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La fin d’un monde
Se tient à Paris en 1900 le deuxième congrès international des mathématiciens. L’Allemand David Hilbert, chef de file incontesté de l’approche axiomatique, y fait sensation en présentant une liste de vingt-trois problèmes ouverts dont la résolution, selon lui, marquera le XXe siècle naissant. À ce jour, onze ont été résolus. Le premier, appelé hypothèse du continu, ne le sera jamais. Une demi-douzaine d’autres sont considérés comme presque résolus. Cinq d‘entre eux résistent encore. (Lire l’article)
Le choix de la langue
Les essais spirituels et les romans picaresques où le zen tient la place de choix sont rares. C’est à Paris que se situent les romans de M.C. Dalley, pseudonyme de Philippe Rei Ryu Coupey, maître zen américain, vivant et enseignant le zen à Paris. Car c’est à Paris que s’est déroulée la rencontre qui a déterminé sa vie, celle avec son maître japonais Taisen Deshimaru. Dans ses livres comme dans son enseignement, la traduction et la transmission sont au cœur d’une vision singulière du monde. Il s’en entretient ici avec Agnès Villette. (Lire l’entretien)
Escaliers d’Escher et pyramides de sable
L’exponentielle, késaco ? Plus que le logarithme, dont elle est pourtant consubstantielle, l’exponentielle nous est familière au moins par l’expression consacrée croissance exponentielle. Ce terme, appliqué tout aussi bien à la population mondiale, à l’économie du loup ou dragon économique du moment ou à la puissance de calcul informatique qu’aux comptes Facebook ou Twitter, suscite autant l’admiration que l’effroi. On le retrouve ad nauseam, non sans raison parfois, mais bien souvent sans guère plus de réflexion. (Lire l’article)
Fleuron(s)
Ce fleuron de l’architecture de la fin du XXe siècle a particulièrement bien vieilli, à l’instar d’autres réalisations de l’époque…
Mario Kart Tour : tollé contre la Toadette
Le 25 septembre sortait Mario Kart Tour, une énième version du jeu vidéo de course piloté par le plombier star de Nintendo. Un hashtag directement issu de l’univers de Mario a illico pris d’assaut la twittosphère : #toadette.
Il a plu toute la nuit de Pâques
Il a plu toute la nuit, mais cette fois le soleil est bien revenu. Les parents du petit Albert...
Le projet Soubirous 2020
Grâce à la technique de l’hologramme, la ville de Lourdes s’apprêtait à revivre une fois par an, au mois de février, l’apparition de la vierge. Le projet était lancé et plutôt en bonne voie, mais des rumeurs ont mis fin à la vague d’enthousiasme qu’il avait soulevée.
Au fil de l’eau
Depuis que l’eau de la Seine a été purifiée, on y croise de plus en plus souvent des baigneuses...
Singe-Nitouche
Une bioacousticienne du Muséum d’Histoire Naturelle s’est rendue dans plusieurs stades de foot pour y enregistrer les cris poussés par les supporters.
Mon semblable
BlaKkKlansman, le dernier film de Spike Lee, sorti en salles le 22 août, traite sur le mode de la comédie du racisme purulent aux États-Unis. Adapté d’une histoire vraie, le film raconte comment un policier noir réussit à infiltrer le Ku Klux Klan à l’aide d’une ruse qui vaut bien celles d’Ulysse. L’action se situe dans les années 1970, époque du Black Power, époque aussi où le Ku Klux Klan, bien qu’il n’ait plus d’existence légale, continue de mener des actions d’intimidation à l’égard des Noirs. Pourtant au-delà du portrait féroce et burlesque des hommes de cette organisation raciste, suprémaciste et identitaire, c’est l’Amérique de Trump qui est directement visée par Spike Lee comme en témoignent les quelques “great America” que se lancent régulièrement les adeptes du Klan. L’occasion de s’interroger sur ce que nous appelons “mon semblable”. (Lire l’article)
Une revendication un poil confuse
Bravant l’interdiction de manifester en ce jour du deuxième tour des élections législatives, un...
Animaux sans paroles
À en croire le think thank Terra Nova, il faut manger moins d’animaux. Argument : l’impact désastreux de notre consommation excessive de viandes sur notre santé comme sur notre environnement. À trop manger de chairs carnées, nous creusons notre trou. Un constat qui, malgré les apparences, se situe aux antipodes des croyances véhiculées par le mouvement végan très à la mode aujourd’hui. Une question, pour y voir plus clair : peut-on respecter les animaux ? (Lire l’article)
Les cocus de Bagdad
L’histoire des cocus de Bagdad ne figure pas dans Les Mille et une nuits. Mais elle est un classique des problèmes de logique dont la solution repose sur un mode de raisonnement central dans les mathématiques, que l’on appelle raisonnement par récurrence ou, plus classieux, par induction. Sommés par le Vizir d’acquitter un impôt sur leur infortune conjugale, les cocus de Bagdad mettent quarante jours avant de se présenter au Palais. Combien y en a-t-il, et pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour se manifester ? Sachant qu’à Bagdad comme ailleurs, si vous êtes cocu, tout le monde le sait sauf vous… (Lire l’article)
Pocahontas
En 1614, Pocahontas, la fille du chef de la tribu amérindienne de Virginie des Powhatan, se convertit au christianisme et épouse le colon britannique John Rolfe, connu pour avoir introduit la culture du tabac en Amérique du Nord. En 1616, ils traversent l’Atlantique avec leur fils et voyagent en Angleterre pour faire la promotion de la toute nouvelle colonie de Virginie. En mars 1617, Pocahontas meurt d’une maladie inconnue. Elle est enterrée à l’église Saint-George, dans le Kent. En mars 2017, la British Library organisera à Londres une conférence à l’occasion du 400e anniversaire de sa mort. (Lire l’article)
Salon de l’agriculture
Samedi : Bordel Dimanche : Bardella (Le programme complet dans nos pages 5)
Lumières portugaises
Dans son roman Le Dieu manchot, José Saramago, prix Nobel de littérature, recrée l’atmosphère du Portugal au début du XVIIIe siècle. Sur un fond mystique bien tassé — l’édification de la basilique de Mafra par le très pieux roi Jean V dont le palais est éclairé par des cierges, et qui partage très officiellement la couche de la Mère supérieure d’un couvent voisin —, Saramago imagine la construction du premier aéronef de l’histoire par le génial inventeur Bartolomeu de Gusmão… au son du clavecin de Domenico Scarlatti. Dans le roman, un couple fort sympathique, Balthazar et Blimunda, construit un épatant prototype d’avion de bois et de fer (la “passarole”) sur les plans de Gusmão, tandis que Scarlatti fait apporter son clavecin dans l’atelier. (Lire l’article)














