La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

Critiques
Jennifer Clement, La Veuve Basquiat, traduit de l'anglais (États-Unis) par Michel Marny, Christian Bourgois éditeur, 2016. Une ordonnance littéraire d'Hélène Quanquin dans délibéré
Livres, Ordonnances littéraires

La Veuve Basquiat pour Chelsea Manning et les victimes de l’enfermement

Le 21 août 2013, Bradley Manning est condamné à trente-cinq ans de prison par un tribunal militaire pour avoir donné des documents classés secret défense à Wikileaks. Le lendemain de sa condamnation, Bradley Manning déclare sa transidentité et prend le nom de Chelsea. Son histoire entre en résonance avec La Veuve Basquiat. Une histoire d’amour de Jennifer Clement (traduit de l’anglais - États-Unis- par Michel Marny, Christian Bourgois éditeur), récit fragmenté, à plusieurs voix, de la relation entre Suzanne Mallouk et Jean-Michel Basquiat dans le New York des années 1980. (Lire l'article)

© Julien Devaux, Into the pool
Écrans, Machines à voir

Into the pool

Une piscine, un paysage presque vide avec la mer en ligne de fond. Dans Into the pool, le cinéaste Julien Devaux se jette à l'eau, au propre comme au figuré. Et rend hommage avec humour à l'artiste néerlandais Bas Jan Ader.
Mère migrante, photo Dorothea Lange, 1936
Photographie

Dorothea Lange, retour sur icône

Mère migrante est une des photos les plus célèbres de Dorothea Lange, et figure en bonne place dans l'exposition que le Musée du Jeu de Paume à Paris consacre à la photographe américaine. Retracer son histoire permet de reposer plusieurs questions fondamentales : sur le statut de la photo documentaire, sur les rapports entre le photographe et son modèle, sur la liberté artistique, sur le copyright, sur le droit d'auteur et sur le droit à l'image. Des questions que Dorothea Lange était loin d'envisager ce jour froid et pluvieux de février 1936 où elle décida d'arrêter sa voiture, sur l'U.S. Route 101, à proximité de la petite ville de Nipomo, entre San Francisco et Los Angeles. (Lire l'article)

Danse

Conjuguer les peurs

Uzès Danse, Centre de Développement chorégraphique, a rallié des hors marges, c’est-à-dire celles et ceux qui font la danse d’aujourd’hui, sans oublier les héritages du passé. Comme Malika Djardi, irrévérencieuse et aimante quand elle danse sur la voix de sa mère. Paula Pi est subjuguante dans son art de brouiller les pistes. Quant à Gaëlle Bourges, elle nous trimballe avec justesse au gré de trois variations avec toute une bande de danseurs et non-danseurs. (Lire l'article)

Théâtre

Pirandello, plein cœur

Championne des spectacles longs, Marie-José Malis récidive au Théâtre de la Commune d'Aubervilliers qu'elle dirige. Après le Dom Juan de Molière présenté à l'automne (près de cinq heures de représentation), elle étire sur une durée équivalente Vêtir ceux qui sont nus, de Pirandello, au risque de mettre à mal la patience des spectateurs. Sauf que cette fois, le parti pris de la lenteur fonctionne : le calvaire d'Ersilia, l'héroïne de la pièce, est restitué avec une intensité qui questionne et bouleverse. (Lire l'article)

Robert Benayoun
Chroniques avéryennes, Écrans

Tex Avery existe-t-il ?

Robert Benayoun (1926-1996), historien du cinéma, scribe de l'érotisme et du rire surréalistes, a vécu avec Tex Avery, et surtout sans lui, une étrange aventure. Fasciné par une oeuvre qu'il qualifie magnifiquement de “déculottage darwinien, tarte à la crème relativiste et kugelhof freudien”, il monte dans les années 1960, avec quelques amis de la revue Positif, un “Bureau de recherches texaveriennes” qu'il situe quelque part entre le CNRS et l'Oulipo. Surtout : il tente dès 1951 d'entrer en contact avec Tex Avery... (Lire l'article)

Guide, Livres, Photographie

Combats de rue

Collaborateurs de délibéré, Juliette Keating (texte) et Gilles Walusinski (photos) publient chez L'Ire des marges  À la rue, livre-enquête engagé dont le point de départ est l'expulsion à l'été 2016, de treize familles roms de leur lieu de vie de Montreuil, en Seine-Saint-Denis.

Le Roi Lear - Olivier Py © Christophe Raynaud de Lage / Festival d'Avignon
Théâtre

Lear accable Py

La liste des spectacles ratés dans la Cour d'honneur du festival d'Avignon est très longue. Acteurs et metteurs en scène de talent s'y sont souvent cassé les dents, au point qu'il n'est pas abusif de prétendre que l'échec y est la règle. Choisissant de monter Le Roi Lear, Olivier Py a-t-il voulu signifier que la charge du pouvoir l'accablait déjà ? (Lire l'article)

Equus caballus canasson d'Islande
Arts froids

Humour islandais

Venus des quatre coins du monde, des touristes sillonnent l'Islande en été au volant de leurs Toyota Yaris de location. Les Islandais ont fini par les surnommer « Yaris People », et par raconter pas mal d’histoires à leur propos. Pour tourner la page d'une fin d'année particulièrement morose, égayons-nous avec un morceau d'humour islandais...

Musiques, Signes précurseurs de la fin du monde

But Beautiful

Une Américaine a gagné deux fois le jackpot à la loterie, à huit ans d’intervalle, en pariant sur les mêmes numéros. Quand les lois de la probabilité sont bafouées à ce point, tout peut arriver. Le pire, le meilleur et même la fin des haricots. Mais en beauté, s’il vous plaît. But Beautiful, comme l’ont chanté Billie Holiday et Nina Simone, comme l’ont joué Chet Baker, Charles McPherson et cent autres. (Lire l'article)

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Courrier du corps

Le pourboire et le contrat (Cam4)

Il n'était plus temps de se cacher derrière son petit doigt, ni son petit stylo. Après plusieurs épisodes sur la vie en conserve (clips vidéos, youtubeurs, vineurs, etc.), il était temps d'affronter la vie en direct sur le web. Des gens qui montrent leur corps en même temps que vous les regardez, à qui vous pouvez même éventuellement demander de faire des trucs. Par exemple sur Cam4, un site où tout un chacun peut chatter, s'exhiber (c'est le principe, mais vous pouvez juste discuter, si vous préférez) ou se prostituer virtuellement. (Lire la suite)

Le Désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris. 1973-1975, éditions de L’Asymétrie, 2018
Livres

L’Autre de l’Arabe mis à nu

Jetant dans une revue confectionnée à la hâte et avec soin ses poèmes oniriques ou acides, un collectif d’émigrés sans foi ni loi, divines ou politiques, explore les potentialités poétiques de la langue arabe et s’en prend à l’héritage qu’il refuse. Ces auteurs revendiquent pour cela un autre legs, qu’on croyait taillé à la seule mesure d’un Occident traversé par ses propres crises, celui du surréalisme. Poèmes en vers ou en prose, pièces littéraires et contre-points théoriques de cette revue ont été traduits de l’arabe et rassemblés par Abdul Kader El Janabi dans un volume intitulé Le Désir libertaire. Le surréalisme arabe à Paris. 1973-1975, publié aux éditions L’Asymétrie. (Lire l'article)