Au piquet les mains sur la tête !
Une récente chronique sur les salaires des enseignants et leur évolution a soulevé un tollé, notamment chez les premiers concernés, qui n'ont pas retrouvé ces chiffres sur leur fiche de paye. Revenons sur les chiffres en question et les erreurs de calcul du chroniqueur.
Le labo Dromesko
À qui n’a jamais assisté à un spectacle de la compagnie Dromesko, il ne faudrait rien dire sinon d’aller y voir, et pour les Parisiens ça tombe plutôt bien : la dernière création, Le jour du grand jour, est actuellement à l’affiche du Montfort avant d’être à celle du 104 en février. C’est parfois drôle, souvent émouvant, toujours juste. Chacune des scènes s’apparente au développement d’une photo. L’image reste longtemps dans le bain, car le temps de Dromesko prend son temps. Ce mélange de burlesque et de poésie fait monter progressivement chez le spectateur un mélange d’émotions dont il se demande laquelle est la bonne. La chute est rarement celle que l’on avait anticipée. Donc voilà, allez-y, vous ne le regretterez pas. (Lire la suite)
Les découvertes d’Atlantide
Une cinquantaine d'écrivains du monde entier, quatre-vingt dix rencontres: du 2 au 5 mars, le festival Atlantide de Nantes fête sa onzième édition et permet de découvrir de nombreux auteurs peu connus.
Les refusés d’“Osez”
La Musardine est une maison d’édition française spécialisée dans les textes érotiques. Elle est connue en particulier pour sa collection Osez, dont les ouvrages sont tous dédiés à des pratiques plus ou moins transgressives ainsi que l’indiquent leurs titres : Osez la sodomie, Osez le libertinage, Osez coucher pour réussir, etc. La collection regroupe à ce jour près de soixante-dix titres, et pourrait en compter de deux plus si Osez la zoophilie et Osez l’acromotophilie avaient été publiés. Mais ces manuscrits sont restés dans les tiroirs de l’éditeur, peut-être par peur de poursuites judiciaires, peut-être parce que le marché de ces deux ouvrages s’annonçait extrêmement limité. Il est possible enfin que les textes en question n’aient pas eu une qualité littéraire suffisante, ce dont nous n’allons pas tarder à juger. (Lire l'article)
Geneviève Brisac s’obstine
Il y a dix-sept ans, Geneviève Brisac publiait La Marche du cavalier, pour "faire entendre plus haut, plus fort, et mieux, les voix d’écrivaines, mes aînées". Aujourd’hui, elle reprend l’ouvrage. Sisyphe est une femme vient de sortir aux éditions de l'Olivier.
Ex Machina #13: Ceci n’est pas une négation
[Ex Machina #13] Nous n’avons pas de nom simple pour représenter une collection contenant les chiens, les symphonies, les enclumes et rien d’autre. Pour la même raison nous ne conceptualisons pas l’ensemble des objets qui ne sont pas des panneaux “laisser le passage”.
L’École des soignantes pour ma dentiste
La dentiste du Dr R. voit tout en noir quand elle pense au futur de la médecine extralittéraire et elle n’est pas la seule. Fort heureusement, la médecine littéraire a sous la main ce qu'il faut pour soigner ce malaise : L’École des soignantes, un traitement magistralement élaboré, aux laboratoires P.O.L., par le Dr Martin Winckler. Ce praticien complet, qui pratique la médecine extralittéraire et littéraire, a inventé un monde où soignantes et soignées se portent vraiment mieux. Utopie ? Par exactement : ce remède pourrait bien avoir une action directe sur notre présent médical. (Lire l'article)
Quitter la ville
S’il y a un secteur qui n’a pas à se plaindre de l’apocalypse qui vient, c’est bien celui de l’édition. Les essais sur la collapsologie, l’effondrement, la fin du monde se vendent comme des petits pains, et gageons que le succès ira croissant tant qu’il y aura des éditeurs pour les relire (vaguement), du papier pour les imprimer et des angoisses à l’horizon. Le temps approche où les tribus réfugiées en Ardèche dans des yourtes connectées ne viendront plus en ville que pour se rendre chez les libraires, après quelques courses au Biocoop. À moins qu’elles ne préfèrent être livrées par Amazon.
Nola Darling n’en fait qu’à sa tête
Artiste plasticienne et jeune femme polyamoureuse, Nola Darling défend ses choix professionnels...
Galles-Slovaquie : et s’ils ne croisent pas de baleines…
Je me cogne du foot. Pas un peu. Pas juste comme ça. Je me cogne du foot viscéralement. Maintenant vous faites comme vous voulez. Mon meilleur ami adore le foot. Je ne dénigre pas. D’ailleurs, à l’instant, mon quartier de banlieue vient de se réveiller. Normal, le milieu de terrain du Real, Gareth Bale a planté dans la dixième minute sur coup-franc et installe son équipe des Dragons à la tête du groupe B avec les huitièmes de finale en vue. Le millionnaire en maillot rouge peut courir dans tous les sens pour le plus grand plaisir du milliardaire auquel il appartient. (Lire l'article)
Et mort
Le 11 août 1911 Edwin Austin Abbey meurt d’un cancer à Londres, Chelsea Lodge, 42 Tite Street,...
Les soupirs de Diderot
Diderot avait bien des raisons de s'intéresser à la musique, ne serait-ce que pour faire travailler sa fille Marie-Angélique : “Si je reste à la maison, je fais répéter à l’enfant ses leçons de clavecin. Les jolis doigts qu’elle aura ! et de l’aisance, et de la mollesse et des grâces !” Mais avec le clavecin, et avec Scarlatti, les sentiments se brouillent vite. Dans son Journal, à la date du 15 septembre 1760, il entend dans un salon une jeune fille tentant de déchiffrer une sonate de Scarlatti. La musique elle-même semble le laisser indifférent ; ce qui trouble Diderot, c'est le décalage entre la musique et son interprète, “un ange” dont les grâces et l'innocence le fascinent. (Lire l'article)
Ilotopie, escale à Calais
Un labyrinthe qui permet aux enfants d’échapper à leurs parents, des oreilles géantes qui parlent, une salle de spectacle-balançoire, des cages pour humains… pendant cinq jours Ilotopie a occupé la place d’Armes de Calais et des lieux plus inattendus. La compagnie basée à Port-Saint-Louis du Rhône a fêté il y a peu ses trente ans. Et est l’une des rares troupes des arts de la rue qui fonctionne avec un vrai répertoire. Plusieurs des spectacles présentés à Calais ont plus de vingt ans d’âge. Et conservent leur impact perturbateur. (Lire l'article)
Les mots face au désastre
"… ici on trompe la mort, on la sait inévitable, on parle depuis elle, on parle déjà mort, mais depuis trois-quatre mille ans qu’on sait l’extinction inévitable, on sait aussi la tromper, on sait lui faire face, on sait la déjouer, c’est presque devenu instinctif : on reforme des liens perdus ou imaginaires, on se met à plusieurs, comme alors et comme aujourd’hui, et on se raconte des histoires." Trompe-la-Mort de Lionel Ruffel, est paru chez Verdier. (Lire le guide)
Nouveaux prénoms
Une conséquence surprenante et inattendue de l’épidémie de Sars-Cov-2 est l’apparition de nouveaux prénoms. On ne compte plus les Covid et les Corona en passe de détrôner les Gabriel, Léo, Arthur pour les garçons, Emma, Louise, Alice pour les filles.
Les piétons dans la ville
N'avez-vous jamais été ulcéré par ces boutons placés sur les poteaux de certains feux rouges, censés arrêter la circulation afin que vous puissiez enfin, au terme d'une attente interminable, traverser la chaussée?
IA et traduction littéraire
Deux associations de traducteurs, l'ATLF (Association des traducteurs littéraires de France) et Atlas (Association pour la promotion de la traduction littéraire) ont publié une tribune conjointe intitulée "IA et traduction littéraire: les traductrices et traducteurs exigent la transparence". Elle alerte sur la propagation de l’IA dans le domaine de la traduction.


















