Into the pool
Une piscine, un paysage presque vide avec la mer en ligne de fond. Dans Into the pool, le cinéaste Julien Devaux se jette à l’eau, au propre comme au figuré. Et rend hommage avec humour à l’artiste néerlandais Bas Jan Ader.
Le virus des objets
Martine Bedin et Claude Eveno se sont rencontrés en 2000, ont beaucoup correspondu. Au fil de leur amitié, à travers textes et lettres, ils retracent leurs souvenirs respectifs, leurs initiations croisées, leurs constats actuels. Se répondent leurs relations aux lieux, à l’espace, aux voyages, aux maisons, à l’art, à l’architecture, à la photographie… Au design finalement, dans Objets, nos amis. Une conversation, un livre où ils dressent un état du monde des choses subjectif, joyeux et désenchanté. (Lire le guide)
La Cerisaie, grand format et chemins de traverse
Grand décor, grande actrice -Isabelle Huppert dans le rôle de Lioubov- échappées baroques, la mise en scène de la pièce de Tchekhov par Tiago Rodrigues ne manque pas d’idées tout en restant (trop ?) sage.
L’Ire des marges
Fondatrice des éditions L’Ire des marges à Bordeaux, Bérengère Pont revient sur dix ans d’engagement, de colère et de convictions. Et sur un catalogue riche d’une quarantaine de titres, entre fictions, textes politiques et critiques littéraires.
Gilles Pétel, théâtre et nuit
En phrases courtes, sans une virgule, le voyage au bout de la nuit d’une jeune femme plantée un...
Henriquet ou la confusion des genres
Oui, c’est clair, notre modernité rejoue le XVIe siècle, ce que nous confirme la lecture de Henriquet, l’homme-reine de Richard Guérineau. Après son remarqué Charly 9, d’après celui de Jean Teulé, l’auteur nous plonge dans une peinture d’Henri III qui, déclinée en trois parties, présente les grands moments de son règne, de son couronnement en 1575 à sa mort en 1589. Insistant parfois sur des aspects anecdotiques et ne reculant pas devant les outrances, ce récit ne manquera pas de faire tiquer l’historien sourcilleux qui chercherait là une stricte biographie. (Lire l’article)
Françon, Marivaux, vertige de l’amour
On est d’abord surpris. Où est passée la belle langue dix-huitième ? Pourquoi ces passages dits en apnée de façon monocorde ? Pourtant, sur un fil tendu, le pari est gagné.
Picadors, matadors, rétiaires et mirlitons
Difficile quand on est né à Madrid, que l’on a passé une partie de son enfance à Pinto et que...
1839, une révolution révélée
Les éditions Macula publient la somme de Steffen Siegel sur l’invention de la photographie par Daguerre et Talbot, passionnante anthologie de textes de l’époque aux résonances étonnamment modernes.
Ettore Sottsass, émaux, émois
Le maestro italien a créé à toutes les échelles, entre art et design, pour “parler de la vie”. À l’Institut cultuel italien à Paris, on peut découvrir Smalti, ses joyaux assez méconnus en émail, de 1958, présentés par les collectionneurs Fulvio et Napoleone Ferrari. Des petits totems qui nous émeuvent comme des grands. Pour poursuivre la conversation avec Sottsass, ce parleur. Qui est aussi présent à la biennale d’architecture d’Orléans, avec sa série d’armoires Superbox et ses photographies de désert. (Lire l’article)
Banksy vs Marcel : un siècle de retard sur l’art en morceaux (2)
En s’en prenant physiquement à l’œuvre elle-même, Duchamp dit à la fois que la destruction du Beau doit avoir une effectivité matérielle et qu’il s’agit néanmoins d’une « figuration du possible », où la destruction est donc elle-même figurée et devient objet de la création. Sous un rapport fondamental, qui se distingue de l’acte destructif délibérément accompli – celui du vandale ou de Banksy, par exemple –, le ready-made interroge l’origine de la destruction. (Lire l’article)
La danse, un point c’est tout
Instants, moments intenses de danse “pure” à la Biennale de Lyon. Saburo Teshigawara brave la Symphonie fantastique de Berlioz, Angelin Preljocaj (Gravité) surfe élégamment sur plusieurs compositeurs, François Veyrunes transporte Sisyphe heureux. (Lire l’article)
Co, le monde est “co”
De coworking à covoiturage, le préfixe “co” gagne du terrain. Illustration au Pavillon de l’Arsenal à Paris avec l’exposition Co-urbanisme. Quinze projets, de Notre Atelier commun à Rennes aux Ateliers inter-services à Lille, qui riment avec collaboratif. (Lire la suite)
Cyrano de Bergerac pour nos responsables politiques au verbe bas
L’insulte en politique est une arme banale mais redoutable. La manier avec habileté et brio permet dans bien des cas de prendre l’avantage, de pousser l’adversaire à la faute, de porter l’estocade. Chères et chers compatriotes, n’allons pas jusqu’à exiger l’usage de l’alexandrin dans le débat politique, mais demandons au moins à nos candidats un peu d’agilité verbale. Un peu d’esprit (cyranesque), aussi. (Lire l’article)
Les soupirs de Diderot
Diderot avait bien des raisons de s’intéresser à la musique, ne serait-ce que pour faire travailler sa fille Marie-Angélique : “Si je reste à la maison, je fais répéter à l’enfant ses leçons de clavecin. Les jolis doigts qu’elle aura ! et de l’aisance, et de la mollesse et des grâces !” Mais avec le clavecin, et avec Scarlatti, les sentiments se brouillent vite. Dans son Journal, à la date du 15 septembre 1760, il entend dans un salon une jeune fille tentant de déchiffrer une sonate de Scarlatti. La musique elle-même semble le laisser indifférent ; ce qui trouble Diderot, c’est le décalage entre la musique et son interprète, “un ange” dont les grâces et l’innocence le fascinent. (Lire l’article)
Indépendances solidaires
Le choc de la pandémie et des confinements a fait naître des envies de solutions alternatives pour assurer une meilleure diffusion aux petits éditeurs. En voici deux exemples.
Nathalie Béasse en forêt habitée
Ils sont quatre qui tirent les ficelles aux quatre coins d’une immense bâche noire, comme s’ils jouaient à y faire rebondir un pantin qui n’existe pas. Cette longue séquence, qui ouvre Le bruit des arbres qui tombent, le spectacle que Nathalie Béasse présente au théâtre de la Bastille, est la première d’une série d’images énigmatiques dont le sens importe moins que la sensation qu’elles provoquent, chez les spectateurs comme chez les acteurs. (Lire l’article)
Les Hivernales, entre heures sup et licenciement
Alors qu’Emmanuel Serafini, directeur du Centre de développement chorégraphique d’Avignon, organisateur de la manifestation, vient d’être licencié, la 38è édition des Hivernales aborde justement le thème du travail, de ses enjeux futurs, de ses effets directs sur les corps, pour certains épuisés.


















