Les découvertes d’Atlantide
Une cinquantaine d'écrivains du monde entier, quatre-vingt dix rencontres: du 2 au 5 mars, le festival Atlantide de Nantes fête sa onzième édition et permet de découvrir de nombreux auteurs peu connus.
12 – L’éros des héros
Les bonnes séries sont de formidables fabriques de héros. D’épisode en épisode, d’aventure en aventure, on finit par tout connaître d’eux. Ces êtres chimériques sont de parfaits compagnons, presque des amis, même si l’on sait que ce ne sont que des marionnettes dont les fils sont tenus par des armées de scénaristes.
Fin de banlieue(s), une archive sentimentale
La peintre et plasticienne Isabelle Massenet présente un travail rigoureux et sensible sur nos banlieues en voie d’effacement par les travaux du Grand Paris. Ses gouaches sont exposées à l’écomusée du grand Orly Seine Bièvre de Fresnes jusqu’au 24 septembre.
Photographier les Merveilles
Que peut faire un photographe confiné si ce n'est plonger dans son passé pour y chercher ce qui peut se regarder de nouveau ? Ainsi, ce reportage de 1969 dans la vallée des Merveilles.
Le Ver à Soie fête ses dix ans
La maison indépendante fondée par Virginie Symaniec célébrera ses dix années d’édition les 24, 25 et 26 mars à la boutique éphémère du 19, rue de la Mare dans le vingtième arrondissement de Paris.
Robert Delaunay aux sources du pop
Pascal Rousseau publie chez Hazan un ouvrage de 300 pages, richement illustré : Robert Delaunay, L’Invention du pop. Et rend hommage à l'originalité d'un précurseur passionnément moderne.
“Un territoire, c’est ce que tu peux partager”
“La mort, notamment en mer et dans l’océan. Personne n’en parle. En Europe, c’est un sujet qui n’existe pas.” Écrivaine engagée dans la solidarité avec les réfugiés, Marie Cosnay en parle.
Chez Alain Mabanckou, la mort s’invite
Dans "Le commerce des allongés", Alain Mabanckou raconte l’histoire extraordinaire d’un jeune homme qui vient de mourir, qui ressuscite et qui part se venger. Il était en octobre dernier invité à la Quincave à Paris pour parler de son livre.
Annie Le Brun, ou l’art de la résistance
Il reste bien peu de vrais rebelles dans ce monde sans horizon et sans boussole, mais Annie Le Brun en fait assurément partie. Chacun de ses livres est un pavé dans la mare de la crétinisation ambiante, et son tout dernier, Ce qui n’a pas de prix (Stock), est à ce titre une lecture particulièrement jubilatoire, un manifeste contre l’enlaidissement du monde qui sévit depuis les années 90 et résulte de la collusion de l’art et de l’argent orchestrée en particulier par les industries du luxe. Cet “art des vainqueurs” se nourrit en effet de sidération, de gigantisme et de vide esthétique et, face à ce matraquage, il est urgent de réagir, affirme l’auteur... (Lire l'article)
Poisson d’avril
À force de jouer des sonates de Scarlatti, on finit par être capable d'en écrire. Trois grands interprètes ont ainsi laissé de “vraies fausses” sonates : un Caprice à la Scarlatti du pianiste polonais (et Premier ministre en 1919) Ignace Paderewski, une superbe sonate por el señor Escarlate du claveciniste colombien Rafael Puyana... Scott Ross s'est quant à lui offert, lors de la diffusion de son intégrale Scarlatti sur France Musique, le 1er avril 1985, il y a 31 ans exactement, un poisson d'avril scarlattien : une magnifique sonate que l'auteur de ces lignes est allé pêcher dans les archives de l'INA, et qui dévoile un Scott Ross plus scarlattien que Scarlatti... (Lire l'article)
“Le théâtre, ça se lit aussi” Entretien avec Pierre Banos
Les éditions Théâtrales ont fêté l'année dernière leurs quarante ans. Pierre Banos, directeur de la maison, revient sur les difficultés du secteur, sur ses choix éditoriaux et sur les évolutions de l'écriture dramatique.
Bror Gunnar Jansson, gentleman bricoleur
Gentleman bluesman, bricoleur ingénieux, mais aussi homme orchestre, Bror Gunnar Jansson est l'un des rares musiciens suédois à s'être fait connaître au-delà du pont de Malmö. Rien que le nom est une énigme : Bror pour frère, comme le fameux compagnon de Robin des Bois, puis “Gugges”, soit le diminutif de Gunnar en suédois, et enfin “Enmanna”, signifiant One Man Band. Tout cela dans un seul personnage. Un an après avoir enregistré son deuxième album Moan Snake Moan, le dandy de 28 ans est en concert ce mois-ci en France. (Lire la suite)
Luc Bondy, mort d’un maître amoureux
De tous les amours de Luc Bondy, celui des acteurs était le plus remarquable. Séducteur, il avait dans la vie une attention en mouvement perpétuel, prompt à passer d'un sujet ou d'un interlocuteur à l'autre. Dans la salle de répétition, il était l'inverse, soudain capable d'extrême concentration, joignant le geste à la parole pour monter sur le plateau, saisir un bras, entourer une épaule, et donner au comédien la sensation d'être à cette seconde la personne la plus importante au monde, objet exclusif du désir de son metteur en scène. Luc Bondy est mort hier. Pour Paris et pour le théâtre européen, la perte est rude. (Lire la suite)
Monument au mort
Le puissant mutant Wolverine, devenu l’ombre de lui-même, refugié à la frontière mexicaine et chargé d’un Docteur Xavier gâteux, reprend du service pour une ultime mission : protéger une enfant prodige qui semble avoir hérité de ses pouvoirs. Singulier opus, à nul autre pareil dans la saga X-men. Bienvenue dans un film âpre, sobre, rugueux, qui mêle les ruines du western, du thriller et du road-movie dans la même poussière crépusculaire. (Lire l'article)
Catherine Peillon, révélations
Catherine Peillon s'amuse à prêter une signification aux choses les plus insignifiantes. Une vingtaine de ses photos est exposée à la galerie Ici-Même.
Foujita, moderne à Maillol
Un peintre japonais à Paris, ce n’est pas commun en ce début du XXe siècle. D’ailleurs, en homme d’image résolument moderne, Foujita aime se mettre en scène en photos, en autoportraits. À coup sûr, il serait aujourd’hui tout en selfies sur Instagram. C’est lui autant que ses toiles que le musée Maillol à Paris expose jusqu’au 15 juillet, à l’occasion des cinquante ans de sa disparition. Un artiste pluriel, voyageur francophile, dont le talent autant que la personnalité s’épanouissent au contact des Années folles parisiennes. (Lire l'article)
Famille, humour et patrimoine
Dans la série danoise Les Héritiers diffusée sur Arte, il est bien sûr question d’argent, de pas mal d’argent : un manoir de belle taille avec terres, et les œuvres de Veronika Grønnengaard, artiste contemporaine cotée au plus haut. Mais quand on parle d’argent, surtout en famille, on parle toujours d’autre chose.


















