Trajal Harrell, gentleman cambrioleur
Le chorégraphe et danseur new-yorkais n’a que des idées saugrenues (de celles qui font progresser l’art). Dans Le Fantôme de Montpellier rencontre le samouraï, ce gentleman cambrioleur n’hésite pas à voler chez les autres pour construire son propre langage. Et il touche à la personne la plus sacrée, Dominique Bagouet, figure emblématique de la ville où il créa l'un des premiers centres chorégraphique nationaux. (Lire la suite)
L’Amazonie de Sebastião Salgado
Les photographies de forêt amazonienne de Sebastião Salgado exposées à la Philharmonie de Paris sont sublimes. Trop? L'accrochage et les partis pris posent en tout cas plusieurs problèmes.
Aristote à Hollywood (1)
Les superstitions et les théories loufoques étant un grand ressort du comique avéryen, on a vu Tex Avery faire ses courses au XVIIe siècle (coyotes suspendus et homoncules) et même au Xe (regard télescopique) ; son voyage au supermarché de l'histoire des idées obsolètes ne s'est cependant pas arrêté là, le rayon “philosophes de l'Antiquité” l'ayant particulièrement fasciné. Plus une idée est ancienne, plus grand est son pouvoir comique potentiel. Aristote, avec son étrange (méta)physique dont il n'a pas été facile de démontrer la fausseté, et sa conception très personnelle de la causalité, est spécialement précieux. (Lire l'article)
New York City
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 2
Réforme des musées (suite)
Réactionnaires, retardataires, amishes, elles ou ils n’ont toujours pas de smartphones ! « Quel est l’intérêt de se rendre dans les musées pour contempler des QR codes, je vous le demande ? » nous a demandé un des protestataires les plus virulents.
How Jung Are You ?
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 6
Rodolfo Walsh en 36 vignettes (1-16)
Une drôle de note, glissée entre les cahiers saisis par la dictature peu avant ta mort, dit ceci : “On m’appelle Rodolfo Walsh, quand j’étais enfant, je n’arrivais pas à trouver ce nom convaincant, je me disais par exemple qu’il ne m’aiderait pas si je voulais devenir président de la République.” (Lire)
J5 – Porter sa croix
Il faut s’être comporté bien mal dans une vie antérieure pour se réincarner en supporteur de certains petits clubs destinés à ne jamais rien gagner. Une malédiction qui se transmet d’une vie à l’autre et à travers les générations, car on hérite de la passion de son père, comme de sa fortune ou ses dettes, comme d’une maladie congénitale. On vient au monde avec, on n’y peut rien. Le supporteur de petit club, c’est Sisyphe qui pousse chaque semaine son rocher vers le sommet de la colline, et le voit dévaler chaque samedi dans l’avalanche de ses espoirs. C’est Tantale, plongé dans un fleuve de gloire où il ne peut boire, sous un arbre chargé des fruits de la victoire qu’il ne peut atteindre. (Lire l'article)
Skizzenbuch (1)
Les dessins d’Heinrich Kley étant rarement datés, il est difficile de savoir quand ont été...
J2 – Naissance de la tragédie
René Girard avait raison. Pas l’ex-entraîneur de Lille : son homonyme, le philosophe. Pour l’auteur de La violence et le sacré, tout ordre social se fonde sur la violence exercée par le groupe contre un bouc-émissaire. Il n’en va pas autrement du football : un championnat a besoin d’une victime expiatoire, contre laquelle s’exerce la vindicte collective. Explication parmi d’autres à la popularité du football : pour le supporteur, le spectacle de cette violence est exutoire, d’autant plus qu’elle tend à l’injustice et à l’arbitraire. (Lire l'article)
Un métier de survivants
"Tout ce qu’une langue contient ne peut être transféré à une autre. Voilà pourquoi une traduction est un autre livre, la fidélité est impossible"... Mercredi 6 décembre 2017, l'écrivain et traducteur Miguel Ángel Petrecca, réunissait autour de lui à la librairie Cien Fuegos, à Paris, deux autres traducteurs argentins – Ariel Dilon et Edgardo Scott – et un traducteur français – Guillaume Contré – pour parler de traduction. Le thème de leur échange : traducteur, un métier de survivants ? (Lire l'article)
Mort d’un consonantiste
Le monde de l'édition perd en la personne d'Aimé Oiseau un de ses représentants les plus singuliers. Toute sa vie, il aura défendu l'écriture consonantique, ne récoltant souvent que l'incompréhension, voire l'hostilité, de ses professeurs d'abord, puis de ses pairs.
Mayra Santos-Febres pour les sorcières
L'époque marque le grand retour des sorcières. Elles sont partout, aux États-Unis comme en France, sur la scène politique, sociale et littéraire. Mais leur récent retour en force ne leur épargne pas certains tourments. Elles souffrent en effet d'un dramatique problème de discontinuité. Pour elles, donc, le Dr P. prescrit cette semaine La Maîtresse de Carlos Gardel de Mayra Santos-Febres, paru chez Zulma, traduit de l'espagnol (Porto Rico) par François-Michel Durazzo. (Lire l'article)
Ex Machina #43 : Delta est un génie
Delta ne verra jamais Delta. Pourtant, il lui faudrait bien un concept de “moi”, non? Donc, si Delta ne peut pas se percevoir elle-même, il faut bien qu’elle s’invente. D’autant plus que dans mes dessins Delta était elle-même un triangle bleu!
Geneviève Brisac s’obstine
Il y a dix-sept ans, Geneviève Brisac publiait La Marche du cavalier, pour "faire entendre plus haut, plus fort, et mieux, les voix d’écrivaines, mes aînées". Aujourd’hui, elle reprend l’ouvrage. Sisyphe est une femme vient de sortir aux éditions de l'Olivier.
Grand amour et illustre parrainage
Après la tourmente de la Commune, Daniel Vierge s’installe au n°15 de la rue de Richelieu, avec...


















