Les refusés d’“Osez”
La Musardine est une maison d’édition française spécialisée dans les textes érotiques. Elle est connue en particulier pour sa collection Osez, dont les ouvrages sont tous dédiés à des pratiques plus ou moins transgressives ainsi que l’indiquent leurs titres : Osez la sodomie, Osez le libertinage, Osez coucher pour réussir, etc. La collection regroupe à ce jour près de soixante-dix titres, et pourrait en compter de deux plus si Osez la zoophilie et Osez l’acromotophilie avaient été publiés. Mais ces manuscrits sont restés dans les tiroirs de l’éditeur, peut-être par peur de poursuites judiciaires, peut-être parce que le marché de ces deux ouvrages s’annonçait extrêmement limité. Il est possible enfin que les textes en question n’aient pas eu une qualité littéraire suffisante, ce dont nous n’allons pas tarder à juger. (Lire l'article)
Drone de drame (ou presque)
L’arbitrage du Mondial devait être assisté par des drones qui, grâce à un ingénieux système que nous ne détaillerons pas ici (trop technique pour nos lectrices), suivraient au plus près tous les déplacements des ballons. D’autres suivraient les joueurs qui profiteraient d’être loin du cœur de l’action pour préparer un mauvais coup.
L’éditeur Paul Dechagrain interpellé
Paul Dechagrain a été arrêté hier matin à son domicile. Cet éditeur inconnu du grand public avait profite cyniquement du désir de reconnaissance d'auteurs refusés partout pour monter une véritable arnaque.
Ex-Machina #26: Vue d’artiste
Sachez avant tout que je n’ai aucun préjugé envers les consciences partielles. De fait plusieurs de mes intimes, à mon humble avis, sont des consciences partielles (quoique à leur insu). Reste, cependant, que l’esthétique ne semble pas avoir guidé la plupart de vos choix graphiques ; or, si je ne m’abuse, elle pourrait vous apporter un éclairage intéressant.
Kung Fu Panda / The Assassin… en quête du “chi-néma”
À l’affiche, deux films que tout semble opposer tentent de se réapproprier le film d’arts martiaux chinois. D’un côté, Assassin, le wu xia pian de l’auteur Hou Hsiao-hsien, Sifu d’une modernité esthète et intimiste... De l’autre, Kung Fu Panda 3, la franchise la plus populaire de sa Seigneurie Dreamworks, dans la lignée des Jackie Chan... A priori, pas plus à voir entre ces deux là qu’entre un moine en tunique et un colosse en armure qu’on mettrait face à face.Mais l'un et l'autre parviennent-ils à saisir le “Chi”, ce principe de l’énergie vitale cher à la cosmologie bouddhiste ? (Lire l'article)
La mégère apprivoisée
Après La Tempête, Abbey illustre deux des premières comédies de Shakespeare: La Mégère...
La Tempête
Dernière des quatre comédies illustrées en 1891, La Tempête. Sous la plume d’Edwin Austin...
Equ(it)ation
« Afin de dompter l’inflation galopante, il va falloir prescrire un remède de cheval. » C'est...
Le projet Soubirous 2020
Grâce à la technique de l'hologramme, la ville de Lourdes s'apprêtait à revivre une fois par an, au mois de février, l'apparition de la vierge. Le projet était lancé et plutôt en bonne voie, mais des rumeurs ont mis fin à la vague d'enthousiasme qu'il avait soulevée.
La Halle Saint-Pierre, l’art brut japonais couramment
À l'occasion du Tandem Paris-Tokyo 2018, la Halle Saint-Pierre à Paris propose, jusqu'au 10 mars 2019, “Art brut japonais II” : les œuvres d'une cinquantaine de créateurs comme autant de signes d'un langage universel. Comme toujours avec l'art brut, il est d'abord question pour le spectateur d'observation, de ressenti, et d'empathie – ces mêmes qualités qui permettent d'entrer en communication avec autrui. On y voit des œuvres de laine, d'émail, d'argile ou de feuilles d'arbre, qui construisent des villes, des camions, des vélos – autant de matière et de thèmes familiers à ceux qui s'intéressent à l'art brut. (Lire l'article)
Empathy for the Evil (Traduire Horacio Castellanos Moya)
Le vieux policier malade, ancien catcheur, loser solitaire méprisé par ses collègues, avait toute l'allure d’un personnage très attachant. Dix pages plus loin, il n'est plus qu’un être répugnant, tortionnaire, violeur, sadique, une bête immonde. Pourtant... Le don d'empathie pour le pire est inséparable de l’art narratif de Horacio Castellanos Moya. Un art diabolique.
L’École des soignantes pour ma dentiste
La dentiste du Dr R. voit tout en noir quand elle pense au futur de la médecine extralittéraire et elle n’est pas la seule. Fort heureusement, la médecine littéraire a sous la main ce qu'il faut pour soigner ce malaise : L’École des soignantes, un traitement magistralement élaboré, aux laboratoires P.O.L., par le Dr Martin Winckler. Ce praticien complet, qui pratique la médecine extralittéraire et littéraire, a inventé un monde où soignantes et soignées se portent vraiment mieux. Utopie ? Par exactement : ce remède pourrait bien avoir une action directe sur notre présent médical. (Lire l'article)
The End
Nous ne sommes vraiment pas prêts pour la fin du monde. L’effondrement pourrait-il patienter un peu, au moins jusqu’à ce que la pensée politique fasse sa révolution copernicienne ? En attendant, nous trufferons nos maisons d’ampoules basse consommation, deviendrons des experts en recyclage, prendrons des douches de deux minutes maxi, conduirons des Toyota hybrides, mettrons dans les urnes des bulletins écolos par paquet de dix. Et puis, à la fin des fins, ou préférablement juste avant, nous irons nous pendre sur la tombe de Jim Morrison au Père-Lachaise. (Lire l'article)
Dimitris Papaioannou, rolling stone
On l’avait raté au Théâtre de la Ville en octobre 2015, on s’est précipité à Montpellier Danse pour redécouvrir avec bonheur le Grec Dimitris Panaioannou. On avait gardé un souvenir clair de sa mise en scène, en images et en danse de sa Medea en 1998 à la Biennale de la Danse de Lyon, laquelle s’ébattait dans une pataugeoire. Car, ce n’est pas la première fois qu’il vient en France, même si on voudrait le voir plus souvent. L’occasion se présentant, on l’a retrouvé avec une autre figure de la mythologie grecque : Sisyphe. Still Life (Nature morte) est une allégorie de la Grèce, du peuple grec qui reconstruit sur les ruines, les désastres économiques. (Lire l'article)
Laurence Sendrowicz sans faute
Laurence Sendrowicz, traductrice de théâtre et de littérature hébraïque contemporaine, autrice, comédienne, metteuse en scène.
Indice RN
AVIS À NOS LECTRICES Pendant tout l’été, nous publierons chaque jour l’indice UV de la région...
Beth Hart et Joe Bonamassa, un “Black Coffee” de qualité
Revoilà Beth Hart et Joe Bonamassa dans Black Coffee, une production prolifique et énergique qui livre un blues de choix puisé dans l'American Songbook. La chanteuse californienne a déjà montré tout le talent qui l'habite. Mais à chaque fois que Joe Bonamassa vient l'accompagner, cette voix inimitable s'en retrouve transcendée, comme si le guitariste virtuose sacrifiait le devant de la scène pour mieux servir le feeling exceptionnel de Beth. (Lire l'article)
René-Jacques, photographe de l’invisible
La galerie ARGENTIC à Paris nous offre l’occasion de voir ou revoir le travail de René-Jacques (1908-2003) via une sélection de "tirages vintages et modernes des photographies de Paris". Vues de Paris, donc, rues, escaliers, gares, monuments, avec une prédilection pour la saison hivernales et ses féeries enneigées. Qui invitent à la rêverie, à la flânerie. À la découverte. À une interrogation subtile sur ce qui nous est montré. Ou plutôt à une forme d’étonnement qui n’est autre que l’intuition d’avoir affaire à quelque chose qui se cache sous la surface. Ville réelle, ville rêvée, on ne sait trop. (Lire l'article)


















