La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Diogène en banlieue: heurs et malheurs d'un prof de philo aux confins du système scolaire. Une chronique de Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Euphémismes

La manie des néologismes n’est pas nouvelle en France. Elle n’est pas non plus cantonnée au seul domaine de l’éducation. Ces néologismes sont souvent des euphémismes. Un mort est un défunt, un aveugle un non-voyant. Que signifie alors la métamorphose du professeur en enseignant ? (Lire l'article)

“Diogène en banlieue”: 1. Invasion © Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Invasion

L’exercice du métier de professeur est plus varié, plus amusant, plus pénible aussi quelquefois que ne l’imagine la plupart des gens. Une anecdote me revient à l’esprit. La rentrée scolaire avait eu lieu depuis une huitaine de jours quand les élèves d’une terminale technique me demandèrent de déplacer mon cours de philosophie du vendredi au mardi. (Lire l'article)

Paul Delaroche - Napoléon à Fontainebleau le 31 mars 1814 (1840) - Musée de l'Armée
Sciences du fait-divers

Anaphores, désillusions et constitutionnalité

“‘À quoi sert François Hollande ?’ : L'étrange intitulé d'un examen de droit.” (20 Minutes). C’est jour de partiel de droit constitutionnel à la faculté de la Couronne, à Angoulême. Deux questions, au choix, sont proposées aux étudiants. La première porte sur le rôle du Conseil constitutionnel dans la formation du bloc de constitutionnalité. Pffff ... La seconde : “À quoi sert François Hollande ?”. Ainsi posée, la question porte en elle sa réponse (“à rien !”) tant elle ressemble au titre de couverture d’un hebdomadaire qui aurait décidé de se farcir méthodiquement le Président. Après avoir fait rire l’amphithéâtre, la question a fait glousser les réseaux sociaux. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements, En bref, Foot

Drone de drame (ou presque)

L’arbitrage du Mondial devait être assisté par des drones qui, grâce à un ingénieux système que nous ne détaillerons pas ici (trop technique pour nos lectrices), suivraient au plus près tous les déplacements des ballons. D’autres suivraient les joueurs qui profiteraient d’être loin du cœur de l’action pour préparer un mauvais coup.

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Allemagne-Slovaquie : en passant par l’Allée-vous-faire-foutre

Le bar Perlin n’est pas très loin de l’église Zionskirche et pendant le trajet, je croise partout des gens rassemblés pour voir le match, oubliés le Brexit, les immigrants noyés, les foyers de demandeurs d’asile brûlés, aujourd’hui tout va bien : soleil, bière, l’Allemagne remporte le championnat d’Europe. Le triomphe paraît si proche et ne connaît pas de limites. Au bar Perlin, on sert du mousseux avant le coup d’envoi et on trinque pendant l’hymne national. (Lire l'article)

Se couler dans le moule - Le moule du capitaine Haddock
Mot à mot

Se couler dans le moule

Le verbe couler ouvre sur d'agréables perspectives. Qui ne rêve de « se la couler douce » ? ou de « couler des jours heureux » ? Sauf qu'on dit aussi : se couler dans le moule ». Tout de suite moins engageant, non ?
Insultologie appliquée

Offense du chef de l’État

La visite d’Emmanuel Macron chez le professeur Didier Raoult, jeudi dernier à Marseille, s’est extrêmement mal passée. Un témoin a saisi ce bref échange entre les deux hommes à l’arrivée du convoi présidentiel. Le chef de l'État semblait passablement énervé.
Max Ernst, La Forêt (1931) © ADAGP / Musée de Grenoble - Une chronique scarlattienne de Nicolas Witkowski
Chroniques scarlattiennes, Musiques

La forêt de Debussy

Dans ses épatantes chroniques musicales intitulées Monsieur Croche, Debussy s'élève contre une interprétation de Beethoven trop imitative et ne laissant aucun champ à l'imagination : “Rend-on le mystère d'une forêt en mesurant la hauteur de ses arbres ?” demande-t-il. Que faire devant la forêt Scarlatti aux 555 arbres, la jungle faudrait-il dire, remarquablement impénétrable aux techniques habituelles de la musicologie, laquelle s'interroge toujours, entre autres, sur la chronologie des sonates ? Et si l'on mesurait la longueur des sonates ? Ou plutôt le rapport des deux parties, qui permet de comparer des sonates de longueurs différentes. De façon totalement inattendue, il apparaît que ce nombre varie de façon cohérente d'un bout à l'autre du corpus, et que cette variation reflète l'évolution des stratégies de composition utilisées par Scarlatti... (Lire l'article)