La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
La branloire pérenne

The Dead Don’t Die

La question des morts-vivants est rarement abordée par les philosophes, qui préfèrent à tort des sujets plus sérieux comme celui des preuves de l’existence de Dieu ou du progrès de l'humanité. Les morts-vivants nous offrent pourtant un miroir à peine déformant de notre humanité. Nous nous reconnaissons en eux : leur avidité, leur férocité, leur absence de scrupules, leur ignorance de tous principes moraux, leur agitation permanente nous sont familiers. Et s'ils ne connaissent aucune limite, c’est parce qu’ils ignorent l’angoisse de mourir. (Lire l'article)

An irish story, spectacle de Kelly Rivière au théâtre de Belleville
Le coin des traîtres, Théâtre, Traduction

Kelly Rivière remonte à la source

À partir d'un secret de famille (un grand-père irlandais disparu dont personne ne veut parler), Kelly Rivière, seule en scène, offre une hilarante pièce intime solidement construite. Dans sa quête des origines, elle passe sans cesse d'une langue à l'autre, jusqu'à brouiller les repères, comme si les barrières linguistiques étaient emportées par le flux de son histoire. Une incertitude linguistique qui fait écho aux incertitudes d'un final qui laisse beaucoup plus de questions que de réponses.

John Wayne
Insultologie appliquée

Menteur à tête de chien

Les insultes traversent moins facilement les océans que les virus. Prenez Joe Biden, bien parti pour être le candidat démocrate aux prochaines présidentielles américaines, qui semble puiser ses insultes dans le cinéma du milieu du siècle dernier.
La branloire pérenne

Nouvel an

En ce début d’année où la coutume veut que nous nous souhaitions une bonne et heureuse année, il n’est peut-être pas inutile de s’interroger sur la nature du bonheur. Une question qui, de nos jours, apparaît indissociable de celle de l’individualisme. Cette dernière notion est cependant aussi confuse que la précédente. Qu’est-ce qu’un individu ? Qu’est-ce que le bonheur ? Existe-t-il, au moins ? (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Le trou dans le zéro

Tout comme la nature, les mathématiciens ont horreur du vide, du trou, de la pièce manquante. L’esthétique, la morale presque, commandent une théorie complète, sans surprise, sans hiatus. Si un formalisme mathématique permet de poser une question, elle devrait avoir une réponse ; toute opération devrait fournir un résultat. Sinon il manque quelque chose, et ce manque vous gratte jusqu’au sang ; il faut absolument compléter la théorie pour le combler. Il ne s’agit pas ici d’un principe ni d’une vérité : simplement d’un réflexe, d’un tropisme, d’une compulsion. (Lire l'article)

"Diogène en banlieue" : Heurs et malheurs d'un prof de philo aux confins du système scolaire. Chapitre 12. Par Gilles Pétel
Diogène en banlieue

Sourate n°2, verset 80

Une jeune fille d’une terminale scientifique vint un jour me trouver afin de m’apprendre certaines vérités que je semblais ignorer. Nous sortions d’un cours sur la connaissance et plus précisément sur la démarche scientifique. J’avais tenté d’expliquer à quelles conditions il était légitime de parler de "vérités scientifiques". J’avais cependant, me dit cette élève, oublié un élément essentiel dans ma présentation. (Lire l'article)

Le coin des traîtres, Traduction

Cannibalisme et traduction : Dmitri Nabokov traducteur de Vladimir Nabokov

Dmitri Nabokov fut l’un des traducteurs les plus assidus de l’œuvre de Vladimir Nabokov. Il fut également un exécuteur testamentaire inspiré. Inspiré par son père qui, à ses dires, l’accompagna toujours, en lui soufflant les bonnes décisions à prendre. L'occasion d'aborder sous l'angle des rapports père-fils la question du cannibalisme en traduction.