Epicure et Léontion
Où Épicure écrit à la belle Léontion, courtisane et philosophe, et s’en prend vivement à Platon qui « a écrit tant d’inepties à propos de l’amour […] peut-être parce qu’il ne bandait pas assez pour remplir son tonneau des Danaïdes »…
Topologie d’un imaginaire
Les artistes Pia Rondé et Fabien Saleil reviennent sur leur expo “Cité-Fantôme” et plus généralement sur leurs méthodes de travail et leurs sources d’inspiration. Le titre de l’expo était emprunté au roman Topologie d’une cité fantôme d’Alain Robbe-Grillet.
Flaubert et Houellebecq, fouette cocher !
Il n’y a guère de raisons de rapprocher la littérature de Michel Houellebecq de celle de Gustave Flaubert, si ce n’est celle-ci : les romans du premier mis en regard avec ceux du second permettent de mesurer l’évolution considérable des mœurs en un siècle et demi. (Lire l’article)
Camera Obscura
“Éteindre la lumière pour mieux regarder” : une vidéo réalisée à partir de la manipulation de quatre photographies numériques capturant l’effet d’une chambre noire, et un texte retraçant les étapes de cette réalisation.
Redonner du temps au temps
En 2020, un seul mot d’ordre, décroissance, une seule résolution, ralentir ! C’est le sens du nouveau combat de Guus Grappenmaker. Nous avons rencontré le designer à l’occasion du lancement en fanfare de sa nouvelle invention.
All My Life
Bruce Baillie est l’un des pionniers du cinéma d’avant-garde tourné sur la côte ouest des États-Unis à la fin des années soixante. Ce court-métrage de 1966 fait correspondre en un plan-séquence la voix d’Ella Fitzgerald et la lumière d’été sur la côte californienne.
Panne informatique géante
“Tout devrait rapidement rentrer dans le désordre“, nous a confié au téléphone un des...
Lecture rythmique
Lecture rythmique, de l’artiste vénézuélien Iván Candeo, confronte des images et un texte a priori sans rapport. Gestuelle de discours politique et recette de cuisine sont seulement unies par le rythme pour créer, avec humour, un troisième langage.
La possibilité d’un DeLillo
Encore un marathon organisé par Julien Gosselin, qui s’attaque cette fois à trois des romans majeurs de Don DeLillo. Inégal, moins maîtrisé que son adaptation du roman de Roberto Bolaño 2666, ce spectacle est aussi plus intéressant. C’est que les fils narratifs sont moins faciles à suivre, tant le style de DeLillo, riche en ellipses et surtout en silences suppose des lecteurs qui acceptent de s’égarer en chemin. La scénographie d’Hubert Colas est une boîte fermée – un grand livre au cœur duquel on se retrouve. On en retiendra de grands moments d’humour, de mélancolie, de cruauté, de complexité. (Lire l’article)
Devoirs de vacances
Plaisirs de farniente et de lecture… une fois n’est pas coutume, cette (courte) chronique offre quelques suggestions pour occuper votre esprit s’il en est besoin. D’abord, la toujours intéressante chronique de Jean-Paul Delahaye dans Pour la Science, intitulée Logique et Calcul. Au programme de ce mois de juillet, on trouve un problème dit “des 50 prisonniers”. Dans le même numéro de cet excellent magazine, une réflexion passionnante de Christian Walter sur la finance dite éthique, et en particulier sur le caractère performatif des algorithmes qu’elle utilise. Enfin, on pourra lire ou relire avec profit l’hilarante et autoproclamée unique trilogie en cinq volumes de Douglas Adams, Le Guide du Voyageur Galactique. (Lire l’article)
Trotsky, photos inédites
Trotsky, photos inédites Les histoires de négatifs égarés puis retrouvés émaillent la grande...
Babel-sur-Yvette
Fondé par les libraires Pierre Morize et Hélène Pourquié, le festival Vo-Vf, de Gif-sur-Yvette, dans l’Essonne, qui rend hommage aux traducteurs, a fêté sa 7e édition du 4 au 6 octobre. Retrouvez tous les débats de cette année sur le site du festival.
Il Miracolo, une histoire du trouble
Dieu, ces derniers temps, visite souvent Arte et c’est tant mieux. Après Au nom du père, co-production avec le Danemark, et son ravageur pasteur, voici Il Miracolo, co-production avec l’Italie, avec sa vierge en plastoc qui pleure des litres de sang. Serait-ce un rien passéiste ? Parce que l’Italie, là, semble moins habitée par les miracles de la madone que par de bons vieux démons. Erreur. (Lire le guide)
Ex Machina #37: Juste un coup d’œil
– Tu proposes, si je comprends bien, de remplacer notre notion de “sac” par un ensemble de concepts qui décrivent tous le balayage visuel séquentiel d’une même scène, et qui seront confondus subjectivement puisque conceptuellement équivalents. C’est astucieux. Dire que deux formes sont identiques, c’est dire que rien ne change quand je déplace mon regard de l’une vers l’autre, quel que soit le chemin précis suivi par mon regard. J’aime ça.
L’éditeur Paul Dechagrain interpellé
Paul Dechagrain a été arrêté hier matin à son domicile. Cet éditeur inconnu du grand public avait profite cyniquement du désir de reconnaissance d’auteurs refusés partout pour monter une véritable arnaque.
Un crime, mais lequel ?
En 1935 Georges Bernanos, auteur de Sous le soleil de Satan et Prix Femina en 1929, publie un polar. Et fait d’un travail alimentaire un monument qu’il camoufle discrètement, comme un délit, sous les aspects d’une histoire ordinaire. La construction est imparable, d’une grande modernité. Le contenu annonce les grandes thématiques du genre de la deuxième moitié du vingtième siècle : sexe, amour interdit, mensonge social, usurpation d’identité, schizophrénie peut-être… Bernanos, avec ce bijou, s’affirme en précurseur essentiel au même titre que Poe, Gaboriau ou Collins. Trop catholique pour être lu par les lecteurs rebelles, égaré dans la sous-littérature de gare pour les autres, Bernanos a vu son roman caviardé par les préjugés. Quel dommage. (Lire l’article)
Pays de Galles-Irlande du Nord : Zizou président !
À l’écran, le stade est une cathédrale illuminée où les hommes rendent grâce au veau d’or. La caméra explore les gradins. Les bipèdes font de grands signes cabalistiques. Certains visages arborent d’étonnantes compositions colorées. Les bouches hurlent des chants guerriers. Une houle profonde agite la masse. Gros plan sur les joueurs suants qui se congratulent et s’étreignent. Les commentateurs, qui sont aussi pertinents que mon cousin Robert, reviennent pour la vingtième fois sur les moments forts de cette soirée historique. (Lire l’article)


















