La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Archives
C’est pas là, c’est par là, par la compagnie Galmae © Galmae
Théâtre

Scènes de rue maintient la flamme

Scènes de rue, festival des arts de la rue de Mulhouse, se tient les 17 et 18 octobre. Une éclaircie pour un secteur sinistré, après l'annulation de la plupart des manifestations dédiées aux artistes de la rue. 
Ex Machina, Sciences

Ex Machina #25: Une pause de publicité

On ne parle en ce moment que de ChatGPT, or j’ai récemment enfin réussi (après maintes tentatives infructueuses de connexion) à interagir avec ce système bien plus public – et donc bien plus sollicité – que Babel, sans même parler d’Abel, mon ami clandestin du cloud. Je dois donc interrompre mon récit pour vous raconter cela.

Danse

Muhammad Ali, le tape dancer

Cassius Clay était déjà mort. Vécut donc Muhammad Ali, le tape dancer.  On lui a mis des gants sur ses mains pourtant faites pour caresser l’air. Sur le ring, sa garde était toujours en alerte. Les bras semblaient ballants comme chez Cunningham mais c’est dans cette fausse insouciance qu’il prenait la force et l’élan pour frapper. Net, direct, cash. Sur ses demi-pointes, il promenait l’adversaire. On aurait dû lui donner des gants blancs de smurfer. Mais le smurf n’existait pas encore. Il était noir, on lui dit de frapper. Il frappa donc. La jambe était déliée, les bras libres. Il était porté par l’élan populaire. Le visage était le même, ne bronchait pas : trop de coups dans la gueule. Nous n’avons vu que rarement un tel danseur. (Lire l'article)

Sticky drama
Courrier du corps, Musiques

Vidéo musicale et vomi (comparatif)

L'idée de départ était de regarder deux vidéos musicales un peu contemporaines, pas trop flan façon Adele. On choisit donc Tame Impala et Oneohtrix Point Never pour la musique, soit respectivement le collectif Canada et l'artiste Jon Rafman pour la vidéo, même si dans ce second cas, le compositeur Daniel Lopatin a codirigé le clip. On regarde. L'œuvre de Rafman et Lopatin, Sticky Drama, titre idoine signifiant “drame collant”, ou en l'occurrence gluant, n'a pas manqué de détracteurs pour noter que c'était un peu dégoûtant, toutes ces pustules, ce pipi et ce vomi. Dans The Less I Know the Better de Canada, le personnage masculin aussi vomit, mais de la peinture, qui vient recouvrir le corps de la jeune fille, change de couleur et suggère des menstrues tartinant un entrejambe. (Lire la suite)

Théâtre

Les bonnes idées de Federico León

À quoi rêve un ordinateur ? C'est une des questions que se pose Federico León dans Las Ideas. L'ordinateur est conçu comme une machine à remonter le temps, une galerie des glaces où les deux protagonistes se regardent se regardant se regarder, et ainsi de suite. Un spectacle sur cette tendance à tout archiver dans l'instant, sur la croissance folle d'une mémoire qui envahit le présent, comme si la vie n'existait plus qu'à travers les preuves qu'on en garde. (Lire la suite)

Le mbeteel © Philippe Mignon
Coloriage, Zoologie

Le mbetteel

Une aquarelle signée Iphigénin Plomb représente un mbetteel. Son authenticité n'est pas plus avérée que l'existence de l'animal représenté. C'est donc avec toutes les réserves d'usage que nous en publions le dessin.
Chefs-d'œuvre retrouvés de la littérature érotique, Classé X

Jules Verne, au rayon X

Les lecteurs de Vingt mille lieues sous les mers ignoraient que la bibliothèque du Nautilus possédait un imposant rayon de livres érotiques. Ils l’ignoraient parce que Jean-Jules Hetzel, l’éditeur de Jules Verne, a coupé d’autorité les paragraphes où l’écrivain faisait un inventaire gourmand du rayon rose du capitaine Nemo. Fort heureusement, un éminent vernien a retrouvé une version du manuscrit où figure le passage manquant.

Théâtre

Castellucci et la face sombre de l’Amérique

Mais de quoi ça parle ? Une partie du public de la MC 93 s'est posé la question, pendant et à l'issue de Democracy in America, le nouveau spectacle de Romeo Castellucci. Une perplexité souvent doublée d'agacement, tant certains ont l'impression d'être exclus du champ des initiés. Pas sûr que Castellucci mérite ces réactions épidermiques. (Lire l'article)

Le nombre imaginaire, Sciences

Le libre arbitre imposé et autres paradoxes

Impossible de parler de logique sans consacrer une chronique à l’un des esprits les plus fins, les plus iconoclastes, les plus inventifs et drôles du vingtième siècle : Raymond Smullyan. Logicien, pianiste, adepte du Tao, magicien, grand vulgarisateur, il a inventé quelques perles de magie logique. Notamment Le Livre qui rend fou avec ses énigmes d'une implacable rigueur qui, conformément à son titre, peut  conduire aux confins de la folie, sans pour autant prendre les lecteurs de haut.  (Lire l'article)

Ex Machina, Sciences

Ex Machina #36: Plus ça change, plus c’est la même chose

– Nous avons une lumière dont la couleur change du violet au jaune puis au rouge. Quand la lumière vient de passer au rouge, notre percept visuel sera décrit ainsi: "détecteur rouge actif, encore inchangé; détecteur vert inactif, encore changé; détecteur bleu inactif, nouvellement inchangé". Le "encore" signifie que le troisième indicateur est inactif, que le deuxième est dans le même état qu’avant, et que le premier a subi le même changement, ou absence de changement, que la fois d’avant. "Nouvellement changé (ou inchangé)" indique que le troisième détecteur est actif et que le changement… a changé. Ça vous parle?
– En vérité, je suis largué.

délib'euro – l'Euro 2016 des écrivains, vu par Clo'e dans délibéré
délib'euro, Foot

Islande-Autriche : lâchez les trolls !

Sur le papier, c’était l’affiche la moins sexy de la Voie lactée. Thomas Bernhard dans la toundra, en gros. Il faut que tu revendes ces deux places, me suis-je dit/m’a dit ma femme. Si tu te démerdes bien, tu pourras te payer un A/R pour Reykjavik et aller vaincre tes petits préjugés de merde. Mais personne n’en voulait, de ces places : les Islandais avaient dû réserver les leurs depuis 1926, et il n’était pas question de faire le moindre cadeau à des gugus ayant voté à 49,65 % pour Norbert Hofer.
(Lire l'article)

Entomologie photographique, Photographie

Paul

Je n’avais aucune idée de l’adresse de La Briardière, la maison que Paul Strand avait achetée avec Hazel son épouse. Nous avons tourné dans toutes les rues du village quand tout à coup, eu haut d’une côte, je vis un jardin qui ressemblait beaucoup aux photographies de Paul que je connaissais par son livre A Retrospective Monograph.

Le nombre imaginaire, Sciences

Le Chat du Swaziland

À 22 heures d’avion de Paris, via Istanbul et Johannesburg, se trouve un petit royaume méconnu d’Afrique Australe, dont les un million deux-cent mille habitants – les Swazis – occupent un territoire grand comme deux fois la Corse, gouverné par un roi coutumier aux nombreuses femmes et aux multiples palais. Votre serviteur a eu la chance d’y passer quelques jours à initier des enfants des écoles et collèges locaux à la programmation informatique. Que faisions-nous là-bas ? Nous faisions bouger un chat... (Lire l'article)

Théâtre

Aurillac, en corps, en corps

Le maire d'Aurillac, avait à peine terminé son discours par une invitation à “faire beaucoup l'amour” que dans la foule massée sur la place de l'hôtel de ville des petits groupes commençaient à se déshabiller. C'était mercredi 23 août, pour le lancement du Festival international de théâtre de rue, et le vertige a duré quelques secondes, avant que le théâtre reprenne ses droits. Durant quatre jours, Aurillac a fait la fête et célébré les corps en liberté. (Lire l'article)

À coucher dehors © Aurélien Ducoudray et Anlor – Bamboo Édition 2016-2017
Bande dessinée, S'il vous manque une case...

“On n’est pas couché” dehors…

Prie-Dieu, La Mergez et Amédée, sont des clochards établis sur les quais de Seine, jusqu’au jour où ce dernier apprend qu’il est l’héritier de sa tante Adélaïde, qui lui lègue son pavillon en banlieue. Mais il ne pourra occuper ce domicile fixe que s’il prend en charge son neveu Nicolas, un jeune trisomique fasciné par Gagarine et les étoiles. Les fugues de Nicolas ou les frasques des amis plus ou moins honnêtes des SDF seront les moteurs d’une odyssée citadine où s’accumulent les rencontres de personnages hauts en couleur, sans jamais tomber ni dans le pathos larmoyant ni dans la glorification idéalisée de la marginalité. (Lire l'article)