Marathon Dylan
Il faut être sacrément fan pour s’avaler les six CD de Cutting Edge (1965-1966), le douzième volume des Bootleg Series de Bob Dylan. Un marathon studio qu’on aime ou qu’on déteste. En dehors des différentes versions d’un même titre que Dylan n’hésitera pas à reproduire lors de ses tournées, guidé par sa tendance à ne jamais vouloir jouer un morceau deux fois de la même façon, on assiste dans ce recueil – riche en documents et photos – à l’évolution, prises après prises, de compositions qui ont révolutionné le rock des années 60. (Lire la suite)
Eros Hugo
Baigneuses au lac : ce daguerréotype, et quelques autres, valurent au sieur Félix-Jacques Moulin (1802-1879) de passer un mois en prison pour outrage aux bonnes moeurs. En tout cas, à peine née, la photo s’intéressait déjà au corps de la femme. On eût été surpris qu’il en fût autrement. Il est amusant de noter que Moulin est né la même année que Victor Hugo, lequel s’y intéressait aussi beaucoup, aux corps des femmes. Il n’est donc pas absurde de retrouver quatre images du photographe précurseur de l’érotisme dans l’exposition “Eros Hugo” qui vient d’ouvrir à la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire la suite)
(N.d.T.)
Dans un texte consacré à la la traduction vue comme “un autre livre”, selon les mots de Thomas Bernhard, Olivier Mannoni brossait il y a quelques semaines un tableau du “traducteur en spectre et en auteur”, en “écrivain de l’ombre”. Mais dans quel recoin obscur, cave ou placard ce fantôme est-il tapi ? Il existe un espace réservé au traducteur, un territoire où il règne en maître : la note du traducteur, dite (N.d.T.). Un espace investi voire réinventé de façon parfois surprenante par certains. Exemples avec André Markowicz et Brice Matthieussent. (Lire l’article)
Great Oak alias Grand Pingouin vs tous les Manchots du monde
Mais de quoi au juste Pingouin et Manchot sont-ils le nom? Il est temps de faire le point sur la question, tant la confusion règne alors même qu’il s’agit de deux familles ornithologiques assez distantes…
Ex Machina #14: Voir Rouge
[Ex-Machina #14] « Nous avons en un sens trop de concepts mais par ailleurs il nous en manque ». Mais qu’est-ce qu’Evariste Galois a-t-il voulu dire par là? Pour le comprendre, rien de tel qu’un passage par la perception des couleurs.
Le Bruit du monde pour Madame Bovary
Madame Bovary existe, elle est venue nous consulter. Malheureuse dans sa vie étriquée de petite bourgeoise de province bien sous tous rapports, elle a des rêves et des envies. Elle s’ennuie dans son malheur qu’elle cultive pourtant avec tant de soin. Madame Bovary souffre d’une carence en courage qui touche au Nord de la Loire autant de femmes que celle en vitamine D. Nous lui recommandons la lecture du dernier roman de Stéphanie Chaillou, Le Bruit du monde. Elle y trouvera une héroïne qui comme elle subit une existence qui l’empêche de vivre réellement. Elle y trouvera surtout une dose de courage pour changer les choses. (Lire l’article)
Les brèves refusées
Notre collaborateur dédicacera son 3ème exemplaire dans un lieu qui n’a pas encore été trouvé et à une date qui reste à déterminer. Nous vous tiendrons bien sûr au courant dès que la lumière sera revenue.
Night Fevers pour clore la Biennale de la danse de Lyon
Des jaillissements, des collectifs qui isolent une figure intemporelle, de la sueur juste pour le plaisir de la dépense, des danses “anonymes” qui côtoient les savantes: la 17ème Biennale de la danse de Lyon qui s’est achevée le 30 septembre a ouvert de nombreuses pistes de réflexion, désenclavant la danse contemporaine, la libérant de son image prétendument élitiste. La preuve par trois spectacles hors norme : Le syndrome Ian de Christian Rizzo, Auguri d’Olivier Dubois et Sunny d’Emmanuel Gat et Awir Leon. (Lire l’article)
The Tree of Forgiveness
En avril 2018, à 71 ans, John Prine sort son 24e album, The Tree of Forgiveness, un peu sous le manteau. Treize ans qu’il n’avait rien produit. Résultat bluffant. “J’espère qu’on ne va pas se rendre compte que c’est la dernière fois qu’on se dit au revoir.”
Les Hivernales, entre heures sup et licenciement
Alors qu’Emmanuel Serafini, directeur du Centre de développement chorégraphique d’Avignon, organisateur de la manifestation, vient d’être licencié, la 38è édition des Hivernales aborde justement le thème du travail, de ses enjeux futurs, de ses effets directs sur les corps, pour certains épuisés.
J19 – David, Goliath et les Philistins
Symboliquement, comme pour marquer la fin d’une anomalie, la dernière journée de la phase aller a vu la défaite des deux dauphins du Paris Saint-Germain, le SCO d’Angers (1-0 à Saint-Etienne) et le Stade Malherbe Caen (0-3 à domicile contre le leader), et l’AS Monaco leur passer devant au classement, rétablissant ainsi une forme de logique dans le championnat : la logique économique. Désormais, les deux premiers budgets de Ligue 1 occupent les deux premières places et le troisième, l’Olympique Lyonnais, n’est qu’à quatre points du podium. Une ligue 1 que les présidents des clubs professionnels aimeraient transformer en un club privé… (Lire l’article)
La recherche fait un pas de géant
Des chiens seraient capables de détecter certaines formes de cancer. Et des sponks seraient capables de détecter la bêtise dans ses formes les plus insondables.
Des effets figuratifs
Si l’on suppose un émetteur (à peu près) stable, et une prégnance qui atteint sa cible, qu’advient-il du récepteur, troisième élément de la chaîne sémiophysique, et dernier élément de la syntaxe avéryenne ? Il subit des « effets figuratifs » d’une grande variété…
Isabelle Daëron est comme l’eau vive
Une fontaine à eau, un collecteur de feuilles, un cadran solaire, une veilleuse solaire… Avec ses objets dits “Topiques”, comme autant de greffes possibles dans l’espace urbain, la designer tire parti de nos ressources naturelles, des flux et des réseaux qui traversent un lieu. Comme le vent, le soleil, l’eau surtout, de pluie ou non potable. Elle ne fait pas un retour poétique vers un univers vernaculaire mais projette des dispositifs alternatifs, simples, comme autant d’énergies potentielles, durables, et d’usages à réenchanter. (Lire l’article)
“Le théâtre, ça se lit aussi” Entretien avec Pierre Banos
Les éditions Théâtrales ont fêté l’année dernière leurs quarante ans. Pierre Banos, directeur de la maison, revient sur les difficultés du secteur, sur ses choix éditoriaux et sur les évolutions de l’écriture dramatique.
J11 – Le mythe de Troie
Dans L’or des tigres (1972), Jorge Luis Borges affirmait qu’il n’y a que quatre histoires à raconter, quatre “cycles” que nous ne cessons de réinterpréter depuis la plus haute Antiquité, quatre mythes qui nourrissent la littérature ainsi que –Borges n’en parle pas– le storytelling politique et la chronique sportive. Du plus ancien – l’histoire d’une “ville fortifiée qu’assiègent et défendent des hommes valeureux”–, la Ligue 1 a offert ce week-end une singulière version. La ville de Troie tombe à la fin, le supporteur le sait, comme tout un chacun. (Lire l’article)
Une décision historique
Suite à une décision du G7, la Corse deviendra-t-elle la future Arche de Noé?
Autriche-Hongrie : contre qui ?
Je le vois venir de loin ce 14 juin qui sent la poudre. Pas seulement à cause des fumigènes de la manif contre la loi travail et le 49-3 (qui est davantage un score de rugby que de foot). Autriche-Hongrie, je l’ai choisi pour son côté pittoresque sinon historique, pour cette anecdote inoubliable qui risque d’avoir traîné dans toutes les gazettes aujourd’hui. À la fin du XXème siècle, un journaliste avait demandé au prince archiduc Otto von Habsbourg ce qu’il pensait de la rencontre Autriche-Hongrie qui avait lieu le soir-même. Sa réponse avait été laconique et réjouissante. Contre qui ? (Lire l’article)


















