Images flottantes
On ne sait toujours pas si c’est la fête de l’Ascension qui prédisposerait certains à des visions,...
L’Odyssée, chant XII, pour les électeurs de Mélenchon coincés entre Charybde et Scylla
Comme vous, comme Ulysse, écrit le Dr Rabau, je suis un peu affolée. Comme vous, comme Ulysse, je vais tenter de passer dimanche par la route des deux monstres et de perdre le moins de femmes et d’hommes possible avec mon bulletin si petit quand je le compare à l’aboyeuse et à l’engloutisseur. Ce médicament commence au moment où Circé donne des consignes de vote à Ulysse, sous couvert de lui indiquer la route à prendre pour rentrer à Ithaque. (Lire l’article)
Ex-Machina #26: Vue d’artiste
Sachez avant tout que je n’ai aucun préjugé envers les consciences partielles. De fait plusieurs de mes intimes, à mon humble avis, sont des consciences partielles (quoique à leur insu). Reste, cependant, que l’esthétique ne semble pas avoir guidé la plupart de vos choix graphiques ; or, si je ne m’abuse, elle pourrait vous apporter un éclairage intéressant.
Only The People
Si demain l’intelligence artificielle voulait prendre le contrôle de la planète, nous lui conseillerions de commencer par les zones commerciales, ces no man’s land qui croissent comme des champignons à la périphérie des villes françaises. Ces lieux — aberrations à la fois sociale, écologique et esthétique — sont ceux où l’humanité est le plus vulnérable. L’individu n’y est plus qu’un porteur de carte bancaire ; il achète, consomme, use, élimine, éventuellement recycle, puis revient. Du point de vue des machines, le plus rationnel serait qu’il y reste ad vitam… Aux derniers réfractaires, nous conseillons le maquis où, autour de feux de camps, ils pourront reprendre en chœur le Only People de John Lennon… (Lire l’article)
Sauvette qui peut
Nos lectrices cinéphiles (nous savons que peu d’entre elles regardent Les Tuche) se souviennent de...
Le coronavirus bouleverse les rendez-vous sportifs
L’annulation d’événements sportifs pour cause de coronavirus oblige à imaginer des solutions alternatives. Bientôt des marathons en chambre sur tapis connectés ?
Antonio Sarabia au-dessus du volcan
L’écrivain mexicain Antonio Sarabia est mort samedi 3 juin à Lisbonne. Du roman historique au roman noir, en passant par le fantastique, Sarabia aura traversé plusieurs genres sans s’y enfermer. Avec, en toile de fond de plusieurs de ses livres, un volcan. René Solis, qui a traduit en français La Femme de tes rêves, revient sur cette intimité singulière qui lie un traducteur à un écrivain et sur son immersion dans ce qui aura été le dernier livre d’Antonio Sarabia. (Lire l’article)
Bientôt des ovicapres!
Curieusement, personne ne s’est encore vraiment interrogé sur le fait que des brebis galeuses (du...
Ainsi fit Dario Fo
Lui et sa compagne Franca Rame, morte il y a trois ans , adoraient se lancer des piques à l’insu du public quand ils étaient ensemble sur scène. “Tu es sûre que tu as fermé le gaz?” lui glissait-il à l’oreille. “Tu as encore la braguette ouverte”, lui répondait-elle. Irréductible à la solennité, Dario Fo détestait les acteurs et les metteurs en scène qui se prennent au sérieux. “Ce n’est pas grave, ce n’est que du théâtre”, répétait-il.
Ordonnance pour le patient Jean-Vincent Placé
Cette année, Le Salon du Livre a été rebaptisé “Livre Paris”, il s’est tenu au moment où le gouvernement cherchait (il cherche d’ailleurs toujours) à imposer une “Loi travail” et après que l’Université de la Sorbonne Nouvelle est devenue “Université Sorbonne Nouvelle”. Regardez bien, ce ne sont que trois exemples parmi bien d’autres mais comment nier l’évidence : il manque des mots. On ampute, on élague. Pourquoi ? Eh bien c’est par souci de simplification. Le site du gouvernement nous apprend que la simplification est un projet porté par un Secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargé de la Réforme de l’État et de la Simplification, Jean-Vincent Placé. L’heure est venue de lui prescrire un ouvrage pas du tout simplifié, ce qui lui permettra sans doute de poursuivre avec plus d’acharnement encore sa noble tâche. (Lire l’article)
Lights
Le film de Marie Menken (1909-1970), est un formidable cocktail d’expérimentation, de fantaisie, de fureur et d’enthousiasme graphiques, une écriture luminescente, un poème abstrait conçu à partir d’images de décorations lumineuses de Noël.
M’fucker
Motherfucker est un très vilain mot, tout le monde en conviendra. Mais quel est son rapport avec la virgule ? La réponse se trouve dans une série finlandaise, point de départ d’une enquête dans les arcanes de la traduction et de la censure.
R.I.P. Tom Petty, humblement vôtre
1979 : lorsque l’album Damn the Torpedoes sort en France, Tom Petty, rocker sudiste américain, est encore un illustre inconnu dans les bacs des disquaires de l’époque. 2017 : Petty, 66 ans, fêtait son quarantième anniversaire de carrière et venait de terminer une tournée marathon de 53 dates en moins de six mois. Victime d’une crise cardiaque, il s’est éteint à l’hôpital de Santa Monica en Californie. Keep on rocking Tom ! (Lire l’article)
Bain béni
La polémique grenobloise autour du burkini n’est pas encore totalement retombée que déjà se...
Pourquoi je suis devenu écrivain
Rescapé d’un long voyage d’exil depuis son Cameroun natal, Stephen Ngatcheu, 22 ans, auteur de Chez moi ou presque, revient sur son itinéraire et sur le sens de son témoignage.
Traduire Karl Ove Knausgaard
Le Proust norvégien, comme certains le désignent, écrit au plus près de l’émotion et de la vie disséquée dans ses aspects les plus simples, les plus banals. Questionnée par Agnès Villette sur sa co-habitation avec un auteur de l’intimité et de la banalité, sa traductrice française évoque la transposition d’un style bref, dépouillé, volontairement pauvre, qui doit trouver son rythme et sa respiration en français. (Lire l’entretien)
Des États-Unis à l’Angleterre
Edwin Austin Abbey est né à Philadelphie en 1852. À partir de 1866, il apprend le dessin auprès du...
Dernières années
En 1922, Théophanie Kley meurt des suites d’une longue maladie et l’année suivante, Heinrich Kley...

















