La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Archives
Entomologie photographique, Photographie

Léonie

Léonie, c’est le prénom que je t’ai donné, toi qui avais cessé ton commerce, « l’épicerie générale » sur la place de Monpazier. C’est la photographie de ta maison qui est accrochée sur mon mur et voisine avec une image parente réalisée à la même période, en octobre 1979, par Willy Ronis. Nous avions répondu à une commande publique baptisée 10 photographes pour le Patrimoine. L’histoire de la commande est emblématique d’une politique et d’une époque. (Lire l’article)

Brassaï - Les Halles - Dormeurs au petit matin - Paris 1932
Entomologie photographique, Photographie

Gyula

J’ai rencontré Brassaï pour la première fois en 1976. Nous étions membres de la même association de photographes qu’on disait alors illustrateurs, ceux qui ne pouvaient prétendre au statut de journaliste, maintenant nommé photojournaliste. Brassaï n’était pas très à l’aise avec les règlements administratifs et l’association l’avait aidé à s’inscrire à la sécurité sociale des auteurs qui venait d’être officiellement créée. L’amitié née de l’entraide associative m’a permis de mieux connaître Brassaï. Le 24 décembre 1978, il m’a offert une photographie dont voici l’histoire… (Lire l’article)

Iphigénin Plomp
Choses revues, Détournements

Iphigénin Plomp

[Beaux livres] Il est rare que les éditions Pharidon s’éloignent des sentiers battus. Pourtant, le livre qu’Olga Selzer vient de consacrer à Iphigénin Plomp. Un peintre allumé du Siècle des Lumières mérite d’être salué. 
Danse

Si la danse était contée

Les chorégraphes ont toujours aimé la fantasmagorie tout en ayant une vraie appréhension de la narration. Comment dire sans illustrer ? Comment conter sans livret ? Autant de questions dont la danse contemporaine jugea bon de se débarrasser afin de ne plus être soumise au texte. Mais le merveilleux n’a pas fini d’œuvrer. Exemples à la 17ème Biennale de la danse de Lyon, avec Thierry Malandain et Olivia Grandville. Et à Aix-en-Provence, avec Angelin Preljocaj. (Lire l’article)

Un Siècle - Vie et mort de Galia Libertad, mise en scène de Carole Thibaut © Héloïse Faure
Théâtre

Les combats du Siècle

Autrice et metteuse en scène, Carole Thibaut raconte, dans Un siècle, l’histoire d’une ville – Montluçon – et d’une famille. Son spectacle marie avec bonheur le goût de la politique, l’art du contraste et l’humour. 
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Merveilleux

En mai 1723 sur les quais de Lisbonne débarque de L’Alexandre, vaisseau de la compagnie des Indes en provenance de la Louisiane et des îles Sous-le-vent, Charles-Frédéric de Merveilleux, officier d’un régiment suisse au service de la France. Il s’installe à Lisbonne, s’introduit à la cour et se voit confier une mission par le roi Jean V qui rêve d’une académie des sciences et des arts : écrire l’histoire naturelle du Portugal. Merveilleux n’est pas plus naturaliste que vous et moi mais il n’était pas rare, à l’époque, qu’un aventurier se mue en explorateur. En tant que soldat, il devait en revanche exceller aux cartes, et il y a tout à parier qu’il rencontra, à la cour et dans le petit cercle des étrangers résidant à Lisbonne, Domenico Scarlatti, très joueur lui aussi. (Lire l’article)

Foot, Footbologies, Footbologies 2015-2016

J2 – Naissance de la tragédie

René Girard avait raison. Pas l’ex-entraîneur de Lille : son homonyme, le philosophe. Pour l’auteur de La violence et le sacré, tout ordre social se fonde sur la violence exercée par le groupe contre un bouc-émissaire. Il n’en va pas autrement du football : un championnat a besoin d’une victime expiatoire, contre laquelle s’exerce la vindicte collective. Explication parmi d’autres à la popularité du football : pour le supporteur, le spectacle de cette violence est exutoire, d’autant plus qu’elle tend à l’injustice et à l’arbitraire. (Lire l’article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Ceux qui comptent

Un oiseau, deux oiseaux… tous ces oiseaux ! La chasse sera bonne. Tout a commencé ainsi, et nous en sommes longtemps restés là. Que veut dire compter, quand chaque jour apporte ce qu’il faut de nourriture – ou pas ? Quand ni hier ni demain ne comptent, justement, et que vous ne trouverez plénitude ou famine que dans l’éternel aujourd’hui, sans devoir ni pouvoir thésauriser, sans chercher à prévoir l’imprévisible ? (Lire la suite)

Pac-Man (2017) de Filip Hodas
Arts plastiques, Expo

« Hey!#4 », l’art de s’émouvoir

Du stylo, de la mosaïque, des perles… Il n’y a qu’à voir les matériaux, variés, inattendus – et également les techniques, plurielles, pour comprendre pourquoi ce quatrième opus de « Hey! modern art & pop culture » se tient à nouveau à la Halle Saint-Pierre à Paris jusqu’au 2 août. Les œuvres montrées par Anne & Julien ne sont en effet pas loin de l’art brut qui traditionnellement réside ici, au pied du Sacré-Cœur. (Lire l’article)

Venise, janvier 1978 © Gilles Walusinski
Le chaland de Venise, Photographie

Le chaland de Venise (1)

En ce début d’hiver 1978 à Venise, le froid glacial et la pluie étaient de nature à décourager les ardeurs photographiques. Restées depuis si longtemps dans leur boîte, ces photographies prennent l’air aujourd’hui pour nous aider à mesurer l’empreinte du temps.

Théâtre

La possibilité d’un DeLillo

Encore un marathon organisé par Julien Gosselin, qui s’attaque cette fois à trois des romans majeurs de Don DeLillo. Inégal, moins maîtrisé que son adaptation du roman de Roberto Bolaño 2666, ce spectacle est aussi plus intéressant. C’est que les fils narratifs sont moins faciles à suivre, tant le style de DeLillo, riche en ellipses et surtout en silences suppose des lecteurs qui acceptent de s’égarer en chemin. La scénographie d’Hubert Colas est une boîte fermée – un grand livre au cœur duquel on se retrouve. On en retiendra de grands moments d’humour, de mélancolie, de cruauté, de complexité. (Lire l’article)

Coloriage - Le chon-zu © Philippe Mignon
Coloriage, Zoologie

Le chon-zu

Cet étrange animal vivait dans les eaux douces du fleuve Yangzi Jiang. Il a disparu au début du XXe siècle, bien avant le dauphin de Chine, avec qui il cohabitait en parfaite harmonie. C’est sa langue en tire-bouchon, dont les Chinois étaient très friands, qui serait la cause de son extinction. 
Henri Bergson (1878)
Chroniques avéryennes, Écrans

Droopy chez Bergson

Comprendre le rire chez Tex Avery, c’est d’abord revenir aux grands classiques. En l’occurrence Le Rire de Bergson (1900), ouvrage qui, malgré sa petite taille et son âge avancé, n’a pris d’autres rides que celles qu’impriment les zygomatiques. Bergson, qui n’est pas un rigolo, balance d’emblée une hypothèse fracassante : « Le rire, c’est du mécanique plaqué sur du vivant ». Ensuite, cela se gâte, car son sens moral lui inspire qu’au fond, le rire est peut-être un signal social adressé aux marginaux en situation irrégulière pour les inciter à rentrer dans le rang. La gravité d’un Buster Keaton, ou l’apathie de Droopy, seraient-elles les figures tragiques indiquant que le rire, au fond, n’est pas si drôle ? (Lire l’article)

Livres, Ordonnances littéraires

Horoscope littéraire de la rentrée

En cette rentrée 2018, la revue délibéré et le service de médecine littéraire qu’elle héberge ont décidé de fournir aux lecteurs exigeants un horoscope digne de ce nom, un horoscope littéraire pour commencer d’un pied serein et assuré l’année, des livres plein les poches. Douze signes astrologiques, douze livres recommandés, tous choisis au sein de la pléthorique rentrée littéraire 2018. Car il ne s’agit pas de lire n’importe quoi, il s’agit de lire ce qui vous convient : le capricorne n’a pas les mêmes besoins de lecture que le lion, le sagittaire que la balance, cela tombe sous le sens mais cela, trop souvent, on l’oublie. (Lire l’horoscope complet)