L’irréparable
Il y a cinquante ans étaient détruits les pavillons Baltard. Malgré la mobilisation internationale, l’irréparable a été commis. Ces merveilles ont été remplacées par l’auvent le plus cher du monde. Ainsi va le monde et c’est à pleurer.
La danse, un point c’est tout
Instants, moments intenses de danse “pure” à la Biennale de Lyon. Saburo Teshigawara brave la Symphonie fantastique de Berlioz, Angelin Preljocaj (Gravité) surfe élégamment sur plusieurs compositeurs, François Veyrunes transporte Sisyphe heureux. (Lire l’article)
Money Monster, du dollar ou du cochon
Il en est de l’œuvre réalisée par Foster comme de certaines rencontres amoureuses : elle a tout pour plaire, mais la magie ne prend pas. Fable moderne sur la finance prédatrice, ce thriller sophistiqué, projeté dans le faux temps direct d’un live, a le mérite pourtant de mettre en scène l’obscénité de notre époque, révélée par la crise financière de 2007, quand le cash fait le show – mais on ne sait plus sur quel pied danser ici… (Lire l’article)
Crécy-la-Chapelle: rebondissement inattendu
Nouveau rebondissement dans l’affaire du vol du stégosaure en fonte du Museum d’Histoire Naturelle de Paris, retrouvé dans un ancien entrepôt de vins et spiritueux.
Grandeurs et Misères de l’hugologie
Victor Hugo étant (fort légitimement) hissé chaque année un peu plus haut au firmament des saints républicains, toute nouvelle édition des Misérables, son œuvre-phare, prend un air d’événement. Ce fut encore le cas le mois dernier avec la parution d’une deuxième édition de ce roman en Pléiade, établie par Henri Scepi. Les exégètes continuent donc de se presser autour de la bible hugolienne avec une science et un respect accrus. Et cet événement dépasse de loin le seul domaine littéraire puisque c’est une partie de l’âme de la France qui passe ainsi sous le scalpel, à un moment où la France ne sait plus très bien où elle en est, de son âme. (Lire l’article)
La planète Michelin et autres lieux remarquables
Notre visite des espaces multi-dimensionnels fait étape cette semaine à l’aire des espaces à deux dimensions. Dans un espace à deux dimensions, on se repère par deux coordonnées. Facile, me direz-vous. C’est ce que l’on fait sur une carte au trésor : deux kilomètres à l’ouest, trois au sud ; ou à la bataille navale : B4, torpilleur coulé. Rien de bien excitant ? Des mathématiciens et physiciens très sérieux se sont penchés sur la physique d’un univers à deux dimensions. Quelles particules élémentaires pourraient exister dans un tel univers ? Quelles étoiles, quelles planètes (circulaires) ? Quelle chimie ? Les physiciens qui sont allés voir y ont parfois gagné un prix Nobel. Les lois de la physique en deux dimensions sont de fait fort différentes des nôtres. (Lire l’article)
Ukraine-Pologne : dans la ville électrique
Les deux Albanais étaient plus jolis que des Italiens. On a parlé encore jusqu’à épuiser notre vocabulaire international. Et puis on a regardé nos verres et nos mains. J’ai croisé les jambes, ils ont souri, ils appréciaient. Si Marco arrivait maintenant, ça m’éviterait d’aller plus loin, je me sais beaucoup trop gourmande quand ces regards-là me frôlent. (Lire l’article)
J26 – Le déni de réalité
Le latéral du Paris Saint-Germain Serge Aurier a insulté ses coéquipiers et son entraîneur au cours d’un vidéo-chat public. Le lendemain, sa première ligne de défense fut de crier à la manipulation : la vidéo aurait été truquée. Plus tard, il a accepté les faits et présenté ses excuses. Ce qui frappe, c’est la similitude entre sa réaction initiale et celles qui sont la norme sur un terrain : le déni de réalité. On entend souvent dire que les footballeurs ne vivent pas dans la réalité. L’argent en serait la cause, qui les enfermerait dans une tour d’ivoire. Mais ne serait-ce pas tout simplement la société du spectacle qui le voudrait ? (Lire l’article)
Allemagne-Irlande du Nord : dribbler à perdre la raison
Oh Toi ! le prolétaire intact, gladiateur moderne / Qui remontes l’arène et évite le tacle / Si Tu savais comment des tribunes mon cœur / Palpite et tend vers Toi des ondes de bonheur.
Si Tu savais mes rêves quand je me fais ballon / Entre tes pieds, docile, sur ta cuisse d’Apollon / Mais Tu ne me vois pas qui grelotte d’espoir / Et jamais Tu ne lèves le regard de Ton match.
(Lire)
Les enfants de la guerre
Les photographies d’Yvonne Kerdudo sauvées le l’oubli par Pascale Laronze: un choix commenté et publié par Françoise Morvan pour les Éditions Mesures qu’elle a fondées avec André Markowicz.
Ex Machina #18: Le caillou sèche
[Ex Machina #18] Revenons sur cette histoire de fusion de concepts symétriques. Et passons, pour cela, par ce que l’on appelle une relation d’équivalence, soit une relation qui relie certains éléments d’un ensemble mathématique.
Balades et ballades
Les premières illustrations de She stoops to conquer furent publiées dans le numéro de décembre...
Live and Let Die
E pur si muove ! La Terre tourne et, mieux que Galilée, ce sont les chaînes d’info en continu qui nous le prouvent chaque premier janvier en diffusant des images des feux d’artifices successifs de Sydney, Dubaï, Paris, New York, Los Angeles (jamais celui de Bar-le-Duc, étrangement). L’humanité communie ainsi une fois par an dans les pétards, mais des pétards qui ne pètent pas tous en même temps. L’apocalypse, ce sera beaucoup mieux : le grand spectacle pyrotechnique aura lieu au même moment pour tout le monde. Quelle chanson pour accompagner la scène finale ? (Lire l’article)
Queen of the Ice Men
Au commencement était l’image, et l’image était reine. Retour sur la Reine de glace, la vraie, celle dessinée par l’illustrateur Robert Gibson Jones en 1949 en couverture du pulp magazine « Fantastic Adventures ».
Dingo moderato
Dans Aucune idée, le spectacle de Christoph Marthaler qui sera joué à Lausanne après avoir été présenté à Paris, ils ne sont que deux acteurs (plus des voix enregistrées). La dinguerie clownesque est là. La musique, la douceur et le cafard aussi.
Fin
Voyage en train, poème circulaire. Un court-métrage du cinéaste arménien Artavazd Pelechian, créateur du montage à distance, un antidote contre “la bactérie du temps qui nous consume”.
Lupa, forêt magique
Le metteur en scène polonais Krystian Lupa retrouve avec Wycinka Holzfällen, inspiré des Arbres à abattre de Thomas Bernhard, une ferveur et une rigueur dignes de ses spectacles les plus mémorables. Du théâtre de Lupa, on voudrait ne plus jamais ressortir parce qu’il touche à l’éternité et qu’il est infiniment supérieur à la vie. (Lire l’article)
Kit complet
Afin de faciliter et d’enrichir vos interviews tout en aidant vos invité-e-s, nous vous proposons...

















