La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le nombre imaginaire, Sciences

À la planche !

Cinq affreux pirates ont décidé de se partager le butin de leurs rapines, soit 1000 doublons. N’ayant aucune confiance les uns dans les autres, ils décident d’invoquer de concert le fantôme du célèbre et terrifiant Barbe-Noire, leur maître incontesté quoique défunt, dont même le plus épouvantable d’entre eux ne saurait braver les édits, et qui sera donc l’arbitre et le garant de la transaction. Ce dernier leur livre une énigme... (Lire l'énigme)

Insultologie appliquée

Pauvre con

Tout a basculé le 23 février 2008. Ce jour-là, un président de la République en exercice — par ailleurs chef des armées, co-prince d'Andorre et chanoine d'honneur de la basilique Saint-Jean-de-Latran — gratifiait un de ses concitoyens d’un "Casse-toi, pauv' con !".
Diogène en banlieue: une chronique de Gilles Pétel. Chapitre 9: Couloirs
Diogène en banlieue

Couloirs

L’anecdote remonte à une douzaine d’années. La salle où j’enseignais se trouvait à l’entresol d’un lycée construit sur une pente. On avait installé dans cet endroit sinistre la plupart des salles réservées aux classes techniques. Un jour, alors que mon cours était déjà bien avancé, je fus surpris par une odeur de brûlé. (Lire l'article)

Fuck Corona
Insultologie appliquée, Pandémie

Fuck the Corona

Le rap est certainement le champ artistique le plus réactif à l’actualité. Si ses mélodies sont rarement surprenantes, ses textes ont un caractère printanier qui sied à la saison et aux circonstances. En témoignent ces quelques sorties récentes...
Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J13 – Esse est percipi per arbitrum

“J’l’ai pas touché !” s’indigne le joueur qui vient de découper un adversaire en deux. “C’était l’épaule !” proteste un autre qui vient de marquer de la main… Pourquoi les footballeurs nient-ils l’évidence, au risque de conforter leur réputation de menteurs ? Tout simplement parce qu’il n’y a pas d’évidence, pas de réel dans le football : seulement, des perceptions du réel qui entrent en concurrence. Or, l’une a force de loi sur les autres : celle de l’arbitre. Pour le joueur, le réel objectif compte moins que la perception subjective qu’en a l’arbitre. Sur le terrain, ce que l’arbitre ne voit pas n’existe pas. Esse est percipi aut percipere” : sport idéaliste par excellence, le football illustre la formule de Berkeley : n’existe que ce qui est perçu ou perçoit. Et va même plus loin : esse est percipere per arbitrum. Ce n’est pas dans la réalité que se joue un match, mais dans l’esprit d’un arbitre. (Lire l'article)

Insultologie appliquée

Grosse merde

Le tennis est une activité idiote pratiquée par des gens en short dont l’unique but est de se débarrasser d’une balle en feutre jaune en tapant dessus comme des sourds, quoi qu’il se passe autour. Parfois, cela peut durer des heures. Et en agacer plus d'un.

hargne anoure piscine vernay
Chanson de gestes

La hargne de l’anoure des piscines

Afin de ne pas oublier tout à fait les joies estivales d’un bain de mer, on se rend à la piscine municipale. On plonge tranquillement pour dénouer un corps qui s’est déjà replié pour s’encastrer dans les rames de métro. On allonge les jambes, on bat des pieds pour libérer les chevilles. À peine quelques brasses coulées et voici que l’on croise un anoure des piscines d’un autre genre. (Lire l'article)

Leandro Bassano, Pénélope défaisant son ouvrage (Musée des Beaux-Arts de Rennes)
Sciences du fait-divers

Le coup de la pompe

“Il oublie sa femme à la station-service et ne s'en aperçoit qu'après 100 km.” L'incident n'est pas rare. En effet, on peut oublier quantité de choses près d’une pompe à essence ou sur une aire d’autoroute : ses enfants, sa femme, son mari, son chien, son portefeuille, sa tête (rarement sa voiture). Quoi qu'il en soit, ce beau fait divers sans sang ni sexe ni violences a rapidement fait le tour du monde, probablement parce qu’il encapsulait en peu de mots les difficultés de la vie de couple. (Lire la suite)

Courrier du corps

Le #LogeurduDaesh vivait à saint Déni

De quoi pouvait-on bien rire encore après le 13 novembre ? Non pas rire sans rapport avec les attentats mais rire à leur propos, autour d'eux : comment les apprivoiser, les circonscrire psychiquement ? L'homme providentiel s'appelle Jawad Bendaoud. Les internautes l'ont hashtagué #logeurdudaesh, la faute de syntaxe valant comme signe de la parodie et de la duplicité. Il est devenu un mème en trois secondes et demie grâce à sa déclaration sur BFMTV : “On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, monsieur. On m'a dit d'héberger deux personnes pendant trois jours et j'ai rendu service. Je sais pas d'où ils viennent, on n'est au courant de rien. Si je savais, vous croyez que je les aurais hébergés ?” Perçue comme un mensonge par de nombreuses personnes, la déclaration a donné lieu à des centaines de détournements. (Lire la suite)