L’or du Brésil
Dès le tout début du XVIIIe siècle, il est de notoriété publique, à Naples, que le fils d'Alessandro Scarlatti, Domenico, touche le clavecin mieux que personne. Alessandro le premier, qui écrit que son fils est un aigle qui doit déployer ses ailes. L'aiglon ira donc à Venise puis à Rome, où il servira la princesse de Pologne, puis au Vatican, qui a gardé trace de son passage en tant que maître de chapelle. Il se fait d'autres relations à l'académie d'Arcadie, hébergée par le cardinal Ottoboni, futur pape. L'un des membres de ce club très select est le roi Jean V de Portugal, immensément riche de l'or et des diamants du Brésil, qui désire s'attacher les services de Scarlatti junior, 34 ans, pour sa cour de Lisbonne qu'il veut la plus illuminée d'Europe. (Lire l'article)
J2 – “Tel qu’en lui-même enfin l’éternité le change”
Le football est pure nostalgie. Pour le supporteur, il est lié à l’enfance. Le football, c’est la part du père, l’héritage le plus précieux qu’on conserve par devers soi à travers les aléas de la vie, un souvenir heureux que ne démentent ni les malheurs ni les échecs ni la vieillesse. C’est la raison pour laquelle le temps s’y écoule différemment qu’ailleurs : de la même façon qu’on se sent toujours plus jeune que son âge, qu’on a toujours l’impression d’avoir vingt ans, le football du passé reste toujours présent. L’homme ne se voit pas décrépir ni le supporteur se faner ses souvenirs. (Lire l'article)
Chili, cinéma obstiné
Jusqu'au 18 décembre, la Cinémathèque du documentaire à Paris présente une rétrospective du cinéma documentaire chilien. Une manifestation exceptionnelle par son ampleur et sa qualité.
Le marabouleo
Coloriages pour enfants confinés. Aujourd'hui, le marabouleo, mammifère carnivore de l'Afrique sub-saharienne. On croyait l'espèce disparue, mais depuis qu'un spécimen a été observé en Angola, elle a proliféré, aux dépends du termitier dont elle est le principal prédateur.
Déraisonnable indépendance
Dans un court essai stimulant, inspiré notamment de Bourdieu, Julien Lefort-Favreau s'interroge sur la situation des éditeurs indépendants par rapport aux grands groupes et aux plateformes.
L’arbre à sang: traduire à l’oreille
Sur la scène des Plateaux Sauvages, trois actrices interprètent L'Arbre à sang, de l'auteur australien Angus Cerini, dans une mise en scène de Tommy Milliot. Entretien avec Dominique Hollier, l'une des trois comédiennes, mais aussi la traductrice de la pièce.
Doctor Strange, ou le stade du miroir, de Nosferatu à Trump
Que comprendre de l'adaptation de ce comics réputé psychédélique, et de la “dimension-miroir” qu'il met en scène, double mystique de notre monde réel ? Toute-puissance magique du septième art, qui contemple ses propres super pouvoirs ? Ou reflet de notre civilisation, dédoublée elle aussi en un univers parallèle où se jouent la bataille des puissants et le destin des mortels, jusqu'à Trump récemment ? (Lire l'article)
UNTEL, L’art d’être touriste
Le touriste est de masse et il est anonyme, il est un consommateur et un pur produit du capitalisme mondialisé, il est une figure économique et certainement pas une figure poétique, bref, il est tout ce que l’artiste ne doit pas être. Sauf si l’artiste est un groupe d’artistes, intervenant dans la deuxième moitié des années 1970, adepte de la performance et de la mise à distance rieuse, et que son nom est UNTEL. Alors, l’artiste peut choisir de revêtir le costume du touriste et en faire matière à performance : c’est ce que l’on découvre actuellement à la galerie mfc-michèle didier. (Lire l'article)
Le Grand Cahier, lecture forcée
La compagnie anglaise Forced Entertainment adapte Le Grand Cahier d'Agota Kristof sous la forme d'une lecture performée menée par deux acteurs impeccables d'humour et d'ambiguïté.
Le chaud et le froid
Nous avons souvent condamné dans nos pages l’aberration que constituent à l’heure du...
L’affaire Boudini
Le soir du 16 mars, tout avait commencé comme à l’habitude. Madame Danuta était alors allongée dans sa caisse. N’apparaissait plus d’elle que sa tête aux yeux bandés à gauche et ses pieds à droite...
Giscard, la princesse et la promesse
En 2009 fut publié un curieux roman intitulé La Princesse et le Président, dont l’auteur n'était autre que Valéry Giscard d’Estaing. La chose contait la passion amoureuse d’un président de la République et d’une princesse britannique, personnages derrière lesquels il n’était pas difficile de reconnaître Giscard et Lady Diana. On sait aujourd'hui qu'un passage particulièrement torride a été supprimé de l'ouvrage au moment de sa publication.
Réchauffement climatique
La station des Trois Alpes prévoit d'installer des terrains de Beach Volley sur le glacier d'Argentière. Le sable, ainsi que tous les éléments nécessaires y seront acheminés par hélicoptère. On imagine aisément le succès que va rencontrer une telle initiative.
Mort d’un consonantiste
Le monde de l'édition perd en la personne d'Aimé Oiseau un de ses représentants les plus singuliers. Toute sa vie, il aura défendu l'écriture consonantique, ne récoltant souvent que l'incompréhension, voire l'hostilité, de ses professeurs d'abord, puis de ses pairs.
Là où se termine la terre
Premier tome de la trilogie sur le Chili de Désirée et Alain Frappier, publié en 2017, "Là où se termine la terre" retrace la vie d'un militant de gauche, de sa naissance en 1968 à l'élection de Salvador Allende en 1970.
Second tour sur les chapeaux de roues
Le 2e tour des municipales aura lieu en juin, si tout va bien. À défaut d'adopter le vote électronique et pour conserver le lien entre les électeurs, le gouvernement a proposé une autre forme de scrutin : le vote en drive-in.
Un tatou inconnu
Ce curieux tatou à trompe est apparu si furtivement à son dessinateur que celui-ci a dû le représenter de mémoire. C'est, du moins, ce qu'il prétend, car d'aucuns sont convaincus que ce dasypus fantaisiste n'est autre qu'une mystification.
Les Barbares
Qui seront les nouveaux Barbares ? À quoi ressemblera notre Moyen Âge ? Quand en sortirons-nous ? En sortirons-nous ? Certes, l’histoire ne se répète pas— ou alors comme une farce, disait l’autre — mais on peut tirer toujours quelques fils prospectifs. Notre effondrement sera beaucoup plus rapide, il sera violent : le retour à la terre va être plus rude que les décroissants ne l’espéraient. (Lire l'article)


















