Les erreurs d’une nuit
L’action de la comédie d’Oliver Goldsmith She stoops to conquer, d’abord titrée Les...
The Tree of Forgiveness
En avril 2018, à 71 ans, John Prine sort son 24e album, The Tree of Forgiveness, un peu sous le manteau. Treize ans qu’il n’avait rien produit. Résultat bluffant. “J’espère qu’on ne va pas se rendre compte que c’est la dernière fois qu’on se dit au revoir.”
Trenque Lauquen, magique pampa
Ce film au long cours de l’Argentine Laura Citarella, nous entraîne en eaux troubles, au coeur d’une pampa fantasque et fantastique, sur les traces d’une botaniste, d’une écrivaine disparue et d’une créature étrange… Fascinant.
Tombé du pont
Vu du pont, la pièce d’Arthur Miller donnée en français aux Ateliers Berthier de l’Odéon est un copié-collé de la version anglaise, créée au Young Vic de Londres le 4 avril 2014. Un mélodrame politico-sociologique, conçu comme une tragédie grecque, dont la version française frise le ridicule, avec des acteurs oscillant sans cesse entre premier et troisième degré, entre sitcom et Duras. (Lire la suite)
Loin des courants de son temps
Nous terminerons notre série d’articles consacrés à Heinrich Kley par une dernière sélection de...
Mon prénom est une ancre
Le spectacle “Fuck Me” de la chorégraphe argentine Marina Otero ne cesse de nous entraîner sur des fausses pistes… qui sont loin de mener nulle part.
La nudité selon Ren Hang, Luigi Ghirri et le sens de la ligne
Dans le guide de délibéré, la nudité selon Ren Hang à la Maison européenne de la photographie. Et Luigi Ghirri au Jeu de Paume. (Lire le guide)
Brest 1982 : la ville, les pauvres, le port (5)
Trois familles. La première est celle d’une maman de deux garçons, seule avec eux et un imposant berger allemand. Dans un autre village, une famille d’immigrés portugais installés dans une petite maison très modeste. Dans le quartier de Recouvrance, trois enfants et leur jeune maman qui me disait avoir trente ans vivaient dans une maison presque insalubre, prêtée par la mairie.
Toots Thielemans, dernière note
L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé dans son sommeil à 94 ans, le lundi 22 août 2016. Ce musicien infiniment sensible et doué a joué avec Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis, Charlie Haden, Bill Evans, Ray Charles, Oscar Peterson, Joe Pass, Pepper Adams, Philip Catherine, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Elis Regina, et l’on en passe. Toots avait posé son harmonica il y a deux ans, se disant trop fatigué pour continuer à se produire sur scène. (Lire l’article)
Le temps de l’objectivité
Jusqu’au 5 septembre, le Centre Pompidou présente une grande exposition sur la Nouvelle Objectivité, recension d’un moment de l’histoire de l’Art dans l’Allemagne des années 1920. Angela Lampe, conservatrice des collections historiques du Centre en est la commissaire. Pour ce travail exceptionnel, elle s’est adjointe Florian Ebner, le conservateur de la Photographie. Ils ont choisi le photographe August Sander et ses portraits comme fil conducteur. Passionnant!
Vert Est La Couleur
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 6
Picasso illustre
Le musée des Beaux-Arts de Tourcoing rouvre ses porte le 19 octobre avec une expo intitulée Picasso illustrateur, qui recense son travail d’interprétation d’œuvres littéraires mais aussi les diverses techniques illustratives développées par le peintre.
En guerre : corps à corps
Cette entreprise de démolition que mène une élite en sécession, Brizé choisit de nous y projeter comme le ferait un film de guerre au milieu de l’apocalypse. D’en faire le principe de sa dramaturgie, en racontant cette histoire de plan social et de grève syndicale, dans une usine automobile que veut bazarder un groupe allemand, à la manière d’une épopée âpre et amère. Chanson de geste d’aujourd’hui, où l’on ferraille dur pour reconquérir des territoires et franchir des frontières… (Lire l’article)
De la démocratisation culturelle à la démocratie du vivant
La décentralisation culturelle française est née d’une intuition fondatrice : les grandes œuvres ne devaient plus être le privilège d’une élite sociale ou géographique. Elles devaient devenir accessibles à tous les citoyens. Les Maisons de la culture imaginées par André Malraux répondaient à cette ambition. Mais soixante ans plus tard, le monde dans lequel cette politique s’est élaborée n’est plus le nôtre.
Le chaland de Venise (3)
En quittant le marché, juste à côté du Rialto d’où le regard plonge sur les étals, je gardais en tête l’image du marchand de poulets, l’image de Venise, théâtre offert au photographe. Troisième volet d’une déambulation dans un album de souvenirs.
La Fille de Londres
La fin du monde ne ressemblera pas à la fin du monde. Pas de gros nuages noirs annonciateurs d’orage terminal, pas de raz de marée de cauchemar balayant les cités, pas de champignon nucléaire s’élevant au loin comme une mauvaise blague. Vous saurez que la fin du monde approche lorsque vous décrocherez votre téléphone et qu’une voix synthétique vous répondra : si ceci tapez 1, si cela tapez 2, sinon tapez étoile pour revenir au sommaire. Tout indique (en particulier les services d’assistance de ces entreprises connues sous le nom de “fournisseurs d’accès”) que nous en sommes déjà là. (Lire l’article)
Grâce à Dieu et la confusion des genres
Dans trois jours, Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, sera fixé sur son sort judiciaire. Cité à comparaître avec cinq autres responsables ou proches du diocèse pour « non dénonciation d’atteintes sexuelles », il sera probablement relaxé. La condamnation, elle, est dans les 414 salles, où l’on projette le film de François Ozon, Grâce à Dieu. Intéressant chassé-croisé, qui voit un cinéaste filmer comme une partie civile et précéder la justice, tandis que des magistrats se font plus de souci pour le manque à gagner éventuel des producteurs que pour la présomption d’innocence. (Lire l’article)
Gaëlle Bourges divague sur Lascaux
Invitée du festival les Inaccoutumés de la Ménagerie de Verre, la chorégraphe Gaëlle Bourges entraîne le spectateur dans une de ses grottes secrètes en divaguant sur celle de Lascaux fermée au public depuis 1963. Un texte instructif nous renseigne sur l’art pariétal qui sent l’animal. On est curieux comme les quatre adolescents qui découvrirent la grotte en 1940 et on s’amuse. (Lire la suite)


















