La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le nombre imaginaire, Sciences

Une leçon d’humilité

Bien, nous avons donc une nouvelle sorte de nombre, appelés nombres réels à l’encontre du bon sens, et qui ne tient pas dans l’hôtel Aleph. Que ce soit un souci pour Hilbert et Russel, on le comprend, mais pourquoi devrions-nous nous sentir concernés? D’autant qu’après tout l’infini de l’hôtel Aleph, que l’on appelle l’infini dénombrable, contient tout de même une quantité proprement incroyable de choses. Que l’hôtel puisse toujours accueillir un client de plus ne paraît pas très surprenant : sinon on ne parlerait pas d’infini. (Lire la suite)

Jacques-Louis David, La mort de Marat (1793)
La branloire pérenne

Fragments d’un discours politique

Dans les Fragments d’un discours amoureux, Barthes constate que “le discours amoureux est aujourd’hui d’une extrême solitude. Ce discours est peut-être parlé par des milliers de sujets (qui le sait ?) mais il n’est soutenu par personne; il est […] ignoré, ou déprécié, ou moqué…” Un peu plus loin, Barthes note que le discours amoureux est devenu inactuel. Le livre paraît en 1977. Les choses n’ont cependant guère changé. Peut-être en va-t-il de même du discours politique. Nos hommes d’État et leurs ministres donnent souvent l’impression de parler dans le vide, non qu’il n’y ait personne en face d’eux pour les applaudir mais parce que personne ne les prend plus vraiment au sérieux. Le discours politique est pourtant un des nerfs de la démocratie. Doit-on alors conclure qu’avec le déclin de la parole politique s’amorce celui de nos régimes ? (Lire l’article)

Choses revues

La voyageuse évanescente

J’étais parti à Paris à la recherche de l’inspiration. Impossible en effet d’en trouver dans la petite ville du Val-de-Marne – que, par charité, nous ne nommerons pas – où j’ai échoué depuis un peu plus d’un lustre…

Image d'illustration de la chronique "Cache-cache" © Jacqueline Phocas Sabbah
Mot à mot

Cache-cache

La règle est simple : plusieurs personnes se cachent, une autre doit les découvrir. Mais imaginons un jeu de cache-cache où TOUS les joueurs se cacheraient. C’est ce qui nous pend au nez avec le port du masque-cache-col, nouvel accessoire de mode que nous ne quittons plus.
“Diogène en banlieue”: 1. Invasion © Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Invasion

L’exercice du métier de professeur est plus varié, plus amusant, plus pénible aussi quelquefois que ne l’imagine la plupart des gens. Une anecdote me revient à l’esprit. La rentrée scolaire avait eu lieu depuis une huitaine de jours quand les élèves d’une terminale technique me demandèrent de déplacer mon cours de philosophie du vendredi au mardi. (Lire l’article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Pays de Galles-Belgique : la barbe des Gallois

Les joueurs montent et s’alignent, et la Brabançonne retentit. Des visages belges fermés. Concentrés. Courtois marmonne les paroles, peut-être un peu Meunier. Les autres fixent un point quelque part et la ferment. 20h58, Hen Wlad fy Nhadau, l’hymne gallois. Tous, Nedley, Ramsey, Williams, Bale, Robson-Kanu, ils chantent sans se retenir. Ça gueule, ça monte, ça rejoint quelques-unes des sources de la pluie très au-dessus des projecteurs du stade, très au-dessus des Hauts de France ! C’est très chaud ! Ce chant-là, il a été écrit par un barde au XIXème siècle, ça parle de la terre des pères. (Lire l’article)

Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J22- Passion et raison

En France, le football n’est pas une question de vie ou de mort. On s’en réjouira. Néanmoins, ce défaut de passion a un effet collatéral inattendu : la faiblesse de l’arbitrage. Un seul arbitre sélectionné au Mondial 2010 et à l’Euro 2012, aucun au Mondial 2014, et un seul pour l’Euro 2016 qui se jouera à domicile : la réputation de l’arbitrage français n’est plus à faire. On aura beau en chercher les causes dans la formation nationale, l’explication est bien plus simple : les arbitres français ne sont pas soumis à la même pression que leurs homologues anglais, turcs, brésiliens ou mexicains, parce qu’ici le football n’est qu’un divertissement. (Lire l’article)