La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
scarlatti bion jésuite witkowski
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Un jésuite à éclipses

En 1725, Domenico Scarlatti se voit confier une mission par l'ambassadeur du Portugal à Paris : remettre au roi une lentille de lunette astronomique... L'instrument, lui explique da Cunha, a été livré à Lisbonne imperfeito, et Jean V est furieux de s'être fait rouler dans la farine par un artisan français pourtant réputé, Nicolas Bion. On sait le roi grand amateur de musique, d'art, de littérature et de sciences naturelles, mais il se passionnait aussi, comme tout honnête homme à l'époque, pour l'astronomie dont un certain Isaac Newton, président en exercice de l'académie des sciences anglaise, la Royal Society, venait de trouver le grand secret : l'attraction universelle. (Lire l'article)

Je me tais et je vais vous dire pourquoi

Comment flinguer sa marque de luxe en trois jours et cinq icônes

Comment flinguer une marque d’envergure internationale en trois jours et cinq icônes ? C’est le défi brillamment relevé par Stefano Gabbana, cofondateur de la marque de fringues de luxe Dolce & Gabbana, entre le 18 et le 21 novembre 2018. L’histoire d’une chute brutale qui souligne une fois de plus que sur les réseaux sociaux aussi il peut être utile d’apprendre à se taire. 
Álvaro Enrigue, “Mort subite”, traduit de l'espagnol par Serge Mestre, Buchet-Chastel, 2016
Livres, Ordonnances littéraires

Álvaro Enrigue, pour les joueurs et fans de tennis déprimés

Aux joueur et spectateurs de tennis abattus par les scandales de dopage et de matchs truqués, il convient de prescrire la lecture de l’ouvrage du Mexicain Álvaro Enrigue, Mort subite, récemment publié en France aux éditions Buchet-Castel et traduit en français par Serge Mestre. Il y est question d’un curieux match de tennis opposant, le 4 octobre 1599, un poète espagnol à un jeune artiste de Rome : Francisco de Quevedo et Le Caravage, excusez du peu, assommés l’un comme l’autre par une gueule de bois monstrueuse qui ne les empêchera pas de jouer leurs trois sets. Quevedo à Rome face au Caravage ? Parfaitement.
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Jacques-Louis David, La mort de Marat (1793)
La branloire pérenne

Fragments d’un discours politique

Dans les Fragments d’un discours amoureux, Barthes constate que “le discours amoureux est aujourd’hui d’une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets (qui le sait ?) mais il n’est soutenu par personne; il est […] ignoré, ou déprécié, ou moqué…” Un peu plus loin, Barthes note que le discours amoureux est devenu inactuel. Le livre paraît en 1977. Les choses n’ont cependant guère changé. Peut-être en va-t-il de même du discours politique. Nos hommes d’État et leurs ministres donnent souvent l’impression de parler dans le vide, non qu’il n’y ait personne en face d’eux pour les applaudir mais parce que personne ne les prend plus vraiment au sérieux. Le discours politique est pourtant un des nerfs de la démocratie. Doit-on alors conclure qu’avec le déclin de la parole politique s’amorce celui de nos régimes ? (Lire l'article)

Foot, Footbologies 2016-2017

J35 – Le bien et le mal

Ses détracteurs comparent souvent le football à une religion. Le terme est péjoratif pour les athées, les croyants moquent une telle prétention, et pourtant certains supporteurs revendiquent la métaphore. Le ballon leur est une divinité aux rebonds impénétrables et le stade une cathédrale où ils communient en reprenant en chœur des alléluias profanes. Selon une enquête réalisée en 2104 aux États-Unis, les amateurs de sport sont plus croyants que le reste de la population. Les liens entre sport et religion sont nombreux : superstition, déification des sportifs, sens du sacré, communautarisme, pratique de la foi… Mais surtout, football et religion ont en commun de dépeindre un monde manichéen. (Lire l'article)

Footbologies, J12 - Une chronique de la Ligue 1 par Sébastien Rutés
Foot, Footbologies 2016-2017

J12 – La geste footballistique

À part peut-être la guerre, on peut sans trop de risques affirmer qu’aucun phénomène humain n’a produit au cours de l’histoire autant de discours que le football. En cause, son caractère planétaire et l’ère de la médiatisation au cours de laquelle il advient. Jésus avait ses évangélistes et les rois leurs chroniqueurs, la guerre a ses reporters et le football ses commentateurs. Or, évangélistes, chroniqueurs et reporters de guerre tiraient leur légitimité de leur statut de témoin. Mais à quoi sert un témoignage lorsqu’un évènement est vu (ou peut l’être) par des millions d’individus à travers le monde ? (Lire l'article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Italie-Irlande : à la tienne, Roddy Doyle !

Le problème, c'est que l'Italie n'a pas l'habitude de certaines situations, voilà, disons-le clairement dès le départ. Se présenter au dernier match avec la qualification déjà en poche, et en tant que premier du groupe : a-t-on déjà vu ça ? Nous, les Italiens, on n'est vraiment pas à l'aise dans ce rôle de forts en thème, de premiers de la classe. Sans même un complot des puissants au pouvoir, juste une promenade de santé et ce classement triste, tout germanique, à carton plein… (Lire l'article)