Fritz Zwicky (1898-1974)
Matière noire, étoiles à neutrons, supernovae… l’astrophysicien Fritz Zwicky (1898-1974) a tout imaginé et découvert avant tout le monde. Et changé notre façon de voir l’univers. Personnalité fantasque, il était aussi la terreur de ses étudiants et de ses collègues…
L’or du Brésil
Dès le tout début du XVIIIe siècle, il est de notoriété publique, à Naples, que le fils d’Alessandro Scarlatti, Domenico, touche le clavecin mieux que personne. Alessandro le premier, qui écrit que son fils est un aigle qui doit déployer ses ailes. L’aiglon ira donc à Venise puis à Rome, où il servira la princesse de Pologne, puis au Vatican, qui a gardé trace de son passage en tant que maître de chapelle. Il se fait d’autres relations à l’académie d’Arcadie, hébergée par le cardinal Ottoboni, futur pape. L’un des membres de ce club très select est le roi Jean V de Portugal, immensément riche de l’or et des diamants du Brésil, qui désire s’attacher les services de Scarlatti junior, 34 ans, pour sa cour de Lisbonne qu’il veut la plus illuminée d’Europe. (Lire l’article)
L’échelle
Gregg Ellis, Séries photographiques. Saison 2, épisode 9
Une autre vie
Supposons que la date et l’heure de la fin du monde soit connue et qu’il n’y ait plus rien d’autre à faire que de s’y préparer. Dès lors, la grande question serait : avec qui vais-je passer mes ultimes minutes ? Avec ma chère épouse ou mon cher époux ? Avec mes enfants, s’ils ne préfèrent une fête entre copains ? Avec mon chat, mon chien, mon poisson rouge, mon iPhone ? Avec personne, puisque dans le fond chacun vit seul et meurt seul ? Ou avec une ou un ami(e) ayant assez d’humour pour transformer ces derniers instants en vaste blague. Ce type d’individu ne court pas les rues. À quoi ressemble-t-il ? À Deborah Mitford, alias la duchesse de Devonshire ? À Richard Gere ? À Alain Robbe-Grillet ? Et Alain Barrière, dans tout ça ? (Lire l’article)
Skizzenbuch (1)
Les dessins d’Heinrich Kley étant rarement datés, il est difficile de savoir quand ont été...
Trenque Lauquen, magique pampa
Ce film au long cours de l’Argentine Laura Citarella, nous entraîne en eaux troubles, au coeur d’une pampa fantasque et fantastique, sur les traces d’une botaniste, d’une écrivaine disparue et d’une créature étrange… Fascinant.
La leçon de danse de Jérôme Bel à l’Opéra de Lyon
Une pièce de William Forsythe, une autre de Trisha Brown et une création de son cru : le chorégraphe Jérôme Bel revisite avec le Ballet de Lyon un pan de l’histoire de la danse contemporaine. « Le public aura au moins deux magnifiques pièces à voir » avait-il prévenu. C’est vrai : sa création, qui met en exergue des motifs, des attitudes typiques du vocabulaire classique afin de les vider de leurs élans romantiques, est pour le moins déconcertante. Pour les spectateurs, comme pour les danseurs… (Lire l’article)
Money Monster, du dollar ou du cochon
Il en est de l’œuvre réalisée par Foster comme de certaines rencontres amoureuses : elle a tout pour plaire, mais la magie ne prend pas. Fable moderne sur la finance prédatrice, ce thriller sophistiqué, projeté dans le faux temps direct d’un live, a le mérite pourtant de mettre en scène l’obscénité de notre époque, révélée par la crise financière de 2007, quand le cash fait le show – mais on ne sait plus sur quel pied danser ici… (Lire l’article)
Si l’archi m’était contée
Dans la fastueuse « ville nouvelle » créée par Louis XIV, trônent les futures gares du Grand Paris, des parcours historiques, de nouveaux bâtiments locaux, et des expositions menées par les écoles d’architecture et du paysage de Versailles. La première BAP, Biennale d’architecture et de paysage d’Île de France, se dessine et balance sur deux pieds. Des plus politiques et polémiques aménagements, aux projections « Augures » plus rêveuses de jeunes concepteurs et artistes. Entre ville et nature, particulièrement au Potager du Roi. Une première biennale, c’est alléchant, une certaine liberté pionnière devrait s’y exprimer… (Lire l’article)
René-Jacques, photographe de l’invisible
La galerie ARGENTIC à Paris nous offre l’occasion de voir ou revoir le travail de René-Jacques (1908-2003) via une sélection de « tirages vintages et modernes des photographies de Paris ». Vues de Paris, donc, rues, escaliers, gares, monuments, avec une prédilection pour la saison hivernales et ses féeries enneigées. Qui invitent à la rêverie, à la flânerie. À la découverte. À une interrogation subtile sur ce qui nous est montré. Ou plutôt à une forme d’étonnement qui n’est autre que l’intuition d’avoir affaire à quelque chose qui se cache sous la surface. Ville réelle, ville rêvée, on ne sait trop. (Lire l’article)
Et vous trouvez ça drôle ?
36e Assises de la traduction littéraire à Arles, sur le thème : l’humour en traduction. Au programme, des conférences, des lectures, des débats, des ateliers, des spectacles et des conversations. “Et vous trouvez ça drôle ?”
L’Alpha, livre grand ouvert sur Angoulême
Non, la nouvelle médiathèque de la ville de la BD n’est pas en forme de bulle ! Conçue par l’architecte Françoise Raynaud, de l’agence parisienne Loci Anima, c’est un empilement de boîtes en porte à faux, avec des façades en lames d’aluminium, dont l’agencement forme le A d’Angoulême. Situé derrière la gare, le bâtiment regarde la haute cité historique. Avec ses 130 000 documents, cet équipement culturel démultiplie la bibliothèque traditionnelle, entre numérique, papier, expositions et rencontres. Et entend revivifier l’ancien faubourg industriel de l’Houmeau en mutation. (Lire la suite)
Le théâtre explore la télé
Inégal mais au bout du compte réjouissant, Une télévision française de Thomas Quillardet, à l’affiche du théâtre des Abbesses à Paris, revient à travers la privatisation de TF1, sur neuf ans d’histoire déformés par le petit écran.
Femmes en attitudes
Contre les poses que la société leur impose pour faire du corps féminin un objet propice au commerce, les chorégraphes de DañsFabrik, festival organisé jusqu’à samedi par le Quartz de Brest, érigent des postures, des attitudes politiques frontales et quasiment guerrières. Ainsi Arranged by date, solo où la Grecque Lenio Kaklea dit beaucoup sur notre dépendance à de simples chiffres, sur notre identité sociale construite sur ces chiffres et sur le corps déboussolé qui ne sait plus quelle attitude adopter : la grimace, l’agitation, le tremblement, le “faire face” dignement dans une sublime cambrure… jusqu’à l’acte final d’avaler les chiffres, de les incorporer. (Lire la suite)
Tex Avery existe-t-il ?
Robert Benayoun (1926-1996), historien du cinéma, scribe de l’érotisme et du rire surréalistes, a vécu avec Tex Avery, et surtout sans lui, une étrange aventure. Fasciné par une oeuvre qu’il qualifie magnifiquement de “déculottage darwinien, tarte à la crème relativiste et kugelhof freudien”, il monte dans les années 1960, avec quelques amis de la revue Positif, un “Bureau de recherches texaveriennes” qu’il situe quelque part entre le CNRS et l’Oulipo. Surtout : il tente dès 1951 d’entrer en contact avec Tex Avery… (Lire l’article)
Midnight Spécial, de l’enfance comme consolation
Quand la SF tourne au road movie dépressif : un père s’enfuit avec son fils Aton, doué d’une aura paranormale, avant un mystérieux rendez-vous donné par des forces invisibles. Drame de la paternité, Midnight Special de Jeff Nichols met en scène “l’enfant prodige” comme un mystère – et d’abord pour ses parents –, ses transes spectaculaires et ses ressorts internes comme autant d’énigmes quantiques. C’est qu’ici notre univers tout entier est un mystère, une nuit noire où nos existences filent comme un bolide roulant tout phare éteint. Au milieu de tant d’obscurité, le regard d’Aton illumine les adultes, soudain touchés par la grâce d’une tendresse infinie… (Lire l’article)
Voyages et rencontres
En janvier 1879, Edwin Austin Abbey fait la connaissance, chez le peintre George Henry Boughton...
De quoi L’Amie prodigieuse est-elle le nom ?
Ça ressemble à un film néoréaliste, mais ça n’en est pas un (même lorsqu’une scène sort tout droit de Rome ville ouverte). Ça à l’allure d’une vaste fresque sociale, mais n’en est pas tout à fait une (trop lissée). Tout comme les livres d’Elena Ferrante ont un air de chef d’œuvre mais n’en sont pas vraiment. Co-produite par HBO et la RAI, l’adaptation en série du premier tome de la tétralogie à succès, L’Amie prodigieuse, est arrivée sur Canal+ à la mi-décembre. (Lire le guide)


















