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UNE COURTE DÉCLARATION* DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE « Si l’Afrique du Sud confirme sa...
Odieux piratage
Après le piratage du site du Sénat, c’est au tour de celui de notre rédaction d’être...
Éternité incompressible
Donald Trump ayant affirmé sans rire, peu après sa séance de piercing à l’oreille droite,...
J3 – La fin de l’ère “glacière”
Le football n’est pas qu’un spectacle, il est aussi un discours, ou plutôt une superposition de discours qui investissent leur objet de significations multiples. Effet de la surmédiatisation, ces discours prolifèrent et tendent à se reproduire les uns les autres, à se citer, se copier, et cette spécularité favorise la production de mythes : des plateaux télé au café du commerce, tout le monde parle de la même chose, laquelle chose devient un référent collectif dont la signification évolue. Un exemple à l’Olympique de Marseille, avec la glacière de Marcelo Bielsa. (Lire l’article)
La Chanson du Jongleur
Il y a pire que la fin du monde : la non-fin du monde. Ce serait horrible ! Nous nous sommes peu à peu fait à l’idée que la planète allait vers un crash final, que l’humanité avait si bien préparé son suicide que plus rien ne l’empêchait, pas même un immense sursaut collectif (fort hypothétique il est vrai). Cette pensée lénifiante nous fait oublier tous nos autres soucis, l’anéantissement général est devenu notre unique horizon, notre désir ultime. En avant, calme et droit, vers le chaos terminal. Ainsi soit-il, et bonne chance à tous. (Lire l’article)
IA et traduction littéraire
Deux associations de traducteurs, l’ATLF (Association des traducteurs littéraires de France) et Atlas (Association pour la promotion de la traduction littéraire) ont publié une tribune conjointe intitulée « IA et traduction littéraire: les traductrices et traducteurs exigent la transparence ». Elle alerte sur la propagation de l’IA dans le domaine de la traduction.
J33 – Coup de comm’
Candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a récemment déclaré sa flamme à l’Olympique de Marseille. Dans un football français polarisé par la rivalité Paris-Marseille révélatrice de vieux enjeux socio-culturels, voilà une prise de position étonnamment tranchée pour celui que ses adversaires accusent d’être « d’accord avec tout le monde ». Dans des campagnes électorales où tout est précisément calculé par les conseillers en communication, le supporteur voudrait que le choix du club fût celui du cœur. Il n’en est rien, les clubs ont une image qu’il est plus ou moins recommandable d’associer à celle d’un candidat. Alors, pourquoi ce choix en apparence clivant pour le candidat du consensus ? (Lire l’article)
Dernière sommation pour la mère de G. Darmanin
Notre service de médecine littéraire recommande à la mère de Gérald Darmanin la lecture du roman de David Dufresne, Dernière sommation (Grasset), qui raconte une France en souffrance et en colère.
Trêves alternées
Afin d’éviter à tout prix une paix de haute intensité, les belligérants décident d’un commun...
Europe !
C’est jour de fête au Panthéon (la Toussaint…) et tout le monde est de sortie. Des groupes se sont formés dans les couloirs de la crypte ; les Grands hommes parlent de l’état du monde, de la tête des visiteurs, de leurs cendres froides. Victor s’approche d’un groupe où la discussion est particulièrement animée.
Hugo : Jaurès, Perrin, Zay, Moulin : les quatre Jean réunis ! La volonté, la science, l’intelligence et le courage parlant de concert, comme c’est beau ! J’en pleurerais. De quoi discutiez-vous, les amis ? (Lire l’article)
Italie-Irlande : à la tienne, Roddy Doyle !
Le problème, c’est que l’Italie n’a pas l’habitude de certaines situations, voilà, disons-le clairement dès le départ. Se présenter au dernier match avec la qualification déjà en poche, et en tant que premier du groupe : a-t-on déjà vu ça ? Nous, les Italiens, on n’est vraiment pas à l’aise dans ce rôle de forts en thème, de premiers de la classe. Sans même un complot des puissants au pouvoir, juste une promenade de santé et ce classement triste, tout germanique, à carton plein… (Lire l’article)
Le syndrome de Sporgersi
Pendant longtemps mon atavisme marseillais m’a empêché de jouir des richesses des langues étrangères. Je pense que c’est dû à l’accent prononcé que nous nous trimballons. […] Depuis, tentant comme je pouvais de combler ce retard, mais sans grand progrès à l’oral, je me suis mis pendant quelques années à traduire certains textes de théâtre et puis de fil en aiguille, je n’ai pu m’empêcher de traduire tout ce que je pouvais. Ma folie m’a donc amené ces derniers jours à tenter de traduire en français un tableau de Jean-Michel Basquiat intitulé All Colored Past Part III. (Lire l’article)
Une amie qui vous veut du bien
Attention, une amitié peut en cacher une autre
On est dans de beaux draps!
La dernière option du front républicain face à l’inexorable montée de l’extrême droite: « Faire...
Lessivés
Le dimanche, dans le quartier, c’est jour de lessivage. Femmes et enfants arrivent les premiers. Ce n’est pas loin de la foire d’empoigne pour réquisitionner les machines. Des hommes s’infiltrent, avec des petits sacs de sport. Notre chariot pour les courses n’est pas adapté du tout, il est taché d’huile et du reste de moutarde d’un pot renversé. Face aux machines, personne ne bouge, alors nous tentons l’expérience de l’immobilité. Qu’il est doux de se laisser entraîner par le roulis, de regarder les couleurs se mélanger dans le tambour, d’intégrer la communauté des lessivés… (Lire l’article)
Sourate n°2, verset 80
Une jeune fille d’une terminale scientifique vint un jour me trouver afin de m’apprendre certaines vérités que je semblais ignorer. Nous sortions d’un cours sur la connaissance et plus précisément sur la démarche scientifique. J’avais tenté d’expliquer à quelles conditions il était légitime de parler de « vérités scientifiques ». J’avais cependant, me dit cette élève, oublié un élément essentiel dans ma présentation. (Lire l’article)
Fortuné Boniface, vrai faux-monnayeur
À l’occasion de la sortie du film qui lui a été consacré, on a beaucoup parlé dans les médias...
Empathy for the Evil (Traduire Horacio Castellanos Moya)
Le vieux policier malade, ancien catcheur, loser solitaire méprisé par ses collègues, avait toute l’allure d’un personnage très attachant. Dix pages plus loin, il n’est plus qu’un être répugnant, tortionnaire, violeur, sadique, une bête immonde. Pourtant… Le don d’empathie pour le pire est inséparable de l’art narratif de Horacio Castellanos Moya. Un art diabolique.















