J34 – L’opium du peuple
Devant son écran, le supporteur hésite. Soirée électorale ou Lyon-Monaco ? Voire, le clásico Madrid-Barcelone ? Il se sent coupable, la voix de la raison martèle ses arguments. À la différence des précédents, le scrutin est serré, quatre candidats pourraient passer au second tour. D’accord, mais après quatre saisons dominées par le Paris Saint-Germain, la Ligue 1 offre enfin un peu de suspense… Dilemme. Alors, le supporteur décide de zapper d’une chaîne à l’autre, un peu honteux. Le football est l’opium du peuple, et il se sait dépendant… (Lire l’article)
Jeu d’été #03
Il s’émerveillait de voir que les chats avaient la peau percée de deux trous, précisément à la place des yeux.
Rachel Elliott pour Christine Boutin
Christine Boutin twitte beaucoup. Trop. Madame Boutin, il va falloir penser à lâcher votre téléphone, à réfléchir un peu avant avant de réagir à tout et à n’importe quoi tout le temps. Prenez du recul. Passez donc à la lecture, la lecture de livres. Aérez-vous l’esprit, lisez un roman, comme celui de Rachel Elliott, paru récemment en France, Murmures dans un mégaphone (Rivages, traduit par Mathilde Bach). C’est un roman anglais : les personnages boivent, avec application et constance, du thé, beaucoup de thé, à tout âge et à tout moment de la journée. Et ils passent leur vie les yeux rivés sur leur portable. (Lire l’article)
Traduire Koltès (La noche justo antes de los bosques)
Un texte pensé pour la scène se révèle bien souvent à la lecture aride ou incomplet, dépourvu de toute la créativité scénique qu’il convient de lui ajouter. Mais il existe des textes lumineux, qui jouissent de cette double nature, et qui son capable de transcender la page comme la scène. La pièce de Bernard-Marie Koltès, La Nuit juste avant les forêts, est l’une de ces œuvres dont la théâtralité et la valeur littéraire ne sont pas seulement inséparables mais se nourrissent mutuellement. Préserver cette dualité – ou cette unité – incestueuse à constitué l’une des difficultés majeures pour sa traduction en espagnol.
Effet boule de neige
Après le séisme prévu – et tant redouté – cet été 2024 à Paris, une réplique est à présent plus...
Traduire Karl Ove Knausgaard
Le Proust norvégien, comme certains le désignent, écrit au plus près de l’émotion et de la vie disséquée dans ses aspects les plus simples, les plus banals. Questionnée par Agnès Villette sur sa co-habitation avec un auteur de l’intimité et de la banalité, sa traductrice française évoque la transposition d’un style bref, dépouillé, volontairement pauvre, qui doit trouver son rythme et sa respiration en français. (Lire l’entretien)
Clément-Édouard Bellenger
Clément-Édouard Bellenger (1851-1898) fut un graveur sur bois régulier de Daniel Vierge, dont...
Obstinée comme une prégnance
Une fois la question de la saillance réglée, la prégnance est émise. Parfois, la prégnance s’avère impossible à arrêter. Parfois, elle s’arrête juste avant d’investir son récepteur, laissant le spectateur dans un état de frustration avancé. En fait, la seule façon d’arrêter une prégnance est de lui en opposer une autre.
Rodolfo Walsh en 36 vignettes (1-16)
Une drôle de note, glissée entre les cahiers saisis par la dictature peu avant ta mort, dit ceci : “On m’appelle Rodolfo Walsh, quand j’étais enfant, je n’arrivais pas à trouver ce nom convaincant, je me disais par exemple qu’il ne m’aiderait pas si je voulais devenir président de la République.” (Lire)
L’or du Brésil
Dès le tout début du XVIIIe siècle, il est de notoriété publique, à Naples, que le fils d’Alessandro Scarlatti, Domenico, touche le clavecin mieux que personne. Alessandro le premier, qui écrit que son fils est un aigle qui doit déployer ses ailes. L’aiglon ira donc à Venise puis à Rome, où il servira la princesse de Pologne, puis au Vatican, qui a gardé trace de son passage en tant que maître de chapelle. Il se fait d’autres relations à l’académie d’Arcadie, hébergée par le cardinal Ottoboni, futur pape. L’un des membres de ce club très select est le roi Jean V de Portugal, immensément riche de l’or et des diamants du Brésil, qui désire s’attacher les services de Scarlatti junior, 34 ans, pour sa cour de Lisbonne qu’il veut la plus illuminée d’Europe. (Lire l’article)
Vatnajökull (the sound of)
Allô? Le glacier fond-il? Londres, 2007. Les étudiants des Beaux-Arts présentent leur projet de fin d’études. Parmi eux, Katie Paterson présente une œuvre au titre énigmatique: “Vatnajökull (the sound of)”. Son principe est pourtant relativement simple, même si on ne peut pas en dire autant de sa réalisation.
Festival Paris ne finit jamais
Du 15 au 30 juin, un festival pour promouvoir la littérature hispanique avec de nombreux invités, écrivains mais aussi cinéastes, universitaires, traducteurs, éditeurs… à retrouver tous les soirs sur Internet.
Nudité Humanité
« Je suis devenu photographe par amour »: actuellement exposé à la Nue Galerie à Paris, Hervé Lassïnce publie une série de portraits qui en témoignent dans un ouvrage intitulé « Nous »
Ex Machina #27: Analyse critique
– Quelle belle avancée ! Nous sommes sortis du marasme, me semble-t-il.
– Espérons-le, dit une petite voix bougonne. Je ne veux plus jamais revivre une catastrophe pareille.
Fritz Zwicky (1898-1974)
Matière noire, étoiles à neutrons, supernovae… l’astrophysicien Fritz Zwicky (1898-1974) a tout imaginé et découvert avant tout le monde. Et changé notre façon de voir l’univers. Personnalité fantasque, il était aussi la terreur de ses étudiants et de ses collègues…
Gériatrides de Nice : soupçons de dopage
Le vainqueur de l’épreuve reine des Gériatrides sera-t-il déchu de son triple titre ?
Canular ou « Landes Art » ?
Qui se cache derrière les mystérieux CAC40 (Comités Anti-Cléricaux des Landes) ?
Guillaume Musso, le sexe sans métaphores
“Le petit chat est mort”. Cette phrase est passée à la postérité sans qu’on sache bien pourquoi. Quel petit chat ? Il n’en avait jamais été question jusque-là dans la pièce de Molière. Pourquoi est-il mort ? Et que vient faire cette remarque dans ce dialogue entre Arnolphe et sa jeune pupille Agnès, dont le premier tombera bientôt amoureux ? Dans une thèse intitulée La représentation du sexe féminin dans la littérature et la poésie françaises du XVIe au XXIe siècles : un art de la métaphore, Mélanie Moidan-Lay parcourt les siècles et constate l’effacement progressif de la métaphore, jusqu’à la représentation directe, presque clinique, dont usent les auteurs d’aujourd’hui pour évoquer le sexe féminin. (Lire l’article)


















