- Tous les articles
- 2017 Année terrible
- Brèves pour musiciens-parlants
- Chanson de gestes
- Choses revues
- Chroniques avéryennes
- Chroniques du Mobilhome
- Chroniques scarlattiennes
- Courrier du corps
- Degré zéro
- délib'euro
- Diogène en banlieue
- Footbologies
- Insultologie appliquée
- Je me tais et je vais vous dire pourquoi
- L'Amérique de...
- La branloire pérenne
- Le coin des traîtres
- Le nombre imaginaire
- Mot à mot
- Ordonnances littéraires
- Portraits de voix lyriques
- Sciences du fait-divers
- Signes précurseurs de la fin du monde
Les maquilleurs de mots
Escroc, maquilleur d’autos, contrebandier, cambrioleur : le traducteur ouvre ce qu’on croit hermétiquement fermé, il crochète les langues et les cultures, il met en circulation. Il n’aime pas plus l’idée d’une œuvre achevée que le braqueur un coffre-fort. Son butin, il le refourgue ailleurs. Il prend, il donne, il fait profiter.
En dehors de la zone rouge
Loin de l’agitation, deux tourtereaux énamourés réalisent l’ultime séance de selfies (que toute...
Chauffer les oreilles?
Au mitan des années 50, les pratiques éducatives étaient bien différentes. Obliger les élèves...
Théorie du coyote suspendu
Le freinage (par antigravité ?) avant l'atterrissage est devenu un grand classique du dessin animé. La façon de tomber en est un autre : il arrive souvent chez Avery que lorsqu'on coupe un arbre (Timber !!), il tombe du mauvais côté en dépit des lois de la pesanteur. Surtout, comme chez le vil coyote de Chuck Jones, il n'est pas rare de voir un personnage courir, et continuer sur sa lancée en dépassant le bord de la falaise. Il finit par s'arrêter, se gratte la tête et réalise qu'il est dans le vide, ce qui déclenche sa chute immédiate — à la verticale. Or cette “théorie du coyote suspendu” est loin d'être absurde, comme va le montrer un petit détour par l'histoire des sciences. (Lire l'article)
Chute sociale
Son ascension sociale a été brutalement interrompue hier par une chute dans les...
Philippe Annocque parce que, quand on voit ce que l’on voit et que l’on entend ce que l’on entend…
Il est des époques troublées où les faits, même proches, même filmés, même prouvés, se dérobent. On l’on peut dire blanc puis noir puis blanc puis noir, et même blanc et noir simultanément sans avoir le sentiment de tromper qui que ce soit. Des époques où l’on peut regarder la pluie tomber en affirmant que le soleil brille, parce que chacun peut avoir sa propre opinion, n’est-ce pas, on est des hommes et des femmes libres, hein, alors, voilà, le soleil brille. Au milieu de tout cela, sort le dernier roman de Philippe Annocque, Élise et Lise, drôle de conte de fées sans fée. Éclairant. (Lire l'article)
The End
Nous ne sommes vraiment pas prêts pour la fin du monde. L’effondrement pourrait-il patienter un peu, au moins jusqu’à ce que la pensée politique fasse sa révolution copernicienne ? En attendant, nous trufferons nos maisons d’ampoules basse consommation, deviendrons des experts en recyclage, prendrons des douches de deux minutes maxi, conduirons des Toyota hybrides, mettrons dans les urnes des bulletins écolos par paquet de dix. Et puis, à la fin des fins, ou préférablement juste avant, nous irons nous pendre sur la tombe de Jim Morrison au Père-Lachaise. (Lire l'article)
Comment ça, tout va bien ? (Antonio Altarriba & Keko : Moi, fou)
“Comment ça, vous allez bien ?” Quand les patients dérapent... À lire alors d'urgence : Moi, fou d’Antonio Altarriba et Keko (traduction Alexandra Carrasco), en noir (et blanc), chez Denoël Graphic. C’est l’histoire d’Angel Molinos, docteur en psychologie et écrivain raté, qui travaille pour un centre de recherches affilié à un labo pharmacologique spécialisé dans les maladies mentales. Le centre de recherche travaille à identifier, ou plutôt à créer, de nouveaux profils “pathologisables”, qui, bien sûr, pourraient être traités avec les médicaments produits par le labo. (Lire l'article)
Stigmates (II)
Le Dormeur du Val, avec ses deux trous rouges au côté droit, ne serait-il pas un saint ? Et d'abord, que sont donc ces deux trous ? Comme toujours, les mots en disent davantage que ce que l’on pense.
Les grenouilles de bénitier en colère
Décidément en cette période de sécheresse, certaines mesures de restriction d’eau ne passent...
Niches
Notre grande enquête sur les aides d’état aux grandes entreprises révèle que les niches...
Top 50 du JDD
Notre confrère Le Journal Dit du Manche publie cette semaine le baromètre 2024 des obsédés...
De mal en pitre
Une première réaction d’un politologue (qui a souhaité rester anonyme) peu après l’annonce,...
À se tordre de rire
Tous les matins, ça recommence, à l’heure du petit déjeuner, c’est-à-dire à l’heure où l’on...
Mayra Santos-Febres pour les sorcières
L'époque marque le grand retour des sorcières. Elles sont partout, aux États-Unis comme en France, sur la scène politique, sociale et littéraire. Mais leur récent retour en force ne leur épargne pas certains tourments. Elles souffrent en effet d'un dramatique problème de discontinuité. Pour elles, donc, le Dr P. prescrit cette semaine La Maîtresse de Carlos Gardel de Mayra Santos-Febres, paru chez Zulma, traduit de l'espagnol (Porto Rico) par François-Michel Durazzo. (Lire l'article)
Sérotonine pour le Cardinal Barbarin (et tous les autres salauds qui restent impunis)
Quand un cardinal bien coupable se présente en robe violette de pénitence aux urgences de médecine littéraire, quand la moitié de l’équipe démissionne devant tant de puanteur en soutane, il ne reste que la Dre R. pour traiter le cas. Le cardinal Barbarin n’a pas dénoncé les sévices sexuels perpétrés au sein de la Sainte Église et aspire à être puni. Abandonné par la justice des hommes qui ne lui accordé que quelques mois de prison avec sursis et par le Pape qui refuse sa démission, il supplie qu’on lui fasse l’aumône d’un traitement-punition. Unissons-nous dans la prière pour que le Cardinal supporte l’administration de Sérotonine de Michel Houellebecq, mis sur le marché par les laboratoires Flammarion, sans l’autorisation de l’agence du médicament littéraire et des produits linguistiques. (Lire l'article)
Accuser le coup
Après un déferlement de poings levés lors de la campagne made in USA et de la victoire de Donald Trump, nous sommes franchement tristes pour les boxeurs. Ils se sont fait voler leur job. Déjà que leur carrière était courte (comme celle de la plupart des danseurs), il leur faut accepter d’être dépossédés de leur langage corporel. Le coup bas est galvaudé, quelques États se sont emparés du swing avec peu de panache, l’uppercut est devenu monnaie courante et, apparemment l’art de l’esquive est aux oubliettes. (Lire l'article)














