Allemagne-Slovaquie : en passant par l’Allée-vous-faire-foutre
Le bar Perlin n’est pas très loin de l’église Zionskirche et pendant le trajet, je croise partout des gens rassemblés pour voir le match, oubliés le Brexit, les immigrants noyés, les foyers de demandeurs d’asile brûlés, aujourd’hui tout va bien : soleil, bière, l’Allemagne remporte le championnat d’Europe. Le triomphe paraît si proche et ne connaît pas de limites. Au bar Perlin, on sert du mousseux avant le coup d’envoi et on trinque pendant l’hymne national. (Lire l’article)
Deadpool, ou l’esthétique du bluff
Dans le nouvel Olympe marketté par Hollywood, Deadpool, énième comics passé sur grand écran, incarne le sale gosse de la famille mutante. À savoir, sous sa combinaison noire et rouge, un tueur à gages amoral et roublard, avec un visage de zombie, une puissance de surhomme et un don d’immortel. Mais son vrai super pouvoir, c’est le super second degré. Dès l’ouverture se déploient tous les vertiges de l’ironie et de la mise en abyme : voix off gouailleuse et regard caméra complice, gags parodiques. Dans ce kaléidoscope de clins d’œil et de reflets à l’infini, que reste-t-il du réel ? Rien, ou si peu. Fini le temps où des super héros sombres ou fragiles portaient doutes et traumas de l’après 11 septembre : nous voici revenus à l’ère du clinquant et du chiqué. (Lire l’article)
Jean Paul Gaultier, freak et chic
Jean Paul Gaultier : freak et chic, un documentaire de Yann L’Hénoret (90′), mercredi 19 décembre à 20h55 sur iCanal +, puis en replay. (Lire le guide)
Lazare frappe à la porte
Lazare est candidat à la direction du Centre dramatique national de Gennevilliers, pour succéder à Pascal Rambert. Dans une lettre adressée à Régine Hatchondo, Directrice générale de la création artistique au ministère de la Culture, il explique les raisons de sa candidature.
Lignes d’empreinte – Julien Discrit à la galerie Ygrec
C’est d’abord une exposition où les images échappent. Peut-être est-ce surtout une exposition sur l’empreinte ? Ou une exposition sur la réversibilité des lignes ? Échappements, réversibilités, images, empreintes et lignes : c’est une exposition sur tout cela ; c’est une exposition de Julien Discrit à la galerie Ygrec (École Nationale Supérieure d’Arts de Paris Cergy) ; c’est une très belle exposition – enthousiasmante parce qu’infiniment complexe, mais sereine parce que cette complexité accepte d’être approchée simplement. Et ceci est une des formes de la beauté. (Lire la suite)
Un trafic qui ne manque pas de piquant
C’est à la suite d’un banal vol de surveillance effectué par un avion des douanes qu’un bateau...
L’ambulaminaire
Imaginez une crique envahie par des algues rouges agitées de mouvements engendrés par quelque courant marin… ou par un banc de poissons nageant à proximité. À moins qu’algues et poissons ne soient qu’une seule et même entité.
Obstinée comme une prégnance
Une fois la question de la saillance réglée, la prégnance est émise. Parfois, la prégnance s’avère impossible à arrêter. Parfois, elle s’arrête juste avant d’investir son récepteur, laissant le spectateur dans un état de frustration avancé. En fait, la seule façon d’arrêter une prégnance est de lui en opposer une autre.
Vers l’infini et au delà
Bienvenue dans l’ensemble de Mandelbrot : notre regard s’y plonge en un zoom étourdissant, nous faisant découvrir une floraison infinie de détails, de variations, de figures biologiques cachées, d’amas galactiques infinitésimaux, d’efflorescences organiques… tous dissimulés dans la structure mathématique sous-jacente, toujours familiers, jamais monotones, toujours d’une délicatesse arachnéenne, et dont chacun est un monde infini à explorer… (Lire l’article)
La conteuse aux pieds nus
« Une nuit à travers la neige » est adaptée de « L’Homme qui rit » de Victor Hugo par Ariane Pawin. Du conte, du théâtre-récit, du mime, de la peinture aussi grâce aux lumière de Marien Tillet. Et une petite forme qui n’a rien de mineure.
Captain America – Civil War, Renaissance de la Tragédie
Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume d’Amérique… Car du dernier né Marvel à celui de son éternel rival DC Comics (Superman vs Batman), on retrouve non seulement le même dispositif mythologique – un duel entre frères et ennemis et icônes pop –, mais surtout la même question morale : celle du dommage collatéral, dans un monde toujours plus complexe, obsédé par le deuil et la culpabilité… (Lire l’article)
Night Fevers pour clore la Biennale de la danse de Lyon
Des jaillissements, des collectifs qui isolent une figure intemporelle, de la sueur juste pour le plaisir de la dépense, des danses “anonymes” qui côtoient les savantes: la 17ème Biennale de la danse de Lyon qui s’est achevée le 30 septembre a ouvert de nombreuses pistes de réflexion, désenclavant la danse contemporaine, la libérant de son image prétendument élitiste. La preuve par trois spectacles hors norme : Le syndrome Ian de Christian Rizzo, Auguri d’Olivier Dubois et Sunny d’Emmanuel Gat et Awir Leon. (Lire l’article)
L’arbre à sang: traduire à l’oreille
Sur la scène des Plateaux Sauvages, trois actrices interprètent L’Arbre à sang, de l’auteur australien Angus Cerini, dans une mise en scène de Tommy Milliot. Entretien avec Dominique Hollier, l’une des trois comédiennes, mais aussi la traductrice de la pièce.
La fabrique de l’indépendance
Désireuses de publier de bons livres qui soient aussi de beaux objets, de nombreuses maisons d’éditions indépendantes renouvellent l’attention portée à la maquette et à la fabrication.
Liberté+égalité+fraternité=?
Le désaccord est bien plus passionnant que le consensus quand il vous oppose à un esprit exigeant, ouvert et affuté. Mon interlocuteur, appelons-le Y., se présente comme libéral, au sens vrai et étymologique du terme : celui pour lequel la valeur de liberté est essentielle . Nous devisions santé. Y. m’expliquait qu’à son sens, il devrait – comme chacun d’entre nous – être libre de choisir entièrement son système de couverture santé, y compris la possibilité de n’en avoir aucun. Je me suis interrogé depuis sur ce que pourrait donner, traduite dans le réel, la proposition de Y. Peut-on, au moins en théorie, accommoder l’idéal de liberté avec celui de fraternité ? Et qu’en serait-il alors de notre troisième valeur, l’égalité ? (Lire l’article)
Jeu d’été #03
Il s’émerveillait de voir que les chats avaient la peau percée de deux trous, précisément à la place des yeux.
Le monde d’après
Un document révèle les mesures en faveur de l’environnement qui devraient être prises prochainement. Les autorités semblent enfin avoir pris la mesure des changements nécessaires à la réduction du réchauffement climatique.
Les conquêtes de l’espace
Au commencement de la peinture, il y a l’espace. Le peintre se préoccupe de placer ce qui sera le point de fuite et cette ligne qui marquera l’horizon puis de tracer le plan quadrillé qui transformera la surface de sa toile en un espace illusoire : une perspective. La figure ne viendra qu’en second et détournera le regard du spectateur. Mais il arrive qu’elle ne vienne pas, que la scène demeure déserte et que l’espace ait alors tout loisir de déployer aux yeux ses artifices et les rigueurs de ses géométries. Artifices et géométries dont deux artistes exposées à la galerie de Roussan s’emparent : Juliette Mogenet et Claire Trotignon. (Lire la suite)


















