Brouilleur d’algorithmes
Nous avons testé pour vous le Brouilleur d’algorithmes (BA). Et – il est important de le souligner – c’est à une start-up française que nous devons cette invention révolutionnaire.
Le théâtre explore la télé
Inégal mais au bout du compte réjouissant, Une télévision française de Thomas Quillardet, à l’affiche du théâtre des Abbesses à Paris, revient à travers la privatisation de TF1, sur neuf ans d’histoire déformés par le petit écran.
Ex-Machina #26: Vue d’artiste
Sachez avant tout que je n’ai aucun préjugé envers les consciences partielles. De fait plusieurs de mes intimes, à mon humble avis, sont des consciences partielles (quoique à leur insu). Reste, cependant, que l’esthétique ne semble pas avoir guidé la plupart de vos choix graphiques ; or, si je ne m’abuse, elle pourrait vous apporter un éclairage intéressant.
L’armadillo lunatique
Curieux animal au regard étrangement vide et au comportement ne répondant à aucune logique, cet oiseau rare est étonnamment résistant à l’alcool. Les marins l’ayant pris en affection, il est rapidement devenu leur mascotte.
Vaincre l’impossible
À l’impossible notre correspondante permanente dans le Val-de-Marne n’est pas tenue, mais elle...
Le chaland de Venise (4) : Chioggia
Les guides touristiques décrivent Chioggia comme une petite Venise, mais on peut y arriver en car, après avoir longé la bande de terre qui sépare la lagune de l’Adriatique.
Zénaïde Fleuriot en un torride hiver
Depuis 1993, la revue britannique Literary Review décerne annuellement un Bad Sex in Fiction Award, à savoir un prix de la pire scène de sexe dans un livre récemment paru. La chose est devenue une institution au même titre que le prix Goncourt, en plus drôle cependant. Les lauréats, tous coupables d’un “usage grossier, insipide et souvent routinier de passages redondants de description sexuelle”. Il y a des jolis noms dans la liste des (mal)heureux gagnants. Exemples… (Lire l’article)
Fin de parcours
L’enquête menée sur la société Jacquie et Michel a permis de mettre à jour et de démanteler un...
Les combats du Siècle
Autrice et metteuse en scène, Carole Thibaut raconte, dans Un siècle, l’histoire d’une ville – Montluçon – et d’une famille. Son spectacle marie avec bonheur le goût de la politique, l’art du contraste et l’humour.
Ex Machina #40: Pas le choix
Un choix n’est possible que si les deux branches de l’alternative sont ouvertes. Comment diantre un programme pourrait-il avoir le choix d’effectuer ou non une action donnée, puisque c’est in fine un calcul qui en décidera?
Georgia Russell, une toile peut en cacher une autre
La galerie Karsten Greve à Paris expose les toiles incisées de Georgia Russell. Toute une matière en mouvement, qui chatoie au gré des superpositions de toiles, de l’éclairage et de la déambulation du spectateur.
À poêle Landru !
Henri Désiré Landru fut un grand séducteur, un petit escroc et un auteur pas inintéressant. Cette dernière qualité reste méconnue. Il suffit pourtant de se pencher sur les carnets du tueur en série — conservés aux archives de la Préfecture de police de Paris et bizarrement peu consultés — pour s’apercevoir que cet homme avait un étonnant sens de l’humour servi par une belle plume. Dans le petit carnet noir où Landru a consigné les noms des 283 femmes qu’il a séduites durant sa « carrière » (il sera guillotiné en 1922 pour le meurtre de onze d’entre elles), on trouve quelques lignes charmantes sur les attraits de telle ou telle. (Lire l’article)
Prendre le Diable par les cornes
Consciente de l’effet absolument désastreux provoqué par les dérapages de quelques candidat·e·s...
Musique, amour et vacheries
Dans Sans Tambour, Samuel Achache poursuit avec brio son pas de deux entre théâtre et musique, cette fois à partir de lieder de Schumann. Au programme, gags et quiproquos, images et temps forts, même si le propos n’est pas toujours à la hauteur de son habillage…
Un mot pour un autre
On a coutume de considérer la traduction comme le transfert d’un message d’une langue à une autre. Mais elle peut aussi être manipulation du message et s’exercer, parfois, au sein d’une même langue. La campagne présidentielle, entre autres, nous en fournit chaque jour bien des exemples. Il arrive même que le message initial ne soit plus repérable dans la traduction qui en est fournie. Certains se sont pris à ce jeu. La preuve par Borges, George Clooney, Jean Dujardin, Babar, La Sorbonne Nouvelle et Barack Obama. (Lire l’article)
Jean d’Ormesson au-delà des Thermopyles
Confidence glissée par notre Jean d’O national dans une interview donnée à Vogue Paris quelques mois avant sa mort : “J’aurais beaucoup aimé écrire des livres érotiques sous pseudonyme mais c’est impossible : on me reconnaîtrait immédiatement.” Il y avait dans cette phrase un demi-mensonge ainsi qu’une vérité et demie. Le demi-mensonge : Jean Bruno Wladimir François de Paule Lefèvre d’Ormesson se trouve être l’auteur de quelques pages, jamais publiées, sur ses amours homosexuelles – réelles ou fantasmées, on ne sait. La vérité et demie : chaque phrase de ce texte est à ce point frappée du sceau d’ormessonnien que la foule de ses lecteurs ne s’y serait pas trompée une seule seconde. Le style Jean d’O, c’est comme le Chanel n°5, vaguement écœurant mais reconnaissable à cent mètres. La preuve… (Lire l’article)
Homunculus averyensis
Les personnages d’Avery, comme ceux des autres dessins animés, possèdent cette merveilleuse plasticité qui assure leur survie, même après s’être fait aplatir ou enfoncer dans le sol. Mais chez Avery, on peut aussi se fragmenter, clignoter, s’effriter. Chaque partie du corps acquiert son autonomie, reprend sa liberté. En opposition catégorique avec la notion d’“individu”, le corps avéryen est décidément du genre “dividu”. Un simple coup de marteau suffit à montrer que, loin d’être un assemblage visqueux de choses molles, le corps avéryen est un béton (mal) armé mais bien structuré en couches concentriques se fragmentant l’une après l’autre. On meurt pour de bon mais, à la mort violente, Avery préfère l’émotion pure, dont les effets sont bien plus spectaculaires.
Spirituel, fantasque et rabelaisien
Heinrich Kley est à présent reconnu. Quelques mois seulement après la publication de ses...


















