La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Footbologies, J23 – Superstition et psychologisme, par Sébastien Rutés
Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J23 – Superstition et psychologisme

Il n’est pas de sport moins prévisible que le football. La logique y est moins respectée qu’ailleurs, la supériorité physique ou technique n’est jamais le gage de la victoire, et le talent ne suffit pas. Les raisons en sont nombreuses : jeu moins systémique que d’autres, un seul joueur peut y faire la différence, et la part de l’improvisation y est plus grande ; l’influence des erreurs d’arbitrage aussi, car les points marqués étant rares (en comparaison du basket ou du hand-ball, par exemple), une seule mauvaise interprétation décide souvent du sort d’un match ; et cette rareté fait aussi la part belle aux faits de jeux et aux coups du sort. (Lire l’article)

Théorie du coyote suspendu. Une chronique avéryenne de Nicolas Witkowski
Chroniques avéryennes, Écrans

Théorie du coyote suspendu

Le freinage (par antigravité ?) avant l’atterrissage est devenu un grand classique du dessin animé. La façon de tomber en est un autre : il arrive souvent chez Avery que lorsqu’on coupe un arbre (Timber !!), il tombe du mauvais côté en dépit des lois de la pesanteur. Surtout, comme chez le vil coyote de Chuck Jones, il n’est pas rare de voir un personnage courir, et continuer sur sa lancée en dépassant le bord de la falaise. Il finit par s’arrêter, se gratte la tête et réalise qu’il est dans le vide, ce qui déclenche sa chute immédiate — à la verticale. Or cette “théorie du coyote suspendu” est loin d’être absurde, comme va le montrer un petit détour par l’histoire des sciences. (Lire l’article)

Insultologie appliquée

T’as un QI d’huître

Les amabilités entre chefs d’État se poursuivent et, il y a quelques jours, c’était au tour du président turc Recep Tayyip Erdogan d’ouvrir le feu, en déclarant que son homologue français Emmanuel Macron était en état de mort cérébrale. Ce dernier n’a pas du tout apprécié…
Le nombre imaginaire, Sciences

Ceux qui comptent

Un oiseau, deux oiseaux… tous ces oiseaux ! La chasse sera bonne. Tout a commencé ainsi, et nous en sommes longtemps restés là. Que veut dire compter, quand chaque jour apporte ce qu’il faut de nourriture – ou pas ? Quand ni hier ni demain ne comptent, justement, et que vous ne trouverez plénitude ou famine que dans l’éternel aujourd’hui, sans devoir ni pouvoir thésauriser, sans chercher à prévoir l’imprévisible ? (Lire la suite)

L’Outil et les papillons, de Dmitri Lipskerov, traduit du russe par Raphaëlle Pache, publié chez Nadège Agullo
Ordonnances littéraires

Pour le Dr B. et pour tous les convalescents : Zola et Lipskerov

Le service de médecine littéraire est sens dessus-dessous : le Dr B. a en effet été victime d’un accident et se trouve pour le moment sans traitement littéraire. Ni une ni deux : les Dr R. et Dr P. décident en urgence d’un protocole pour leur consœur et amie. La prescription vaut bien entendu pour tout convalescent ou, plus globalement, pour tout individu souffrant, en cette fin d’hiver grisailleux, d’asthénie et/ou de manque d’évasion radieuse. Principes actifs de cette double posologie de choc : l’intégrale des Rougon-Macquart d’Émile Zola et L’Outil et les papillons de Dmitri Lipskerov (traduit du russe par Raphaëlle Pache), publié chez Nadège Agullo. (Lire l’article)

“Eparse” de Lisa Balavoine, J.C.Lattès, 2018. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne
Livres, Ordonnances littéraires

Éparse pour Nadine Morano

En ce début d’année 2018, le service de médecine littéraire rouvre ses portes après quelques mois d’inactivité, et force est de constater que le cas de celle qui a été notre première patiente est loin d’être réglé. Morano, c’est du lourd, de l’épais, du sérieux. N’empêche, nous n’avons pas vocation à ne soigner que les petits bobos, la médecine de confort n’est pas forcément à dénigrer mais les pathologies lourdes exigent toute notre attention. Nous avons donc décidé de reprendre le cas de cette patiente bien connue de nos lecteurs. (Lire l’article)

Chroniques scarlattiennes, Musiques

Un certain je-ne-sais-quoi

Au moins autant que de Leibniz, le Scarlatti espagnol — Don Domingo Escarlate — dut subir l’influence des philosophes et médecins locaux qui s’exprimaient volontiers sur les effets physiologiques de la musique. Le musicologue anglais Thomas Burney, qui avait longuement interrogé Farinelli sur Scarlatti, rapporte une réponse du maître à qui l’on reprochait son mépris des règles : “Scarlatti demanda si ces écarts offensaient l’oreille. Comme on lui répondait que non, il disait penser qu’il n’y avait guère d’autre règle digne de l’attention d’un musicien que de ne pas déplaire au seul organe des sens qui soit l’objet de la musique.” (Lire l’article)

La branloire pérenne

L’imbroglio catalan

Ce qui se passe en Catalogne paraît sans doute surréaliste aux yeux de nombreux Européens habitués à vivre en paix au sein de leurs frontières. Or voici que de l’autre côté des Pyrénées (“Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà”, notait Pascal) se produit l’inimaginable : un peuple ou une région ou encore une communauté réclame le droit à l’autodétermination et menace de faire bientôt sécession. La violence a déjà commencé, le spectre de la guerre civile est invoqué par certains. Mais ce que revendiquent les Catalans est- il légitime ? (Lire l’article)