Deux poils, deux mesures
Comme chaque année, le 4 décembre – jour de la Sainte-Barbe (NDLR)–, une manifestation bon...
Babylon Berlin, Schneidermann : tourbillon et sidération
“Les années 30 nous obsèdent”, écrit Daniel Schneidermann dans Berlin, 1933. Entre Babylon Berlin, série à succès qui fait du bruit et un livre qui dépiaute les silences de la presse internationale dans l’entre-deux guerres : dialogue. (Lire l’article)
Qu’elle était belle, ma banlieue rouge
Créé en 1960 à Paris, l’Atelier d’urbanisme et d’architecture (AUA) a conçu des unités de logements sociaux, des théâtres, des piscines, en banlieue. Habitat et culture pour tous, sport populaire, engagement politique, cette coopérative de jeunes concepteurs, oubliée, ressort de ses bétons bruts, dans une exposition à la Cité de l’architecture. Quel est le legs de ces ravaleurs du modernisme, critiques des Grands Ensembles, inventeurs de la pluridisciplinarité et du paysage urbain, qui se sont auto-dissous en 1985 ? (Lire la suite)
Orson O’Connor dans l’O-delà
Fondateur des éditions Roll-Mops, conteur fécond, apôtre indomptable de la lettre O, il est mort dans ses montagnes d’origine.
Top 50 du JDD
Notre confrère Le Journal Dit du Manche publie cette semaine le baromètre 2024 des obsédés...
Actrice de doublage
Frédérique Tirmont est comédienne. Si l’on peut souvent la voir au théâtre, au cinéma ou à la télévision, on peut l’entendre bien plus encore. Elle est en effet la voix française de Meryl Streep et d’Emma Thompson, entre autres. Elle nous parle de son métier d’actrice de doublage, qui en dit également long sur certains enjeux de la traduction. (Lire l’entretien)
Lyrique maintenant
Quelques très bonnes raisons d’assister au Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence, dont l’édition 2019, sous l’impulsion de Pierre Audi, son nouveau directeur, est en route vers l’avenir…
Schopenhauer et la ruse de l’espèce
C’est sans doute à Francfort que Schopenhauer fit la connaissance de celle à qui il s’adresse avec fougue dans cette lettre qu’il n’envoya jamais.
Ukraine-Irlande du nord : audiogénie
L’histoire retint que l’Irlande du Nord remporta ce jour-là sa première victoire dans un championnat d’Europe (2-0) grâce, notamment, au défenseur central McAuley qui, en reprenant de la tête un coup-franc en début de seconde mi-temps, fut le deuxième joueur le plus âgé à marquer en phase finale (36 ans). McGinn assura la victoire dans le temps additionnel. Quant au jeu ukrainien, il s’avéra aussi attrayant que la perspective d’une escapade touristique dans la zone interdite de Tchernobyl… (Lire l’article)
À ceux que la chienlit offusque
Les hommes et les femmes politiques ne lisent pas beaucoup, on le sait bien, et c’est une des raisons pour lesquelles cette chronique, largement subventionnée, vous vous en doutez, par le ministère de la Culture, a été mise en place. Ils ne lisent que bien peu mais ils causent. Beaucoup. À droite, la mode en ce moment est à la “chienlit”, terme qui n’est officiellement plus vulgaire ni même familier depuis le 19 mai 1968. Les responsables politiques ont visiblement très peur de la chienlit, et cette peur est devenue, ces derniers temps, très nettement obsessionnelle. En 2015 est paru un ouvrage de Frédéric Pagès, Botul au bordel, qui semble pouvoir s’intégrer dans le traitement cognitif de ce type de pensée obsessionnelle. (Lire l’article)
Espagne-Croatie : justice immanente et mauvaise foi
J’ai l’insigne honneur de faire partie d’une confrérie secrète et néanmoins joyeuse (dont il est, bien évidemment, hors de question que je révèle le nom ici) qui a pour habitude, voire pour principe, de se réunir virtuellement un nombre assez peu calculable de fois quotidiennes afin de deviser en désordre de l’état footballistique des choses, qu’il pleuve, vente, que l’heure soit grave ou ordinaire, que l’Euro galvanise les foules ou que Lyon reçoive Guingamp. (Lire l’article)
Trenque Lauquen, magique pampa
Ce film au long cours de l’Argentine Laura Citarella, nous entraîne en eaux troubles, au coeur d’une pampa fantasque et fantastique, sur les traces d’une botaniste, d’une écrivaine disparue et d’une créature étrange… Fascinant.
La sémiophysique pour les nuls
À force de regarder de près, on remarque dans les cartoons d’Avery l’omniprésence d’une structure particulière, qui revient inchangée sous des aspects toujours différents : un personnage ou un objet émet un “influx” (un son, une onde, une parole, une pulsion) qui est capté par un autre personnage, ou objet, dont le comportement ou la forme est soudain modifié(e).
La Halle Saint-Pierre, l’art brut japonais couramment
À l’occasion du Tandem Paris-Tokyo 2018, la Halle Saint-Pierre à Paris propose, jusqu’au 10 mars 2019, “Art brut japonais II” : les œuvres d’une cinquantaine de créateurs comme autant de signes d’un langage universel. Comme toujours avec l’art brut, il est d’abord question pour le spectateur d’observation, de ressenti, et d’empathie – ces mêmes qualités qui permettent d’entrer en communication avec autrui. On y voit des œuvres de laine, d’émail, d’argile ou de feuilles d’arbre, qui construisent des villes, des camions, des vélos – autant de matière et de thèmes familiers à ceux qui s’intéressent à l’art brut. (Lire l’article)
J32 – Le mythe du messi(e)
À l’heure du concert des Rolling Stones à La Havane, les vieux footballeurs – comme les vieux rockers – ne meurent jamais. Le mythe du retour fonctionne à plein. La Ligue 1, cette saison, a des airs de Ligue des gentlemen extraordinaires, ou de maison de retraite, c’est selon. Après les retours gagnants d’Hatem Ben Arfa et de Lassana Diarra, c’est Abou Diaby qu’on attendait. Nostalgie il y a eu, à le voir promener sur le terrain sa longue silhouette d’Huggy les bons tuyaux, mais Starsky et Hutch n’étaient pas au rendez-vous. Eux, ils gagnaient toujours à la fin : pas l’OM d’Abou Diaby, battu 2-1 par Bastia et désormais treizième à six points du premier relégable. (Lire l’article)
Skizzenbuch (1)
Les dessins d’Heinrich Kley étant rarement datés, il est difficile de savoir quand ont été...
Les singes rouges de Philippe Annocque
C’est une tentative d’attraper des images, des sensations, des bouts de vécu, des odeurs, parce que ça passe si vite, l’enfance : Les singes rouges de Philippe Annocque (Quidam éditeur).
La der… d’André Walusinski (1915)
Ce 11 novembre 2018 marque un centenaire: cent ans pendant lesquels aucune autre trace que le document officiel de 1920 confirmant le décès d’André Walusinski “à l’ennemi” n’est parvenue, pas même une lettre de poilu qui aurait pu faire de lui quelqu’un d’autre qu’un soldat inconnu.

















