La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Nijinsky dans La Péri de Paul Dukas, en 1911, vu par Bakst
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Diaghilev groupie

Il est difficile de croire que la première du Sacre du printemps, en 1913, a été contemporaine du travail d'élaboration des Femmes de bonne humeur, comédie de Carlo Goldoni muée en opéra-ballet par Serge Diaghilev en 1916. C'était à la fois le sacre de Stravinsky et celui de Scarlatti. Car Diaghilev, qui voulait une musique pré-romantique, était un inconditionnel de Domenico, dont il choisit 22 sonates qu'il fit, à sa façon habituelle, orchestrer. Curieuse idée que de “mélodiser” des sonates par nature “a-mélodiques” ! Mais il fallait bien que les danseurs aient du grain à moudre... (Lire l'article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Angleterre-Islande : stratégie de sortie

L'Angleterre attaque. L'Islande contre-attaque et, à la 18ème minute, elle marque. Un beau but, élaboré. Au pub, personne ne fait la fête. D'Islandais, pas l'ombre d'un. Statistiquement, ç'aurait été improbable. En tout, ils sont 320 000, autant que les habitants de Leicester. Un homme de moins de 30 ans sur 1300 joue dans l'équipe nationale. Quiconque en Islande regarde ce match doit compter un ami, un ex-fiancé, un cousin sur le terrain. Un collègue, peut-être, étant donné qu'ils n'ont pas de championnat professionnel. Le championnat anglais, en revanche, est le plus riche du monde. (Lire l'article)

Simpson & Apocalypse
Insultologie appliquée

Branleur

Les températures battent record sur record, un nouveau virus menace la planète, le populisme trumpien prospère, l’Europe part en morceaux, mais depuis quelques jours tout le monde s’en branle : il n’y en a plus que pour l’affaire Griveaux.
Élection du président de la République, 10 décembre 1848 - Liberté Egalité Fraternité
2017 Année terrible

Voter, ou pas

Il arrive que les grands esprits se rencontrent. Mais pas nécessairement pour partager les mêmes idées. Ainsi, la semaine dernière, dans un couloir sombre de la station Voltaire (ligne 9), lorsque le spectre d’Elisée Reclus se heurta à celui de Victor Hugo, les deux hommes se mirent à parler politique, puis élections présidentielles, et enfin suffrage universel. Ils eurent à peu près ce dialogue... (Lire le dialogue)

Johnny Halliday - Tous ensemble
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

Tous ensemble

Chaque jour, par petites touches, la fin du monde s’insinue dans nos têtes comme une évidence, comme une échéance inéluctable. Nous nous y habituons sans vraiment nous en rendre compte. Prenez la fin novembre. Discourant doctement sur la "programmation pluriannuelle de l’énergie", Emmanuel Macron lançait à son auditoire : "Il y a des Français qui disent : “On entend le Président évoquer la fin du monde alors que nous, on parle de la fin du mois”, eh bien nous allons traiter les deux, nous devons traiter les deux". C’est ainsi que fin de mois et fin du monde ont été mariées pour le pire et pour le pire. (Lire  l'article)

Victor Hugo, Les Misérables, Bibliothèque nouvelle illustrée
2017 Année terrible

Cinématographie

Un chercheur pense avoir identifié Marcel Proust sur un film tourné lors d’un mariage à Paris en 1904. François Fillon a envoyé au Parquet national financier une vidéo sur laquelle on verrait son épouse Penelope travailler pour lui. Victor Hugo, qui, depuis la crypte du Panthéon, suit heure par heure cette campagne présidentielle, se passionne soudain pour le cinématographie, un art qui manquait cruellement à son temps. (Lire l'article)

Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac
Livres, Ordonnances littéraires, présidentielle 2017

Cyrano de Bergerac pour nos responsables politiques au verbe bas

L’insulte en politique est une arme banale mais redoutable. La manier avec habileté et brio permet dans bien des cas de prendre l’avantage, de pousser l’adversaire à la faute, de porter l’estocade. Chères et chers compatriotes, n’allons pas jusqu’à exiger l’usage de l’alexandrin dans le débat politique, mais demandons au moins à nos candidats un peu d'agilité verbale. Un peu d’esprit (cyranesque), aussi. (Lire l'article)

La branloire pérenne

Gone with the Wind

Banksy donc est depuis quelque temps déjà un artiste célèbre. Son street art peut être aperçu dans différentes capitales du monde, dont Londres bien sûr mais aussi Paris : après la tragédie du Bataclan, Banksy avait laissé un dessin au pochoir sur une des portes de cette salle de spectacle. Les Parisiens ainsi que la presse étaient venus en nombre admirer l’œuvre éphémère. Mais, vendredi 5 octobre, Banksy a franchi un nouveau cap dans la notoriété en faisant le buzz chez Sotheby’s. Un de ses dessins s’est autodétruit à peine adjugé, vendu à 860 000 livres sterling à un acheteur dont l’identité n’a bien sûr pas été révélée. Mais quelle est la valeur esthétique de cette Jeune fille au ballon ? Et comment une œuvre d'art s'apprécie-t-elle ? (Lire l'article)