La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Espagne-Putes : branlée espagnole
| 29 Juin 2016

Après-midi gris et pluvieux à Paris. Le Stade de France fait le plein de spectateurs venus assister au duel Espagne-Putes, qui va commencer dans quelques minutes. Vicente Del Bosque a reconduit les onze joueurs qui ont qualifié l’équipe espagnole pour les quarts de finale, à une nouveauté près : la titularisation d’Iker Muniain. Ils font leur entrée sur le terrain : De Gea dans les cages ; Juanfran, Piqué, Ramos et Alba en défense ; Muniain, Busquets et Iniesta au milieu ; Silva, Morata et Nolito en attaque. 

La sélection emmenée par Torbe [1] ne présente pas non plus de surprise majeure : Mirta dans les cages; Jenifer, La Negra, Rebeca et Chiki à l’arrière ; Bonbon, Lolo, Alyson et Gina Lynn au centre du terrain ; et à l’avant, Susy et La Grecque. 

Le match commence et De Gea commet une erreur monumentale en crachant à la figure de Lolo. Premier carton jaune de cette rencontre. 

Jenifer et La Negra se jettent sur Silva et le branlent à quatre mains. Silva éjacule sur les seins de La Negra tandis que Jenifer les lui lèche et avale le sperme. Action impeccable de Jenifer, qui n’en a pas laissé la moindre goutte. Piqué assène une énorme claque sur les fesses de Bonbon, la marque de sa main reste littéralement imprimée sur son cul ! Le juge de touche était juste à côté mais il n’a pas levé son drapeau. Des protestations s’élèvent depuis le banc de touche. 

Morata suce la chatte de Rebeca qui, de sa main gauche, masturbe Busquets. Quelle habileté, cette Rebeca, elle ne laisse pas voir le moindre signe de fatigue malgré sa participation à toutes les compétitions de la saison. 

Nolito jouiiiiiiit dans la bouche de Gina Lynn : un jet de foutre à mi-hauteur qui lui éclabousse les yeux. L’Espagne domine nettement le match. L’arbitre a tort de ne pas siffler l’action d’Iniesta qui a très clairement bousculé Alyson. Torbe s’énerve sur le banc de touche, il devrait se méfier sinon il va prendre un carton rouge. Effectivement. Torbe doit quitter le terrain. Corner pour l’Espagne. Dans la surface de réparation, Piqué encule La Negra, Ramos en fait de même avec Jenifer tandis que Juanfran se fait sucer par Bonbon et Lolo. Superbe branlette des pieds de la part de Susy sur De Gea, pendant que Del Bosque s’impatiente sur son banc. 

Fin de la première mi-temps. Impuissance. C’est le mot qui résume cette première partie du match joué par des Putes qui vont maintenant devoir refaire leur retard. 

Début de la deuxième mi-temps. L’Espagne est en train de mettre une branlée aux Putes qui ont 45 minutes pour revenir au score. 

L’équipe des travailleuses du sexe fait montre d’une organisation impeccable : durant ces premières minutes, elles se livrent à une impressionnante orgie lesbienne tout près du drapeau de corner, plongeant les Espagnols dans le plus profond désarroi. 

Nolito introduit un gode anal dans le cul de Bonbon qui en fait des tonnes, se tord sur la pelouse et réclame une faute. L’arbitre ne siffle pas et laisse l’action se poursuivre. 

Quelle erreur de la part de Muniain ! Alors qu’Alyson a la chatte béante, il éjacule à côté. Et quelle claque de la part de Jordi Alba sur le visage de Lolo, il recommence même de l’autre main et lui crache dans la bouche en la tenant fermement par les cheveux. La domination espagnole est indéniable. 

Une occasion manquée pour La Grecque ! Elle aurait pu lécher les couilles de Piqué au moment où celui-ci, très habilement, s’est retourné pour introduire sa bite dans le cul d’Alyson. L’équipe des Putes ne lâche pas le morceau, elle veut presser plus haut mais c’est visiblement un jour sans. 

Iniesta bande entre les seins de Mirta ! Il laisse à d’autres les ciseaux retournés, Andrés, il préfère se concentrer sur cette branlette espagnole de génie, à revoir au ralenti. 

Juanfran est sur le point de pisser sur la gueule de Jenifer quand apparaît la main salvatrice de Rebeca – encore Rebeca, elle est décidément sur tous les fronts ! – pour dévier le jet. 

L’arbitre accorde trois minutes de temps additionnel. 

Action de Gina Lynn, décidément la plus dangereuse de l’équipe des Putes, mais sa langue n’est pas assez longue pour le trou du cul de Busquets. 

C’est terminé. On est arrivé au bout du temps additionnel. Fin du match Espagne-Putes. L’équipe de Torbe quitte amèrement l’Euro 2016. Question putasserie, l’Espagne reste invaincue. Il ne reste plus qu’à savoir qui sera son adversaire en finale. 

En direct de Paris. Au revoir et à la prochaine. 

Rodrigo García

[1] Plusieurs joueurs de l’équipe espagnole ont récemment été mouillés dans un scandale sexuel impliquant également le producteur de films porno Torbe, ainsi que des jeunes femmes accusant certains joueurs d’agression sexuelle. 

 

Rodrigo García est auteur et metteur en scène de théâtre. Né en Argentine, il a longtemps vécu en Espagne, où il a créé sa compagnie, La Carnicería Teatro (La Boucherie Théâtre). Depuis 2014, il est à la tête du Centre dramatique national de Montpellier, qu’il a rebaptisé humain Trop humain. Ses pièces, pour la plupart traduites de l’espagnol par Christilla Vasserot, sont publiées en France au éditions Les Solitaires intempestifs.

[print_link]

0 commentaires

Dans la même catégorie

J38 – Ecce homo

En cette dernière journée de la saison, une question demeure : pourquoi une telle popularité du football ? Parce que le supporteur s’y reconnaît mieux que dans n’importe quel autre sport. Assurément, le football est le sport le plus humain. Trop humain. Le football est un miroir où le supporteur contemple son propre portrait. Le spectateur se regarde lui-même. Pas comme Méduse qui se pétrifie elle-même à la vue de son reflet dans le bouclier que lui tend Persée. Au contraire, c’est Narcisse tombé amoureux de son propre visage à la surface de l’eau. (Lire l’article)

J35 – Le bien et le mal

Ses détracteurs comparent souvent le football à une religion. Le terme est péjoratif pour les athées, les croyants moquent une telle prétention, et pourtant certains supporteurs revendiquent la métaphore. Le ballon leur est une divinité aux rebonds impénétrables et le stade une cathédrale où ils communient en reprenant en chœur des alléluias profanes. Selon une enquête réalisée en 2104 aux États-Unis, les amateurs de sport sont plus croyants que le reste de la population. Les liens entre sport et religion sont nombreux : superstition, déification des sportifs, sens du sacré, communautarisme, pratique de la foi… Mais surtout, football et religion ont en commun de dépeindre un monde manichéen. (Lire l’article)

J34 – L’opium du peuple

Devant son écran, le supporteur hésite. Soirée électorale ou Lyon-Monaco ? Voire, le clásico Madrid-Barcelone ? Il se sent coupable, la voix de la raison martèle ses arguments. À la différence des précédents, le scrutin est serré, quatre candidats pourraient passer au second tour. D’accord, mais après quatre saisons dominées par le Paris Saint-Germain, la Ligue 1 offre enfin un peu de suspense… Dilemme. Alors, le supporteur décide de zapper d’une chaîne à l’autre, un peu honteux. Le football est l’opium du peuple, et il se sait dépendant… (Lire l’article)

J33 – Coup de comm’

Candidat à l’élection présidentielle, Emmanuel Macron a récemment déclaré sa flamme à l’Olympique de Marseille. Dans un football français polarisé par la rivalité Paris-Marseille révélatrice de vieux enjeux socio-culturels, voilà une prise de position étonnamment tranchée pour celui que ses adversaires accusent d’être « d’accord avec tout le monde ». Dans des campagnes électorales où tout est précisément calculé par les conseillers en communication, le supporteur voudrait que le choix du club fût celui du cœur. Il n’en est rien, les clubs ont une image qu’il est plus ou moins recommandable d’associer à celle d’un candidat. Alors, pourquoi ce choix en apparence clivant pour le candidat du consensus ? (Lire l’article)

J32 – Les fils de Samson

Contre Lille, Mario Balotelli a inscrit un doublé. L’efficacité retrouvée de la plus célèbre crête de Ligue 1 offre l’opportunité de s’interroger sur les rapports complexes des footballeurs à leur coiffure. À première vue, la coupe de cheveux participe de la mise en valeur du corps, au même titre que le tatouage. Le corps est un instrument de travail dont on prend soin. Son efficacité suscite une fierté qui mérite d’être rendue publique. On se souvient du même Balotelli, torse nu, immobile, tous muscles bandés après son chef-d’œuvre contre l’Allemagne à l’Euro 2012 : le rapport amoureux de l’artisan à ses outils. (Lire l’article)