Fèves en fonte et autres faits divers
Un calendrier des prêtres, une belle idée gâchée, une retraitée miraculée, des fèves en fonte et autres faits divers.
La Nuit des Rois
Il nous plaît d’imaginer que Abbey termine sa grande série de 1891 par La Nuit des Rois, qui...
L’énoplocère fourchu
Cet insecte chimérique résulte du croisement d’un énoplocère tueur et d’un scarabée fourchu. Il est né non pas dans la nature mais du talent d’un artiste marin, passionné de la faune et de la flore, qui parfois se livra a quelque facétie.
La quête du Graal
Nous allons terminer cette série consacrée à Edwin Austin Abbey tout d’abord par quelques uns des...
Le labo Dromesko
À qui n’a jamais assisté à un spectacle de la compagnie Dromesko, il ne faudrait rien dire sinon d’aller y voir, et pour les Parisiens ça tombe plutôt bien : la dernière création, Le jour du grand jour, est actuellement à l’affiche du Montfort avant d’être à celle du 104 en février. C’est parfois drôle, souvent émouvant, toujours juste. Chacune des scènes s’apparente au développement d’une photo. L’image reste longtemps dans le bain, car le temps de Dromesko prend son temps. Ce mélange de burlesque et de poésie fait monter progressivement chez le spectateur un mélange d’émotions dont il se demande laquelle est la bonne. La chute est rarement celle que l’on avait anticipée. Donc voilà, allez-y, vous ne le regretterez pas. (Lire la suite)
Deserted Village
De plus en plus occupé par ses prestigieuses commandes de peintures murales – la frise de la...
Dans le monde d’après
Après les Césars, les Molières et autres grands rendez-vous annuels, une nouvelle cérémonie devrait voir le jour dans ce qu’il est convenu d’appeler le monde d’après. Quant à la deuxième vague annoncée, elle risque de nous surprendre.
Bowie, la vieillesse comme avatar
Rétrovision II. David Bowie a 68 ans, le cinquième âge à l’aune du rock. La refonte par James Murphy de son morceau Love is Lost, intitulée Hello Steve Reich mix, n’arrive à nos oreilles que deux ans après sa sortie. L’album The Next Day s’usait assez vite, mais le laminage métallique de l’ex-LCD Soundsystem, culminant en un sample de Ashes to ashes apparié avec la rythmique de Fashion, font de ce Love is Lost une fusée qui donne délicieusement envie de mourir. (Lire la suite)
Eros Hugo
Baigneuses au lac : ce daguerréotype, et quelques autres, valurent au sieur Félix-Jacques Moulin (1802-1879) de passer un mois en prison pour outrage aux bonnes moeurs. En tout cas, à peine née, la photo s’intéressait déjà au corps de la femme. On eût été surpris qu’il en fût autrement. Il est amusant de noter que Moulin est né la même année que Victor Hugo, lequel s’y intéressait aussi beaucoup, aux corps des femmes. Il n’est donc pas absurde de retrouver quatre images du photographe précurseur de l’érotisme dans l’exposition “Eros Hugo” qui vient d’ouvrir à la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire la suite)
Bob Parent, souvenirs de jazz
L’écrivain américain James Graham évoque quelques souvenirs de son ami Bob Parent (1923–1987), un des grands photographes du jazz.
J28 – Le complexe d’Icare
Icare fut peut-être le premier, mais assurément pas le dernier à avoir cru toucher le soleil avant de chuter. La tradition regorge de mises en garde contre les excès de l’ambition, mais dans la société du tout-est-possible et du crois-en-toi, il ne reste guère que le football pour rappeler au quotidien les dangers de cette vieille hybris grecque qui nourrissait la tragédie. « C’est à nous d’y croire » fait office de mantra pour les footballeurs, mais la réalité se rappelle parfois au jeu. Dans le cas du Paris Saint-Germain, l’ironie est à la (dé)mesure de l’ambition du projet qatari : plus dure sera la chute. (Lire l’article)
Eugène Atget en zones libres
Dans son livre « Eugène Atget. La photographie des hommes libres » (éditions LOCO), Yannick Le Marec éclaire la dimension politique du travail réalisé par le photographe auprès des chiffonniers des « zones » en périphérie de Paris, à la veille de la Première Guerre mondiale.
J35 – La foi du footballeur
Le Toulouse Football Club ne finit pas bien ses matchs. Trente-trois points perdus après avoir mené au score cette saison : aucune équipe n’a fait pire. Problème d’endurance, problème de confiance ? Le TFC ne tient pas la distance et pourtant, le club s’est fixé un défi : bien finir la saison pour se maintenir, contre toute logique. Le TFC y croit. Pourquoi ? Pour le supporteur, le football est une religion, le club est un dieu et le stade son église. Et si le club est un dieu, ne pas croire qu’il va se sauver, c’est jouer les Saint-Thomas. Honte aux apostats ! Le miracle se produira, aucun doute n’est permis. Il faut avoir la foi ! (Lire l’article)
La Capitale de Robert Menasse : roman hypereuropéen
Les livres drôles, déjà, c’est rare. Plus encore lorsqu’en interface ils peuvent être déchirants, plongée dans l’inconscient collectif européen. En bonus, apanage des grands livres : on peut même ressentir une bouffée d’optimisme, tempérée par une vigilance sans faille. De ce point de vue, on peut faire confiance à Robert Menasse. (Lire l’article)
Italie-Irlande : à la tienne, Roddy Doyle !
Le problème, c’est que l’Italie n’a pas l’habitude de certaines situations, voilà, disons-le clairement dès le départ. Se présenter au dernier match avec la qualification déjà en poche, et en tant que premier du groupe : a-t-on déjà vu ça ? Nous, les Italiens, on n’est vraiment pas à l’aise dans ce rôle de forts en thème, de premiers de la classe. Sans même un complot des puissants au pouvoir, juste une promenade de santé et ce classement triste, tout germanique, à carton plein… (Lire l’article)
Le pacte d’Adriana
Le Pacte d’Adriana, premier film réalisé par Lissette Orozco, intime, bousculé, avec vidéos familiales bancales, où certains parents ont fait flouter leurs visages, avec longues conversations par Skype, portables… est une investigation erratique et cruelle au sein d’une famille portée sur le silence, et d’un pays qui oublie.
Les arts du possible (2)
En constituant des mondes miroirs du nôtre, les BD présentent des univers virtuels qui, sous la forme de métaphores ou de dystopies, mettent en évidence les réalités de notre quotidien ainsi que ses dérives possibles. Elles proposent ainsi une lecture permettant de comprendre que la recherche du bien-être, ou les pratiques les plus consensuelles de nos systèmes sociaux, portent en elles des risques pouvant mettre en danger le fondement même de la vie politique : la liberté. (Lire l’article)


















