Et que se taisent les vagues
Dernier volet de la saga chilienne de Désirée et Alain Frappier, « Et que se taisent les vagues » suit au plus près Lucho et ses camarades, jeunes marins révoltés et réprimés tandis que le coup d’État se prépare.
Patrick Bouchain, l’art d’être passeur
Pour construire, Patrick Bouchain, architecte, scénographe et enseignant n’a de cesse de regarder, rechercher, capter, fédérer, transmettre… Il a su inventer un réseau complice, affectif, imaginatif, politique, pour lutter contre ses propres découragements et fait aujourd’hui figure d’animateur d’une jeune architecture française.
Saint Phalle, “Belles” et rebelles
De Niki de Saint Phalle, on connaît d’abord les Nanas, ces sculptures représentant des femmes dansantes et généreuses. Surreprésentées sur des réseaux sociaux avides d’images colorées, elles ont joui d’un nouveau moment de gloire lors de l’exposition de 2014 au Grand Palais. Jusqu’au 21 octobre, la galerie parisienne Vallois, propose « Belles ! Belles ! Belles ! Les femmes de Niki de Saint Phalle », une exposition qui va au-delà des œuvres emblématiques et offre un regard décalé sur l’artiste franco-américaine. (Lire l’article)
Frédéric Florian
Frédéric Florian (né à Gorgier en Suisse en 1858 et mort à Sucy-en-Brie en 1926) était l’un des...
14 – En finir ou pas
Il y a trois types de séries: celles qui se sont terminées trop tôt, celles qui n’en finissent plus et celles qui n’auraient jamais dû commencer. La dernière est de loin la plus fournie.
3 – «Based on a true story»
Nombre de séries de fiction sont basées sur des faits réels. Sont-elles pour autant plus faciles à concevoir? Oui et non.
All My Life
Bruce Baillie est l’un des pionniers du cinéma d’avant-garde tourné sur la côte ouest des États-Unis à la fin des années soixante. Ce court-métrage de 1966 fait correspondre en un plan-séquence la voix d’Ella Fitzgerald et la lumière d’été sur la côte californienne.
Une parfaite erreur de casting
Nous n’avons pas l’habitude d’écrire des articles sur les films à l’affiche. D’autres le font...
Une autre vie
Supposons que la date et l’heure de la fin du monde soit connue et qu’il n’y ait plus rien d’autre à faire que de s’y préparer. Dès lors, la grande question serait : avec qui vais-je passer mes ultimes minutes ? Avec ma chère épouse ou mon cher époux ? Avec mes enfants, s’ils ne préfèrent une fête entre copains ? Avec mon chat, mon chien, mon poisson rouge, mon iPhone ? Avec personne, puisque dans le fond chacun vit seul et meurt seul ? Ou avec une ou un ami(e) ayant assez d’humour pour transformer ces derniers instants en vaste blague. Ce type d’individu ne court pas les rues. À quoi ressemble-t-il ? À Deborah Mitford, alias la duchesse de Devonshire ? À Richard Gere ? À Alain Robbe-Grillet ? Et Alain Barrière, dans tout ça ? (Lire l’article)
1839, une révolution révélée
Les éditions Macula publient la somme de Steffen Siegel sur l’invention de la photographie par Daguerre et Talbot, passionnante anthologie de textes de l’époque aux résonances étonnamment modernes.
Les oies du Capitole
Au festival Montpellier Danse, entre les mains du chorégraphe israélien Hillel Kogan, les membres du ballet du Capitole de Toulouse ont vécu de drôles d’expériences. Ainsi, personne ne leur avait jamais fait danser La Bayadère à trois. Rapidement fatiguées d’être ridicules, les danseuses préfèrent encore fumer des clopes et parler d’autre chose. Dans cette pièce, intitulée Stars and dust, Hillel Kogan s’amuse beaucoup à questionner, chambouler et démonter les codes du ballet. Et le public rit de bon cœur. (Lire l’article)
Le tueur et le rabbin
Un bon rabbin, de Manuel Benguigui, une histoire aux allures de fable qui pose, mine de rien, la question du bien et du mal, en un conte à la fois moderne et désuet. (Lire le guide)
Bonne année des Beatles !
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 4
Grâce à Dieu et la confusion des genres
Dans trois jours, Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, sera fixé sur son sort judiciaire. Cité à comparaître avec cinq autres responsables ou proches du diocèse pour « non dénonciation d’atteintes sexuelles », il sera probablement relaxé. La condamnation, elle, est dans les 414 salles, où l’on projette le film de François Ozon, Grâce à Dieu. Intéressant chassé-croisé, qui voit un cinéaste filmer comme une partie civile et précéder la justice, tandis que des magistrats se font plus de souci pour le manque à gagner éventuel des producteurs que pour la présomption d’innocence. (Lire l’article)
Feeling Fela
Le chorégraphe belgo-burkinabè Serge Aimé Coulibaly retrouve la république perdue de l’inventeur de l’afrobeat, Fela Anikulapo Kuti. Kalakuta Republik est une pièce où le politique n’est pas un élément rapporté ou un simple sous-texte dramaturgique : c’est un soulèvement populaire à la fois moteur et désenchanté. (Lire l’article)
Warhol, année 2015
Andy Warhol… Le nom a beaucoup résonné en 2015. Il a surgi à Metz d’abord, au Centre Pompidou, avec l’exposition “Warhol Underground”, dans laquelle le Warhol peintre s’effaçait pour laisser passer sur le devant de la scène le Warhol de la Factory, celui qui créa et filma les “Superstars”, produisit le Velvet Underground, et scénographia pour eux les concerts-happenings du Exploding Plastic Inevitable. Le Musée d’Art moderne de la Ville de Paris propose jusqu’au 7 février 2016 “Warhol Unlimited”, une exposition plus sage mais tout aussi finement conçue. Le Warhol 2015 est un Warhol formidable, qui échappe aux réductions qui cantonnent son œuvre à une imagerie bien sentie. (Lire la suite)
Cent experts pour un marchand et une oreille de faussaire (2)
Bien que son œuvre fasse grand bruit dans le milieu, le maître faussaire demeure invisible et méconnu. L’occultation de son existence, en effet, est la condition du couronnement. Aussi performant soit-il, ce créateur ne peut jamais recueillir les applaudissements auxquels donne lieu le succès de son travail. Pour cette raison sans doute, comme plusieurs exemples en attestent, il est parfois tenté de fomenter une petite énigme permettant d’atténuer la frustration inhérente à sa condition de faussaire. De ce point de vue, l’auteur du Judith et Holopherne découvert à Toulouse et attribué au Caravage est bien un maître… (Lire l’article)
Cache toi, objet !
Regarder Mai 68 du côté du mode de vie, de l’architecture intérieure, du design (même si ce mot n’est pas encore utilisé en France à l’époque), n’est pas anecdotique. “On veut changer toute la vie !” Le designer italien Ettorre Sottsass est tout à fait dans le coup quand il affirme : “Faire du design, ce n’est pas donner forme à un produit plus ou moins stupide pour une industrie plus ou moins luxueuse. Pour moi le design est une façon de débattre de la vie.” Le design, né et systématisé avec la révolution industrielle du XIXe siècle, a été immédiatement placé en responsabilité politique et sociale. Pas étonnant qu’il ait été prêt à faire les barricades. (Lire l’article)


















