Poor Cinderella, still ironing her husband shirt
Poor Cindarella, still ironing her husband shirt est un loop infini. Une ritournelle qui repose sur le principe de la cassure, sur les coupes et la manipulation du négatif.
Hyères embarque le design à Toulon
Coup double cette année pour la 11ème Design Parade de la Villa Noailles de Hyères qui a créé une manifestation jumelle : le premier festival international d’architecture d’intérieur, à Toulon, sur le thème de la Méditerranée. On y flotte dans un bureau-bateau, on trempe dans une salle d’eau immense transformée en pièce à tout faire. Un festival qui prolifère, qui fédère deux villes varoises de la même communauté d’agglomération, en défendant l’expérimentation de jeunes créateurs à deux échelles, celle de l’objet, celle de l’espace. Concours, expositions, expérimentations, matériaux, patrimoine, de quoi faire une belle étape d’été, une bonne plongée dans le design. Et prendre un bon bain historique avec l’architecte Robert Mallet-Stevens, concepteur de “cette petite maison intéressante à habiter en été”. (Lire l’article)
Hayao Miyazaki : intelligence humaine
2013 : le dessinateur japonais Hayao Miyazaki, réalisateur et producteur de films d’animation mondialement connus, annonce qu’il prend sa retraite. C’est la fin du studio Ghibli, qu’il a créé en 1985 avec Isao Takahata (Le Tombeau des lucioles). Le réalisateur Kaku Arakawa le retrouve en 2016, alors que Miyazaki, un brin malicieux, déclare reprendre du service en s’engageant dans un nouveau projet : la réalisation d’un court-métrage, Boro la chenille, à partir d’images de synthèse. Documentaire sur le retour du vieux maître, Never-Ending Man, est aussi et surtout prétexte à une passionnante réflexion sur les rapports entre l’humain et l’intelligence artificielle. (Lire l’article)
Hélène Bessette sort du silence
Connaissez-vous Hélène Bessette ? Son œuvre trop mésestimée à son époque, est en cours de réédition complète au Nouvel Attila. Vingt minutes de silence, le premier roman, une inquisition en multivision, multiplicité de points de vue et de locuteurs, en changement vif et constant : le regard des coupables potentiels, le fils, la mère, mais aussi de la victime, le père, et des divers protagonistes, la bonne, les voisins, la rumeur publique, la presse, la police, finalement… (Lire l’article)
Lilliehöökbreen
Et puis on entend des craquements dans la glace, des détonations qui nous font tous sursauter. C’est le glacier qui vêle. Inexorablement, sous la pression de la terrible masse accumulée derrière lui…
Dunkerque : profondeurs du champ de bataille
À l’heure où l’usine à rêves se confronte aux limites de son hyper-puissance spectaculaire – synthèse, 3D & franchises de super héros comme autant de bulles spéculatives prêtes d’imploser –, certains préfèrent nous proposer de nouvelles expériences mentales. Des dispositifs de montage en réalité, narrations décalées, entrecroisées, retournées, qui déjouent nos réflexes de publics contemporains. Dunkerque de Christopher Nolan en est un bon exemple. Sur le fond, en revanche, pas grand chose de neuf, sinon le sempiternel refrain patriotique sur le beau courage sacrificiel des uns et des autres… (Lire l’article)
Paint it, black
La fin du monde, ce n’est pas seulement sur BFM-TV, c’est aussi sur Netflix. Il suffit de jeter un œil sur la ribambelle de films américains pré ou post-apocalyptiques proposés ces derniers mois par la plateforme pour bien se pénétrer de la couleur de l’avenir : noir de chez noir de carbone. Pour la plupart, il s’agit de films oubliables mais, mis bout à bout sur une grosse bobine, ces longs-métrages pourraient former une œuvre assez cohérente, dans le genre terminus. Leur autre point commun est qu’ils regorgent de héros, c’est d’ailleurs leur seule invraisemblance. (Lire l’article)
Coup d’État, mode d’emploi
De l’art du coup d’État comme une nécessité. Porté à sa perfection, il n’en porte même plus le nom. Plus magnifique encore, il devient permanent. Éric Ambler, injustement méconnu, est un autre John Le Carré et son Docteur Frigo reçut en son temps le Grand Prix de littérature policière. Soulever un coin de la couverture et faire la connaissance d’El Lobo, du Père Bartolomé ou du commandant Delvert, ne peut pas faire du mal. (Lire l’article)
Blue Janis délavée
Cap sur la nostalgie avec les images d’archives délavées de Little Girl Blue, le documentaire que Amy J. Berg consacre à Janis Joplin, 45 ans après la mort de la chanteuse d’une overdose, dans une chambre d’hôtel d’Hollywood. La collecte et le montage des témoignages (parents, frère et sœur, amis proches, copains d’école, Country Joe McDonald et Big Brother, ses compagnons de route musiciens…) ont nécessité huit ans de travail. Fragilité du personnage et puissance de la voix, les frissons sont toujours là. (Lire la suite)
Les femmes de Bidibidi ou le bruissement des ailes brisées, par Charline Effah
Dans Les Femmes de Bidibidi, Charline Effah raconte la violence subie par les femmes, du cercle familial à un camp de réfugiés en Ouganda. Un récit d’une grande fluidité sur lequel elle était longuement revenue en septembre dernier lors d’un grand entretien organisé à Paris à la Quincave, partenaire de délibéré.
Verónica Gerber Bicecci aux confins de l’écrit
L’autrice mexicaine s’auto-définit comme une “artiste visuelle qui écrit”. Passant d’un code à l’autre, elle imagine des traductions en combinant mots, dessins et objets.
La place du mort
Aux Rencontres de la photographie d’Arles, deux expositions s’articulent autour d’un convoi funéraire. D’une part, le voyage en train, de New York à Washington, de la dépouille de Bob Kennedy, le 8 juin 1968. Monté à bord, Paul Fusco avait photographié ceux et celles qui ont tenu à lui rendre un dernier hommage le long de la voie ferrée. Autre cortège funèbre, celui transportant les cendres de Fidel Castro de La Havane à Santiago de Cuba, en 2016. Monté dans une voiture, l’Américain Michael Christopher Brown a photographié les Cubains venus saluer le líder máximo armés de pancartes « Yo soy Fidel ». Des morts qui en disent long sur les vivants.
Le design, Now et maintenant
De Bastille à Barbès, la Design Week parisienne a fermé ses boutiques. Après une semaine de présentations diversifiées, du meuble le plus léché classique aux bidouillages numériques de toutes sortes. Entre réfugiés sous la Cité de la mode et du design, rentrée économique maussade et questionnements sur l’avenir d’un métier qui se redéfinit, se re-cherche vers des démarches plus locales et mutualistes. Tour de piste, de fêtes en débats, de cette manifestation qui est un des reflets d’un design désarticulé. (Lire la suite)
Un viking de pacotille
De passage dans la ville de Solvang en Californie en 2009, la photographe Naomi Harris a capturé l’image d’un homme déguisé en viking. Ce cliché sert aujourd’hui de point de départ à une drôle d’enquête exclusive pour comprendre quels sont les déterminismes du déguisement viking. Que nul n’entre ici s’il ne porte de casque à cornes!
Scripts plastiques
“Pictures seemed not to know how to behave” à la galerie Jérôme Pauchant : une galerie qui ne se contente pas d’être l’intouchable et immuable contenant des œuvres mais qui assume son caractère d’espace plastique ; une exposition qui n’est pas une simple juxtaposition d’objets déliés les uns des autres, mais qui s’est élaborée comme une “zone d’activité”, selon les mots de l’artiste qui y présente son travail, Quentin Lefranc. (…)
La femme aux masques de Phèdre
À l’Odéon, Isabelle Huppert incarne tour à tour une déesse antique, une star à la dérive dans un palace, une ménagère anglaise enfermée dans une banlieue glauque, une conférencière désabusée et l’héroïne de Racine. Autant de masques de Phèdre à la démesure d’une actrice qui excelle à souffler le chaud et le glacé et à livrer son corps à la contradiction. Sa performance exceptionnelle occulte en partie les failles du spectacle de Krzysztof Warlikowski, où les choix littéraires du metteur en scène (textes signés Wajdi Mouawad, Sarah Kane, J.M Coetzee) ne sont pas toujours à la hauteur de ses intuitions dramaturgiques. (Lire l’article)
L’écrivain que personne n’a lu
L’écrivain mexicain Paco Ignacio Taibo II a fouillé dans sa bibliothèque. Il y a trouvé des livres du Russe Vladimir Bogomolov, jamais traduit en français. Personnage discret à la biographie mystérieuse, Bogomolov, mort à Moscou en 2003, est entre autres l’auteur de Ivan, la nouvelle qui a inspiré le premier film d’Andreï Tarkovski. (Lire l’article)
Brest 1992 : le port et la ville (3)
Dernière séquence du travail à Brest en août 1992. Ces vues panoramiques permettent de capter l’évolution de la ville et invitent à poser une question : combien de temps faut-il attendre pour qu’une photographie devienne lisible en accord avec les intentions de son auteur ?


















