Le chaland de Venise (2)
À la Toussaint 1978, le soleil était plus accueillant que les frimas de l’hiver précédent. Venise suscitait la tentation de la couleur. Mais le soleil n’effaçait pas l’atmosphère pesante qui régnait en Italie. Les Brigades rouges avaient assassiné Aldo Moro le 16 mars…
Mobilisation
Ce matin, la forte mobilisation des abstentionnistes était particulièrement palpable* dans le...
N’appelez pas votre fils Marcel!
La semaine dernière, nous avons identifié un mécanisme mental qui peut, même en toute bonne foi, transformer un quart en deux tiers, 25% en 67%, énorme erreur qui doit nous inciter à ne toucher aux pourcentages qu’avec des pincettes. Mais nous n’en avons pas fini avec cette histoire car nous devons maintenant nous colleter avec un autre mécanisme mental, tout aussi insidieux, et que nos politiques utilisent à qui mieux mieux. Pour en juger, je vous propose de nous exercer tout d’abord sur la théorie suivante : s’appeler Marcel porte malheur ; en effet les Marcel consomment deux fois plus que la moyenne nationale en frais de santé. (Lire l’article)
Rebondissement inattendu
Une affaire de vol de tableau enfin élucidée. Dérobée en 1928 au musée du Louvre, la toile a été authentifiée par des experts sur une photo récemment retrouvée d’André Kertész…
J15-16 – Les compagnons d’Ulysse
Le football est le plus individuel des sports collectifs. Les joueurs auraient-ils besoin de réitérer que “c’est la victoire de toute l’équipe” ou que “l’important, c’est le collectif” sinon ? Une équipe de football a besoin d’un leader. “Il faut que j’assume mon statut”, répètent parfois les joueurs comme un mantra, “le coach me demande de prendre mes responsabilités”. Disons les choses, ce mythe de l’homme providentiel n’affecte pas ces derniers temps que les footballeurs en mal de leadership. L’ambition est dans l’air du temps. En politique, d’autres se déclarent prêts à “prendre leurs responsabilités”… (Lire l’article)
Ex Machina #7: Les pensées de Mr Cross
[Ex Machina #7]– Euh… qui êtes-vous, exactement?
– La bonne formule serait “Qu’êtes-vous”. Je ne suis pas quelqu’un, je suis un programme informatique. Je suis la preuve que Turing ne disait que des bêtises et que l’Intelligence Artificielle ne peut pas exister.
Brest 1982 : la ville, les pauvres, le port (2)
Le quotidien des “nouveaux pauvres” tels qu’on nommait en 1982 ceux que la société laissait en marge, pouvait se vivre dans ce qu’on nommait cités de transit. Des logements très modestes, d’un confort sommaire, offraient des solutions qu’on souhaitait temporaires à ceux qui en bénéficiaient.
Scènes de rue maintient la flamme
Scènes de rue, festival des arts de la rue de Mulhouse, se tient les 17 et 18 octobre. Une éclaircie pour un secteur sinistré, après l’annulation de la plupart des manifestations dédiées aux artistes de la rue.
Bowie, la vieillesse comme avatar
Rétrovision II. David Bowie a 68 ans, le cinquième âge à l’aune du rock. La refonte par James Murphy de son morceau Love is Lost, intitulée Hello Steve Reich mix, n’arrive à nos oreilles que deux ans après sa sortie. L’album The Next Day s’usait assez vite, mais le laminage métallique de l’ex-LCD Soundsystem, culminant en un sample de Ashes to ashes apparié avec la rythmique de Fashion, font de ce Love is Lost une fusée qui donne délicieusement envie de mourir. (Lire la suite)
Il Miracolo, une histoire du trouble
Dieu, ces derniers temps, visite souvent Arte et c’est tant mieux. Après Au nom du père, co-production avec le Danemark, et son ravageur pasteur, voici Il Miracolo, co-production avec l’Italie, avec sa vierge en plastoc qui pleure des litres de sang. Serait-ce un rien passéiste ? Parce que l’Italie, là, semble moins habitée par les miracles de la madone que par de bons vieux démons. Erreur. (Lire le guide)
3 x 3 = Les Oiseaux
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 2
Traduire ses craintes
Avant l’instauration du couvre-feu en France, on a volontiers cité l’exemple allemand. Erreur de traduction ? On en serait presque à se demander si l’on n’a pas traduit une crainte (française) plus qu’une réalité (allemande).
Angleterre-Russie : no beauty in the beautiful game
Comment penser à un match alors qu’un homme se bat pour sa vie à l’hôpital, victime d’un malaise cardiaque après avoir été roué de coups par des voyous russes ? L’excitation et l’espoir de ce qu’accomplirait cette équipe d’Angleterre, et plus encore la manière – parce qu’il vaut mieux perdre avec style que gagner sans – s’en sont allés. Ce n’est que le deuxième jour de l’Euro 2016 et les autorités ont déjà perdu le contrôle. Elles doivent apprendre de leurs erreurs et réagir rapidement, avant que la situation n’empire. (Lire l’article)
Espagne-République Tchèque : euristocratie
Le sol était parsemé de talons de billets de tiercé. Une trentaine d’hommes – une bouffée d’angoisse me saisit, ils me paraissaient deux cents – avaient les yeux rivés sur un écran géant qui diffusait le match Espagne–République Tchèque auquel j’étais censé assister. Il me fallut braver les regards interrogateurs afin de venir m’installer au comptoir. Mon anxiété gagna quelques degrés supplémentaires. Je m’assis en affectant l’air détaché de l’habitué. Nous en étions à la neuvième minute, un joueur venait de renverser accidentellement l’arbitre. Je mis quelques instants à comprendre qui, des rouges et des blancs, était qui. (Lire l’article)
J21 – Le secret des dieux
Le football est partout. Matchs en direct, en différé, comptes-rendus : les images du ballon rond saturent la vidéosphère, sans parler des discours infinis qu’elles suscitent. L’imagerie du football imprègne notre imaginaire collectif : les footballeurs sont des icônes, ils deviennent acteurs de publicités, mannequins pour de grandes marques, ils nous envahissent. Conséquence : le supporteur n’ignore rien d’eux. Le football, c’est le triomphe de la société du spectacle, du tout-à-voir. Et pourtant, au cœur de cette exhibition constante survit l’étrange concept de “secret du vestiaire”. (Lire l’article)
Irak, le monde, hier et demain
En 1258, les Mongols pillent Bagdad, massacrent un million de personnes, détruisent bibliothèques et universités, mettant ainsi fin à l’âge d’or des alchimistes et de la cité qui abritait alors tout le savoir du monde. Les livres, digues de papier trempé dégoulinant d’encre, servent de barrages sur le Tigre et des savants désespérés se jettent dans le fleuve d’une ville transformée en tas de gravats. Bagdad 2004. Les nouveaux Mongols sont américains. Le tas de ruines est le même. (Lire l’article)
Svetlana Savitskaïa, journal de débords
Voilà plus d’un demi-siècle que l’homme et la femme voyagent dans l’espace, et voilà plus d’un demi-siècle qu’ils en reviennent vierges : officiellement, aucun rapport sexuel n’a jamais eu lieu à bord d’un vaisseau spatial. Oui, mais officieusement ? Une rumeur insistante prétend que, lors d’un séjour en 1982 sur la station Saliout-7, la cosmonaute russe Svetlana Savitskaïa a atteint le septième ciel avec un de ses collègues. L’intéressée a toujours nié. Mais, l’an dernier, elle a entrepris d’écrire ses mémoires et, stupeur !, des galipettes spatiales s’y trouvent bel et bien évoquées. (Lire l’article)

















