Yung Jake, interactif passif
C’était au printemps dernier, consultant le site redshoes (“red shoes | SOME SHOES est une structure de production et de diffusion d’oeuvres contemporaines”) : les “news” de l’automne 2014 y étaient encore affichées. Rétrovision. Ne lisant pas plus loin que la première photo, on s’arrête sur celle de Yung Jake, jeune rappeur américain dont est donné en lien un clip vidéo étonnant, Embedded. Yung Jake est aussi un artiste digital sorti de CalArts, qui au lieu de glorifier la bimbeloterie technologique la rend pitoyable, la renvoie à son ineptie. (Lire la suite)
Prendas corpus
Dans Prendas Corpus du Cubain Jeosviel Abstengo, petit chef d’œuvre de violence froide, plusieurs personnes cachent des morceaux de viande sous leurs vêtements. Violence clinique, documentaire, dont l’efficacité est inversement proportionnelle à la brièveté du film.
Les Ballets Jazz Montréal font le plein d’Essence
Les Ballets Jazz Montréal achèvent ce mois de mars une longue tournée en France . Avec deux de leurs récentes créations, « Essence » et « Dance me » où se mélangent joyeusement styles variés et interprètes aux personnalités singulières
La Vie Moderne
Pour conclure* notre série d’articles sur Daniel Vierge, nous donnerons la parole à Émile...
L’État libre de Bavière
En 1913, Franz Joseph Brakl inaugure une nouvelle galerie avec une grande exposition d’environ...
Dernières parutions
Vous n’avez rien à lire sur la plage? Ne cherchez plus! On nous signale la sortie opportune en...
Tout est bien qui finit bien
Impossible de déterminer dans quel ordre Abbey a réalisé les illustrations des quatre comédies...
Une révolution silencieuse
Une décision historique vient d’être prise après d’âpres négociations entre la fédération internationale de tennis de table et plusieurs associations luttant contre les nuisances sonores.
Drone de drame (ou presque)
L’arbitrage du Mondial devait être assisté par des drones qui, grâce à un ingénieux système que nous ne détaillerons pas ici (trop technique pour nos lectrices), suivraient au plus près tous les déplacements des ballons. D’autres suivraient les joueurs qui profiteraient d’être loin du cœur de l’action pour préparer un mauvais coup.
Beaux livres : coups de cœur de la rédaction
Trois beaux livres recommandés par la rédaction de délibéré.
Suisse-Pologne : la bicyclette rouge
On sent l’angoisse monter, et une forme de rage. Arrive enfin le moment époustouflant, le coup de génie habité par une rage de vaincre, la bicicletta de Shaqiri qui non seulement accomplit un geste exceptionnel mais réussit à donner une puissance inhabituelle au ballon qui vient heurter le poteau avant d’aller au fond des filets. Le but de l’Euro ! Et peut-être le but de l’année ! Ça vous sauve un match.
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Ceux qui comptent
Un oiseau, deux oiseaux… tous ces oiseaux ! La chasse sera bonne. Tout a commencé ainsi, et nous en sommes longtemps restés là. Que veut dire compter, quand chaque jour apporte ce qu’il faut de nourriture – ou pas ? Quand ni hier ni demain ne comptent, justement, et que vous ne trouverez plénitude ou famine que dans l’éternel aujourd’hui, sans devoir ni pouvoir thésauriser, sans chercher à prévoir l’imprévisible ? (Lire la suite)
Les Abandonnés, polar du logement
Les Abandonnés. Histoire des « cités de banlieue » de Xavier de Jarcy nous explose au nez comme certaines tours rendues coupables qui ont été depuis détruites. De la cité-jardin de Suresnes construite en 1921 aux grands ensembles des années 1970, le journaliste de Télérama démontre que le logement social a été toujours théorisé dans « un urbanisme autoritaire formulé dans l’entre-deux-guerres », et surtout dans une économie de guerre récurrente où l’habitat est sans cesse relégué au non prioritaire. D’abord dans un « dirigisme sans argent », puis dans la spéculation quand le libéralisme va s’imposer. (Lire l’article)
Molière : un point, c’est tout !
Après les espaces à deux, trois, quatre voire cinq dimensions, en voici un autre qui s’enorgueillit, lui, du nombre fort respectable de cent mille dimensions, à quelques dizaines de milliers près. Cet espace, c’est celui défini par les mots de la langue française. Chaque dimension de cet espace est un mot. Si chaque mot est une dimension, quels sont les points de cet espace ? Associons donc à un texte une coordonnée pour chaque mot, qui est tout simplement le nombre de fois où ce mot figure dans le texte. Les pièces de Molière, par exemple… (Lire l’article)
Ex Machina #16: Quatre nuances de gris
[Ex Machina #16] Si tu ne distingues pas les concepts “bâtonnet 1 actif” et “bâtonnet 3 actif”, c’est sans doute que ce ne serait pas utile à ta survie. Du coup, ton cerveau a évolué pour te simplifier la vie et te présenter simplement un niveau de gris. En revanche, distinguer les couleurs les unes des autres doit être essentiel à la survie, et cela vaut le coup de conserver des concepts distincts pour chacune.
Ivre de mots
Dans la petite ville balnéaire britannique de Sheerness, un homme surgit de la mer. C’est un inconnu, et il se tait. Il se contente de jouer du piano : Ivre de mots de Frank Siera, une pièce traduite du néerlandais par Esther Gouarné et Mike Sens et présentée à La Nuit de la traduction organisée par la Maison Antoine Vitez. (Lire le début de la pièce)
Traduire n’est pas / ne doit pas être autre chose que créer
Et l’inattendu est survenu, la surprise qui te saisit toujours quand la poésie surgit : je pouvais inventer n’importe quel mot, j’étais libre, il n’y avait pas de normes, j’habitais la frontière de tous les croisements où les mots résonnent de toutes les couleurs imaginables. Ma vengeance était enfin venue : le castrapo, cette langue misérable, cette chose inutilisable, pouvait me servir à écrire l’un de mes meilleurs livres. (Lire l’article)

















