Doggerland, beau comme la météo marine
Doggerland dure soixante siècles, vingt-deux ans et quarante-huit heures. Temps géologique et temps des amours humaines. Écriture de haute précision avec souffle poétique, aventure prométhéenne, rêverie insulaire : on embarque. (Lire l’article)
The Naked Director
Pop objets par excellence, les séries s’emparent de la représentation des sexualités et des corps, thématiques ô combien contemporaines. Retour sur cinq propositions aux angles variés. Et pour commencer : The Naked Director.
Haussmann, la preuve par les pleins et les vides
Paris intramuros garde encore la structure urbaine conçue par le baron, de 1853 à 1870. Une ville au réseau de voirie très compact, aux îlots répétitifs génériques. Au pavillon de l’Arsenal, en analysant systématiquement le tissu urbain haussmannien, les architectes Umberto Napolitano, Benoit Jallon et Franck Boutté démontrent que c’est un modèle efficace pour le piéton, que la densité y est acceptable et que« l’immeuble haussmannien révèle une capacité extraordinaire de résilience : spatiale, climatique, structurelle et technique ». Bref ce système, où sont bien articulés les pleins et les vides, peut se mesurer aux constructions durables contemporaines… (Lire l’article)
Les arts du possible (2)
En constituant des mondes miroirs du nôtre, les BD présentent des univers virtuels qui, sous la forme de métaphores ou de dystopies, mettent en évidence les réalités de notre quotidien ainsi que ses dérives possibles. Elles proposent ainsi une lecture permettant de comprendre que la recherche du bien-être, ou les pratiques les plus consensuelles de nos systèmes sociaux, portent en elles des risques pouvant mettre en danger le fondement même de la vie politique : la liberté. (Lire l’article)
Au bout de la Nationale 7
Les mathématiciens détestent les nombres imposés arbitrairement, et parmi eux le nombre de dimensions de l’espace : trois. Hauteur, largeur, épaisseur (ou bien : latitude, longitude, altitude). Ce diktat de trois dimensions, pas plus pas moins, est insupportable au matheux, qui va immédiatement se faire un plaisir d’imaginer autre chose. Pourquoi pas deux dimensions, ou quatre ? pourquoi pas une infinité ? Pourquoi pas, même, 3/2 ou Pi ? Et un espace à zéro dimension ? Pas très excitant, on s’y sent vite à l’étroit. Et un espace de dimension un ? Tout point y est identifié par une seule coordonnée, par exemple un nombre. C’est ce qui se passe sur la mythique Nationale 7. (Lire l’article)
Equ(it)ation
« Afin de dompter l’inflation galopante, il va falloir prescrire un remède de cheval. » C'est ce...
Quelques gestes de Haris Epaminonda
L’artiste chypriote Haris Epaminonda est une artiste-collectionneuse. Ce sont les objets et des images issus de sa collection qui ont servi de matériau premier à l’exposition Vol. XVI (comprendre, sa seizième exposition personnelle) qu’elle présente au Plateau, l’antenne parisienne du Frac Île-de-France. Epaminonda investit le Plateau comme on occupe un espace qu’on aime. S’agit-il d’une installation, d’une situation, d’un aménagement ou, simplement, d’un intérieur ? (Lire la suite)
Didier Eribon, comptes de Noël et de la nouvelle année
Après l’apnée des fêtes, les gilets jaunes descendent lentement en Une des journaux. Bon moment pour ouvrir ou rouvrir un livre paru il y a dix ans pile, Retour à Reims, de Didier Eribon. Ou aller au théâtre : la pièce adaptée du texte par Thomas Ostermeier va être jouée pour la première fois en France. (Lire l’article)
American Cars
Pied de nez supplémentaire aux défenseurs de la planète, une nouvelle marque d’automobiles vient de voir le jour aux États-Unis. Immédiatement saluée par un tweet présidentiel : Make AMERICAN CARS great again!, cette marque ne fabriquera que des hummers.
Uzès danse roule en “Jaguar”
Le clou de la 21ème édition du festival Uzès Danse fut un spectacle de la Cap-Verdienne Marlene Monteiro Freitas, en duo pour le moins sportif avec Andreas Merk : Jaguar, créé en 2015. Présenté comme une chasse, chasse à l’homme, chasse à courre ou chasse à la danse, ce spectacle bourré de références tout autant aux œuvres chorégraphiques du passé, notamment des Ballets Russes (Jeux de Debussy, L’Après-midi d’un faune de Nijinsky…) qu’à des compositeurs (Stravinsky, Schönberg, David Bowie), ou des peintres et dessinateurs (Kandinsky, Adolf Wölfli), nous plonge dans un charivari sonore, visuel et gestuel. (Lire l’article)
À poêle Landru !
Henri Désiré Landru fut un grand séducteur, un petit escroc et un auteur pas inintéressant. Cette dernière qualité reste méconnue. Il suffit pourtant de se pencher sur les carnets du tueur en série — conservés aux archives de la Préfecture de police de Paris et bizarrement peu consultés — pour s’apercevoir que cet homme avait un étonnant sens de l’humour servi par une belle plume. Dans le petit carnet noir où Landru a consigné les noms des 283 femmes qu’il a séduites durant sa « carrière » (il sera guillotiné en 1922 pour le meurtre de onze d’entre elles), on trouve quelques lignes charmantes sur les attraits de telle ou telle. (Lire l’article)
Le retro-running une nouvelle discipline
Le retro-running, ou course à reculons, sera-t-il rajouté in extremis au programme des Jeux de Tokyo ? La discipline, très populaire en Chine, connait en tout cas un succès croissant.
Serge Gainsbourg, l’amour complexe
Avant de devenir Serge Gainsbourg, Lucien Ginsburg fut pianiste de bar. Il travaillait l’été dans les station chic, en particulier au Touquet où, à la fin des années 1950, il a tenu les ivoires du Flavio, un restaurant qui, aujourd’hui encore, chérit les quelques reliques que l’homme à la tête de chou y a abandonnées derrière lui. La plus précieuse est une partition griffonnée à la hâte (un calypso) avec au dos le texte d’une chanson intitulée L’Amour complexe. En voici le début… et les suites. (Lire l’article)
Mont-de-Marsan, terra flamenca
Avec la création il y a 29 ans du festival Arte Flamenco, Mont-de-Marsan est devenue la deuxième patrie du flamenco. C’est pour les artistes un lieu de rendez-vous car ils ne font pas qu’y passer mais sont invités à y séjourner, à participer à des rencontres publiques, à y donner des stages et des master classes. La programmation équilibrée n’oublie rien des maîtres du genre tout en s’ouvrant aux nouveaux talents. Et pas des moindres. La jeune Patricia Guerrero a ébranlé le Café Cantante avec son spectacle Catedral. (Lire l’article)
Élimine 99,9% des arnaques au pourcentage!
Arrêtons-nous un instant sur ces pourcentages “presque parfaits” dont publicitaires et lobbyistes nous farcissent la tête. Un filtre à air qui élimine 99,9% des bactéries, un hébergeur informatique qui vous assure un fonctionnement fiable à 99,5%, ça en jette ! Mais les pourcentages, quand ils sont proches de 100%, nous tendent un piège. Là où cela se complique encore, c’est quand ces pourcentages concernent des tests médicaux ou à usage légal. Les implications, dans de tel cas, sont très sérieuses. (Lire l’article)
France-Allemagne : il est écrit que tout serait à l’envers
C’était hier soir donc. La France a battu l’Allemagne 2-0. Je me suis réveillé ce matin et c’était toujours vrai. Il semblerait que cela reste vrai pour toujours, cette chose qui n’arrive jamais. Les Anglais le savent, les Brésiliens le savent, les Français le savent : le football est un sport qui se joue à onze et à la fin… etc, etc. Sauf cette fois. Hier soir et ce matin encore : cette année, il est écrit que tout serait à l’envers. (Lire l’article)
Festival Paris ne finit jamais
Du 15 au 30 juin, un festival pour promouvoir la littérature hispanique avec de nombreux invités, écrivains mais aussi cinéastes, universitaires, traducteurs, éditeurs… à retrouver tous les soirs sur Internet.
Henriquet ou la confusion des genres
Oui, c’est clair, notre modernité rejoue le XVIe siècle, ce que nous confirme la lecture de Henriquet, l’homme-reine de Richard Guérineau. Après son remarqué Charly 9, d’après celui de Jean Teulé, l’auteur nous plonge dans une peinture d’Henri III qui, déclinée en trois parties, présente les grands moments de son règne, de son couronnement en 1575 à sa mort en 1589. Insistant parfois sur des aspects anecdotiques et ne reculant pas devant les outrances, ce récit ne manquera pas de faire tiquer l’historien sourcilleux qui chercherait là une stricte biographie. (Lire l’article)

















