Maïa Mazaurette, à trous les coups
Sortir du trou. Lever la tête: le dernier essai de Maïa Mazaurette défend l'idée d'une sexualité moins obsédée par la pénétration. Ce qui lui vaut des tombereaux d'insultes sur les réseaux sociaux.
Maguy Marin, sans commune mesure
Encore une fois, Maguy Marin frappe fort. Elle a ouvert avec fracas la 18e Biennale de la danse de Lyon. Dans Ligne de crête, Elle dénonce les manquements des politiques actuelles. Elle joue sur l’accumulation et la saturation, ménageant toutefois des chemins labyrinthiques pour les six interprètes qui s’emparent d’une partition chorégraphique millimétrée à devenir complètement dingues. Et réveille dans le fracas le désir de liberté. Un vrai bazar. (Lire l'article)
La porte de Saint-Cloud, une vieille sportive
Sur la place, il manque quelque chose en 2019. Pas de tramway qui aurait transformé les boulevards, mais le vieux bus PC. Ni travaux ni ZAC, ce qui nous coince au XXe siècle, quand ce quartier a commencé son expansion avec la disparition des fortifs en 1928...
Beauté Congo, une expo bien sapée
À la Fondation Cartier, l'exposition Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko mêle des artistes de plusieurs générations, en rupture avec l’académie, à l'humour souvent dévastateur. Une exposition touffue qui balaie large au risque d'en faire trop, associée un parcours musical pertinent. (...)
Il Miracolo, une histoire du trouble
Dieu, ces derniers temps, visite souvent Arte et c’est tant mieux. Après Au nom du père, co-production avec le Danemark, et son ravageur pasteur, voici Il Miracolo, co-production avec l’Italie, avec sa vierge en plastoc qui pleure des litres de sang. Serait-ce un rien passéiste ? Parce que l’Italie, là, semble moins habitée par les miracles de la madone que par de bons vieux démons. Erreur. (Lire le guide)
Une sélection de livres pour cette fin d’année
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 8
Tous les campements du monde
Parallèlement à une exposition consacrée aux architectes universalistes portugais, la Cité de l'architecture parisienne présente Habiter le campement. Pour effectuer cet état des lieux du “monde global des camps”, une savante collecte de 14 000 photographies de photojournalistes a été menée. Ont été identifiées six manières d'habiter : les nomades, les voyageurs, les infortunés, les exilés, les conquérants et les contestataires. Un panorama mondial des habitats éphémères, des yourtes nomades aux cahutes d'urgence, des bivouacs de voyageurs aux logistiques militaires, des centres de rétentions aux tentes des contestataires. Cette exposition n'est pas seulement un listing complet, esthétique ou tragique, des campements, elle nous incite à observer. (Lire l'article)
Les débuts
Né le 15 avril 1863 à Karlsruhe, Heinrich Kley étudie de 1880 à 1885 – à part un bref détour...
Bowie, la vieillesse comme avatar
Rétrovision II. David Bowie a 68 ans, le cinquième âge à l'aune du rock. La refonte par James Murphy de son morceau Love is Lost, intitulée Hello Steve Reich mix, n'arrive à nos oreilles que deux ans après sa sortie. L'album The Next Day s'usait assez vite, mais le laminage métallique de l'ex-LCD Soundsystem, culminant en un sample de Ashes to ashes apparié avec la rythmique de Fashion, font de ce Love is Lost une fusée qui donne délicieusement envie de mourir. (Lire la suite)
Les singes rouges de Philippe Annocque
C’est une tentative d’attraper des images, des sensations, des bouts de vécu, des odeurs, parce que ça passe si vite, l’enfance : Les singes rouges de Philippe Annocque (Quidam éditeur).
Hockney ou l’art de l’inversion
Deux expositions au moins ont rendu hommage à David Hockney ces dernières années, à la fondation Vincent Van Gogh à Arles en 2015-2016 et au centre Georges Pompidou à Paris en 2017. La galerie parisienne Lelong & Co. propose jusqu’au 9 mars un accrochage intitulé « New Photographic Drawings ». Pour l’essentiel, quatre œuvres de grand format, exposées dans une pièce, chacune occupant un mur. Des « dessins photographiques », comme les appelle Hockney, technique qui lui permet de montrer et de reconfigurer à sa guise des éléments de son environnement. (Lire l'article)
Mises à l’épreuve, Martin Monchicourt – Les Voyageurs, épisode 2
Béton, dalle en bois aggloméré, bâche d’ensilage, MDF (pour médium density fiberboard, dit “médium”)… voici quelques-uns des matériaux qui composent Escalier et Scanner, les deux œuvres que Martin Monchicourt présente dans le cadre de l’exposition Les Voyageurs, réunissant les diplômés félicités des Beaux-arts de Paris. Du matériau à sa destination, aucune sublimation ni métaphorisation n’est mise en scène. Le geste de Martin Monchicourt relève de l’artisanat, du savoir-faire et du protocole technique. (Lire la suite)
Jalousie tropicale
Florian Viel travaille sur un thème unique: les tropiques et la manière dont le regard occidental les perçoit. C’est en même temps qu’il lisait La Jalousie qu’il a conçu la Sculpture pour fenêtre ou sculpture pour observer discrètement la piscine de ses voisins.
Catherine Peillon, révélations
Catherine Peillon s'amuse à prêter une signification aux choses les plus insignifiantes. Une vingtaine de ses photos est exposée à la galerie Ici-Même.
La mégère apprivoisée
Après La Tempête, Abbey illustre deux des premières comédies de Shakespeare: La Mégère...
De la main gauche
En 1881, Daniel Vierge était en train d’achever ses illustrations de Pablo de Ségovie, tout en...
Véronique Ellena, pose et vertige
L’œuvre de Véronique Ellena possède une étrange capacité à ouvrir au spectateur un espace mental peu exploré. Les scènes du quotidien qu’elle photographie sont pour la plupart « posées ». Leurs protagonistes se prêtent au jeu, se montrent dans des postures figées qui pourraient être emblématiques (d’un geste usuel, d’une action à réaliser…), mais sont bien plus que cela : des arrêts sur image qui échappent au quotidien pour devenir improbables, fruit d’un équilibre subtil entre le concret et la figuration d’une réalité qui, du coup, échappe. (Lire l'article)
Un musicien mécaniste
Le Scarlatti astronome n'est jamais évoqué en musicologie, pas davantage que le philosophe naturel ou l'amateur d'art. Or, l'énigme de la lentille de télescope rapportée par Scarlatti a trouvé sa solution dans les travaux d'une historienne d'art sur la collection d'estampes rassemblée par Jean V, et il est certain que notre musicien était au courant des derniers développements de la science dont les progrès étaient alors stupéfiants et passionnaient tout “honnête homme”. Comment douter que Scarlatti – dont les sonates sont des petits mécanismes musicaux ajustés comme des horloges de précision – se soit passionné pour la nouvelle science qui allait générer la révolution industrielle et profondément modifier nos modes de vie ? (Lire l'article)


















