Murs
Des bruits dans la tête, de Drago Jancar. L’histoire d’une prison. L’allégorie de la servitude. Un homme qui se révolte, d’autres qui ne veulent que suivre ou profiter en oubliant que, si la richesse de l’autre lui est ôtée – liberté, rêves, famille, maison, argent – jamais elle ne sera partagée. La puissance de l’ordre partout. Vies, rêves et poumons piétinés dans le sable. Et pourtant. Toujours, l’homme revient. L’absence de perspectives communes dit-on ? Idée fausse ! Cette défaite supposée est une chimère à repousser comme une araignée noire. (Lire l'article)
De quoi L’Amie prodigieuse est-elle le nom ?
Ça ressemble à un film néoréaliste, mais ça n’en est pas un (même lorsqu’une scène sort tout droit de Rome ville ouverte). Ça à l’allure d’une vaste fresque sociale, mais n’en est pas tout à fait une (trop lissée). Tout comme les livres d’Elena Ferrante ont un air de chef d’œuvre mais n’en sont pas vraiment. Co-produite par HBO et la RAI, l’adaptation en série du premier tome de la tétralogie à succès, L’Amie prodigieuse, est arrivée sur Canal+ à la mi-décembre. (Lire le guide)
Dessiner sur le vif la Commune de Paris
De nombreuses photos ont été prises pendant la Commune de Paris. Elles sont toujours posées,...
Traduire le flamenco
"Performer le flamenco traduit: danse, chant, et musique": un colloque consacré à la traduction du flamenco.
Jérôme Baschet pour un gouvernement victime d’hyperactivisme frénétique et d’étouffement présentiste
Parce qu’une “sortie du présentisme” est possible, parce que “sortir du présentisme, c’est aussi et avant tout rouvrir le futur”, nous recommandons l’ingurgitation par tous les adhérents à La République en Marche ainsi qu’à ceux qui, d’une façon ou d’une autre, s’y sont frottés, l’ingestion complète de l'ouvrage de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, qui, nous l’espérons, pourra percer une brèche, fût-elle modeste, fût-elle lointaine, dans notre avenir un peu bouché. (Lire l'article)
Kelly Rivière remonte à la source
À partir d'un secret de famille (un grand-père irlandais disparu dont personne ne veut parler), Kelly Rivière, seule en scène, offre une hilarante pièce intime solidement construite. Dans sa quête des origines, elle passe sans cesse d'une langue à l'autre, jusqu'à brouiller les repères, comme si les barrières linguistiques étaient emportées par le flux de son histoire. Une incertitude linguistique qui fait écho aux incertitudes d'un final qui laisse beaucoup plus de questions que de réponses.
#JWIITMTESDSA?
Installation, collage, vidéo... #JWIITMTESDSA? est à la fois une référence à un classique de Richard Hamilton et une réflexion sur le statut des images, sur une certaine culture visuelle à l'œuvre dans le monde de l'art contemporain tel qu'Internet et les réseaux sociaux en rendent compte.
Et le Radeau va
Tout spectacle du Théâtre du Radeau tient du rêve plus ou moins éveillé. Inutile de suivre le fil, le sens échappe dès qu'il affleure, reste la sensation, une mélancolie certaine. Approche en désordre de l'idée d'harmonie, Item est particulièrement réussi.
La Biennale de la Danse de Lyon sur Radio Bellevue
Les entretiens de Marie-Christine Vernay avec les artistes de la Biennale de la danse de Lyon (jusqu'au 30 septembre 2016) à écouter sur Radio Bellevue : le Groupe Acrobatique De Tanger Halka, le ballet de l'Opéra de Lyon, l'exposition Corps Rebelles, Olivier Dubois, Christian Rizzo.
(Écouter les entretiens)
Les Ballets Jazz Montréal font le plein d’Essence
Les Ballets Jazz Montréal achèvent ce mois de mars une longue tournée en France . Avec deux de leurs récentes créations, "Essence" et "Dance me" où se mélangent joyeusement styles variés et interprètes aux personnalités singulières
Le haka smoothie de Daniel Linehan
Pourtant fort bien composée, comme les précédentes, la dernière pièce de Daniel Linehan dbddbb qui s’appuie sur la marche et la poésie sonore dada, ne parvient pas à nous entraîner plus loin que dans le bel exercice de style. Doucereux. (Lire la suite)
Guanajuato, musiques en tous genres
À Guanajuato, ancienne ville minière du centre du Mexique, le festival Cervantino fête sa 43e édition. Dirigée par le romancier Jorge Volpi, la manifestation, l'une des plus importantes d'Amérique latine (3000 artistes invités en provenance de 27 pays), fait la part belle à la danse et au théâtre, mais aussi à la musique. De la flûte andine au répertoire contemporain en passant par le bel canto et les bandas de villages, l'envoyé spécial de délibéré, qui est aussi musicien dans un orchestre symphonique, livre ici le résultat de ses écoutes. (Lire la suite)
Les habits d’ombre
Une jeune femme sans passé et sans famille, après avoir braqué un homme à la sortie d’un bar, retourne son arme contre elle et se tire une balle entre les deux seins. Sa cible lui a tourné le dos sans se retourner, ni même accélérer au bruit de la détonation. Personne ne sait. Personne ne parlera. L’Argentine Eugenia Almeida pose son récit à l’heure de la convalescence crépusculaire d’un pays martyrisé. Cela pourrait être partout où, de l’histoire des dictatures et des coups tordus, remontent des créatures à la gueule grand ouverte. (Lire l'article)
Du Lambeau, de Philippe Lançon
Comment trouver l’envie et la force d’écrire lorsque votre corps vous trahit et que l’angoisse vous ronge ? Comment, à l’hôpital, avoir encore l’humour, la poésie, l’élégance et la lucidité que nécessite un travail d’écriture ? Très peu d’auteurs sont parvenus à nous renseigner vraiment sur le monde depuis leur lit de souffrance et d’inquiétude, sous les néons tristes, parmi les infirmières pressées ou empressées. Et bien moins encore ont réussi à faire de cette expérience le catalyseur d’une littérature plus puissante, une littérature des limites. Avec Le Lambeau, Philippe Lançon vient d’entrer dans ce club terrible dont les membres ne se comptent probablement que sur les doigts d’une ou deux mains. (Lire l'article)
Credo fide esse veram…
Après avoir hérité de son oncle d’un stock de cierges, Manu, accompagné de sa copine Sam et de Jordan, le frère pénible de celle-ci, prennent le volant d’un van afin de les vendre et se faire de la « thune ». Au travers d’un road trip qui les conduit dans différents lieux de culte des provinces françaises, ils vont découvrir un autre monde, celui des religieux et des croyants, aux pratiques de vies très éloignées des leurs. Et ce périple sera aussi spirituel pour Manu : sous la conduite d’un étrange prêtre débonnaire, il va se remettre en question et découvrir la foi. (Lire l'article)
Les Joyeuses Commères de Windsor
Les comédies de Shakespeare ont été publiées en quatre volumes chez Harper’s seulement en 1896,...
Brest 1982 : la ville, les pauvres, le port (4)
L'été se terminait. Le soleil avait contredit la grisaille, cliché bien installé dans les mémoires brestoises. Parler des pauvres qu'on baptisait nouveaux pour désigner ceux qui restaient au bord du chemin, nous amena à penser qu'il fallait aussi parler de leurs rêves, de ce qui les extrait de ces quotidiens besogneux. Quoi de mieux qu'un match de foot...
Être un homme comme vous
Collapsologie : étude de l’effondrement de la civilisation industrielle et de ce qui pourrait lui succéder. La discipline se porte fort bien : il ne se passe guère de semaine sans qu’un nouvel essai, un article ou une tribune sur le sujet ne soit publié. Pour beaucoup, le grand effondrement ne fait plus de doute, aussi l’important est-il de se pencher sur ce qui se passera après : guerres, famines, délitement des démocraties, etc. Les plus optimistes diront que c’est un mauvais moment à passer... (Lire l'article)


















