Bordeaux… ô verre, suspends ton vol !
À la Cité du vin de Bordeaux, bâtiment élevé à la gloire des vins du monde entier, l'exposition "Renversant" est une présentation de verres contemporains, bouteilles, carafes... au carrefour du design et de l'art. La designer Matali Crasset y a été invitée pour créer un nouvel objet pour la dégustation, Vino sospeso (Vin suspendu). Elle démontre là, une fois de plus, sa manière de regarder nos usages familiers avec un autre œil et d'autres doigts. (Lire l'article)
Ça dégomme à Uzès
Julian Hetzel, performeur, musicien et artiste visuel né en Allemagne, actuellement basé à Utrecht (Pays-Bas) et associé au CAMPO de Gand en Belgique, présente The Automated Sniper, un spectacle qui tire sur tout ce qui ose encore bouger. Dans cette chasse à l'homme, les interprètes vont vite réaliser qu’ils sont des cibles, tandis que deux spectateurs deviennent des tueurs. Un jeu terrible et sacrément bien foutu. (Lire l'article)
Trenque Lauquen, magique pampa
Ce film au long cours de l’Argentine Laura Citarella, nous entraîne en eaux troubles, au coeur d'une pampa fantasque et fantastique, sur les traces d'une botaniste, d'une écrivaine disparue et d'une créature étrange... Fascinant.
2666, même pas mal
On saluera bien sûr la performance sportive. Enfermés ensemble durant une douzaine d'heures à la Fabrica, acteurs et spectateurs ont toutes les raisons, vers 2 heures du matin, de se féliciter mutuellement. Julien Gosselin a relevé le défi : son adaptation de 2666, le roman fleuve posthume du Chilien Roberto Bolaño, tient la route, fidèle à la structure du roman, restituant l'histoire et les principaux personnages, se baladant d'Europe au Mexique sans lâcher le fil de la narration, et révélant à de nombreux spectateurs un auteur majeur de la littérature du XXIe siècle. Pari réussi donc ? Tout dépend de ce que l'on entend par là. (Lire l'article)
Caracoladas annulées au Mexique
Les annulations d'événements sportifs et culturels pleuvent depuis deux mois. Et pas seulement en France ou en Europe. Sur la côte ouest du Mexique, la fermeture des fameuses caracoladas prive les aficionados de leur compétition favorite.
Beth Hart et Joe Bonamassa, un “Black Coffee” de qualité
Revoilà Beth Hart et Joe Bonamassa dans Black Coffee, une production prolifique et énergique qui livre un blues de choix puisé dans l'American Songbook. La chanteuse californienne a déjà montré tout le talent qui l'habite. Mais à chaque fois que Joe Bonamassa vient l'accompagner, cette voix inimitable s'en retrouve transcendée, comme si le guitariste virtuose sacrifiait le devant de la scène pour mieux servir le feeling exceptionnel de Beth. (Lire l'article)
Au bonheur des passages
De la galerie Véro-Dodat aux Arcades des Champs-Élysées, combien y a-t-il eu de passages à Paris ? 305. Il y en avait encore plus d'une cinquantaine au XIXe siècle, il y en survit 18 aujourd'hui, raconte Patrice de Moncan, dans son ouvrage Les passages couverts de Paris : un livre d'histoire illustré publié aux éditions du Mécène, pour redécouvrir les passages couverts de Paris. (Lire le guide)
Les Joyeux Bouchers
Le monde court à sa perte. Chacun de nous en a conscience, plus ou moins : réchauffement climatique, disparition accélérée des espèces animales et végétales, raréfaction des ressources naturelles, dissémination des matières fissiles, mort des utopies politiques, montée subséquente des populismes et des intégrismes, prise du pouvoir par l’intelligence artificielle dessinent un horizon que personne ne voit rose. “Signes précurseurs de la fin du monde” : chaque semaine, l’Apocalypse en cinquante leçons et chansons. Ou peut-être moins si elle survenait plus tôt que prévu. (Lire l'article)
Le temps d’aimer Biarritz
Depuis 25 ans, chaque mois de septembre, le festival le Temps d’Aimer (la danse) vole la vedette aux surfeurs. Sous la direction artistique de Thierry Malandain, par ailleurs directeur du Centre chorégraphique national Ballet Biarritz, ce curieux festival réserve toujours de bonnes (et moins bonnes) surprises. Le public très diversifié est au rendez-vous de cette programmation touffue. Cela suffit-il à construire une vraie culture chorégraphique ? (Lire la suite)
Bernardines, suite et pas fin
Directeur du théâtre des Bernardines à Marseille de 1987 à 2015, Alain Fourneau travaille à la réalisation d'un "livre-outil" à partir de l'histoire d'un lieu majeur pour le théâtre d'essai en Europe.
Énigmes d’été
Les vacances d’été sont enfin là, et vous vous prépariez à partir les passer tranquillement au soleil entre plage et terrasse, mais patatras : votre vol low cost est annulé au dernier moment. Bien entendu tous les autres vols sont pleins, votre hôtel réservé six mois à l’avance ne veut rien savoir pour rembourser vos arrhes, vos destinations touristiques favorites sont archi-complètes, vos possibilités de repli sont maigres et votre moral au plus bas. C’est alors que vous découvrez... (Lire l'article)
Prescriptions littéraires en temps d’épidémie : gare à l’automédication !
Ceci est un avertissement du service de médecine littéraire des hôpitaux actuellement mobilisés sur le front d’une épidémie contre laquelle ils se battent sans en avoir les moyens du fait d’une politique systématique de destruction des services publics mise en place depuis de nombreuses années.
Le porno en audio
Signe des temps, le X s’écoute désormais. Avec la fiction tout en sons Chambre 206, coproduite par Audible, l’artiste Olympe de G. donne à entendre un moment torride dans une très belle réalisation. Cinq minutes d'une scène particulièrement hot, sans les hashtags traditionnels de l’industrie du porn, sans les injonctions et les exercices obligés dont les pornhubs font leur gras. (Lire l'article)
Vostok
“Vostok” de Leticia Ramos explore les profondeurs du plus grand lac sub-glaciaire de l'Antarctique, à cinq cents mètres en dessous du niveau de la mer. Vérité documentaire ou illusion d'optique?
Jon Fosse ou la musique du silence
Si Shakespeare utilise dans son oeuvre un vocabulaire de 20.000 mots là où Racine n'en a que 2000, Fosse, lui, tournerait plutôt autour de 200. Une décroissance qui n'est pas un appauvrissement: comme ses personnages, la langue de Fosse est en retrait, en grève du brouhaha et de l'agitation du monde.
Molière : un point, c’est tout !
Après les espaces à deux, trois, quatre voire cinq dimensions, en voici un autre qui s’enorgueillit, lui, du nombre fort respectable de cent mille dimensions, à quelques dizaines de milliers près. Cet espace, c’est celui défini par les mots de la langue française. Chaque dimension de cet espace est un mot. Si chaque mot est une dimension, quels sont les points de cet espace ? Associons donc à un texte une coordonnée pour chaque mot, qui est tout simplement le nombre de fois où ce mot figure dans le texte. Les pièces de Molière, par exemple... (Lire l'article)
Le Livre de la Jungle, d’une hypnose à l’autre
Welcome to the jungle – et dans un paradoxe de la création : parmi tous nos récits classiques, celui qui raconte combien difficile il est pour le “petit d’homme” de s’extirper de la Nature sauvage s’est incarné dans les formes les plus artificielles du 7ème art, le plus artificiel de tous. De la grâce que nous a laissé le dessin animé de 1967, merveille de notre enfance dont l'hypnose n'a jamais cessé, que reste-t-il dans le reboot de Jon Favrau – dessin animé aussi, mais tout en synthèse hyperréaliste, puisque de live action ici, il n'y a de fait que son héros Mowgli ? (Lire l'article)
Captain America – Civil War, Renaissance de la Tragédie
Décidément, il y a quelque chose de pourri au royaume d’Amérique… Car du dernier né Marvel à celui de son éternel rival DC Comics (Superman vs Batman), on retrouve non seulement le même dispositif mythologique – un duel entre frères et ennemis et icônes pop –, mais surtout la même question morale : celle du dommage collatéral, dans un monde toujours plus complexe, obsédé par le deuil et la culpabilité... (Lire l'article)

















