La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
Judith Schalansky, Atlas des îles abandonnées (préface de Olivier de Kersauson), traduit de l'allemand par Elisabeth Landes, Arthaud, 2010
Ordonnances littéraires

Pour Manuel Valls, l’Atlas des îles abandonnées

S’il est bien quelque chose qu’on ne saurait reprocher à Manuel Valls, c’est d’avoir manqué de vision, d’ambition pour son pays. Malheureusement son génie n’a pas été reconnu à sa juste mesure. Les gens sont cruels, c’est ainsi. L’Atlas des îles abandonnées, de Judith Schalansky (Arthaud, 2010), propose un vaste choix de lieux propices à une traversée constructive du désert, à la refonte d’un destin trop tôt brisé. (Lire l’article)

Choses revues, Détournements

Avant-goût de Noël

Il n’est pas rare que des artistes consacrent un album entier à des chansons de Noël, certains même qu’on n’attendait pas vraiment dans ce genre d’exercice – James Brown et Bob Dylan, pour n’en citer que deux. Nick Cave s’essaie à son tour à l’exercice.
La branloire pérenne

La fonte des glaces

La fonte des glaciers s’accélère à un rythme qui dépasse toutes les prévisions. Elle vient nous rappeler que notre monde est à la fois hasardeux et fini. Cet événement plus que regrettable, et dont il semble que nous soyons responsables, annonce des bouleversements climatiques : tempêtes herculéennes, tornades gigantesques, raz de marée titanesques, pluies diluviennes, sécheresses bibliques, fournaises dantesques. La catastrophe en somme. Il n’est pas sûr qu’à terme notre espèce comme tant d’autres y survivent. Dans ces temps de crise économique et politique, la nature vient ainsi nous rappeler notre fragilité et notre insignifiance. (Lire l’article)

Le coin des traîtres, Traduction

Traduire le malentendu

Depuis sa création en 1836 dans une Grèce fraîchement indépendante, la pièce La Tour de Babel (Vavylonìa) de Dimitris Vyzantios n’a pratiquement pas cessé d’être jouée, lue, adaptée sous diverses formes sur le territoire actuel de la Grèce et dans toutes les régions habitées par des communautés de langue grecque. On a même soutenu qu’il s’agissait là de « la plus grecque de toutes les pièces grecques ». S’y frotter pour tenter d’en donner une version française, c’était dès lors se colleter avec un mythe. Sa traductrice entend ici donner une idée du voyage qu’a constitué ce travail, au jour le jour.