Centaures
Giovanni Domenico Tiepolo a réalisé entre 1771 et 1791 plus de cent quarante dessins à l’encre,...
Gilles Marchand pour François Hollande (oui, encore)
François Hollande défend le social-libéralisme parce que, voyez-vous, “c’est le libéralisme sans la brutalité”. Voilà qui rappelle vaguement ce qui se dit de l’édulcorant (le goût du sucre sans les calories), les plats allégés (le plaisir sans les kilos), les régimes miracles (la perte de poids sans les privations)... Notre Président en campagne s'arrange encore une fois pour passer à côté de la réalité et même des rêves. Qu'il lise donc le roman de Gilles Marchand, Une bouche sans personne. On ne sait jamais, il pourrait en tirer quelque chose sur le sens et la valeur des rêves, des espoirs et de la façon de contrer certaines réalités douloureuses. (Lire l'article)
Ex Machina #15: Où est donc ce marteau?
[Ex Machina #15] Vous ne manipulez pas certains concepts car c’est mauvais pour le futur de vos larves. Ceux d’entre vous qui ont trop de concepts, ou les mauvais concepts, se cassent avant d’avoir des larves, donc les chnops suivants bénéficient des concepts les plus utiles (ou, dans votre pitoyable cas, les moins nuisibles).
Tania Bruguera dans le cercle de l’enfer
Pour assister à Fin de partie de Beckett dans la mise en scène de Tania Bruguera, mieux vaut ne pas avoir le vertige. Son spectacle se déroule dans un haut cylindre de toile blanche entouré d'un échafaudage et de plateformes sur plusieurs niveaux où les spectateurs prennent place avant de passer la tête par un des trous percés dans le tissu pour regarder vers le bas. Les spectateurs sont entraînés au sein d'une expérience collective à la lisière entre l'enfermement et la liberté, dans un dispositif qui s'avère être un panoptique "ouvert" : tout le monde est sous le regard de tout le monde. Un spectacle d'une pertinence rare. (Lire l'article)
La quête du Graal
Nous allons terminer cette série consacrée à Edwin Austin Abbey tout d’abord par quelques uns...
Figures du continu, Ana Maria Lozano – Les Voyageurs, épisode 3
L’installation de Ana Maria Lozano Rivera, présente aux Beaux-Arts pour l’exposition Les Voyageurs, est de celles qui met en échec le principe du face-à-face muséal. Elle n’est pas un objet proposé au regard, mais un intérieur que l’on investit. Située dans l’entrée du Palais des Beaux-arts, Tisser les racines est une pièce à trois murs, un refuge, un pli fait dans la trame de l’exposition avant même qu’elle ne se déploie. (Lire la suite)
Markowicz, Morvan, éditeurs sur Mesures
Les éditions Mesures sont une maison indépendante autodiffusée qui a été fondée par deux traducteurs et poètes reconnus. Pourquoi et comment ? Entretien avec André Markowicz.
Le temps retrouvé des juifs du Tafilalet
L'expo organisée au Musée d'art et d'histoire du judaïsme à Paris met en lumière l'une des communautés juives les plus anciennes du Maghreb et rend hommage à Jean Besancenot (1902-1992), peintre et photographe.
Rebondissement inattendu
Une affaire de vol de tableau enfin élucidée. Dérobée en 1928 au musée du Louvre, la toile a été authentifiée par des experts sur une photo récemment retrouvée d'André Kertész...
Un trafic qui ne manque pas de piquant
C’est à la suite d’un banal vol de surveillance effectué par un avion des douanes qu’un bateau...
Des nouvelles de Bill Vuzay
Faire reculer le soleil pour lutter contre le réchauffement climatique: c'est le nouveau projet révolutionnaire de Bill Vuzay...
France-Roumanie : l’angoisse de la page blanche
L’équipe qui débute dans une compétition a tout de l’écrivain qui commence un roman. Elle a une histoire à raconter mais ignore laquelle, et surtout comment. Les personnages ne sont encore que des noms, leur fonction reste à déterminer, leur évolution dans le récit : héros ou faire-valoir, bons ou méchants. Tout un matériel auquel il faut donner forme, et comme l’équipe de France face à la Roumanie, l’écrivain tâtonne, hésite, sujet à l’angoisse de la page blanche. (Lire l'article)
Une page de nostalgie
L’un des enjeux qui se posait au chercheur en Intelligence Artificielle des années 1980 était celui du langage informatique à utiliser dans ses expérimentations avec les ordinateurs. Le top du top, c’était d’inventer son propre langage. Que reste-t-il de toute cela ? Bien peu peut-être, mais pourtant cela compte. Le travail mené à l'époque par toute une génération de jeunes chercheurs et ingénieurs se retrouve encore en fondation pour la suite de l’aventure – qui reste toujours aussi excitante. (Lire l'article)
Combats de rue
Collaborateurs de délibéré, Juliette Keating (texte) et Gilles Walusinski (photos) publient chez L'Ire des marges À la rue, livre-enquête engagé dont le point de départ est l'expulsion à l'été 2016, de treize familles roms de leur lieu de vie de Montreuil, en Seine-Saint-Denis.
Martin Veyron, pour les obsédés du parpaing
Ce conseil est pour toi, le promoteur, l’homme pressé, l’obsédé du parpaing, de la bétonnière, de la brique alvéolaire. Lis, s’il te plaît, cette très belle BD de Martin Veyron, Ce qu’il faut de terre à l’homme (Dargaud), adaptée de la nouvelle de Léon Tolstoï, parue en 1886. Indémodable. Édifiante, crois-moi. “Si seulement j’avais plus de terre”, c’est le leitmotiv qui obsède, tout comme toi, Pacôme, ce paysan et père de famille. Nous sommes à la fin du XIXe siècle en Sibérie, et si la vie est un labeur harassant, elle lui sourit pourtant. Les efforts payent, la réussite et le gain le grisent, justifient trahisons et fuites en avant jusqu'à l'absurde. Plus dure sera la chute. (Lire l'article)
La vie merveilleuse du Palais de Tokyo
Cette saison, au Palais de Tokyo, ça prend. Deux artistes y sont exposés jusqu'au 10 janvier 2016 : Ugo Rondinone (“I ♥ JOHN GIORNO”) et Ragnar Kjartansson. Le premier nous épuise, donc nous rend heureux. Le deuxième réinvente les codes d'une distanciation non pas militante mais mélancolique. Et l'on se dit qu'un musée peut être une endroit merveilleux. (Lire la suite)


















