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Bob Dylan
Enfant, Bob Dylan était toujours en train de courir. Il fugue pour la première fois quand il a 10 ans, part de la maison définitivement à l’âge de 18 ans pour s’installer à New York. “C’était comme si j’avais toujours été à la poursuite de quelque chose, quelque chose en mouvement – une voiture, un oiseau, une feuille qui s’envole – quelque chose qui pourrait m’amener vers un endroit mieux éclairé, une terre inconnue en aval”, écrit-il dans le premier volume de ses Chroniques, publiées en 2004. Lorsque l’un de ses profs lui dit que son fils a “la nature d’un artiste”, son père demande : “Un artiste, c’est pas un gars qui peint ?” Soixante ans plus tard, Bob Dylan est prix Nobel de Littérature. (Lire l’article)
France-Allemagne : il est écrit que tout serait à l’envers
C’était hier soir donc. La France a battu l’Allemagne 2-0. Je me suis réveillé ce matin et c’était toujours vrai. Il semblerait que cela reste vrai pour toujours, cette chose qui n’arrive jamais. Les Anglais le savent, les Brésiliens le savent, les Français le savent : le football est un sport qui se joue à onze et à la fin… etc, etc. Sauf cette fois. Hier soir et ce matin encore : cette année, il est écrit que tout serait à l’envers. (Lire l’article)
Dernière sommation pour la mère de G. Darmanin
Notre service de médecine littéraire recommande à la mère de Gérald Darmanin la lecture du roman de David Dufresne, Dernière sommation (Grasset), qui raconte une France en souffrance et en colère.
J5 – Porter sa croix
Il faut s’être comporté bien mal dans une vie antérieure pour se réincarner en supporteur de certains petits clubs destinés à ne jamais rien gagner. Une malédiction qui se transmet d’une vie à l’autre et à travers les générations, car on hérite de la passion de son père, comme de sa fortune ou ses dettes, comme d’une maladie congénitale. On vient au monde avec, on n’y peut rien. Le supporteur de petit club, c’est Sisyphe qui pousse chaque semaine son rocher vers le sommet de la colline, et le voit dévaler chaque samedi dans l’avalanche de ses espoirs. C’est Tantale, plongé dans un fleuve de gloire où il ne peut boire, sous un arbre chargé des fruits de la victoire qu’il ne peut atteindre. (Lire l’article)
Chimère olympique
Résolument moderne et bien loin de tout kitsch, plus difficile encore que celle de la carpe et...
Canons
Mes élèves avaient l’esprit ailleurs et le corps excité. Ils sortaient presque de trois semaines de vacances. Bien sûr, personne n’avait eu le temps de faire la dissertation sur l’art. Le sujet lui-même avait été oublié. J’eus un moment de découragement, quand Louis lança une plaisanterie qui remit malgré lui la machine en marche. (Lire l’article)
Victoria Woodhull
En mai 1872, Victoria Woodhull déclare sa candidature à l’élection présidentielle. Elle n’a pas le droit de vote, et a deux ans de moins que l’âge minimal de 35 ans requis par la Constitution américaine pour devenir président.e des États-Unis. Comme candidat à la vice-présidence, elle propose le nom de Frederick Douglass, l’ancien esclave devenu abolitionniste, qui déclinera la proposition – il n’avait pas été consulté au préalable. Trois jours avant l’élection, elle publie un article dans lequel elle accuse le pasteur Henry Ward Beecher d’avoir eu une liaison avec la femme de l’un de ses meilleurs amis. Elle est arrêtée pour “obscénité”. (Lire l’article)
Canicule ressentie
Ali Baba et les 48 voleurs, Blanche Neige et les 11 nains, Boucle d’Or et les 5 ours, les 1001 journées de Sodome…
Miraculeusement intacts
Un cycliste transportant une armoire normande dans la benne de son vélo-cargo a été renversé...
Nuisances sonores (suite et fin)
À la campagne comme à la ville, les conflits se multiplient. En cause, des nuisances sonores à n’en plus finir. Pourtant, des solutions sont possibles. Quelques bricoleurs ingénieux l’ont prouvé.
La voyageuse évanescente
J’étais parti à Paris à la recherche de l’inspiration. Impossible en effet d’en trouver dans la petite ville du Val-de-Marne – que, par charité, nous ne nommerons pas – où j’ai échoué depuis un peu plus d’un lustre…
Navigation
“On ne fait pas rêver le peuple français avec des mesures techniques, des décrets. La France aujourd’hui doit se doter à nouveau d’un récit national.” Annonce quasi programmatique faite le 1er septembre par Emmanuel Macron lors de sa visite à la foire de Châlons-en-Champagne, où l’ancien ministre était venu dès le lendemain de son départ de Bercy pour “écouter la vraie vie des vrais gens”. On ne sait si cette enquête sociologique expresse à la foire a fourni à l’ex-banquier d’affaires suffisamment de matière pour nourrir son roman ; mais il est certain que le récit macronnien sera un fleuve allégorique charriant de grandioses métaphores. (Lire l’article)
Pocahontas
En 1614, Pocahontas, la fille du chef de la tribu amérindienne de Virginie des Powhatan, se convertit au christianisme et épouse le colon britannique John Rolfe, connu pour avoir introduit la culture du tabac en Amérique du Nord. En 1616, ils traversent l’Atlantique avec leur fils et voyagent en Angleterre pour faire la promotion de la toute nouvelle colonie de Virginie. En mars 1617, Pocahontas meurt d’une maladie inconnue. Elle est enterrée à l’église Saint-George, dans le Kent. En mars 2017, la British Library organisera à Londres une conférence à l’occasion du 400e anniversaire de sa mort. (Lire l’article)
(N.d.T.)
Dans un texte consacré à la la traduction vue comme “un autre livre”, selon les mots de Thomas Bernhard, Olivier Mannoni brossait il y a quelques semaines un tableau du “traducteur en spectre et en auteur”, en “écrivain de l’ombre”. Mais dans quel recoin obscur, cave ou placard ce fantôme est-il tapi ? Il existe un espace réservé au traducteur, un territoire où il règne en maître : la note du traducteur, dite (N.d.T.). Un espace investi voire réinventé de façon parfois surprenante par certains. Exemples avec André Markowicz et Brice Matthieussent. (Lire l’article)
Pokémon Go Fest 2025
Quelques événements lointains nous l’auraient presque fait oublier, mais c’est bien un*...
Sur l’avenir de nos établissements scolaires
En 1872, à Bâle, Nietzsche donnait un cycle de cinq conférences sur “l’avenir de nos établissements d’enseignement”. Dans ce texte le jeune philosophe dresse un constat accablant des établissements scolaires qui ne sont plus capables de promouvoir une culture digne de ce nom. Ses critiques sont nombreuses mais l’une d’entre elles est récurrente : les lycées n’enseignent plus la maîtrise de la langue. Il semble que nos établissements scolaires en soient aujourd’hui au même point, du moins dans l’esprit qui les anime… (Lire l’article)
Le Ministère des sentiments blessés pour Gilles Le Gendre, député trop subtil
Il est des patients qui découragent les meilleures volontés médicales. Monsieur Gilles Le Gendre, président du groupe La république en marche à l’Assemblée nationale, en fait partie. Après avoir affirmé, voici quelques semaines, que le seul tort de la majorité présidentielle était d’avoir été trop intelligente, subtile et technique, il a été admis en urgence par le Dr R. qui, depuis, rechigne à le soigner tant elle le trouve antipathique. Le sens du devoir médical finit par l’emporter et elle lui prescrit non sans subtilité quelques extraits d’un long poème d’Altaf Tyrewala, Le Ministère des sentiments blessés, récemment conditionné en français aux éditions Actes Sud. La lumineuse clarté de cette subtile poésie aidera-t-elle notre patient… dont le Dr R. pourra enfin se débarrasser ? Espérons-le. (Lire l’ordonnance)


















