La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Chroniques
© Glenn Francis, www.PacificProDigital.com
2017 Année terrible

Cauchemar

Emmanuel Macron a un sommeil agité ces jours-ci. Les bons sondages et ses envolées de fin de meeting lui donnent une légère hypertension et, surtout, il fait des cauchemars atroces. Le scénario en est toujours à peu près le même : Emmanuel a 16 ans, il est en Première au lycée jésuite de la Providence à Amiens ; au fond de la classe, il feuillette des revues pornos en bavardant avec un camarade lorsque, soudain, sa professeur de Français Brigitte Auzière (future Brigitte Macron) le rappelle vivement à l’ordre. (Lire l'article)

Sébastien Érard clavecin piano Scarlatti rosace
Chroniques scarlattiennes, Musiques

L’or du Brésil

Dès le tout début du XVIIIe siècle, il est de notoriété publique, à Naples, que le fils d'Alessandro Scarlatti, Domenico, touche le clavecin mieux que personne. Alessandro le premier, qui écrit que son fils est un aigle qui doit déployer ses ailes. L'aiglon ira donc à Venise puis à Rome, où il servira la princesse de Pologne, puis au Vatican, qui a gardé trace de son passage en tant que maître de chapelle. Il se fait d'autres relations à l'académie d'Arcadie, hébergée par le cardinal Ottoboni, futur pape. L'un des membres de ce club très select est le roi Jean V de Portugal, immensément riche de l'or et des diamants du Brésil, qui désire s'attacher les services de Scarlatti junior, 34 ans, pour sa cour de Lisbonne qu'il veut la plus illuminée d'Europe. (Lire l'article)

Anaïs Nin
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Le papa d’Anaïs

“Le grand concert donné mercredi 27 par Joaquín Nin a été la plus savante fête musicale de la saison d'hiver. Dans un public de cent dilettanti, nous citerons Gabriele d'Annunzio” relate L'Avenir d'Arcachon en mars 1912. Ce soir-là, il joue Couperin, Rameau, Bach et Scarlatti. Pour d'Annunzio, Scarlatti est une révélation fulgurante. Quant à Nin, c'est le grand intercesseur : “Par l'art merveilleux de ses doigts et de ses esprits, il révélait en lui un vrai maître claveciniste digne du XVIIIe siècle, digne du divin Napolitain.” À ceci près que le clavecin était un piano, et que c'est précisément pour avoir dit que le second était préférable au premier que Nin a subi les foudres de Wanda. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

Coronalines

On l'a encore vu récemment avec le départ précipité de milliers d'Anglais venus passer leurs vacances en France, les quatorzaines imposées aux voyageurs à leur arrivée compliquent ou rendent impossibles les déplacements d'un pays à l'autre...
Le CITL (Collège international des traducteurs littéraires) installé dans l'Espace Van Gogh à Arles. Photo © CITL
Le coin des traîtres, Traduction

Triangulation

À Arles, la Fabrique des Traducteurs a pour objectif de donner à de jeunes traducteurs en début de carrière l’occasion de travailler avec des traducteurs expérimentés et de mieux connaître le paysage de la traduction et de l’édition. Exemple de problème auquel fut confronté un traducteur mexicain lorsqu'un éditeur lui demanda de traduire The Lost City of the Monkey God, de Douglas Preston, en espagnol “neutre”. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

[#presidentielles] Grand concours

Afin de rendre la campagne pour l'élection présidentielle un peu moins morose, nous avons décidé de lancer un grand concours de détournement d'affiches des différents candidats. Dans un esprit joyeux – à la bonne franquette (de souche) – et sans aucune méchanceté.
Le Divan © Freud Museum London
Le coin des traîtres, Traduction

Je suis une serial

Ah mais, parce que moi, vous comprenez, on me dit: vous le trahissez, ou tu le trahis, c’est de la trahison, c’est vrai, on peut dire que je le trahis, mais au fond, moi, je ne veux pas, je ne veux pas le trahir, ce n’est pas mon intention, parce que trahir, c’est déjà trop, c’est en faire trop, je reste à ma place, moi, si je le trahis, ce n’est pas volontaire, rien à voir avec la bonne vraie trahison, la vieille grande trahison. Pas de génie qui ne trahisse, alors, trahison, hein, trahison!