La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Footbologies, J23 – Superstition et psychologisme, par Sébastien Rutés
Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J23 – Superstition et psychologisme

Il n’est pas de sport moins prévisible que le football. La logique y est moins respectée qu’ailleurs, la supériorité physique ou technique n’est jamais le gage de la victoire, et le talent ne suffit pas. Les raisons en sont nombreuses : jeu moins systémique que d’autres, un seul joueur peut y faire la différence, et la part de l’improvisation y est plus grande ; l’influence des erreurs d’arbitrage aussi, car les points marqués étant rares (en comparaison du basket ou du hand-ball, par exemple), une seule mauvaise interprétation décide souvent du sort d’un match ; et cette rareté fait aussi la part belle aux faits de jeux et aux coups du sort. (Lire l’article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Turquie-Croatie : l’espoir d’un chemin

Lorsque le ballon frappe la barre transversale – c’est arrivé deux fois pendant ce match, sur un coup-franc de Srna à la 51ème minute suite à une charge de Rakitic, et sur une tête de Perisic à la 72ème –, je n’y peux rien, c’est une magie qui opère. Celle que porte en lui le dessin dérisoire et  implacable de la cage dans l’espace, dont la vocation est de faire basculer les destins. On pense d’emblée aux poteaux carrés de la finale de Glasgow, 1976. Mais la chose se charge pour moi d’un souvenir plus personnel. Un tir lointain, décoché contre la valeureuse équipe de Bougival alors que j’avais une douzaine d’années… (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Pandémie, Sciences

Décomptes macabres

Cessons de comparer au jour le jour le nombre de décès dans des pays de population, de densité et de démographie différentes, à des stades différents de la pandémie ! Indécente et macabre caricature de Jeux olympiques où toutes les médailles reviennent in fine à la Camarde.
La dernière journée de Ligue 1 chroniquée par Sébastien Rutés dans ses Footbologies de la revue délibéré
Foot, Footbologies, Footbologies 2016-2017

J38 – Ecce homo

En cette dernière journée de la saison, une question demeure : pourquoi une telle popularité du football ? Parce que le supporteur s’y reconnaît mieux que dans n’importe quel autre sport. Assurément, le football est le sport le plus humain. Trop humain. Le football est un miroir où le supporteur contemple son propre portrait. Le spectateur se regarde lui-même. Pas comme Méduse qui se pétrifie elle-même à la vue de son reflet dans le bouclier que lui tend Persée. Au contraire, c’est Narcisse tombé amoureux de son propre visage à la surface de l’eau. (Lire l’article)

Jean Gabin - Tu m’emmerdes
Insultologie appliquée

Et je vous emmerde

Fin octobre, plusieurs habitants de l’Orne et de la Sarthe ont reçu chez eux une boîte contenant des excréments. Elle était accompagnée d’une lettre se terminant par cette formule de politesse : “Je vous emmerde cordialement”…
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

But Beautiful

Une Américaine a gagné deux fois le jackpot à la loterie, à huit ans d’intervalle, en pariant sur les mêmes numéros. Quand les lois de la probabilité sont bafouées à ce point, tout peut arriver. Le pire, le meilleur et même la fin des haricots. Mais en beauté, s’il vous plaît. But Beautiful, comme l’ont chanté Billie Holiday et Nina Simone, comme l’ont joué Chet Baker, Charles McPherson et cent autres. (Lire l’article)

Choses revues, Détournements

Le projet Soubirous 2020

Grâce à la technique de l’hologramme, la ville de Lourdes s’apprêtait à revivre une fois par an, au mois de février, l’apparition de la vierge. Le projet était lancé et plutôt en bonne voie, mais des rumeurs ont mis fin à la vague d’enthousiasme qu’il avait soulevée.

Casper ou la (N.d.T.) Une chronique de Christilla Vasserot.
Le coin des traîtres, Traduction

(N.d.T.)

Dans un texte consacré à la la traduction vue comme “un autre livre”, selon les mots de Thomas Bernhard, Olivier Mannoni brossait il y a quelques semaines un tableau du “traducteur en spectre et en auteur”, en “écrivain de l’ombre”. Mais dans quel recoin obscur, cave ou placard ce fantôme est-il tapi ? Il existe un espace réservé au traducteur, un territoire où il règne en maître : la note du traducteur, dite (N.d.T.). Un espace investi voire réinventé de façon parfois surprenante par certains. Exemples avec André Markowicz et Brice Matthieussent. (Lire l’article)

Rachel Elliott, Murmures dans un mégaphone, traduit de l'anglais par Mathilde Bach, Rivages, 2016. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Rachel Elliott pour Christine Boutin

Christine Boutin twitte beaucoup. Trop. Madame Boutin, il va falloir penser à lâcher votre téléphone, à réfléchir un peu avant avant de réagir à tout et à n’importe quoi tout le temps. Prenez du recul. Passez donc à la lecture, la lecture de livres. Aérez-vous l’esprit, lisez un roman, comme celui de Rachel Elliott, paru récemment en France, Murmures dans un mégaphone (Rivages, traduit par Mathilde Bach). C’est un roman anglais : les personnages boivent, avec application et constance, du thé, beaucoup de thé, à tout âge et à tout moment de la journée. Et ils passent leur vie les yeux rivés sur leur portable. (Lire l’article)

Effondrement du marché Saint-Martin en 1879
Diogène en banlieue

Effondrement

Le lycée menaçait ruine depuis quelque temps déjà. Rien n’avait été entrepris pour empêcher l’eau des pluies, abondantes dans cette partie de la France, de s’infiltrer à l’intérieur des bâtiments. Le 10 janvier le plafond de ma classe s’effondra sous la pression de l’eau. (Lire l’article)