La Veuve Basquiat pour Chelsea Manning et les victimes de l’enfermement
Le 21 août 2013, Bradley Manning est condamné à trente-cinq ans de prison par un tribunal militaire pour avoir donné des documents classés secret défense à Wikileaks. Le lendemain de sa condamnation, Bradley Manning déclare sa transidentité et prend le nom de Chelsea. Son histoire entre en résonance avec La Veuve Basquiat. Une histoire d’amour de Jennifer Clement (traduit de l’anglais - États-Unis- par Michel Marny, Christian Bourgois éditeur), récit fragmenté, à plusieurs voix, de la relation entre Suzanne Mallouk et Jean-Michel Basquiat dans le New York des années 1980. (Lire l'article)
Les conquêtes de l’espace
Au commencement de la peinture, il y a l'espace. Le peintre se préoccupe de placer ce qui sera le point de fuite et cette ligne qui marquera l’horizon puis de tracer le plan quadrillé qui transformera la surface de sa toile en un espace illusoire : une perspective. La figure ne viendra qu’en second et détournera le regard du spectateur. Mais il arrive qu'elle ne vienne pas, que la scène demeure déserte et que l’espace ait alors tout loisir de déployer aux yeux ses artifices et les rigueurs de ses géométries. Artifices et géométries dont deux artistes exposées à la galerie de Roussan s’emparent : Juliette Mogenet et Claire Trotignon. (Lire la suite)
Les Ballets Jazz Montréal font le plein d’Essence
Les Ballets Jazz Montréal achèvent ce mois de mars une longue tournée en France . Avec deux de leurs récentes créations, "Essence" et "Dance me" où se mélangent joyeusement styles variés et interprètes aux personnalités singulières
Ex Machina #24: Galois du plus fort
– Il me semble que nous disposons de nouvelles bases de nature, je l’espère, à nous permettre de résoudre nos problèmes en suspens. Qu’en dites-vous, Maître ?
– Oui, je le pense. Je vous félicite, vraiment bravo... Cependant…
Ex Machina #15: Où est donc ce marteau?
[Ex Machina #15] Vous ne manipulez pas certains concepts car c’est mauvais pour le futur de vos larves. Ceux d’entre vous qui ont trop de concepts, ou les mauvais concepts, se cassent avant d’avoir des larves, donc les chnops suivants bénéficient des concepts les plus utiles (ou, dans votre pitoyable cas, les moins nuisibles).
Au cœur du voyage interdit, par Dennis Kamerun
Dans "Les héros du quotidien", l'auteur camerounais Dennis Kamerun nous entraîne dans le voyage migratoire vers l'Europe que tant entreprennent au risque de leur vie. Ce roman-témoignage est le tableau effarant d'un monde que l'on voudrait hors de ce monde, mais qui est bel et bien le nôtre.
Catherine Poulain, pour ceux qui rêvent de départ
L’année va être terrible, une présidentielle qui s’annonce morose, on prend les mêmes et on recommence, des thèmes de débat rances et hors-sujets, les menaces d’attentats, le sort ignoble fait aux réfugiés, les progrès du repli sur soi, les dictateurs triomphants, les invectives de Trump. Des fois on voudrait bien partir loin. Et puis on prend un livre. Il y a la littérature qui rapetisse, regarde par le petit bout de la lorgnette, met la tête sous l’eau, et puis il y a des romans qui ouvrent des horizons. À ceux qui ont envie de prendre le large : Le Grand marin de Catherine Poulain. (Lire l'article)
Karamazov, tous ensemble…
Encore un roman fleuve et un spectacle au long cours : Jean Bellorini adapte et met en scène Les Frères Karamazov de Dostoïevski dans la carrière de Boulbon. Pendant près de six heures, les corps travaillent, fatiguent, transpirent. Sans écrans témoins, sans cinéma, à mains nues, face aux spectateurs. Loin de la géniale sophistication des Damnés dans la Cour d'honneur et du savoir faire consensuel de 2666 à la Fabrica, Karamazov est un formidable spectacle prolétaire, une extension du domaine de la lutte au théâtre. (Lire l'article)
Ex Machina #35: Suspends ton vol
Vos cellules doivent constamment fabriquer l’ATP qui nourrira les réactions chimiques essentielles à votre existence ; vos gènes sont exprimés ou réprimés en temps réel en fonction de changements subtils de votre environnement interne comme externe ; vos cellules meurent ou se reproduisent ; votre approximatif organisme déplace des fluides suspects vers des organes douteux ; vos muscles s’activent ou se détendent tout le temps sans que vous puissiez vous en passer ou y faire quoi que ce soit ; bref, tout bouge tout le temps.
Perrault creuse partout
"Dominique Perrault, la Bibliothèque nationale de France, portrait d’un projet 1988-1998". Une exposition est consacrée jusqu'au 22 juillet 2018 à cet architecte qui sonde "l’épiderme du sol" pour en extraire la "substance urbaine", ne cesse d'approfondir son architecture souterraine.
Amphitryon, cauchemar à la russe
L’Amphitryon en version russe que Christophe Rauck met en scène avec les acteurs de l’atelier Piotr Fomenko à Moscou est plus proche de la comédie noire -voire du cauchemar- que de la farce. Les malheurs de Sosie bastonné par Mercure, et d’Amphitryon humilié par Jupiter qui lui pique Alcmène sa légitime, prêtent moins au rire qu’à l’inquiétude et ce qui se joue sur la scène du Théâtre du Nord à Lille, renvoie plus à la lutte des classes (l’arrogance des maîtres de l’Olympe face à l’impuissance des simples mortels) qu’au divertissement carnavalesque. (Lire l'article)
Raymond Queneau et le 100ème exercice de style
Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Raymond Queneau avait publié 99 et non 100 Exercices de style? La réponse à cette question a surgi des archives de Gallimard soixante-dix ans après la publication du livre (1947). Elle se résume à ceci : l’éditeur a tout simplement jugé inopportun de publier la centième, laquelle existait bel et bien.
J18 – Grandeur et décadence du chevalier blanc
Quelle forme de superstition justifie les rituels des joueurs et des entraîneurs ? Qu’est-ce qui fait qu’un joueur enfile toujours sa chaussette gauche avant la droite ou qu’un entraîneur s’assoit sur sa glacière ? C’est au psychologue de répondre, et plus que l’analyse des causes, c’est l’interprétation qu’on en fait qui nourrit le discours mythique. Prenons la chemise blanche d’Hervé Renard, l’éphémère entraîneur du LOSC. À l’origine, elle a sans doute une explication pratique, liée au climat, d’autant plus déboutonnée en haut. Elle dénote les fortes chaleurs et l’Afrique, et c’est pourquoi, transplantée dans les frimas du Nord, elle se charge d’autres significations. (Lire l'article)
Wanda et ses amies
Scarlatti a couvé sous la cendre pendant tout le XIXe siècle ; c'est une jeune pianiste et claveciniste pas comme les autres qui s'est chargée d'allumer le feu et, vestale attentive, de l'entretenir. Nul attendrissement cependant : Wanda Landowska était énergique, sans concessions, et assumait pleinement ses contradictions. Une des plus anodines est que cette grande musicienne fit construire à Pleyel les monstres ferraillants qu'elle joua fièrement : elle pensait qu'il fallait à la musique ancienne un instrument moderne. (Lire l'article)
Montaigne et La Boétie
Dans un manuscrit longtemps inédit, Montaigne se risque à quelques confidences sur l'amitié d'homme à homme. On y voit un esprit audacieux évoquer librement les amours interdites, mais aussi un homme prudent.
L’AENA ou comment défendre la bibliodiversité
200 maisons d'édition ont leur siège en Nouvelle Aquitaine. Pour défendre la bibliodiversité, une cinquantaine d'entre elles se sont regroupées en 2020 en une association. Esther Merino, qui a repris en 2019 les éditions Les Monédières à Limoges, revient sur le sens de leur action.
Ex Machina #9: Point d’étape
[Ex Machina #9] Quand je cherche ma mousse à raser et qu’elle est sous mon nez, il ne suffit pas que Corty me fasse des signes désespérés pour me l’indiquer: il faut que je prenne conscience de sa présence. Je n’ai subjectivement mal que si je sais que j’ai mal. Autrement dit, d’un point de vue subjectif, penser égale percevoir.
La Nuit des Rois
Il nous plaît d’imaginer que Abbey termine sa grande série de 1891 par La Nuit des Rois, qui...

















