La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
La honte. Réflexions sur la littérature, de Jean-Pierre Martin, Gallimard, Folio essais, 2017
Livres, Ordonnances littéraires, présidentielle 2017

Jean-Pierre Martin pour Pauline Camille

La honte est, selon Jean-Pierre Martin, l’un des grands ressorts de la littérature. À l’heure où les Américains se jettent sur 1984 de Georges Orwell pour essayer de cerner au mieux les agissements de leur président et ses fameux “faits alternatifs” ; à l’heure où en France la saga Fillon compte plus de rebondissements et de révélations dantesques que la plus audacieuse des séries américaines ; à l’heure, donc, où la réalité semble avoir clairement dépassé la fiction, il est plus que jamais nécessaire de chercher dans la littérature ce que la réalité veut dire. (Lire l'article)

“Diogène en banlieue”: 1. Invasion © Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Invasion

L’exercice du métier de professeur est plus varié, plus amusant, plus pénible aussi quelquefois que ne l’imagine la plupart des gens. Une anecdote me revient à l’esprit. La rentrée scolaire avait eu lieu depuis une huitaine de jours quand les élèves d’une terminale technique me demandèrent de déplacer mon cours de philosophie du vendredi au mardi. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

Nettoyer le ciel

“Je veux défendre le droit d’admirer les nuages sans estafilades.” À la veille de la première manifestation pour l’interdiction des traces d’avions, entretien avec le fondateur d’ÉtherNu, qui nous raconte son combat.
Choses revues

La merde dans l’art

Beaucoup d’artistes ont fait de la merde au sens figuré – même des artistes non figuratifs – mais peu en ont vraiment fait le sujet principal de leur œuvre. C’est donc un grand vide que viennent de combler les éditions Schatten en publiant ce qui sera sans doute pour longtemps le l’ouvrage de référence en ce domaine.

Saint Janvier © Gilles Pétel
La branloire pérenne

Saint Janvier

Nietzsche publie en 1882 le Gai savoir dont le livre IV s’intitule Saint Janvier. Ce livre compte un grand nombre de textes célèbres qui ont pour dénominateur commun d’affirmer la joie de vivre en toutes circonstances et malgré tout ce qui s’y oppose. Dans le premier texte du livre IV, "Pour le nouvel an", Nietzsche fait un rapide bilan des résolutions qu’il a prises pour la nouvelle année. Non pas ces résolutions badines dont nous abreuvent nos chaînes de télévision : arrêter de fumer, perdre du poids, aller à la gym, à la messe, à la mosquée, au temple ou à la synagogue de façon régulière... Non, Nietzsche y déclare simplement qu’il "ne veut plus, de ce jour, être jamais qu’un affirmateur". (Lire l'article)

El Jaleo, de John Singer Sargent, 1882
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Olé !

Il paraît que la musique de Scarlatti est dans le goût espagnol. Les musicologues s'ingénient à y distinguer les jotas des fandangos et des séguidilles. À quoi bon ? Ayant vécu en Espagne, Scarlatti a certes utilisé le matériau local, d'autant que le clavecin se prête mieux que tout autre instrument à l'imitation. Dans les sonates, on entend l'Espagne du XVIIIe siècle comme si on y était, ses cris de rues, ses guitares, ses jets d'eau et ses fanfares, mais on entend surtout une musique qui transcende tous les régionalismes. C'est elle qui compte. (Lire l'article)

John Wayne
Insultologie appliquée

Menteur à tête de chien

Les insultes traversent moins facilement les océans que les virus. Prenez Joe Biden, bien parti pour être le candidat démocrate aux prochaines présidentielles américaines, qui semble puiser ses insultes dans le cinéma du milieu du siècle dernier.
Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J22- Passion et raison

En France, le football n’est pas une question de vie ou de mort. On s’en réjouira. Néanmoins, ce défaut de passion a un effet collatéral inattendu : la faiblesse de l’arbitrage. Un seul arbitre sélectionné au Mondial 2010 et à l’Euro 2012, aucun au Mondial 2014, et un seul pour l’Euro 2016 qui se jouera à domicile : la réputation de l’arbitrage français n’est plus à faire. On aura beau en chercher les causes dans la formation nationale, l’explication est bien plus simple : les arbitres français ne sont pas soumis à la même pression que leurs homologues anglais, turcs, brésiliens ou mexicains, parce qu’ici le football n’est qu’un divertissement. (Lire l'article)