Traduire les Cantos de Ezra Pound
La maison d’édition madrilène Sexto Piso a publié récemment une nouvelle traduction en espagnol des Cantos de Ezra Pound. Entretien avec le traducteur, Jan de Jager, qui revient sur les raisons de cette nouvelle traduction, sur ses propres choix en tant que traducteur, et sur ce qui constitue l’élan poétique des Cantos.
Descartes à la plage
Ah, les plaisirs de la plage ! Vous étiez en train de jouer entre copains au beach volley quand la combinaison d’une passe puissante mais maladroite et d’une bourrasque soudaine fait voler le ballon dans l’eau, à quelque distance du rivage. L’émulation s’empare des deux équipes : celle qui récupèrera le ballon aura le prochain service, à moins d’ailleurs que la partie ne se transforme en match de water-polo. En tout cas c’est clair : il faut aller récupérer ce ballon avant les autres ! Les capitaines des deux équipes s’élancent. Alice, pour les Bleus, est fluette mais rapide à la course. Basile, pour les rouges, est lourd mais nage comme un dauphin. Lequel des deux arrivera le premier au ballon ? (Lire l’article)
La machine à traduire
Vous souvenez-vous de l’arrivée du couteau électrique SEB sur la table familiale les soirs de gigot ? Du walkman ? Du Minitel ? Du magnétoscope VHS ? De la machine à traduire ?
Barouf pour nibe !
Je ne sais plus pourquoi je m’étais mis en tête de traduire la pièce de Shakespeare Much Ado About Nothing, mais je me suis plongé dans ce travail avec le plus grand bonheur. Je m’étais souvent demandé comment le fils de Victor Hugo, François-Victor, avait pu avoir le courage et l’énergie de traduire toutes les pièces de Shakespeare, il y en a tout de même environ trente-cinq. Mais en fait, au-delà du travail lui-même et des heures passées à son bureau, j’ai touché du doigt l’endroit exact où il avait puisé son énergie pour accomplir cette immense tâche. (Lire l’article)
Ex Machina #17: Symétrie m’était contée
[Ex Machina #17] Où l’on retrouve Evariste Galois sur une piste particulièrement prometteuse… « Votre treillis de concepts subjectifs ne contient aucune symétrie et n’a en fait pas besoin d’être explicitement calculé pour exister; pour vous, il est pourtant la seule chose qui existe ».
Courte déclaration
Alors que la flamme olympique se rapproche de la capitale et que les discussions post législatives...
Une autre vie
Supposons que la date et l’heure de la fin du monde soit connue et qu’il n’y ait plus rien d’autre à faire que de s’y préparer. Dès lors, la grande question serait : avec qui vais-je passer mes ultimes minutes ? Avec ma chère épouse ou mon cher époux ? Avec mes enfants, s’ils ne préfèrent une fête entre copains ? Avec mon chat, mon chien, mon poisson rouge, mon iPhone ? Avec personne, puisque dans le fond chacun vit seul et meurt seul ? Ou avec une ou un ami(e) ayant assez d’humour pour transformer ces derniers instants en vaste blague. Ce type d’individu ne court pas les rues. À quoi ressemble-t-il ? À Deborah Mitford, alias la duchesse de Devonshire ? À Richard Gere ? À Alain Robbe-Grillet ? Et Alain Barrière, dans tout ça ? (Lire l’article)
Traité de savoir-rire
Émission radio en direct au Cloître des Carmes : l’atmosphère renvoie aux années 1970 ; ça clope –des gitanes–, ça bricole –un tourne disque pour envoyer le générique–, ça enchaîne mais ça cafouille, on n’est pas chez des pros. Sur le fil de la dérision, Rumeur et petits jours, le spectacle de Raoul Collectif, puise aussi dans l’héritage politique ou philosophique de cette période. Le nom de leur compagnie fait référence à Raoul Vaneigem, l’une des figures de l’Internationale situationniste, auteur d’un Traité de savoir-vivre à l’usage des jeunes générations. Sous sa forme foutraque, Rumeur et petits jours poursuit aussi des obsessions de fond : de la remise en cause du néolibéralisme à la pensée magique des Indiens Huicholes du Mexique. Sans oublier la poésie. (Lire l’article)
La guerre franco-prussienne comme si vous y étiez
À son arrivée à Paris la famille Urrabieta s’installe rue Blanche. Fasciné par la ville, Daniel...
Et vous trouvez ça drôle ?
36e Assises de la traduction littéraire à Arles, sur le thème : l’humour en traduction. Au programme, des conférences, des lectures, des débats, des ateliers, des spectacles et des conversations. “Et vous trouvez ça drôle ?”
Clap de fin
Depuis la création, il y a plus de 50 ans, des diaboliques Havaianas, Ybert Acouzy s’est battu avec énergie et une grande partie de sa fortune pour faire interdire cette invention dont “le bruit rend fou”.
L’AENA ou comment défendre la bibliodiversité
200 maisons d’édition ont leur siège en Nouvelle Aquitaine. Pour défendre la bibliodiversité, une cinquantaine d’entre elles se sont regroupées en 2020 en une association. Esther Merino, qui a repris en 2019 les éditions Les Monédières à Limoges, revient sur le sens de leur action.
Tous les campements du monde
Parallèlement à une exposition consacrée aux architectes universalistes portugais, la Cité de l’architecture parisienne présente Habiter le campement. Pour effectuer cet état des lieux du “monde global des camps”, une savante collecte de 14 000 photographies de photojournalistes a été menée. Ont été identifiées six manières d’habiter : les nomades, les voyageurs, les infortunés, les exilés, les conquérants et les contestataires. Un panorama mondial des habitats éphémères, des yourtes nomades aux cahutes d’urgence, des bivouacs de voyageurs aux logistiques militaires, des centres de rétentions aux tentes des contestataires. Cette exposition n’est pas seulement un listing complet, esthétique ou tragique, des campements, elle nous incite à observer. (Lire l’article)
Jérôme Baschet pour un gouvernement victime d’hyperactivisme frénétique et d’étouffement présentiste
Parce qu’une “sortie du présentisme” est possible, parce que “sortir du présentisme, c’est aussi et avant tout rouvrir le futur”, nous recommandons l’ingurgitation par tous les adhérents à La République en Marche ainsi qu’à ceux qui, d’une façon ou d’une autre, s’y sont frottés, l’ingestion complète de l’ouvrage de Jérôme Baschet, Défaire la tyrannie du présent. Temporalités émergentes et futurs inédits, qui, nous l’espérons, pourra percer une brèche, fût-elle modeste, fût-elle lointaine, dans notre avenir un peu bouché. (Lire l’article)
Eugène Atget en zones libres
Dans son livre « Eugène Atget. La photographie des hommes libres » (éditions LOCO), Yannick Le Marec éclaire la dimension politique du travail réalisé par le photographe auprès des chiffonniers des « zones » en périphérie de Paris, à la veille de la Première Guerre mondiale.
Nouvelle vague
C’est une nouvelle vague d’une toute autre nature et de très grande ampleur qui nous attend en fin d’année. Il serait de plus en plus question d’imposer une “distanciation sociale” entre conjoints pendant une période indéterminée.
Le projet Soubirous 2020
Grâce à la technique de l’hologramme, la ville de Lourdes s’apprêtait à revivre une fois par an, au mois de février, l’apparition de la vierge. Le projet était lancé et plutôt en bonne voie, mais des rumeurs ont mis fin à la vague d’enthousiasme qu’il avait soulevée.
La conteuse aux pieds nus
« Une nuit à travers la neige » est adaptée de « L’Homme qui rit » de Victor Hugo par Ariane Pawin. Du conte, du théâtre-récit, du mime, de la peinture aussi grâce aux lumière de Marien Tillet. Et une petite forme qui n’a rien de mineure.


















