La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

L’irréparable
| 21 Mar 2021

Destruction des pavillons Baltard © Philippe Mignon

Personne ne commémore ce triste événement, mais il y a cinquante ans étaient détruits les pavillons Baltard, malgré une mobilisation internationale, une pétition signée – entre autres – par de nombreux architectes du monde entier et des manifestations organisées sur les lieux mêmes pour empêcher une telle folie. Rien n’y a fait. En 1971, l’irréparable a été commis. Ces merveilles ont été remplacées quelques années plus tard par des horreurs, les « parapluies » de Willerval, détruits à leur tour pour être à présent remplacés par l’auvent le plus cher du monde. Ainsi va-t-il et c’est à pleurer.

Philippe Mignon

Christian Léourier, Le Chemin de Rungis, illustrations de Philippe Mignon, Gallimard Jeunesse, 1990

 

Christian Léourier, Le Chemin de Rungis, illustrations de Philippe Mignon, Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior, 1990

 

 

0 commentaires

Soumettre un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Dans la même catégorie

La porte de Champerret, bouche verte, Main jaune

Fermée en 2003, tour à tour, décharge, squatt et grotte abandonnée, la Main jaune est à l’aube d’une nouvelle vie. Mais il n’y a pas que cet ancien temple du roller qui va ici changer de main. Deux autres sites abandonnés et invisibles vont ré-émerger, parmi les projets lauréats de Réinventer Paris. C’est donc par ses marges, son sous-sol périphérique, avec de petits sites réactivés, que la porte de Champerret fait sa mue.

Les Abandonnés, polar du logement

Les Abandonnés. Histoire des « cités de banlieue » de Xavier de Jarcy nous explose au nez comme certaines tours rendues coupables qui ont été depuis détruites. De la cité-jardin de Suresnes construite en 1921 aux grands ensembles des années 1970, le journaliste de Télérama démontre que le logement social a été toujours théorisé dans « un urbanisme autoritaire formulé dans l’entre-deux-guerres », et surtout dans une économie de guerre récurrente où l’habitat est sans cesse relégué au non prioritaire. D’abord dans un « dirigisme sans argent », puis dans la spéculation quand le libéralisme va s’imposer. (Lire l’article)

Si l’archi m’était contée

Dans la fastueuse « ville nouvelle » créée par Louis XIV, trônent les futures gares du Grand Paris, des parcours historiques, de nouveaux bâtiments locaux, et des expositions menées par les écoles d’architecture et du paysage de Versailles. La première BAP, Biennale d’architecture et de paysage d’Île de France, se dessine et balance sur deux pieds. Des plus politiques et polémiques aménagements, aux projections « Augures » plus rêveuses de jeunes concepteurs et artistes. Entre ville et nature, particulièrement au Potager du Roi. Une première biennale, c’est alléchant, une certaine liberté pionnière devrait s’y exprimer… (Lire l’article)