La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Une famille vraiment hantée
| 13 Jan 2019

#guide

 

De loin, cela ressemble à une bonne vieille série d’épouvante. De près, c’est une plongée fracassante dans des traumas d’une famille dont les rejetons sombrent dans la drogue, la dépression ou se mettent à ériger des remparts d’acier autour d’eux. C’est un savant mélange de Six Feet Under et de ce film glaçant qu’est Burnt Offerings (Dan Curtis, 1976). The Haunting of Hill House innove assurément, en particulier dans son sixième épisode (sur dix) qui est essentiellement tourné en plan-séquence. En un long mouvement fluide, la caméra s’affranchit du temps et de l’espace, nous emmenant d’une chapelle de pompes funèbres en Californie à une maison hantée de la côte Est, dévoilant à la fois les racines et les fleurs, les causes (supposées) et les effets. On en reste comme deux ronds de flanc. Tremblotant naturellement. 

Édouard Launet
Guide

The Haunting of Hill House, de Mike Flanagan, sur Netflix

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10 – Pour lendemains de cuite

Mal écrites, mal jouées, mal réalisées: ce sont les séries nanars. Il faut en voir quelques-unes pour mieux apprécier les autres. On ne va pas nécessairement jusqu’au bout de la première saison, ni même du premier épisode parfois, mais il est possible d’y prendre un plaisir pervers un lendemain de cuite…

9 – Dystopies

Il reste peu de monde pour prédire que l’avenir sera rose puisqu’il risque fort d’être chaud, affamé, effondré, triste, électroniquement surveillé et populiste. Ceci étant posé, il est utile de savoir précisément à quoi s’attendre. Les séries dystopiques nous y aident.

8 – Professionnels de la profession

Certaines professions sont surreprésentées dans les séries: avocat, médecin, homme et femme politique et bien sûr policier (on croise aussi moult tueurs en série mais cette occupation peut difficilement passer pour un métier). Ces professionnels ont en commun de côtoyer beaucoup de monde, de passer sans cesse d’une affaire à l’autre et d’être aux prises avec une large palette des maux de la société.

7 – Humour en format court

Les sitcoms, pour comique de situation, ne laissent guère aux dites situations le temps de se développer, ni aux intrigues celui de prendre de l’épaisseur. Tout ou presque est dans des dialogues à la mitraillette. Est-ce pour autant un genre mineur dans le monde des séries?

6 – Exercices de style part III

Après le cinéma, certaines séries se sont laissé aller aux joies du jump cut, du montage-son sophistiqué, des ellipses narratives et de quantité d’autres techniques, que l’on ne verra certes pas dans “Dallas” ni même dans “Downton Abbey”.