La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Chroniques
Le Divan © Freud Museum London
Le coin des traîtres, Traduction

Je suis une serial…

Ah mais, parce que moi, vous comprenez, on me dit: vous le trahissez, ou tu le trahis, c’est de la trahison, c’est vrai, on peut dire que je le trahis, mais au fond, moi, je ne veux pas, je ne veux pas le trahir, ce n’est pas mon intention, parce que trahir, c’est déjà trop, c’est en faire trop, je reste à ma place, moi, si je le trahis, ce n’est pas volontaire, rien à voir avec la bonne vraie trahison, la vieille grande trahison. Pas de génie qui ne trahisse, alors, trahison, hein, trahison!

Mot à mot

Cookies

Il fait froid, Noël approche : tous aux fourneaux sur Internet ! Et qui trouve-t-on, je vous le demande, sur les sites d’achat — même si on ne veut rien acheter — ou sur les sites d’information, qui trouve-t-on là, à nous attendre, avec leur petite gueule enfarinée ? Les cookies !!!
Las putas insistimos en que los políticos no son nuestros hijos
Le coin des traîtres, Traduction

Hijo de puta

Il y a quelques années, des pancartes ont fait leur apparition dans des manifestations organisées en Espagne, demandant à ce que l’on cesse d’attribuer à des prostituées la maternité des pires salauds de la terre, plus particulièrement celle des hommes politiques. La traduction de l’argot, des insultes, des grossièretés nous invite aussi à réfléchir au sens des mots, à leur emploi, aux sous-entendus véhiculés, à ce qu’ils disent de la société qui les galvaude ou les bannit. Alors comment traduire « hijo de puta » ?  (Lire l’article)

Tex Avery, The Counterfait Cat
Chroniques avéryennes, Écrans

The Counterfeit Cat

Ce n’est pas le nonsense surréaliste qui fait rire chez Avery, c’est la logique imparable qui se cache derrière. The Counterfeit Cat est sans doute le plus bel exemple de sémiophysique avéryenne, et d’une complexité logique parfaitement maîtrisée. 
Le coin des traîtres, Traduction

So fraîche

“Allez, on y va mon pote, ça va te plaire, tu verras, les filles elles sont fraîches !” lance-t-il à son interlocuteur, sur son téléphone portable. “Fraîches” ? Il fut une époque – celle où “fraîche” s’écrivait systématiquement avec un accent circonflexe – où les filles attiraient les hommes parce qu’elles étaient “chaudes”. Autres temps, autres mœurs ? Ou autres temps, autres mots ? La traduction se loge partout. (Lire l’article)