La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Marjorie Taylor Greene
Mot à mot

Pro Pro Pro

Le PRO, rien à dire, est à la mode. Combattif, individualiste, il se projette en avant, et vise l’excellence. Il nous pousse, c’est bien ça, à avancer et, tant qu’à faire, nous incite même à être en avance. Sur quoi ? Sur tout. C'est peut-être bien là le problème. 
Chroniques du mobilhome © Gilles Walusinski
Chroniques du Mobilhome

Chroniques du mobilhome (5)

Aux abords des écoles, les enfants affluent. Ta mère salue joyeusement ses connaissances. Des femmes dont certaines portent le hidjab, un boubou, des hommes parlant diverses langues, des grands-parents au pas tranquille, des parents très pressés...
Nicolas Machiavel, Le Prince, traduit de l'italien par Jacques Gohory, préface de Paul Veyne, suivi d'extraits des Œuvres politiques et des Lettres familières, Gallimard, coll. Folio classique (n° 1173), nouvelle édition en 2007. Une ordonnance littéraire de Nathalie Peyrebonne dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

Machiavel pour les neutres

Facebook a récemment fait une annonce surprenante : ses employés vont devoir suivre des cours de “neutralité politique”. Parce qu’aujourd’hui, il est de mauvais ton d’être engagé. La respectabilité implique la neutralité, l’objectivité, réelles ou supposées. Ainsi, le gouvernement n’a plus vraiment d’idées politiques, il est “pragmatique”, il est neutre, comme le Medef, que Pierre Gattaz veut “apolitique”, ou le mouvement lancé par Emmanuel Macron, “pas à droite, pas à gauche”. Ceux qui dirigent, de plus en plus, déclarent être indépendants, impartiaux, sans engagements, ils aiment tout le monde et leur cœur ne penche ni vers les uns, ni vers les autres. Promis, juré. À tous les apôtres de la neutralité politique, et aux dirigeants de Facebook en particulier, je recommande fermement la lecture du Prince de Machiavel...  (Lire l'article)

La branloire pérenne

L’imbroglio catalan

Ce qui se passe en Catalogne paraît sans doute surréaliste aux yeux de nombreux Européens habitués à vivre en paix au sein de leurs frontières. Or voici que de l’autre côté des Pyrénées (“Vérité en deçà des Pyrénées, erreur au-delà”, notait Pascal) se produit l’inimaginable : un peuple ou une région ou encore une communauté réclame le droit à l’autodétermination et menace de faire bientôt sécession. La violence a déjà commencé, le spectre de la guerre civile est invoqué par certains. Mais ce que revendiquent les Catalans est- il légitime ? (Lire l'article)

Sciences du fait-divers

Chemin de croix

“Nu, Jesús vole une voiture de police.” Le type en question, Tarango de son nom de famille, était assis en tenue d’Adam dans une rue de Clovis, au Nouveau Mexique. Un policier arrive, sort de son véhicule et demande à Jesús Tarango d’aller s’asseoir ailleurs. Et de se couvrir un peu par la même occasion. Mais Jesús saute dans la voiture du flic et s’enfuit. Jésus (l’autre) aurait-il pu échapper à la crucifixion si les Romains avaient été aussi étourdis que la police du Nouveau Mexique ? Et le Messie était-il nu sur la croix ? (Lire l'article)

John William Waterhouse - Echo et Narcisse
Sciences du fait-divers

Autoportrait au revolver

“Il se fait un selfie avec un revolver et se tue accidentellement.” Ce n’est pas que cet homme ait pris son revolver pour un smartphone. Non, il avait le premier dans une main et le second dans l’autre, les deux braqués sur sa tête. Il a déclenché les deux simultanément, ignorant que l’arme était chargée. Résultat : un mort et une photo pas terrible. Cette mauvaise plaisanterie a eu lieu aux États-Unis, dans l’État de Washington, et ce n’était pas la première du genre puisque, quelques mois plus tôt, un jeune Texan s’était tué de la même manière. L’autoportrait mortel n’est cependant pas une spécialité américaine mais indienne. Le Washington Post nous apprend en effet que c’est en Inde que l’on se tue le plus en se photographiant. (Lire l'article)

arcimboldo épinards légumes
Sciences du fait-divers

Les épinards de Darwin

“Elle porte plainte parce que son ex-conjoint oblige ses enfants à manger des légumes.” Oui, cette mère de famille reprochait à son ancien compagnon de forcer leur progéniture à manger haricots, concombres, brocolis, courgettes, épinards, endives, salsifis et autres vertes horreurs. La plainte, déposée à la gendarmerie de Briec dans le Finistère, n’a eu aucune suite : le parquet ne l'a pas jugée recevable car, pour les services du procureur, être obligé d'ingurgiter des légumes n'est pas assimilable à un acte de violence, du moins tant que ça ne passe pas par un entonnoir. L'Organisation mondiale de la santé elle-même ne préconise-t-elle pas de consommer cinq fruits et légumes par jour ? (Lire la suite)