La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

La Chanson du Jongleur

Il y a pire que la fin du monde : la non-fin du monde. Ce serait horrible ! Nous nous sommes peu à peu fait à l’idée que la planète allait vers un crash final, que l’humanité avait si bien préparé son suicide que plus rien ne l’empêchait, pas même un immense sursaut collectif (fort hypothétique il est vrai). Cette pensée lénifiante nous fait oublier tous nos autres soucis, l’anéantissement général est devenu notre unique horizon, notre désir ultime. En avant, calme et droit, vers le chaos terminal. Ainsi soit-il, et bonne chance à tous. (Lire l’article)

Choses revues

Architecture: une proposition de Jérémie Decker

Dans la banlieue bouleversée par le Grand Paris, des promoteurs, avec la complicité d’architectes sans talent, commettent des ensembles interchangeables sans aucun intérêt ni avenir. Beaucoup de ces réalisations se dégradent à peine finies et devront probablement être totalement remaniées ou entièrement détruites d’ici 20 ou 30 ans. C’est bien la première époque où des architectes auront vu autant de leurs réalisations détruites de leur vivant!

Colette en faune
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Wanda et ses amies

Scarlatti a couvé sous la cendre pendant tout le XIXe siècle ; c’est une jeune pianiste et claveciniste pas comme les autres qui s’est chargée d’allumer le feu et, vestale attentive, de l’entretenir. Nul attendrissement cependant : Wanda Landowska était énergique, sans concessions, et assumait pleinement ses contradictions. Une des plus anodines est que cette grande musicienne fit construire à Pleyel les monstres ferraillants qu’elle joua fièrement : elle pensait qu’il fallait à la musique ancienne un instrument moderne. (Lire l’article)

Jacques Louis David - Lavoisier et sa femme (MetMuseum) 1788
Arts plastiques, Expo, Sciences du fait-divers

L’arme chimique comme œuvre d’art

“Un gaz potentiellement dangereux s’échappait d’œuvres de Damien Hirst.” En 2013, près d’un demi-million de personnes ont visité la rétrospective Damien Hirst à la Tate Modern de Londres. J’en faisais partie, et je me suis demandé en sortant pourquoi je me sentais vaguement écœuré. Or voilà qu’un article tout juste publié dans la revue Analytical Methods suggère une piste : ses auteurs ont testé lors de la rétrospective londonienne un nouveau type de capteurs grâce auxquels ils ont repéré dans l’air un taux de formol dix fois supérieur à la norme autorisée. La faute aux œuvres croquignolettes de Hirst comme Away from the Flock et Mother and Child (Divided) exhibant des animaux plongés dans du formol. (Lire l’article)