Queen of the Ice Men
Au commencement était l’image, et l’image était reine. Retour sur la Reine de glace, la vraie, celle dessinée par l’illustrateur Robert Gibson Jones en 1949 en couverture du pulp magazine « Fantastic Adventures ».
L’Amérique m’inquiète
L’Amérique m’inquiète est le joli titre d’un recueil de chroniques que Jean-Paul Dubois écrivit pour L’Obs dans les années 90. Mais cette Amérique, on la connaît mal. Deux films américains actuellement sur les écrans permettent de mieux sonder ces abysses, pour autant qu’on les regarde comme des métaphores. Deux films qui n’avaient probablement pas pour projet initial de radiographier l’Amérique : Logan Lucky, de Steven Soderbergh, et Le Musée des merveilles, de Todd Haynes. (Lire l’article)
Zorro
Un cavalier, qui surgit hors de la nuit
Court vers l’aventure au galop
Son nom, il le signe à la pointe de l’épée
D’un Z qui veut dire Zorro…
À un détail près : ça veut dire quoi, Zorro ?
Zorro, Zorro… Renard rusé qui fait sa loi… Ah, merci. Il faut dire que Zorro, ça a de la gueule. Imaginez un peu : Son nom, il le signe, à la pointe de l’épée d‘un R qui veut dire Renard… Mais qui a eu la bonne idée de ne pas traduire ? Et y a-t-il une règle (à enfreindre, forcément) en matière de traduction des noms propres ? (Lire l’article)
Toots Thielemans, dernière note
L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé dans son sommeil à 94 ans, le lundi 22 août 2016. Ce musicien infiniment sensible et doué a joué avec Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis, Charlie Haden, Bill Evans, Ray Charles, Oscar Peterson, Joe Pass, Pepper Adams, Philip Catherine, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Elis Regina, et l’on en passe. Toots avait posé son harmonica il y a deux ans, se disant trop fatigué pour continuer à se produire sur scène. (Lire l’article)
Une leçon d’humilité
Bien, nous avons donc une nouvelle sorte de nombre, appelés nombres réels à l’encontre du bon sens, et qui ne tient pas dans l’hôtel Aleph. Que ce soit un souci pour Hilbert et Russel, on le comprend, mais pourquoi devrions-nous nous sentir concernés? D’autant qu’après tout l’infini de l’hôtel Aleph, que l’on appelle l’infini dénombrable, contient tout de même une quantité proprement incroyable de choses. Que l’hôtel puisse toujours accueillir un client de plus ne paraît pas très surprenant : sinon on ne parlerait pas d’infini. (Lire la suite)
Traduire le vivant
Traduire un auteur vivant offre la possibilité de l’interroger, de lever des doutes, de confirmer ou infirmer des hypothèses, etc. Possibilité que le traducteur n’est pas tenu d’exploiter puisque c’est l’œuvre qui est soumise à traduction, et non les intentions de son auteur. Il est un cas où la parole de l’auteur s’impose au traducteur : lorsqu’il s’agit de traduire une pièce de théâtre mise en scène par l’auteur, voire jouée par l’auteur. En d’autres termes, lorsque l’auteur reprend les droits sur son texte, pour l’extraire des pages du livre et lui donner une nouvelle vie sur la scène d’un théâtre. (Lire l’article)
Annie Ernaux pour Serge Dassault
Le nécessiteux qui vient de m’être adressé s’appelle Serge Dassault, il a 91 ans et vit à Corbeil-Essonnes, dans une banlieue dite “sensible”. Alors que se passe-t-il avec ce monsieur ? Eh bien, il souffre d’une sorte d’inadaptation au réel, le diagnostic a été posé sans appel, l’été dernier, lorsque, en visite dans un hypermarché de sa ville, il s’est tourné soudain vers un caddie proche pour exclamer : “On n’a pas pris de petit véhicule ? On prend un truc comme ça ?”. Il se trouve que vient de paraître en poche l’ouvrage d’Annie Ernaux, Regarde les lumières mon amour qui, à défaut de traiter toutes les pathologies qui affectent l’honorable vieillard, pourra peut-être le remettre sur la voie d’un certain réel, celui de l’hypermarché, de ses clients, de ses lumières, de ses marchandises entassées, de ses promos, de ses queues à la caisse…. (Lire l’article)
Les temps qui courent (1)
Le philosophe et sociologue observe et analyse la vague pandémique au jour le jour. Il commence cette semaine avec des réactions à chaud et à froid, jamais tièdes, sur la quinzaine écoulée. Où l’on croisera Winston Churchill, Romain Gary, Joseph Brodsky, Paul Virilio et bien d’autres.
7 de plus à emporter SVP
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 1
Viva Aravena !
Le Chilien Alejandro Aravena monte cette année sur les deux plus prestigieux podiums internationaux de l‘architecture. Il est le commissaire de la biennale de Venise 2016, et le lauréat du Prizker Prize. Bluffant ! Jeune, social, écolo, le fondateur de l’agence Elemental de Santiago s’est surtout fait repérer en 2004 avec ses demi-maisons à bas coût, conçues dans une démarche collective pour éradiquer un bidonville. Il est le représentant de jeunes bâtisseurs latino-américains ou africains qui revivifient l’architecture. (Lire la suite)
Arnaud Meunier ou le théâtre optimiste
Arnaud Meunier met en scène un Candide pimpant, à la fois près du texte et inventif, proche de la comédie musicale. Dans un entretien, le metteur en scène revient sur ce spectacle et sur sa conception du théâtre.
Sœurs de Chaos
Une femme dite folle, ceux qui l’approchent s’accordent à la trouver belle. Elle a une sœur jumelle, une artiste peintre qui porte le même prénom qu’elle, celui de la mère, mais qui vit loin, dans l’Autre Ville. La Folle est détenue depuis dix ans à l’asile, et comme le font les fous, se cogne la tête contre la porte de sa chambre d’hôpital au numéro troublant : 2666. Écrit dans une langue magnifique, Chaos de Mathieu Brosseau est un roman de l’après catastrophe, celle de la perte irrémédiable du sens. (Lire l’article)
La Cerisaie, grand format et chemins de traverse
Grand décor, grande actrice -Isabelle Huppert dans le rôle de Lioubov- échappées baroques, la mise en scène de la pièce de Tchekhov par Tiago Rodrigues ne manque pas d’idées tout en restant (trop ?) sage.
Rubens, Godard et les autres
La salle des Rubens, au cœur du musée royal des Beaux-Arts d’Anvers est actuellement fermée pour travaux. Qu’à cela ne tienne : dans Het Land Nod (Le Pays de Nod), le collectif FC Bergman se propose d’installer les spectateurs dans la salle d’origine, reconstituée à l’identique. Ne manquent que les Rubens aux murs. À l’exception d’une crucifixion, connue sous le titre Le coup de lance, où le Christ est entouré des deux voleurs. Entre gardiens maladroits et visiteurs intempestifs, la salle des Rubens est très fréquentée. On y croise même Godard… (Lire l’article)
Hyères embarque le design à Toulon
Coup double cette année pour la 11ème Design Parade de la Villa Noailles de Hyères qui a créé une manifestation jumelle : le premier festival international d’architecture d’intérieur, à Toulon, sur le thème de la Méditerranée. On y flotte dans un bureau-bateau, on trempe dans une salle d’eau immense transformée en pièce à tout faire. Un festival qui prolifère, qui fédère deux villes varoises de la même communauté d’agglomération, en défendant l’expérimentation de jeunes créateurs à deux échelles, celle de l’objet, celle de l’espace. Concours, expositions, expérimentations, matériaux, patrimoine, de quoi faire une belle étape d’été, une bonne plongée dans le design. Et prendre un bon bain historique avec l’architecte Robert Mallet-Stevens, concepteur de “cette petite maison intéressante à habiter en été”. (Lire l’article)
Benjamin Millepied, trois petits tours et puis s’en va
On n’aura pas eu le temps de mieux cerner son projet car le chorégraphe Benjamin Millepied, dont la compagnie est installée à Los Angeles, quitte la direction de la danse à l’Opéra de Paris. Il avait pris ses fonctions le 1er novembre 2014. Son esprit frondeur, très américain, ne semble pas avoir collé avec la grande maison très française. (Lire la suite)
Dommage collatéral
Compte tenu des difficultés de circulation occasionnées par les Jeux Olympiques, de plus en plus...


















