La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Archives
Expo

Hugo Comics

Victor Hugo résiste à tout, même aux traits les plus fielleux. Ce sont ses adversaires qui ont pris un sacré coup de vieux. Exposition “Caricatures : Hugo à la Une” à la Maison Victor Hugo, place des Vosges à Paris.

Architecture

Les jardins, ces passeurs

Le jardin, ce monument vivant, ce musée en plein air, cet Éden, peut-il s'exposer ? Avec la complicité de Dürer, Le Notre, Monet, Penone ou Gilles Clément, le commissaire Laurent le Bon invite, au Grand Palais parisien, à une réjouissante flânerie en ses "Jardins". Pour faire vivre cet art à la fois fragile et construit. Mais en symbiose avec notre culture, tous nos sens. De la Renaissance où ils s'ouvrent au paysage, à nos jours où ils se font le miroir plus sauvage de la planète en danger, balade dans les différents bosquets, toujours artificiels, de la représentation du monde, du travail et du plaisir. (Lire l'article)

M.A.S., Contre les Français : de l’influence néfaste exercée par la culture française, traduit de l'espagnol par Philippe Thureau-Dangin, Éditions Exils, 2015
Livres

Un poison nommé culture française

Les éditions Exils publient la traduction française d'un pamphlet espagnol datant de 1980. Où l'auteur tire à boulets rouges sur la culture française : “J'en suis arrivé peu à peu à la certitude que le pire malheur, parmi tous les malheurs qui ont affecté la culture européenne, est qu’un pays aussi peuplé que la France se soit trouvé presque exactement au centre du continent.” De Corneille à Sartre en passant par Voltaire ou Flaubert, aucune icône n'échappe au canardage, étayé par une citation de Schopenhauer : “De même que l’Asie a les tigres, l’Afrique les singes, nous autres, en Europe, nous avons les Français.” Qui aime bien châtie bien ? (Lire la suite)

Bagdad, la grande évasion !, de Saad Z. Hossain, traduit de l’anglais (Bangladesh) par Jean-François Le Ruyet, Agullo éditions.
Le genre idéal, Livres

Irak, le monde, hier et demain

En 1258, les Mongols pillent Bagdad, massacrent un million de personnes, détruisent bibliothèques et universités, mettant ainsi fin à l’âge d’or des alchimistes et de la cité qui abritait alors tout le savoir du monde. Les livres, digues de papier trempé dégoulinant d’encre, servent de barrages sur le Tigre et des savants désespérés se jettent dans le fleuve d’une ville transformée en tas de gravats. Bagdad 2004. Les nouveaux Mongols sont américains. Le tas de ruines est le même. (Lire l'article)

Philip Heying, Étretat (environs)
Entomologie photographique, Photographie

Philip

Ce paysage des environs d'Étretat c'est le cadeau que tu m'as fait, Philip, à ton départ de Paris en 1997 – je devrais écrire à ton retour aux États-Unis. Un paysage qui tient au mur, côtoyant le marchand de balais de Daniel Barraco et le notaire d'August Sander. Je t'ai connu, Philip Heying, en février 1989, lors de ta première exposition chez Agathe Gaillard. Tu montrais des paysages d'Amérique... (Lire l'article)

Théâtre

Avignon-69 peine à jouir

Bilan médiocre pour la 69e édition du festival d'Avignon, qui s'achève ce samedi 25 juillet. Sur une quarantaine de propositions à l'affiche du in, les spectacles mémorables ne sont pas franchement des découvertes et se comptent sur les doigts d'une main: trois spectacles de haut niveau plutôt seuls dans une forêt clairsemée. (Lire l'article)

Ex Machina, Sciences

Ex Machina #15: Où est donc ce marteau?

[Ex Machina #15] Vous ne manipulez pas certains concepts car c’est mauvais pour le futur de vos larves. Ceux d’entre vous qui ont trop de concepts, ou les mauvais concepts, se cassent avant d’avoir des larves, donc les chnops suivants bénéficient des concepts les plus utiles (ou, dans votre pitoyable cas, les moins nuisibles).

Violet Gordon Woodhouse par Alvin Langdon Cobürn - vignette
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Violet et ses amis

Violet Gordon Woodhouse, riche et fantaisiste Anglaise, est une autre figure marquante de la résurrection du baroque au début du XXe siècle. Au piano, au clavecin et au clavicorde, elle joue Bach, Purcell et Scarlatti. De la même génération que Wanda, elle est bien éloignée des milieux saphiques parisiens, même si elle rencontra la jeune Virginia Woolf et si la poétesse Radclyffe Hall, alias John, lui dédicaça des poèmes érotiques. Elle vit avec un mari très gentil (mais handicapé par un accident de chasse) et, sous le même toit, avec trois amants officiels. Quand elle n'est ni au jardin ni à cheval, Violet fait de la musique... (Lire l'article)

Danse

Dimitris Papaioannou, rolling stone

On l’avait raté au Théâtre de la Ville en octobre 2015, on s’est précipité à Montpellier Danse pour redécouvrir avec bonheur le Grec Dimitris Panaioannou. On avait gardé un souvenir clair de sa mise en scène, en images et en danse de sa Medea en 1998 à la Biennale de la Danse de Lyon, laquelle s’ébattait dans une pataugeoire. Car, ce n’est pas la première fois qu’il vient en France, même si on voudrait le voir plus souvent. L’occasion se présentant, on l’a retrouvé avec une autre figure de la mythologie grecque : Sisyphe. Still Life (Nature morte) est une allégorie de la Grèce, du peuple grec qui reconstruit sur les ruines, les désastres économiques. (Lire l'article)

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Portugal-Autriche : tout ça pour un nul

Tous mes potes sont au bar pour vanner les tos et les fritz, et moi, moi qui suis le meilleur sur la vanne portugaise et germanophobe, je me retrouve dans ce “dîner pro” entouré de couillons béats pour célébrer un premier roman à la con de nature writing d’un obscur écrivain américain, forcément tatoué comme une porte de chiottes, bien évidemment éduqué à l’école de la vie comme dirait l’autre conne, qui se glorifie dans un récit pourtant sans relief aucun d’avoir touché à tout avant de finir dans une université crasseuse du Minnesota. (Lire l'article)

Choses revues, Détournements

Réforme des musées (suite)

Réactionnaires, retardataires, amishes, elles ou ils n’ont toujours pas de smartphones ! « Quel est l’intérêt de se rendre dans les musées pour contempler des QR codes, je vous le demande ? » nous a demandé un des protestataires les plus virulents. 
cheval afghanistan Majid Saeedi photoreporter Saint-Brieuc
Arts plastiques, Expo, Photographie

Cheval de paix

Il arrive que l’on aime une photo pour de mauvaises raisons, par exemple parce que l’on y voit des choses qui n’y sont pas. J’ai aimé cette image, en l’apercevant de loin, parce que j’y voyais la mer. Une mer des côtes africaines. Puis je me suis approché. Ce n’était pas l’Afrique, et encore moins la mer. C’était l’Afghanistan. L’image fait partie d’une série – intitulée La Vie en temps de guerre  actuellement exposée à Saint-Brieuc dans le cadre du festival Photoreporter. Elle a été captée par le photographe iranien Majid Saeedi (...)