papers, est-il judicieux d’invoquer la morale à tout va comme on le voit faire depuis quelques jours ? Ne devons-nous pas en effet choisir entre la morale et le droit ? Doit-on reprocher aux évadés fiscaux leur manque de moralité ? Ne vaudrait-il pas mieux abandonner les jérémiades moralisantes pour leur préférer le langage du droit ? (Lire l'article)

Absurdités
La branloire pérenne

Absurdités

Parfois ce que les gens appellent absurde n’est que simple stupidité. Affirmer par exemple que les revendications en faveur du mariage pour tous sont absurdes est stupide, voire contradictoire si on veut bien rappeler que le droit est par essence universel. D’une toute autre façon, il est idiot de croire que les progrès sociaux rendront la vie moins absurde. Ainsi, quand nous entendons aujourd’hui des commentateurs télé dépêchés sur les ronds-points dire que les Gilets jaunes ont redonné un sens à leur vie, on se moque du monde. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

[#presidentielles] Grand concours

Afin de rendre la campagne pour l'élection présidentielle un peu moins morose, nous avons décidé de lancer un grand concours de détournement d'affiches des différents candidats. Dans un esprit joyeux – à la bonne franquette (de souche) – et sans aucune méchanceté.
Eric Vuillard, L'Ordre du jour, Actes Sud, coll. Un endroit où aller
Livres, Ordonnances littéraires

Éric Vuillard pour les enragés du réel

L’époque est pragmatique. On aime aujourd’hui plus que tout l’efficacité pratique, on veut que les choses soient d’une utilité palpable et évidente. C’est pourquoi on a tendance à vouloir mettre au rancard ce qu’autrefois on arborait fièrement dès qu’on le pouvait : les idées, les théories. Qui maintenant sont perçues comme des pertes de temps : c’est avec le réel qu’il faut interagir, le bon gros réel, celui qui abrite les vrais gens. Le dernier ouvrage d’Éric Vuillard pourrait permettre à certains de ces de ces enragés du réel de retrouver le chemin de la fiction, de ses fulgurances, de ses beautés, de ses vérités cachées sous la surface des faits. (Lire l'article)

2017 Année terrible, présidentielle 2017

Harmonie

Marre de cette ambiance funèbre, de ces compagnons endormis, de ces couloirs humides, d’autant qu’il commence à faire vraiment froid en ce début novembre. L’esprit de Victor Hugo s’extrait de la crypte, puis du Panthéon. Il descend la rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, entre dans le premier cybercafé venu et tombe, mais vraiment par hasard, sur Jean-Luc Mélenchon en plein discours. (Lire l'article)