Verónica Gerber Bicecci aux confins de l’écrit
L’autrice mexicaine s’auto-définit comme une “artiste visuelle qui écrit”. Passant d’un code à l’autre, elle imagine des traductions en combinant mots, dessins et objets.
Élections américaines. Pourquoi une telle lenteur ?
Certains s’étonnent de la lenteur avec laquelle les bulletins de vote sont dépouillés, dans un pays à la pointe de la technologie et de l’informatique. Nous avons voulu en savoir davantage…
L’arbre à sang: traduire à l’oreille
Sur la scène des Plateaux Sauvages, trois actrices interprètent L’Arbre à sang, de l’auteur australien Angus Cerini, dans une mise en scène de Tommy Milliot. Entretien avec Dominique Hollier, l’une des trois comédiennes, mais aussi la traductrice de la pièce.
J24 – Memento mori
Dijon, un samedi soir de février. Il neige à gros flocons sur le stade Gaston Gérard. Le DFCO reçoit le Stade Malherbe de Caen. Les arbitres ont maintenu le match. La pelouse est recouverte de neige. On a sorti le ballon orange, qui roule en traçant d’éphémères sillages verts, comme un brise-glace derrière lequel la banquise se referme sur l’océan. En vain, le ballon orange lutte pour préserver la couleur. Avec ses airs de fruit doré, il rappelle la possibilité de l’été, et que la terre dort sous le gel… (Lire l’article)
La piste du Vieux-Boulogne
Des chercheurs viennent de découvrir ce qui semble bien être l’arme absolue anti-covid. Tout du moins fatale au variant anglais. Le vieux-Boulogne !
J35 – Le bien et le mal
Ses détracteurs comparent souvent le football à une religion. Le terme est péjoratif pour les athées, les croyants moquent une telle prétention, et pourtant certains supporteurs revendiquent la métaphore. Le ballon leur est une divinité aux rebonds impénétrables et le stade une cathédrale où ils communient en reprenant en chœur des alléluias profanes. Selon une enquête réalisée en 2104 aux États-Unis, les amateurs de sport sont plus croyants que le reste de la population. Les liens entre sport et religion sont nombreux : superstition, déification des sportifs, sens du sacré, communautarisme, pratique de la foi… Mais surtout, football et religion ont en commun de dépeindre un monde manichéen. (Lire l’article)
Ricardo Piglia : le souffle de la fiction
Y a-t-il une histoire ? » C’est ainsi que s’ouvre Respiration artificielle, œuvre indispensable de l’Argentin Ricardo Piglia, qui vient de nous quitter. L’histoire familiale du jeune écrivain Emilio Renzi, alter ego aussi évident que mensonger de l’écrivain, s’entrelace avec l’histoire agitée de son pays. Dès les premières pages, il met en garde le lecteur : « Tout est apocryphe ». (Lire l’article)
Un regard de biais sur l’Occupation
Un reportage de près de 1500 photos faites par un jeune soldat allemand durant toute la Seconde guerre mondiale, présentant l’Occupation en France (et dans les îles anglo-normandes) sous un angle très subjectif : c’est ce trésor inédit, réuni par un collectionneur privé, qu’a exhumé le jeune historien Valentin Schneider. Ce dernier a pu identifier le photographe (Egon Pfende), puis il a édité et documenté l’album. Le fruit de ce travail va être l’objet de quatre ouvrages, dont les deux premiers paraîtront en France le 15 novembre. Ce contre-champ de l’horreur occulte la rigueur de l’Occupation en en offrant une vision éminemment singulière et décalée.
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Chaumont-photo-sur-Loire, paysages en péril
Au château de Chaumont-sur-Loire, qui accueille tous les ans un festival des jardins, une nouvelle saison photographique présente des images d’artistes touchés par la question du paysage.
Y croire et foncer !
Bibliothèque à vendre. Pas de place. Plus d’argent pour les fêtes et les assurances à payer qui arrivent en même temps que les vœux de bonheur et de prospérité. Les caisses de livres remontent de la cave, rejoignent celles du grenier dans le salon. Restent sur les rayonnages vides des traces légères d’absence, des fantômes délicats d’histoires sur le bois. Il faut d’abord payer le loyer. Et puis tomber sur un livre : Le Vautour de Gil Scott-Heron. (Lire l’article)
Le Smart-Aphone
De même qu’il est important de se nourrir en privilégiant les circuits courts, de ne plus voyager loin, et de préférence en train, il est important de revenir au plus vite à des conversations de proximité.
Un éléphant plus irréfutable que jamais
Un bon schéma vaut mieux qu’un long discours. Démonstration par « la courbe de l’éléphant » qui dessine l’évolution des revenus et des inégalités à l’échelle mondiale sur les 40 dernières années. Édifiant en effet…
The Paper, l’Adriatique noire
Netflix le dit, The Paper (Novine) est la première série slave. Si l’on excepte toutefois l’indigeste The Teach polonais sur Canal+, qui ne raflera pas le prix du scénario. Mais The Paper, dont la saison 2 vient d’arriver est certainement la première série croate et la seule à être diffusée dans 190 pays. En faisant un tabac en Amérique latine. Peu ou pas de critiques en France à ce jour où l’œil se porte vers l’ouest, toujours : dommage, The Paper a les qualités des vrais romans noirs, atmosphère, personnages, envers du décor, plus un rien de baroque. (Lire la suite)
L’Alpha, livre grand ouvert sur Angoulême
Non, la nouvelle médiathèque de la ville de la BD n’est pas en forme de bulle ! Conçue par l’architecte Françoise Raynaud, de l’agence parisienne Loci Anima, c’est un empilement de boîtes en porte à faux, avec des façades en lames d’aluminium, dont l’agencement forme le A d’Angoulême. Situé derrière la gare, le bâtiment regarde la haute cité historique. Avec ses 130 000 documents, cet équipement culturel démultiplie la bibliothèque traditionnelle, entre numérique, papier, expositions et rencontres. Et entend revivifier l’ancien faubourg industriel de l’Houmeau en mutation. (Lire la suite)
Johnny Hallyday, lourd comme un cheval mort
La chanson la plus torride du répertoire français a été composée en 1969, comme il se doit : c’est la célébrissime “Que je t’aime”. Les paroles équivoques de cet énorme succès de Johnny Hallyday ont affolé une ou deux générations d’adolescents ; elles sont dues à Gilles Thibaut, pseudonyme de Lucien Thibaut, mort en 2002 sans livrer tous ses secrets. Toutefois cet excellent parolier a eu le temps de confier, dans une interview au magazine Je Chante, que la version initiale de “Que je t’aime” ne comprenait pas quatre couplets — ceux qu’a chantés notre Johnny national — mais six. Pourquoi deux couplets ont-ils donc été censurés ? (Lire l’article)
J20 – L’éternel retour
Pour ceux qui le pratiquent et ceux qui le regardent, le football rythme le passage du temps. Ce n’est pas en années qu’on le mesure, mais en saisons. Pour le supporteur, 2015 ne s’achèvera que le samedi 14 mai 2016, au soir de la dernière journée de championnat. Pour lui, le football ne crée pas seulement une temporalité propre. D’abord, il organise une mémoire collective : telle saison fut celle de la montée, telle autre celle de la relégation, et telle autre enfin celles des records. Ensuite, le football donne un sens à l’Histoire en offrant un but à poursuivre, sans cesse renouvelé et remplacé par un autre lorsqu’on finit par l’atteindre. (Lire l’article)
À Bagnolet, elle conte, elle conte la banlieue
Si l’effet frontière se dissipait entre Petit Paris et Grand Paris ? Comme à Bagnolet. Si on s’y promenait, dans le sillage de l’association Cités m’étaient contées ? A la Maison du Parc, elle déroule l’exposition La ville à l’épreuve du paysage. 600 photographies prises par des habitants de deux quartiers de la ville représentent leurs lieux de valeur. Magnifiant une banalité regardée et appréciée, entre passé et quotidien, où l’on mate Paris d’en haut. (Lire l’article)
Hospitalière Chartreuse
Du 20 au 23 juillet, la Chartreuse de Villeneuve-Lès-Avignon (Centre National des Écritures du Spectacle) accueille avec la Maison Antoine Vitez un cycle de lectures et de rencontres intitulées « De l’urgence de l’hospitalité ».


















