Une catastrophe bien singulière
La race humaine pourrait s’éteindre dans 20 ou 30 ans. Pas à cause des bouleversements climatiques mais des progrès en intelligence artificielle. Nous approcherions du point où les machines pourraient non seulement se passer de nous mais prendre la planète en main. Ce point a été baptisé “singularité technologique”. Dans un essai accessible et fluide, Jean-Gabriel Ganascia démonte pièce par pièce cette nouvelle grande peur. À la vision affolée de la Silicon Valley et à sa culture nourrie de mirages grandioses, il oppose un humanisme serein, rationnel et éclairé. (Lire l’article)
L’AENA ou comment défendre la bibliodiversité
200 maisons d’édition ont leur siège en Nouvelle Aquitaine. Pour défendre la bibliodiversité, une cinquantaine d’entre elles se sont regroupées en 2020 en une association. Esther Merino, qui a repris en 2019 les éditions Les Monédières à Limoges, revient sur le sens de leur action.
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AVIS À NOS LECTRICES Pendant tout l’été, nous publierons chaque jour l’indice UV de la région...
Ma Normandie
Madame, Monsieur, Votre revue a publié le 31 mars 2019, dans le cadre de la chronique Signes précurseurs de la fin du monde, un article titré I-Feel-Like-I’m-Fixin’-To-Die Rag dont le caractère humoristique ne nous a pas échappé mais qui fait état d’informations confidentielles dont la divulgation est de nature à nuire à l’ordre public. Nous vous prions en conséquence d’en cesser au plus tôt la publication en ligne. Pour votre information, sachez qu’un objet géocroiseur (2014 MF 18) sera effectivement au voisinage de la Terre au début du mois de juin. Cependant rien ne permet d’affirmer à ce jour que cet objet entrera en collision avec notre planète. Rien ne permet non plus d’évaluer les conséquences qu’aurait une éventuelle collision, le terme de « fin du monde » étant en tout cas grandement exagéré en l’état actuel de nos informations. (Lire l’article)
Ainsi fit Dario Fo
Lui et sa compagne Franca Rame, morte il y a trois ans , adoraient se lancer des piques à l’insu du public quand ils étaient ensemble sur scène. “Tu es sûre que tu as fermé le gaz?” lui glissait-il à l’oreille. “Tu as encore la braguette ouverte”, lui répondait-elle. Irréductible à la solennité, Dario Fo détestait les acteurs et les metteurs en scène qui se prennent au sérieux. “Ce n’est pas grave, ce n’est que du théâtre”, répétait-il.
Trois ans, dix mois et quatorze jours
C’est demain et c’est hier. Bruna, crâne rasé, tatouages et yeux de tigre, au passé fabriqué par un mémoriste, accepte des boulots de misère payés par des pauvres. Détective privé. Moins d’État, plus de libertés, zéro recours. Tous responsables. Contrairement aux humains qui l’ont fabriquée et qui vieillissent indéfiniment en étirant les années à coups de chimie et d’opérations, Bruna se fout des vertus de l’apprentissage, de la vénération de l’acquis par l’expérience, de la valorisation de la patience sur l’action. (Lire l’article)
Brèves de confinement
Claquemuré depuis quinze jours, il tire dans son miroir… Rentrant chez lui avec une montagne de pâtes et de papier hygiénique, il découvre que l’eau est coupée pour une durée indéterminée.
Bob Parent, souvenirs de jazz
L’écrivain américain James Graham évoque quelques souvenirs de son ami Bob Parent (1923–1987), un des grands photographes du jazz.
Les refusés d’“Osez”
La Musardine est une maison d’édition française spécialisée dans les textes érotiques. Elle est connue en particulier pour sa collection Osez, dont les ouvrages sont tous dédiés à des pratiques plus ou moins transgressives ainsi que l’indiquent leurs titres : Osez la sodomie, Osez le libertinage, Osez coucher pour réussir, etc. La collection regroupe à ce jour près de soixante-dix titres, et pourrait en compter de deux plus si Osez la zoophilie et Osez l’acromotophilie avaient été publiés. Mais ces manuscrits sont restés dans les tiroirs de l’éditeur, peut-être par peur de poursuites judiciaires, peut-être parce que le marché de ces deux ouvrages s’annonçait extrêmement limité. Il est possible enfin que les textes en question n’aient pas eu une qualité littéraire suffisante, ce dont nous n’allons pas tarder à juger. (Lire l’article)
La fabrique de l’indépendance
Désireuses de publier de bons livres qui soient aussi de beaux objets, de nombreuses maisons d’éditions indépendantes renouvellent l’attention portée à la maquette et à la fabrication.
Miró pyromane
1973 : la tour Montparnasse est inaugurée, Libération publie son premier numéro, les ouvriers de Lip sont en grève, Picasso meurt, les derniers soldats américains quittent le Viet-nam, le collège Édouard-Pailleron brûle. Pendant ce temps, Joan Miró prépare la grande rétrospective qui doit le mettre en vedette l’année suivante au Grand Palais à Paris. (Lire la suite)
Législatives
L’engouement ne se dément pas. En région parisienne, ce matin à 8h, on comptait déjà 240 km de...
Éditions d’art. Un nouveau concept
Entretien avec Alain Terfolier, ancien directeur artistique des éditions Schaten puis Pharidon, qui nous parle d’un concept nouveau pour l’édition des livres d’art.
Une mesure qui ne coûte rien
Pendant la “campagne flash” des élections législatives, on s’est beaucoup interrogé ici (ou là....
Mon képi blanc ou la guerre des mots selon Chiambretto
Reprise à Marseille et Paris de « Mon képi blanc », monologue halluciné d’un légionnaire, écrit et réinventé par Sonia Chiambretto, mis en scène par Hubert Colas et interprété par Manuel Vallade. Choc assuré.
Une sélection de livres pour cette fin d’année
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 8
D’Arequipa à Paris: une cartographie de l’invisible. Entretien avec Robert Baca Oviedo
Entretien avec le poète péruvien Robert Oviedo Baca à l’occasion de la présentation du recueil de poèmes “Cartografía de lo invisible” à Paris.
La leçon de danse de Jérôme Bel à l’Opéra de Lyon
Une pièce de William Forsythe, une autre de Trisha Brown et une création de son cru : le chorégraphe Jérôme Bel revisite avec le Ballet de Lyon un pan de l’histoire de la danse contemporaine. « Le public aura au moins deux magnifiques pièces à voir » avait-il prévenu. C’est vrai : sa création, qui met en exergue des motifs, des attitudes typiques du vocabulaire classique afin de les vider de leurs élans romantiques, est pour le moins déconcertante. Pour les spectateurs, comme pour les danseurs… (Lire l’article)

















