La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le Caravage, L'arracheur de dent
Sciences du fait-divers

Brosses à dents et autres aliments

Un chirurgien trouve dix-huit brosses à dents dans l'estomac du patient.” Il est important de bien se brosser les dents du fond, mais l’exercice a ses limites, qui sont celles de l’estomac. Dix-huit brosses semble être un maximum ; en tout cas, c’est un nouveau record. On sait peu de choses du patient, hormis qu’il a survécu. Voilà un miraculé. Il n'empêche que la brosse à dents est un des accessoires transitionnels du fait divers. Elle s’est déjà illustrée dans quantité d’affaires surprenantes. (Lire l'article)

John William Waterhouse - Echo et Narcisse
Sciences du fait-divers

Autoportrait au revolver

“Il se fait un selfie avec un revolver et se tue accidentellement.” Ce n’est pas que cet homme ait pris son revolver pour un smartphone. Non, il avait le premier dans une main et le second dans l’autre, les deux braqués sur sa tête. Il a déclenché les deux simultanément, ignorant que l’arme était chargée. Résultat : un mort et une photo pas terrible. Cette mauvaise plaisanterie a eu lieu aux États-Unis, dans l’État de Washington, et ce n’était pas la première du genre puisque, quelques mois plus tôt, un jeune Texan s’était tué de la même manière. L’autoportrait mortel n’est cependant pas une spécialité américaine mais indienne. Le Washington Post nous apprend en effet que c’est en Inde que l’on se tue le plus en se photographiant. (Lire l'article)

Vestidos Calacas © Christilla Vasserot
Mot à mot

La Toussaint

Qui dit Toussaint dit cimetière. Qui dit cimetière dit Père Lachaise. Pas très distingué comme nom : ça fait penser à la Mère Michel et à une chaise percée. Une association qui a sa logique, quand on y pense...
Métropolitain
Mot à mot

Accident voyageur

La langue de bois est à la fois rigide – normal, c’est du bois – et serpentine : elle zigzague entre les mots ne va jamais droit au but. Elle n’appelle pas un chat un chat, comme on dit. Sa fonction est de ne pas dire les choses comme elles sont.
Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 9: Couloirs
Diogène en banlieue

Couloirs

L’anecdote remonte à une douzaine d’années. La salle où j’enseignais se trouvait à l’entresol d’un lycée construit sur une pente. On avait installé dans cet endroit sinistre la plupart des salles réservées aux classes techniques. Un jour, alors que mon cours était déjà bien avancé, je fus surpris par une odeur de brûlé. (Lire l'article)

Foot, Footbologies 2016-2017

J2 – “Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change”

Le football est pure nostalgie. Pour le supporteur, il est lié à l’enfance. Le football, c’est la part du père, l’héritage le plus précieux qu’on conserve par devers soi à travers les aléas de la vie, un souvenir heureux que ne démentent ni les malheurs ni les échecs ni la vieillesse. C’est la raison pour laquelle le temps s’y écoule différemment qu’ailleurs : de la même façon qu’on se sent toujours plus jeune que son âge, qu’on a toujours l’impression d’avoir vingt ans, le football du passé reste toujours présent. L’homme ne se voit pas décrépir ni le supporteur se faner ses souvenirs. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Le trou dans le zéro

Tout comme la nature, les mathématiciens ont horreur du vide, du trou, de la pièce manquante. L’esthétique, la morale presque, commandent une théorie complète, sans surprise, sans hiatus. Si un formalisme mathématique permet de poser une question, elle devrait avoir une réponse ; toute opération devrait fournir un résultat. Sinon il manque quelque chose, et ce manque vous gratte jusqu’au sang ; il faut absolument compléter la théorie pour le combler. Il ne s’agit pas ici d’un principe ni d’une vérité : simplement d’un réflexe, d’un tropisme, d’une compulsion. (Lire l'article)