La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Une saison d’élégie
| 05 Nov 2020

les yeux mi-clos à la chute des feuilles on les dit mortes on confond
la mort et le détachement
c’est qu’on les envie
qu’on ne sait
passer la main légère
entre les cuisses qu’égrène le temps

 
 
les cœurs durcissent
à battre dans le béton

 
cesser d’agir laisser
le verbe aux oiseaux

craillent plus noires que la nuit
les corneilles
sur les tréteaux du fleuriste au marché
les premières tulipes
perroquet

c’est l’heure où fraîchement pressés de la nuit les jeunes gens se hâtent pour
peut-être au lycée avant la fermeture de la grille
ou bien peur
ou appétit
poussés tirés qui sait manquent les mots
vastes accrocs dans le tissu
dans le texte du songe
où si proche encore est blotti l’enfant

 

 

 
le soleil n’a pas encore paru
les pluies de la nuit
les trottoirs
jonchés de feuilles mortes

Une saison d'élégie - Microscopies © Frédéric Teillard

Frédéric Teillard
Microscopies

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