La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Allemagne-Italie : de l’importance du gardien de but pour déjouer la mort

Ce match devait ne pas avoir de vainqueur, juste un qualifié pour la vitrine et pour la suite de la compétition. Nous avons eu ça, qui allège un peu, mais c’est déjà ça, le poids de nos larmes. Comme la poésie, comme la vraie politique des utopies, comme le cinéma, le football montre qu’on n’a la vie qu’en plus de la mort. En littérature, en sport, en amour, en désirs, en tout ce qui fait bander la vie et en toute chose, la vie on la veut pour toujours. Le football, c’est le côté clair de la Force. Le football c’est la vie. (Lire l'article)

Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J3 – La fin de l’ère “glacière”

Le football n’est pas qu’un spectacle, il est aussi un discours, ou plutôt une superposition de discours qui investissent leur objet de significations multiples. Effet de la surmédiatisation, ces discours prolifèrent et tendent à se reproduire les uns les autres, à se citer, se copier, et cette spécularité favorise la production de mythes : des plateaux télé au café du commerce, tout le monde parle de la même chose, laquelle chose devient un référent collectif dont la signification évolue. Un exemple à l’Olympique de Marseille, avec la glacière de Marcelo Bielsa. (Lire l'article)

La dernière journée de Ligue 1 chroniquée par Sébastien Rutés dans ses Footbologies de la revue délibéré
Foot, Footbologies, Footbologies 2016-2017

J38 – Ecce homo

En cette dernière journée de la saison, une question demeure : pourquoi une telle popularité du football ? Parce que le supporteur s’y reconnaît mieux que dans n’importe quel autre sport. Assurément, le football est le sport le plus humain. Trop humain. Le football est un miroir où le supporteur contemple son propre portrait. Le spectateur se regarde lui-même. Pas comme Méduse qui se pétrifie elle-même à la vue de son reflet dans le bouclier que lui tend Persée. Au contraire, c’est Narcisse tombé amoureux de son propre visage à la surface de l’eau. (Lire l'article)

Foot, Footbologies 2016-2017

J4 – France, terre d’asile

Entre un pays et son championnat se tissent de curieux liens. A l’heure où l’on annonce à Calais la construction d’un mur, qu’en Essonne un futur refuge pour migrants est incendié et qu’un ancien président de la République s’attaque au regroupement familial, la Ligue 1 prend le contrepied de l’atmosphère ambiante en accueillant au mercato estival tous les joueurs dont les championnats étrangers ne veulent pas. Pour combien de temps ? Il n’y a guère plus qu’au football que la France fait honneur à sa tradition d’accueil. En langage footballistique, c’est ce qu’on appelle “se relancer”. 
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Le nombre imaginaire, Sciences

Deux cafés et le logarithme, parakaló !

Un voyage en Grèce est aussi une belle promenade en terroir linguistique. Un plaisir tout particulier est d'y demander l’addition – to logariasmó. Si nous pouvions payer des logarithmes plutôt que des additions, la vie serait bien douce, surtout aux beaux jours en terrasse. Le premier verre de blanc vous coûterait cinq euros  ; mais le suivant ne vous coûterait que 70 centimes de plus, et pour la même somme on vous en apporterait encore deux de plus. Le logarithme, en effet, est une incroyable petite machine à transformer les multiplications en additions. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

[#presidentielles] Grand concours

Afin de rendre la campagne pour l'élection présidentielle un peu moins morose, nous avons décidé de lancer un grand concours de détournement d'affiches des différents candidats. Dans un esprit joyeux – à la bonne franquette (de souche) – et sans aucune méchanceté.
Le nombre imaginaire, Sciences

Une visite au moi d’à côté

Notre promenade dimensionnelle continue, et nous allons faire un petit arrêt dans un espace à cinq dimensions – trois d’espace, une de temps, la cinquième étant celle des univers parallèles (rien de moins). Bien connue des amateurs de science-fiction, cette spéculation reçoit par ailleurs un soutien des plus sérieux de la part d’une bonne partie de la communauté scientifique, puisqu’elle est entre autres à la base d’une interprétation de la physique quantique qui est une concurrente crédible à l’interprétation dominante dite “de Copenhague”. (Lire l'article)

Bruce Gray vu par Clo'e
Chanson de gestes

Tête basse

La rame de métro semble s’être figée sur une seule position, pétrifiée. Plus aucun regard. Tous ont la tête basse, les paupières baissées. Tous tiennent entre leurs mains recueillies un objet qui, de loin, nous paraît ressembler à un missel, en tout cas un livre sacré. L’heure est sans doute aux prières. La posture de chacun est celle de la dévotion, de la soumission à un ordre, une autorité supérieure, suprême. Personne ne bouge. (Lire la suite)

Francisco De Goya y Lucientes, Le sommeil de la raison engendre les monstres, série “Caprichos” nº43
Mot à mot

Antonyme

“Le sommeil de la raison engendre des monstres” est le titre d'une gravure de Goya. Le dessin autant que son titre sont d'actualité. Ils sont aussi le point de départ d’un Mot à mot qui commence par un exercice délicat : dire un mot pour un autre.
Le nombre imaginaire, Sciences

Entretien d’embauche

Un aspect de la culture geek d’Internet que l’on peut juger amusant ou effrayant est la manière dont ses membres se cooptent. S’il est un domaine où la sélection par les maths est reine, c’est celui-là. Google (comme d’autres) utilise régulièrement des techniques de recrutement du type jeu de piste : une énigme est posée à la communauté internet, et les quelques petits génies qui la résoudront en premier se verront envoyer un lien secret leur offrant la possibilité d’en résoudre d’autres, puis d’être recrutés. Voici une très jolie énigme posée régulièrement, paraît-il, en entretien d’embauche. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Au bout de la Nationale 7

Les mathématiciens détestent les nombres imposés arbitrairement, et parmi eux le nombre de dimensions de l’espace : trois. Hauteur, largeur, épaisseur (ou bien : latitude, longitude, altitude). Ce diktat de trois dimensions, pas plus pas moins, est insupportable au matheux, qui va immédiatement se faire un plaisir d’imaginer autre chose. Pourquoi pas deux dimensions, ou quatre ? pourquoi pas une infinité ? Pourquoi pas, même, 3/2 ou Pi ? Et un espace à zéro dimension ? Pas très excitant, on s'y sent vite à l'étroit. Et un espace de dimension un ? Tout point y est identifié par une seule coordonnée, par exemple un nombre. C’est ce qui se passe sur la mythique Nationale 7. (Lire l'article)