Brest 1992 : le port et la ville (3)
Dernière séquence du travail à Brest en août 1992. Ces vues panoramiques permettent de capter l'évolution de la ville et invitent à poser une question : combien de temps faut-il attendre pour qu'une photographie devienne lisible en accord avec les intentions de son auteur ?
Lupa, forêt magique
Le metteur en scène polonais Krystian Lupa retrouve avec Wycinka Holzfällen, inspiré des Arbres à abattre de Thomas Bernhard, une ferveur et une rigueur dignes de ses spectacles les plus mémorables. Du théâtre de Lupa, on voudrait ne plus jamais ressortir parce qu'il touche à l'éternité et qu'il est infiniment supérieur à la vie. (Lire l'article)
Le pacte d’Adriana
Le Pacte d'Adriana, premier film réalisé par Lissette Orozco, intime, bousculé, avec vidéos familiales bancales, où certains parents ont fait flouter leurs visages, avec longues conversations par Skype, portables... est une investigation erratique et cruelle au sein d’une famille portée sur le silence, et d’un pays qui oublie.
Le chaland de Venise (2)
À la Toussaint 1978, le soleil était plus accueillant que les frimas de l'hiver précédent. Venise suscitait la tentation de la couleur. Mais le soleil n'effaçait pas l'atmosphère pesante qui régnait en Italie. Les Brigades rouges avaient assassiné Aldo Moro le 16 mars...
Vieux comme le monde
En Navarre, pilier de l’Église et de forces mythologiques païennes à travers les siècles, dans la vallée de Baztán, une petite fille décède étouffée dans son berceau. Mort subite du nourrisson. La grand-mère pourtant, dans son demi-sommeil, a bien entendu de légers bruits. Dans la chambre, décorée d’une profusion de rubans, de dentelles roses et de fées, se trouve au pied du berceau une peluche répugnante. Le père est arrêté. La mythologie et les légendes basques s’invitent dans une enquête où le merveilleux, l’indicible et l’horreur côtoient un monde contemporain en peine d’apporter des réponses. (Lire l'article)
Ettore Sottsass, émaux, émois
Le maestro italien a créé à toutes les échelles, entre art et design, pour “parler de la vie”. À l'Institut cultuel italien à Paris, on peut découvrir Smalti, ses joyaux assez méconnus en émail, de 1958, présentés par les collectionneurs Fulvio et Napoleone Ferrari. Des petits totems qui nous émeuvent comme des grands. Pour poursuivre la conversation avec Sottsass, ce parleur. Qui est aussi présent à la biennale d'architecture d'Orléans, avec sa série d'armoires Superbox et ses photographies de désert. (Lire l'article)
Markowicz, Morvan, éditeurs sur Mesures
Les éditions Mesures sont une maison indépendante autodiffusée qui a été fondée par deux traducteurs et poètes reconnus. Pourquoi et comment ? Entretien avec André Markowicz.
Et le Radeau va
Tout spectacle du Théâtre du Radeau tient du rêve plus ou moins éveillé. Inutile de suivre le fil, le sens échappe dès qu'il affleure, reste la sensation, une mélancolie certaine. Approche en désordre de l'idée d'harmonie, Item est particulièrement réussi.
Chez Alain Mabanckou, la mort s’invite
Dans "Le commerce des allongés", Alain Mabanckou raconte l’histoire extraordinaire d’un jeune homme qui vient de mourir, qui ressuscite et qui part se venger. Il était en octobre dernier invité à la Quincave à Paris pour parler de son livre.
Leut und Viecher
Ultime feu d’artifice avant la guerre, la publication en 1912 de Leut und Viecher clôt la série...
Rocío Molina, la divine comédienne
Dans un solo couillu, Caída del Cielo, Rocío Molina, danseuse et chorégraphe espagnole de 32 ans, tombe de l’Olympe pour rejoindre les mortels afin de mener une vraie sarabande avec quatre compagnons musiciens. Du flamenco au rock, de la lumière à l’obscurité, de la stature debout à la reptation.
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Parler vraiment, c’est mettre le monde à l’envers
Dans ses romans comme dans ses récits, Leslie Kaplan place la parole au centre de toute création, au cœur du drame. La parole et son rapport à la Révolution, c’est le sujet de la conférence interrompue que l’autrice a donnée au Centre international de Cerisy-la-Salle en septembre 2017, publiée récemment aux éditions P.O.L sous le titre Mai 68, le chaos peut être un chantier. “L’empêchement de penser est caractéristique du silence d’aujourd’hui”, dit Leslie Kaplan. Dès lors, comment peut-on encore parler et se parler quand la puissance des mots s’épuise dans le contrôle total du sens ? (Lire l'article)
Tout est à refaire
Présenter ses vœux de nouvelle année à Pierre, Paul et Jacqueline est une obligation un peu lassante, mais, en ce mois de janvier 2019, l’exercice a un côté cocasse qui le rend moins pénible. Le climat devient fou, et on est à peu près sûr que cela ne va qu’empirer. Le populisme gagne lentement mais sûrement la planète. Le système économico-industriel s’approche de la rupture. La vie intellectuelle se résume peu ou prou au clapot circulaire des débats diffusés ad nauseam par les chaînes d’info en continu. Où que l’on tende l’oreille, ce ne sont que disques rayés... (Lire l'article)
Comme il vous plaira
Après Mesure pour Mesure, Abbey nous entraîne avec Célia et Rosalinde dans la forêt d’Arden...
Les hospitaliers au chœur
Dans ce texte intense, tout en oralité, Caroline Girard et Franck Magloire font entendre les voix de ceux et celles qui font face à l’épidémie de covid dans l’hôpital public en manque de moyens mais jamais d’humanité.
Green Room / High-Rise, dans la cage aux chiens
En ces temps d’Apocalypse sociale programmée, voilà deux huis clos construits comme des survivals, qui tracent un horizon de tragédie pour notre monde : le retour à la barbarie, la menace du fascisme. Assez sèche et surprenante, la série B Green Room explore un nouvel hors champ de l'Amérique white trash : un groupe de punk se retrouve pris au piège d'un local de skinheads, des red necks aryens moins cons qu'il n'y paraît... Moins convaincant, High-Rise, adapté d'une satire SF de Ballard, nous enferme dans une tour de béton où d'un étage à l'autre, s’architecturent les rapports de classe, avant que le meilleur des mondes ne dégénère en dystopie sale et sauvage... (Lire l'article)
8, avenue Lénine : Heureuse comme une Rom en France
Pendant quinze ans Valérie Mitteaux et Anna Pitoun ont filmé Salcuta Filan, une Rom de Roumanie...
Rodin, une rénovation bien pensée
Rénové, l’hôtel Biron qui abrite le musée Rodin depuis 1919 est entièrement rouvert depuis le 12 novembre. Cette restauration, aux contraintes très pesantes, a été menée avec subtilité par les architectes Richard Duplat et Dominique Brard. Entre restitution du passé XVIIIe et palette contemporaine de couleurs et de lumière, cette réinvention du bâtiment regarde autrement l’œuvre du célèbre artiste collectionneur. Le charme du lieu, revivifié, éclaire la recherche permanente de Rodin, débouchant à la fin de sa vie sur l’épure de la modernité. (Lire la suite)


















