Co, le monde est “co”
De coworking à covoiturage, le préfixe “co” gagne du terrain. Illustration au Pavillon de l’Arsenal à Paris avec l’exposition Co-urbanisme. Quinze projets, de Notre Atelier commun à Rennes aux Ateliers inter-services à Lille, qui riment avec collaboratif. (Lire la suite)
Le porno en audio
Signe des temps, le X s’écoute désormais. Avec la fiction tout en sons Chambre 206, coproduite par Audible, l’artiste Olympe de G. donne à entendre un moment torride dans une très belle réalisation. Cinq minutes d’une scène particulièrement hot, sans les hashtags traditionnels de l’industrie du porn, sans les injonctions et les exercices obligés dont les pornhubs font leur gras. (Lire l’article)
De Broadway à Venise
Edwin Austin Abbey quitte l’ambiance des campagnes anglaises pour celle de la Sérénissime. Une...
Là où se termine la terre
Premier tome de la trilogie sur le Chili de Désirée et Alain Frappier, publié en 2017, « Là où se termine la terre » retrace la vie d’un militant de gauche, de sa naissance en 1968 à l’élection de Salvador Allende en 1970.
Dessiner sur le vif la Commune de Paris
De nombreuses photos ont été prises pendant la Commune de Paris. Elles sont toujours posées,...
Laurence Sendrowicz sans faute
Laurence Sendrowicz, traductrice de théâtre et de littérature hébraïque contemporaine, autrice, comédienne, metteuse en scène.
Salle Musculation
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 7
Soudain la vérité
Jardin d’Éden ou jungle menaçante ? Sur la scène de l’Odéon, troncs, lianes, plantes carnivores et fleurs vénéneuses se disputent un enclos tropical à l’abandon, projection organique du chaos régnant dans la tête de Sébastien, le poète improductif dont la mort, soudain l’été dernier, obsède les personnages de Tennessee Williams dont Stéphane Braunschweig signe la mise en scène. (Lire l’article)
“On n’est pas couché” dehors…
Prie-Dieu, La Mergez et Amédée, sont des clochards établis sur les quais de Seine, jusqu’au jour où ce dernier apprend qu’il est l’héritier de sa tante Adélaïde, qui lui lègue son pavillon en banlieue. Mais il ne pourra occuper ce domicile fixe que s’il prend en charge son neveu Nicolas, un jeune trisomique fasciné par Gagarine et les étoiles. Les fugues de Nicolas ou les frasques des amis plus ou moins honnêtes des SDF seront les moteurs d’une odyssée citadine où s’accumulent les rencontres de personnages hauts en couleur, sans jamais tomber ni dans le pathos larmoyant ni dans la glorification idéalisée de la marginalité. (Lire l’article)
Le théâtre explore la télé
Inégal mais au bout du compte réjouissant, Une télévision française de Thomas Quillardet, à l’affiche du théâtre des Abbesses à Paris, revient à travers la privatisation de TF1, sur neuf ans d’histoire déformés par le petit écran.
Le jaune est mis
L’histoire de l’art offre maints exemples d’une relation initiale « inspirante » avec les mouvements sociaux indisciplinés. Bien avant les complicités mondaines de l’art contemporain et de « tout ce qui compte » en banque à la FIAC, cette relation s’est fondée sur une dépense somptuaire où création et destruction sont étroitement nouées. Le vandalisme semble d’ailleurs la contrepartie politique récurrente de toute création qui accède à l’espace public. Récemment, une main criminelle mit le feu à la sculpture de l’artiste Francis Guyot, installée au beau milieu du rond-point du péage Châtellerault-nord. L’œuvre monumentale représentait une autre main, jaune celle-là, tendue vers le ciel, sur laquelle circulait un chapelet d’automobiles noires. (Lire l’article)
L’homme qu’a vu l’homme qu’a pas vu l’ours
Toujours cette série polaire du Spitzberg pour échapper à l’olympisme Au Svalbard, au...
Le haka smoothie de Daniel Linehan
Pourtant fort bien composée, comme les précédentes, la dernière pièce de Daniel Linehan dbddbb qui s’appuie sur la marche et la poésie sonore dada, ne parvient pas à nous entraîner plus loin que dans le bel exercice de style. Doucereux. (Lire la suite)
Il Miracolo, une histoire du trouble
Dieu, ces derniers temps, visite souvent Arte et c’est tant mieux. Après Au nom du père, co-production avec le Danemark, et son ravageur pasteur, voici Il Miracolo, co-production avec l’Italie, avec sa vierge en plastoc qui pleure des litres de sang. Serait-ce un rien passéiste ? Parce que l’Italie, là, semble moins habitée par les miracles de la madone que par de bons vieux démons. Erreur. (Lire le guide)
Chega de Saudade
L’Apocalypse est faite de ces toutes petites choses, comme la mort d’un homme. Je vis dans la hantise d’apprendre demain — par la radio pendant le petit-déjeuner ou par une alerte sur mon iPhone en faisant mes courses — le décès de João Gilberto. La nouvelle sera assez vite expédiée. « Le pape de la bossa nova est mort à l’âge de 87 ans. Il avait réalisé son premier album, Chega de Saudade, en 1958, voilà tout juste soixante ans. Depuis des années, le chanteur et guitariste vivait seul à Rio, dépressif et endetté. Ce génie de la musique était connu pour son humeur ombrageuse et son goût de la réclusion. Le Brésil est aujourd’hui en deuil. » Et ce sera à peu près tout. (Lire l’article)
Gúmmístígvéluma Saga (la saga des bottes en caoutchouc)
L’heure est aux bonnes résolutions, alors cette année à délibéré, la revue qui fait des choix délibérés, la rédaction a décidé de partir du bon pied ; un pied botté, caoutchouté et surtout vulcanisé. Extraordinaire est la botte de caoutchouc. Gloire éternelle à ses prodigieux créateurs!


















