[covid-19] Avancée décisive
C'est une expérience originale qui va être tentée en France afin d'atteindre au plus vite l'immunité collective face au coronavirus et ne pas laisser traîner en longueur une situation qui nous empoisonne – au sens propre et au figuré.
Tout est bien qui finit bien
Impossible de déterminer dans quel ordre Abbey a réalisé les illustrations des quatre comédies...
Une nutritionniste engagée
Régine Sancelle, nutritionniste, revient sur la curieuse multiplication dans notre pays des “séminaires de jeûne” et propose, en retour, la mise en place de lieux de “jeûne de prestige”.
Centrifugeuse
Le projet porté par Ensemble! de remplacer l’hémicycle du palais Bourbon par une centrifugeuse...
Flore de ballast : Maria Thereza Alves et la botanique de la colonisation
Depuis 1999, l’artiste brésilienne Maria Thereza Alves investit des villes portuaires qui furent des points cruciaux de la cartographie coloniale — Marseille, Liverpool, Dunkerque, Bristol — et observe comment les échanges coloniaux furent doublés d’une circulation de semences végétales. On connaît l’histoire migratoire de certains fruits et légumes — on sait la pomme de terre ou la tomate fameusement introduites en Europe à la fin du XVIe siècle. Maria Thereza Alves s’intéresse au contraire à des plantes dont la circulation fut accidentelle et souvent inaperçue : la flore de ballast. (Lire l'article)
Bob Parent, souvenirs de jazz
L’écrivain américain James Graham évoque quelques souvenirs de son ami Bob Parent (1923–1987), un des grands photographes du jazz.
Les Envahisseurs
Il y a tout juste cinquante ans, le réseau américain ABC achevait la diffusion de The Invaders, alias Les Envahisseurs. La série n’a connu que deux saisons mais elle a durablement marqué les esprits, tout particulièrement en France. Souvenez-vous de l’accroche : "Les envahisseurs : ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva…". Que jamais il ne trouva : cet usage du passé simple annonçait à lui seul de l’exceptionnel. (Lire l'article)
Le nouveau western
Un temps, le polar scandinave, par sa critique de la social-démocratie en correspondance avec les problématiques intimes et sociales des lecteurs français, a touché juste en apportant conjointement dépaysement et réponses. Le western aujourd’hui, par sa violence, ses antagonismes, ses dilemmes moraux, dans un monde sauvage en totale mutation, revient en force et qualité dans les catalogues des éditeurs. (Lire l'article)
L’annuaire de Kirkpatrick
L'Américain Ralph Kirkpatrick, élève de Wanda et musicologue à Yale, est le principal biographe de Scarlatti. Son Domenico Scarlatti de 1953 est cependant à prendre avec des pincettes. La biographie est remarquable, mais la musicologie a souvent été remise en question. Non, toutes les sonates ne vont pas par paires, non, le point d'orgue de la sonate n'est pas la “crux” qu'il avait inventée, non Scarlatti n'a pas composé toutes ses sonates pendant les cinq dernières années de sa vie. Mais tout défricheur prend et assume le risque de faire fausse route. Son jugement sur l'évolution des sonates est parfois un peu énigmatique mais toujours d'une grande justesse. Il est l'auteur d'une classification “scientifique” des sonates. Mais la “vraie” classification chronologique reste à faire. (Lire l'article)
Trop de chants pour un cantique
Abou Lagraa, chorégraphe dont le style s’est forgé à l’étude de la danse classique, contemporaine et hip hop, a toujours voulu faire bien, trop bien. C’est le cas avec sa récente création à la Maison de la danse de Lyon où il est artiste associé en 2015 avant de regagner sa ville natale, Annonay en Ardèche. En s’attaquant au Cantique des Cantiques, il a vu grand. Retour sur cette création et sur la polémique qui oppose le chorégraphe français à la conseillère municipale FN d’Annonay. (Lire la suite)
Un faussaire pris en flagrant délit
Le faussaire qui écoulait depuis des lustres des (mauvais) pastiches de l'illustrateur Gilles Bachelet a été appréhendé alors qu'il essayait de fourguer une navrante image de licornes siamoises.
Electroménager blanc, idées noires
Elle achète un congélateur et trouve un cadavre dedans.” Une Américaine de Caroline du nord rachète un congélateur à sa voisine qui s’apprête à déménager. Quelques jours plus tard, l’acheteuse ouvre l’appareil et découvre qu’il contient un cadavre, celui de la mère de la voisine. Ce sont des choses qui arrivent... En lisant le titre de cette dépêche de l'AFP, je me suis pris à rêver qu’il s’agissait d’un congélateur neuf, tout juste livré par un grand magasin d’électroménager. Il aurait été possible de tracer un parallèle avec le magnifique plan séquence qu’Alfred Hitchcock souhaitait glisser dans la Mort aux trousses. (Lire l'article)
Spinoza et Mademoiselle
Une jeune fille de la bourgeoisie d'Amsterdam a-t-elle harcelé Spinoza à coups de lettres enflammées ? Oui, à en croire la réponse –inédite– du philosophe, qui lui indique comment atteindre la béatitude...
Oona Doherty, gestes recueillis
Après un solo entre performance et écriture ciselée au-delà des genres, la danseuse et chorégraphe irlandaise propose à la Biennale de la danse de Lyon une création en quatre mouvements que l’on peine à relier entre eux. Artiste associée cette saison 2018-2019 à la Maison de la danse de Lyon, Oona Doherty devrait avoir l’occasion d’imposer sa signature, même si l’on comprend son attention pour les gestes et les propos recueillis. (Lire l'article)
Le voltigeur d’Avignon
Sauts de l’ange en altitude et à l’envers, très cher, vrilles, saltos, sauts périlleux avant, arrière, sur les côtés, en haut en bas, voltiges au-dessus d’un cycliste ou d’une brochette de spectateurs... Farid Zitoun, prodigieux acrobate qui semble avoir développé sa propre technique n’a pas besoin de trampoline. Il est l’Acrobate bleu de Picasso ou celui de Chagall, le cirque de Pékin ou le groupe acrobatique de Tanger à lui tout seul. Un solo de l’ange, à voir à Avignon, dans le off du off du off, complètement in. (Lire l'article)
World in Marseille
Un chorégraphe indonésien, Eko Supriyanto, pour démarrer, avec notamment un solo dédié à l'Océan, une danseuse belge, Lisbeth Gruwez, Pénélope en robe noire tournant rageusement face au vent, une ouverture confirmée sur l'Afrique (Serge Aimé Coulibaly, Rokia Taoré...) : sous l'impulsion de son directeur Jan Goossens, le Festival de Marseille est un appel d'air, où l'on trouve de plus en plus de créations. Et qui gagnerait encore si la municipalité décidait de lui octroyer la Vieille Charité, magnifique lieu dominant toute la ville. (Lire l'article)
Diaghilev groupie
Il est difficile de croire que la première du Sacre du printemps, en 1913, a été contemporaine du travail d'élaboration des Femmes de bonne humeur, comédie de Carlo Goldoni muée en opéra-ballet par Serge Diaghilev en 1916. C'était à la fois le sacre de Stravinsky et celui de Scarlatti. Car Diaghilev, qui voulait une musique pré-romantique, était un inconditionnel de Domenico, dont il choisit 22 sonates qu'il fit, à sa façon habituelle, orchestrer. Curieuse idée que de “mélodiser” des sonates par nature “a-mélodiques” ! Mais il fallait bien que les danseurs aient du grain à moudre... (Lire l'article)
Jamais n’existe pas
Des gens cherchent une place dans le monde. Pas même au soleil. Un proverbe créole le dit : "Plus tu es déchiré, plus les chiens te déchirent." Comment peut-on croire que ce qui se passe ailleurs n’est qu’un dépaysement ? Obia, de Colin Niel, éditions Rouergue Noir.
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