[#presidentielles] Grand concours
Afin de rendre la campagne pour l’élection présidentielle un peu moins morose, nous avons décidé de lancer un grand concours de détournement d’affiches des différents candidats. Dans un esprit joyeux – à la bonne franquette (de souche) – et sans aucune méchanceté.
Oscar Wilde in the right place
À l’expo Oscar Wilde au Petit Palais, on s’attend à voir de touchantes lettres d’amour, des photos sépia de jeunes lords efféminés, les merveilleux dessins érotiques d’Aubrey Beardsley, et ces grandes toiles préraphaélites, hideuses et risibles aujourd’hui, qui faisaient les délices de la gentry anglaise et qu’Oscar portait au pinacle. On s’attend moins à y trouver André Gide, camarade de débauche, et Robert Badinter, qui revient en vidéo sur l’inique procès qui condamna Wilde à deux ans de travaux forcés pour homosexualité et incitation de mineurs à la débauche… (Lire l’article)
Mont-de-Marsan, terra flamenca
Avec la création il y a 29 ans du festival Arte Flamenco, Mont-de-Marsan est devenue la deuxième patrie du flamenco. C’est pour les artistes un lieu de rendez-vous car ils ne font pas qu’y passer mais sont invités à y séjourner, à participer à des rencontres publiques, à y donner des stages et des master classes. La programmation équilibrée n’oublie rien des maîtres du genre tout en s’ouvrant aux nouveaux talents. Et pas des moindres. La jeune Patricia Guerrero a ébranlé le Café Cantante avec son spectacle Catedral. (Lire l’article)
Fèves en fonte et autres faits divers
Un calendrier des prêtres, une belle idée gâchée, une retraitée miraculée, des fèves en fonte et autres faits divers.
Arnaud Meunier ou le théâtre optimiste
Arnaud Meunier met en scène un Candide pimpant, à la fois près du texte et inventif, proche de la comédie musicale. Dans un entretien, le metteur en scène revient sur ce spectacle et sur sa conception du théâtre.
De l’insoutenable satisfaction du désir
Trafic du vivant et de l’inanimé. Aliénation au désir. Esclavage moderne. Déresponsabilisation. Réflexion sur le langage. Enquête policière qui se moque de savoir ce qu’il est advenu de l’éventuelle victime pour ne s’intéresser qu’à des questions éthiques, Suréquipée, de Grégoire Courtois, est aussi, par le biais du fantastique, un roman qui rogne les frontières. (Lire l’article)
Belial
Devant sa maison, une femme cueille des herbes. Surgit un inconnu, qui commence à la questionner. En arrière-plan, une réflexion sur l’intoxication sécuritaire et ses mensonges : Belial, de Yànnis Mavritsàkis, une pièce traduite du grec par Michel Volkovitch et présentée à La Nuit de la traduction organisée par la Maison Antoine Vitez. (Lire le début de la pièce)
Eros Hugo
Baigneuses au lac : ce daguerréotype, et quelques autres, valurent au sieur Félix-Jacques Moulin (1802-1879) de passer un mois en prison pour outrage aux bonnes moeurs. En tout cas, à peine née, la photo s’intéressait déjà au corps de la femme. On eût été surpris qu’il en fût autrement. Il est amusant de noter que Moulin est né la même année que Victor Hugo, lequel s’y intéressait aussi beaucoup, aux corps des femmes. Il n’est donc pas absurde de retrouver quatre images du photographe précurseur de l’érotisme dans l’exposition “Eros Hugo” qui vient d’ouvrir à la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire la suite)
Les Envahisseurs
Il y a tout juste cinquante ans, le réseau américain ABC achevait la diffusion de The Invaders, alias Les Envahisseurs. La série n’a connu que deux saisons mais elle a durablement marqué les esprits, tout particulièrement en France. Souvenez-vous de l’accroche : « Les envahisseurs : ces êtres étranges venus d’une autre planète. Leur destination : la Terre. Leur but : en faire leur univers. David Vincent les a vus. Pour lui, tout a commencé par une nuit sombre, le long d’une route solitaire de campagne, alors qu’il cherchait un raccourci que jamais il ne trouva… ». Que jamais il ne trouva : cet usage du passé simple annonçait à lui seul de l’exceptionnel. (Lire l’article)
Au Manchot qui lit !
Pour des millions de lecteurs à travers le monde, le manchot est d’abord un logo. Celui de la vénérable maison d’édition britannique Penguins Book, fondée à Londres en 1935 et pionnière du livre de poche.
Le mélancoulic
Cet oiseau rare est l’image de la tristesse. Il se déplace lentement, traînant devant lui son bec interminable. C’est le seul oiseau coureur qui soit à la fois inapte au vol… et à la course !
My favorite piece of art
Le film de Memmer est, comme la chanson qui l’accompagne, une parabole douce amère qui souligne la belle rhétorique de l’échec durant les années de formation : chuter, se relever, chuter, se relever.
Céline le Narratéen et L’école des caves (3/3)
Si l’on dépasse les appréciations de psychologie littéraire, on trouve chez l’auteur du Voyage et de Bagatelles les éléments d’une théologie qui aux premiers temps de son invention fut l’expression d’une protestation que seuls quelques esprits libres surent affirmer.
Réchauffer la banquise
Bill Vuzay, homme d’affaires multimilliardaire et philanthrope, a accepté de nous révéler le nouveau projet sur lequel il a travaillé de longs mois en secret avec ses équipes de chercheurs et d’ingénieurs.
Diaghilev groupie
Il est difficile de croire que la première du Sacre du printemps, en 1913, a été contemporaine du travail d’élaboration des Femmes de bonne humeur, comédie de Carlo Goldoni muée en opéra-ballet par Serge Diaghilev en 1916. C’était à la fois le sacre de Stravinsky et celui de Scarlatti. Car Diaghilev, qui voulait une musique pré-romantique, était un inconditionnel de Domenico, dont il choisit 22 sonates qu’il fit, à sa façon habituelle, orchestrer. Curieuse idée que de “mélodiser” des sonates par nature “a-mélodiques” ! Mais il fallait bien que les danseurs aient du grain à moudre… (Lire l’article)
Chili, cinéma obstiné
Jusqu’au 18 décembre, la Cinémathèque du documentaire à Paris présente une rétrospective du cinéma documentaire chilien. Une manifestation exceptionnelle par son ampleur et sa qualité.
La Granvillaise
Fort discrètement, le gouvernement vient de se doter d’une Cellule d’études et de prospective des modèles disruptifs (Cepromodis) directement rattachée à Matignon. Derrière cette dénomination se cache un organisme de veille sur la collapsologie, terme désormais consacré désignant l’exploration transdisciplinaire du probable effondrement de notre civilisation industrielle, ainsi que de ses suites éventuelles. Un document diffusé par la Cepromodis auprès des préfectures, que délibéré a pu consulter, dévoile simultanément l’existence de cette cellule et la nature de ses préoccupations. (Lire l’article)
Marches pour le climat
Les marches pour le climat du samedi 12 novembre ont attiré peu de monde. Ainsi à Cachan (94),...


















