Signes précurseurs de la fin du monde : chaque semaine, l’Apocalypse en cinquante leçons et chansons. Ou peut-être moins si elle survenait plus tôt que prévu.
La fin du monde, ce n’est pas seulement sur BFM-TV, c’est aussi sur Netflix. Il suffit de jeter un œil sur la ribambelle de films américains pré ou post-apocalyptiques proposés ces derniers mois par la plateforme pour bien se pénétrer de la couleur de l’avenir : noir de chez noir de carbone. Pour la plupart, il s’agit de films oubliables mais, mis bout à bout sur une grosse bobine, ces longs-métrages pourraient former une œuvre assez cohérente, dans le genre terminus. Leur autre point commun est qu’ils regorgent de héros, c’est d’ailleurs leur seule invraisemblance. Mais, avant la fin du monde, il faut bien continuer à nourrir l’espoir et les scénaristes, n’est-ce pas.
L’atmosphère terrestre est devenue irrespirable suite à un cataclysme, une des dernières survivantes essaie de trouver un moyen d’avaler un peu d’air pour sauver ce qu’il reste de l’humanité enfui vers une colonie spatiale. C’est IO, de Jonathan Herbert.
Une force mystérieuse qui décime la population mondiale, une mère déterminée à sauver ses enfants se lance dans une longue fuite sur une dangereuse rivière. Le voyage doit se faire les yeux bandés, les créatures poussant les humains à se tuer après un simple regard. C’est Bird Box de Susanne Bier.
Les États-Unis s’enfoncent tombent dans un chaos absolu après un mystérieux séisme. Un homme, prêt à tout pour sauver sa compagne enceinte, se lance dans de périlleuses aventures. C’est How It Ends de David M. Rosenthal.
Une biologiste rejoint une zone mystérieusement endommagée pour retrouver son mari disparu. La jeune femme comprend qu’une invasion est en cours alors que les paysages et les créatures de la zone subissent des mutations physiques et mentales. C’est Annihilation, d’Alex Garland.
Dans un monde détruit par un virus mortel, quelques survivants tentent de s’en sortir. Seul avec sa fille de quelques mois, un homme se retrouve infecté et dispose de 48 heures pour trouver quelqu’un à qui confier le bébé. C’est Cargo, de Ben Howling et Yolanda Ramke.
Une attaque extra-terrestre vient décimer la Terre et un homme découvre une force inconnue qui lui permet de braver tous les dangers. C’est Extinction, de Ben Young.
Dans un petit village au Québec, une horde de zombies envahit les rues tandis que les habitants s’attaquent entre eux. Un groupe de survivants tente d’échapper à la mort en partant dans la forêt. C’est Les Affamés, de Robin Aubert.
Le cinéma français, lui, donne assez peu dans l’apocalypse. Le dernier film vraiment noir (et vraiment bien) dont on ait le souvenir – un souvenir de 1978… – c’est Ce répondeur ne prend pas de messages, d’Alain Cavalier. Un type au visage bandé s’enferme dans un appartement qu’il entreprend de repeindre entièrement en noir, vitres comprises.
Ce qui n’est évidemment pas sans rappeler les Rolling Stones, millésime 1966 :
I look inside myself and see my heart is black
I see my red door I must have it painted black
Maybe then I’ll fade away and not have to face the facts
It’s not easy facing up, when your whole world is black
Édouard Launet
Signes précurseurs de la fin du monde
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