Cristallisation
Et si la vérité du monde était géométrique ? On pourrait imaginer une histoire de l’art écrite sous l’angle des polyèdres. Elle commencerait sûrement à la Renaissance, avec les illustrations que Léonard de Vinci donne à Luca Pacioli pour son traité De Divina Proportione. Elle se poursuivrait jusqu’à aujourd’hui. On y croiserait le maniérisme allemand du XVIème siècle, quelques Italiens du début du XXème, des Américains des années 1960 et, poursuivant notre route, on se retrouverait dans une ancienne brasserie de Montreuil, transformée en lieu d’exposition depuis 2004 sous le beau nom d’Instants chavirés. Deux artistes et amis, Christian Hidaka et Raphaël Zarka, y présentent une exposition commune intitulée La Famille Schoenflies. (Lire l’article)
The Quiet Life
En mai 1888, invité à Broadway pour un weekend chez Frank Millet, Abbey fait la connaissance de...
Les Joyeuses Commères de Windsor
Les comédies de Shakespeare ont été publiées en quatre volumes chez Harper’s seulement en 1896,...
J23 – Superstition et psychologisme
Il n’est pas de sport moins prévisible que le football. La logique y est moins respectée qu’ailleurs, la supériorité physique ou technique n’est jamais le gage de la victoire, et le talent ne suffit pas. Les raisons en sont nombreuses : jeu moins systémique que d’autres, un seul joueur peut y faire la différence, et la part de l’improvisation y est plus grande ; l’influence des erreurs d’arbitrage aussi, car les points marqués étant rares (en comparaison du basket ou du hand-ball, par exemple), une seule mauvaise interprétation décide souvent du sort d’un match ; et cette rareté fait aussi la part belle aux faits de jeux et aux coups du sort. (Lire l’article)
Trotsky, photos inédites
Trotsky, photos inédites Les histoires de négatifs égarés puis retrouvés émaillent la grande...
Là où se termine la terre
Premier tome de la trilogie sur le Chili de Désirée et Alain Frappier, publié en 2017, « Là où se termine la terre » retrace la vie d’un militant de gauche, de sa naissance en 1968 à l’élection de Salvador Allende en 1970.
Ma vie en revues (1)
L’apparition en 2017 de la revue Transbordeur. Photographie, histoire, société m’a rappelé que ma vie de photographe avait été jalonnée par les revues. C’est cette histoire que je compte raconter.
Le temps de l’objectivité
Jusqu’au 5 septembre, le Centre Pompidou présente une grande exposition sur la Nouvelle Objectivité, recension d’un moment de l’histoire de l’Art dans l’Allemagne des années 1920. Angela Lampe, conservatrice des collections historiques du Centre en est la commissaire. Pour ce travail exceptionnel, elle s’est adjointe Florian Ebner, le conservateur de la Photographie. Ils ont choisi le photographe August Sander et ses portraits comme fil conducteur. Passionnant!
Sortir au jour d’Amandine Dhée: la mort à visage humain
C’est par un non-évènement que s’ouvre le beau livre d’Amandine Dhée paru au début de cette année, « Sortir au Jour » (Editions La Contre Allée), qui parle sereinement de ce que la mort nous inspire
Les Filles du loir présidentes!
Le jeudi 9 juin, l’association Les Filles du loir vous invite à rencontrer Leslie Kaplan autour de son dernier livre, Un fou (P.O.L). Un texte poétique et politique, plein d’humour, sur les rapports du pouvoir et du langage. Attention: un président peut en cacher plus d’un autre.
Les animaux politiques
Les réflexions politiques utilisent souvent les figures animalières, qu’il s’agisse de fables ou de récits utopiques, afin de porter un regard différent sur les sociétés humaines. Parce qu’il reste naturel, l’animal peut être considéré comme un modèle de l’homme dans son état originel, avant qu’il ne soit corrompu par les pratiques ou les passions sociales, ce qui en fait le symbole d’une nature non pervertie. Mettant souvent en scène des animaux, la BD cherche aussi par ce biais à mener une lecture critique de la politique, se plaçant ainsi au coeur d’une tradition qui remonte à l’Antiquité. (Lire l’article)
François Rabelais débraguetté
À l’époque de la Renaissance, la braguette ne se résumait pas à une simple et commode fermeture Éclair mais se présentait sous la forme d’une pièce de tissu de proportions impressionnantes, rembourrée qui plus est par divers objets, des oranges par exemple, et constituait ainsi un élément central de la parure masculine. Elle est un motif récurrent dans l’œuvre de François Rabelais, peut-être même son point nodal. Ses personnages en parlent beaucoup, au point de vouloir consacrer de doctes essais au sujet. D’après certains exégètes inspirés, elle serait même une clé susceptible d’ouvrir l’ensemble de l’œuvre rabelaisienne. (Lire l’article)
Le labo Dromesko
À qui n’a jamais assisté à un spectacle de la compagnie Dromesko, il ne faudrait rien dire sinon d’aller y voir, et pour les Parisiens ça tombe plutôt bien : la dernière création, Le jour du grand jour, est actuellement à l’affiche du Montfort avant d’être à celle du 104 en février. C’est parfois drôle, souvent émouvant, toujours juste. Chacune des scènes s’apparente au développement d’une photo. L’image reste longtemps dans le bain, car le temps de Dromesko prend son temps. Ce mélange de burlesque et de poésie fait monter progressivement chez le spectateur un mélange d’émotions dont il se demande laquelle est la bonne. La chute est rarement celle que l’on avait anticipée. Donc voilà, allez-y, vous ne le regretterez pas. (Lire la suite)
J’ai eu les jetons !
Juste après avoir publié ma précédente chronique, je me suis précipité sur Internet pour vérifier si ma solution à l’énigme des cinq cartes tenait la route ou si j’avais négligé un détail. J’y ai découvert quelques faits intéressants. Tout d’abord la confirmation que cette solution fonctionne. Je n’ai pas trompé mes lecteurs, ouf ! Une autre observation faite à la lecture des forums spécialisés est qu’on y trouve beaucoup de solutions tentantes mais fausses, parfois de manière subtile, et qu’on observe une corrélation notable entre l’arrogance du commentateur et la qualité “presque juste mais pas tout-à-fait” de sa solution. (Lire l’article)
J4 – France, terre d’asile
Entre un pays et son championnat se tissent de curieux liens. A l’heure où l’on annonce à Calais la construction d’un mur, qu’en Essonne un futur refuge pour migrants est incendié et qu’un ancien président de la République s’attaque au regroupement familial, la Ligue 1 prend le contrepied de l’atmosphère ambiante en accueillant au mercato estival tous les joueurs dont les championnats étrangers ne veulent pas. Pour combien de temps ? Il n’y a guère plus qu’au football que la France fait honneur à sa tradition d’accueil. En langage footballistique, c’est ce qu’on appelle “se relancer”.
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Fin
Voyage en train, poème circulaire. Un court-métrage du cinéaste arménien Artavazd Pelechian, créateur du montage à distance, un antidote contre “la bactérie du temps qui nous consume”.
Banksy vs Marcel : un siècle de retard sur l’art en morceaux (2)
En s’en prenant physiquement à l’œuvre elle-même, Duchamp dit à la fois que la destruction du Beau doit avoir une effectivité matérielle et qu’il s’agit néanmoins d’une « figuration du possible », où la destruction est donc elle-même figurée et devient objet de la création. Sous un rapport fondamental, qui se distingue de l’acte destructif délibérément accompli – celui du vandale ou de Banksy, par exemple –, le ready-made interroge l’origine de la destruction. (Lire l’article)
Maïa Mazaurette, à trous les coups
Sortir du trou. Lever la tête: le dernier essai de Maïa Mazaurette défend l’idée d’une sexualité moins obsédée par la pénétration. Ce qui lui vaut des tombereaux d’insultes sur les réseaux sociaux.

















