La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Sciences du fait-divers

Feu à volonté

“États-Unis : une fillette de 8 ans abattue par un garçon de 11 ans.” C’est peut-être une nouvelle forme de record, car en ajoutant l’âge de la victime à celle du tireur, on ne dépasse pas dix-neuf. Il ne s’agissait même pas ici d’un accident. La fillette jouait dehors lorsque son jeune voisin lui a demandé de voir son chiot. Elle a refusé, il a sorti une arme et tiré. Ça se passe comme ça dans le Tennessee. Chez nous, on attend généralement l’âge de la puberté avant d’arroser le voisinage à la kalachnikov. La vieille Europe n’est-elle pas le berceau de la civilisation ? (Lire la suite)

Se couler dans le moule - Le moule du capitaine Haddock
Mot à mot

Se couler dans le moule

Le verbe couler ouvre sur d’agréables perspectives. Qui ne rêve de « se la couler douce » ? ou de « couler des jours heureux » ? Sauf qu’on dit aussi : se couler dans le moule ». Tout de suite moins engageant, non ?
Emil Ferris, “Moi, ce que j'aime, c'est les monstres”, Monsieur Toussaint Louverture, 2018
Ordonnances littéraires

Moi, ce que j’aime, c’est les monstres pour Angela Merkel

L’été qui se prolonge invite à la torpeur et pourtant, le service de médecine littéraire a vu arriver cette semaine une patiente de tout premier plan en la personne de la chancelière allemande Angela Merkel. Victime du mandat de trop, elle évolue depuis quelque temps dans un milieu à risques qui pourrait voir survenir une nouvelle épidémie de peste brune. Pour la préserver des piqûres de nuisibles, nous avons sorti les grands moyens et lui avons prescrit l’époustouflante première œuvre d’Emil Ferris, Moi ce que j’aime c’est les Monstres (Monsieur Toussaint Louverture, 2018). Attention, traitement addictif. (Lire l’article)