L’Amazonie de Sebastião Salgado
Les photographies de forêt amazonienne de Sebastião Salgado exposées à la Philharmonie de Paris sont sublimes. Trop? L’accrochage et les partis pris posent en tout cas plusieurs problèmes.
Uzès danse roule en “Jaguar”
Le clou de la 21ème édition du festival Uzès Danse fut un spectacle de la Cap-Verdienne Marlene Monteiro Freitas, en duo pour le moins sportif avec Andreas Merk : Jaguar, créé en 2015. Présenté comme une chasse, chasse à l’homme, chasse à courre ou chasse à la danse, ce spectacle bourré de références tout autant aux œuvres chorégraphiques du passé, notamment des Ballets Russes (Jeux de Debussy, L’Après-midi d’un faune de Nijinsky…) qu’à des compositeurs (Stravinsky, Schönberg, David Bowie), ou des peintres et dessinateurs (Kandinsky, Adolf Wölfli), nous plonge dans un charivari sonore, visuel et gestuel. (Lire l’article)
Deserted Village
De plus en plus occupé par ses prestigieuses commandes de peintures murales – la frise de la...
Les erreurs d’une nuit
L’action de la comédie d'Oliver Goldsmith She stoops to conquer, d’abord titrée Les Erreurs d’une...
Le camélogne
De la même famille que le caméluche. Comme lui, il laisse les femelles s’occuper de leur progéniture et de la recherche de nourriture. Il ne fait rien de ses journées. Son sourire laisse penser qu’il n’est pas mécontent de son sort.
La Capitale de Robert Menasse : roman hypereuropéen
Les livres drôles, déjà, c’est rare. Plus encore lorsqu’en interface ils peuvent être déchirants, plongée dans l’inconscient collectif européen. En bonus, apanage des grands livres : on peut même ressentir une bouffée d’optimisme, tempérée par une vigilance sans faille. De ce point de vue, on peut faire confiance à Robert Menasse. (Lire l’article)
Diderot et Sophie Volland
« Je brûle de vous prendre dans mes bras, je vous baise si tendrement ma chère et bonne Sophie… » Les lettres de Diderot à Sophie Volland sont connues, mais cette missive inédite jette une nouvelle lumière sur la nature exacte de leurs relations.
Un chantier abyssal
Vrai ou fake ? Depuis plusieurs semaines, toutes les rédactions bruissent de rumeurs annonçant l’imminence d’une conférence de presse où devrait être dévoilé un projet pharaonique censé régler pour longtemps les principaux problèmes causés par le réchauffement climatique…
Relais 4×400 m messieurs
Plaire, aimer et courir vite, le film de Christophe Honoré montre le relais que se passent trois hommes de générations différentes. Leur course est pleine d’obstacles : nous sommes dans les années 1990 et le SIDA fait des ravages.
Voyages en banlieue sud
Qui veut voyager près ne ménage pas ses jambes. Depuis des années, Isabelle Massenet sillonne, à...
Je suis entrée par la porte des Lilas…
Depuis l’arrivée du tramway, elles refont surface, avec l’ambition de ne pas être en retard pour le Grand Paris. Les portes périphériques de la capitale, qui étaient surtout des nœuds routiers ou métro-sous-terrains, clôtures assez indéfinies, vont-elle devenir des places plus agréables, mieux reliées avec les banlieues toutes proches ? Entrée par la porte des Lilas…
Spirituel, fantasque et rabelaisien
Heinrich Kley est à présent reconnu. Quelques mois seulement après la publication de ses premiers...
Pourquoi je suis devenu écrivain
Rescapé d’un long voyage d’exil depuis son Cameroun natal, Stephen Ngatcheu, 22 ans, auteur de Chez moi ou presque, revient sur son itinéraire et sur le sens de son témoignage.
Green Room / High-Rise, dans la cage aux chiens
En ces temps d’Apocalypse sociale programmée, voilà deux huis clos construits comme des survivals, qui tracent un horizon de tragédie pour notre monde : le retour à la barbarie, la menace du fascisme. Assez sèche et surprenante, la série B Green Room explore un nouvel hors champ de l’Amérique white trash : un groupe de punk se retrouve pris au piège d’un local de skinheads, des red necks aryens moins cons qu’il n’y paraît… Moins convaincant, High-Rise, adapté d’une satire SF de Ballard, nous enferme dans une tour de béton où d’un étage à l’autre, s’architecturent les rapports de classe, avant que le meilleur des mondes ne dégénère en dystopie sale et sauvage… (Lire l’article)
Pulcinella
Loin des grandes fresques et des grands projets décoratifs sur lesquels Giovanni Domenico...
Allemagne-Slovaquie : en passant par l’Allée-vous-faire-foutre
Le bar Perlin n’est pas très loin de l’église Zionskirche et pendant le trajet, je croise partout des gens rassemblés pour voir le match, oubliés le Brexit, les immigrants noyés, les foyers de demandeurs d’asile brûlés, aujourd’hui tout va bien : soleil, bière, l’Allemagne remporte le championnat d’Europe. Le triomphe paraît si proche et ne connaît pas de limites. Au bar Perlin, on sert du mousseux avant le coup d’envoi et on trinque pendant l’hymne national. (Lire l’article)
Milo Rau, compassion pour un massacre
Adepte d’un théâtre documentaire radical, le metteur en scène suisse Milo Rau, fondateur de L’International Institute of Political Murder, aborde l’actualité politique de front, du génocide rwandais à la tuerie d’Utoya, en passant par le procès des Pussy Riots ou les derniers jours des Ceausescu. Avec à chaque fois, un sidérant travail de reconstitution historique et de télescopage entre fiction et réalité. The Dark Ages, deuxième volet de sa trilogie européenne, suit le double fil de la guerre et de la mort du père, plaçant l’action dans un champ de bataille récent : la guerre des Balkans. (Lire la suite)


















