J16/17 – La dictature du spectaculaire
C’est une idée communément admise que la qualité d’un match de football se mesure à l’aune du spectacle proposé. Il n’en a pas toujours été ainsi. Inutile de remonter au vieil hurling over country anglais qui opposait des équipes de plusieurs dizaines de joueurs sur des terrains de campagne de trois ou quatre kilomètres, forme archaïque de ce sport, à l’opposé de la notion même de spectacle : lorsqu’on inventa terrain et stade, ce ne fut pas le spectaculaire qu’y vinrent chercher les premiers fans, mais des émotions. La différence entre le spectacle et l’émotion, c’est celle qui sépare le spectateur du supporteur. (Lire l’article)
Les erreurs d’une nuit
L’action de la comédie d’Oliver Goldsmith She stoops to conquer, d’abord titrée Les...
Au Manchot qui lit !
Pour des millions de lecteurs à travers le monde, le manchot est d’abord un logo. Celui de la vénérable maison d’édition britannique Penguins Book, fondée à Londres en 1935 et pionnière du livre de poche.
Les temps qui courent (1)
Le philosophe et sociologue observe et analyse la vague pandémique au jour le jour. Il commence cette semaine avec des réactions à chaud et à froid, jamais tièdes, sur la quinzaine écoulée. Où l’on croisera Winston Churchill, Romain Gary, Joseph Brodsky, Paul Virilio et bien d’autres.
Philippe Annocque parce que, quand on voit ce que l’on voit et que l’on entend ce que l’on entend…
Il est des époques troublées où les faits, même proches, même filmés, même prouvés, se dérobent. On l’on peut dire blanc puis noir puis blanc puis noir, et même blanc et noir simultanément sans avoir le sentiment de tromper qui que ce soit. Des époques où l’on peut regarder la pluie tomber en affirmant que le soleil brille, parce que chacun peut avoir sa propre opinion, n’est-ce pas, on est des hommes et des femmes libres, hein, alors, voilà, le soleil brille. Au milieu de tout cela, sort le dernier roman de Philippe Annocque, Élise et Lise, drôle de conte de fées sans fée. Éclairant. (Lire l’article)
Les tragédies
Quand Harper’s passe à E.A. Abbey une nouvelle commande d’illustrations pour les tragédies de...
Le temps retrouvé des juifs du Tafilalet
L’expo organisée au Musée d’art et d’histoire du judaïsme à Paris met en lumière l’une des communautés juives les plus anciennes du Maghreb et rend hommage à Jean Besancenot (1902-1992), peintre et photographe.
Les débuts
Né le 15 avril 1863 à Karlsruhe, Heinrich Kley étudie de 1880 à 1885 – à part un bref détour...
Le chantier de toutes les angoisses
L’invasion des sponks en Île-de-France semble hors de contrôle. Mais le pire est probablement à venir, comme nous avons pu le constater à Cachan, où la dérive d’un chantier en cours inquiète les riverains. Enquête.
Rachid Ouramdane contre vents et marées
Pour aborder la question brûlante et désolante des migrants et plus largement des laissés pour compte, des cahotés par la vie, Rachid Ouramdane et les cinq magiques danseurs de sa compagnie ont travaillé avec vingt enfants de l’école Le Verderet de Grenoble et treize mineurs isolés, migrants d’Afrique et d’Europe accueillis par le département de l’Isère. Le spectacle est aussi simple que la présence d’un enfant se tenant seul en scène hagard mais plus jamais seul. Les danseurs transportent les corps. Rachid Ouramdane berce la peine. (Lire l’article)
Une mesure qui ne coûte rien
Pendant la “campagne flash” des élections législatives, on s’est beaucoup interrogé ici (ou là....
L’Escargot de notre vie (Puy ta Cuxlejaltic)
Le festival de cinéma Puy ta Cuxlejaltic (L’escargot de notre vie) s’est tenu durant les premiers jours de novembre à Oventik, l’un des cinq Caracoles zapatistes, dans les montagnes du Haut-Chiapas. Joani Hocquenghem a assisté à ce drôle de mariage, conjonction inédite des Indiens et du cinéma. Au programme, une cinquantaine de fictions, documentaires, dessins animés, longs, courts et micro métrages : pièces d’un puzzle en désordre, pans d’histoire, portions de géographie, pêle-mêle l’ailleurs et l’ici, les épisodes du passé et l’avalanche du présent. (Lire l’article)
Brest 1982 : la ville, les pauvres, le port (5)
Trois familles. La première est celle d’une maman de deux garçons, seule avec eux et un imposant berger allemand. Dans un autre village, une famille d’immigrés portugais installés dans une petite maison très modeste. Dans le quartier de Recouvrance, trois enfants et leur jeune maman qui me disait avoir trente ans vivaient dans une maison presque insalubre, prêtée par la mairie.
The Quiet Life
En mai 1888, invité à Broadway pour un weekend chez Frank Millet, Abbey fait la connaissance de...
La pochette du jour
L’essor des plateformes de streaming conduit peu à peu nombre de nos lectrices – qui sont aussi...
La Granvillaise
Fort discrètement, le gouvernement vient de se doter d’une Cellule d’études et de prospective des modèles disruptifs (Cepromodis) directement rattachée à Matignon. Derrière cette dénomination se cache un organisme de veille sur la collapsologie, terme désormais consacré désignant l’exploration transdisciplinaire du probable effondrement de notre civilisation industrielle, ainsi que de ses suites éventuelles. Un document diffusé par la Cepromodis auprès des préfectures, que délibéré a pu consulter, dévoile simultanément l’existence de cette cellule et la nature de ses préoccupations. (Lire l’article)
Milo Rau, compassion pour un massacre
Adepte d’un théâtre documentaire radical, le metteur en scène suisse Milo Rau, fondateur de L’International Institute of Political Murder, aborde l’actualité politique de front, du génocide rwandais à la tuerie d’Utoya, en passant par le procès des Pussy Riots ou les derniers jours des Ceausescu. Avec à chaque fois, un sidérant travail de reconstitution historique et de télescopage entre fiction et réalité. The Dark Ages, deuxième volet de sa trilogie européenne, suit le double fil de la guerre et de la mort du père, plaçant l’action dans un champ de bataille récent : la guerre des Balkans. (Lire la suite)


















