Guus Grappenmaker roule toujours
Une révolution se prépare dans le domaine de la mobilité urbaine. Guus Grappenmaker, inventeur infatigable, nous en dit un peu plus sur son nouveau projet…
Picadors, matadors, rétiaires et mirlitons
Difficile quand on est né à Madrid, que l’on a passé une partie de son enfance à Pinto et que...
Arrivée à Stratford-upon-Avon
Edwin Austin Abbey. Paysage dessiné l’été qui a précédé son départ pour...
Cock-a-Doodle-Dog
Le secret d’Avery, c’est la construction, l’enchaînement des gags. Beaucoup se trouvent dans la période Warner, mais à l’état d’éléments dispersés. Ce n’est qu’à la MGM, vers 1950, qu’ils s’assemblent.
Vers un postiche universel ?
Entretien avec le célèbre capilliculteur-paysagiste et chapelier connecté Horace Gratys, qui nous parle de l’impact de la pandémie sur son activité.
Vidéo musicale et vomi (comparatif)
L’idée de départ était de regarder deux vidéos musicales un peu contemporaines, pas trop flan façon Adele. On choisit donc Tame Impala et Oneohtrix Point Never pour la musique, soit respectivement le collectif Canada et l’artiste Jon Rafman pour la vidéo, même si dans ce second cas, le compositeur Daniel Lopatin a codirigé le clip. On regarde. L’œuvre de Rafman et Lopatin, Sticky Drama, titre idoine signifiant “drame collant”, ou en l’occurrence gluant, n’a pas manqué de détracteurs pour noter que c’était un peu dégoûtant, toutes ces pustules, ce pipi et ce vomi. Dans The Less I Know the Better de Canada, le personnage masculin aussi vomit, mais de la peinture, qui vient recouvrir le corps de la jeune fille, change de couleur et suggère des menstrues tartinant un entrejambe. (Lire la suite)
J20 – La parenthèse enchantée
Le mercato d’hiver est à la saison de football ce que l’Avent est à l’année liturgique : la période sacrée qui annonce le renouveau. Naissance du Christ dans un cas, résurrection des équipes moribondes par le miracle des transferts dans l’autre. Ce n’est pas pour rien que le mercato d’hiver débute le 1er janvier : nouvelle année, nouvelle équipe. Avec un mois de décalage, les clubs sacrifient à un rituel qui remonte aux temps païens : ils font peau neuve. Un monde de rumeurs s’est substitué provisoirement à la réalité, un beau conte de fée peuplé de lutins, de Rois mages et de stars du ballon rond, auquel tous font semblant de croire. L’esprit de Noël souffle sur la Ligue 1… et le Père Fouettard pendant ce temps ? (Lire l’article)
Allemagne-Ukraine : fantômes
D’abord les joueurs entrent sur le terrain. Ils sont en ligne. Immobiles. C’est blanc, c’est jaune et sur la pelouse verte, on dira ce qu’on voudra, c’est moche. Il y a de la musique. Officielle. Des hymnes. La moitié du stade chante. Puis l’autre moitié. On s’ennuie déjà. Ça commence quand ? demande quelqu’un. Après la pub, lui répond un autre. Pub, donc. Et puis coup d’envoi. Sans surprise, le ballon passe d’une paire de pieds à une autre. On s’ennuie toujours mais après tout, c’était prévu. (Lire l’article)
Ex Machina #42: Une question d’attention
Nous dotons Delta d’un treillis d’expérience qui contient certains concepts du treillis subjectif. À tout instant, certains de ces concepts sont activés, mobilisés: c’est à eux que Delta pense. En fonction de ses pensées, les perceptions de Delta sont filtrées, orientées par un mécanisme inconscient, et Delta percevra consciemment une version résumée de la réalité au lieu de tous ses détails. Elle la comparera aux concepts de son treillis d’expérience, ce qui pourra l’amener à en mobiliser d’autres, modifiant ainsi ses pensées.
Vert Est La Couleur
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 6
De la démocratisation culturelle à la démocratie du vivant
La décentralisation culturelle française est née d’une intuition fondatrice : les grandes œuvres ne devaient plus être le privilège d’une élite sociale ou géographique. Elles devaient devenir accessibles à tous les citoyens. Les Maisons de la culture imaginées par André Malraux répondaient à cette ambition. Mais soixante ans plus tard, le monde dans lequel cette politique s’est élaborée n’est plus le nôtre.
J20 – L’éternel retour
Pour ceux qui le pratiquent et ceux qui le regardent, le football rythme le passage du temps. Ce n’est pas en années qu’on le mesure, mais en saisons. Pour le supporteur, 2015 ne s’achèvera que le samedi 14 mai 2016, au soir de la dernière journée de championnat. Pour lui, le football ne crée pas seulement une temporalité propre. D’abord, il organise une mémoire collective : telle saison fut celle de la montée, telle autre celle de la relégation, et telle autre enfin celles des records. Ensuite, le football donne un sens à l’Histoire en offrant un but à poursuivre, sans cesse renouvelé et remplacé par un autre lorsqu’on finit par l’atteindre. (Lire l’article)
Le gorfou éventail
Ces oiseaux sont très joueurs. Les mâles surtout : ils consacrent une grande partie de la journée à glisser à plat ventre sur la glace en déployant la crête qui leur sert de voile, sous le regard amusé des femelles à la coiffure plus modeste.
Kiviak
Noël s’en vient et les réjouissances du réveillon avec lui. À cette occasion, pimentez un peu le festin familial en proposant à vos convives un plat venu du Nord, presque du pays du Père Noël. Un plat du Groenland nommé kiviak, une spécialité culinaire inuit.
Voilà
Le soir du premier tour, arrivé en tête, il a dit : « Voilà. » Deux fois. Qu’a-t-il voulu dire par là ? Pour mieux comprendre, essayons de traduire. Oui mais comment traduire « voilà », ce « verbe défectif réduit à la forme unipersonnelle du présent de l’indicatif de l’aspect inaccompli », qui semble vouloir dire pas mal de choses et leur contraire ? (Lire l’article)
J2 – “Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change”
Le football est pure nostalgie. Pour le supporteur, il est lié à l’enfance. Le football, c’est la part du père, l’héritage le plus précieux qu’on conserve par devers soi à travers les aléas de la vie, un souvenir heureux que ne démentent ni les malheurs ni les échecs ni la vieillesse. C’est la raison pour laquelle le temps s’y écoule différemment qu’ailleurs : de la même façon qu’on se sent toujours plus jeune que son âge, qu’on a toujours l’impression d’avoir vingt ans, le football du passé reste toujours présent. L’homme ne se voit pas décrépir ni le supporteur se faner ses souvenirs. (Lire l’article)


















