La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Pays de Galles-Irlande du Nord : Zizou président !

À l’écran, le stade est une cathédrale illuminée où les hommes rendent grâce au veau d’or. La caméra explore les gradins. Les bipèdes font de grands signes cabalistiques. Certains visages arborent d’étonnantes compositions colorées. Les bouches hurlent des chants guerriers. Une houle profonde agite la masse. Gros plan sur les joueurs suants qui se congratulent et s’étreignent. Les commentateurs, qui sont aussi pertinents que mon cousin Robert, reviennent pour la vingtième fois sur les moments forts de cette soirée historique. (Lire l’article)

Coloriage - La lupée changeante © Philippe Mignon
Coloriage, Zoologie

La lupée changeante

Ce crustacé d’une longévité exceptionnelle s’allonge de mue en mue, à la manière d’une anamorphose optique. Au fil des ans, la carapace des lupées s’assombrit et s’orne de motifs toujours plus nombreux. Dommage que sa chair soit si fade.
Ida Rubinstein, 1909
Chroniques scarlattiennes, Musiques

Ida avec flèches

Échoué à Arcachon comme Hugo à Guernesey, le très scarlattien d’Annunzio affronte la dune du Pyla, les lames de l’Atlantique et quelques femmes exigeantes. Parmi elles, Ida Rubinstein, qui lui commande le livret d’un Martyre de saint Sébastien (musique de Debussy) où elle jouera Sébastien ; mais aussi Romaine Brooks, compagne d’Ida, qui l’héberge et fait son portrait, avant de le fuir et de se réfugier auprès de Natalie Barney. En 1912, Ida et Gabriele s’entraînent au tir à l’arc dans la forêt landaise. Les flèches d’Ida ne sauraient tuer personne. En revanche, celles de son “frère” Gabriele ne ratent pas le vrai Sébastien de l’histoire, Romaine Brooks. C’est aussi compliqué qu’une sonate de Scarlatti : faut suivre ! (Lire l’article)

Logan, de James Mangold, avec Hugh Jackman, Patrick Stexart, Dafne Keen…
Cinéma, Écrans

Monument au mort

Le puissant mutant Wolverine, devenu l’ombre de lui-même, refugié à la frontière mexicaine et chargé d’un Docteur Xavier gâteux, reprend du service pour une ultime mission : protéger une enfant prodige qui semble avoir hérité de ses pouvoirs. Singulier opus, à nul autre pareil dans la saga X-men. Bienvenue dans un film âpre, sobre, rugueux, qui mêle les ruines du western, du thriller et du road-movie dans la même poussière crépusculaire. (Lire l’article)

Marronnages, lignes de fuite. Photo Bernard Gomez
Livres, Photographie

Marronnages

Bernard Gomez photographie la Guadeloupe depuis une décennie. Sylvaine Dampierre, cinéaste, en collaboration avec Frédéric Régent, historien, président du comité national pour la mémoire et l’histoire de l’esclavage, se sont chargés du texte, du contexte, et d’un indispensable glossaire, à lui seul une mine. Marronnages, lignes de fuite, un de ces livres aimés par ceux qui l’ont fait. (Lire le guide)

Pascal Garnier, Cartons, éditions Zulma, 2012
Livres, Ordonnances littéraires

Ça cartonne

À l’intention de tous les Français qui déménagent pour une vie meilleure et des politiques qui dessinent le destin de leur France entre les lignes d’un best-seller promettant le changement, une lecture salutaire : Cartons (éditions Zulma, 2012), texte posthume de Pascal Garnier. Brice, la cinquantaine, illustrateur de livres jeunesse quitte Lyon et son appartement. Il déménage à la campagne dans une maison achetée avec sa femme. Jusque-là rien que de très normal. Mais, très vite, la mécanique rêvée de l’accession à la propriété d’un gentil couple qui réussit se grippe. Entre une visite au magasin de bricolage du coin et la rencontre de Blanche, une femme meurtrie, Brice dégringole. Pour Brice, le déménagement devient “une catastrophe naturelle” dans une France des lisières et de la marge. (Lire l’article)

Arts plastiques, Expo

Beauté Congo, une expo bien sapée

À la Fondation Cartier, l’exposition Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko mêle des  artistes de plusieurs générations, en rupture avec l’académie, à l’humour souvent dévastateur. Une exposition touffue qui balaie large au risque d’en faire trop, associée un parcours musical pertinent. (…)

Armand Gatti © Paolo Gasparini
Théâtre

Armand Gatti rend la parole

Que laisse Armand Gatti ? Un grand vide d’abord. Le poète, mort le 6 avril à l’âge de 93 ans, avait une présence hors du commun. « Au commencement était le Verbe » : les premiers mots de l’Évangile de Jean pourraient figurer en tête de la multitude de citations que l’on imagine sur sa tombe. Un Verbe qui tenait du fleuve en crue, submergeant tout, et d’abord les digues du sens. Savants ou ignorants, tous les auditeurs de Gatti se retrouvaient à peu près sur le même plan, abasourdis par l’avalanche des références et les bifurcations d’une pensée impossible à canaliser. (Lire l’article)