La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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Critiques
Los Cantos de Ezra Pound - Nueva traducción de Jan de Jager
Le coin des traîtres, Livres, Traduction

Traduire les Cantos de Ezra Pound

La maison d'édition madrilène Sexto Piso a publié récemment une nouvelle traduction en espagnol des Cantos de Ezra Pound. Entretien avec le traducteur, Jan de Jager, qui revient sur les raisons de cette nouvelle traduction, sur ses propres choix en tant que traducteur, et sur ce qui constitue l'élan poétique des Cantos.
Branka Katic - Novine - The Paper
Écrans, Séries

The Paper, l’Adriatique noire

Netflix le dit, The Paper (Novine) est la première série slave. Si l’on excepte toutefois l’indigeste The Teach polonais sur Canal+, qui ne raflera pas le prix du scénario. Mais The Paper, dont la saison 2 vient d’arriver est certainement la première série croate et la seule à être diffusée dans 190 pays. En faisant un tabac en Amérique latine. Peu ou pas de critiques en France à ce jour où l’œil se porte vers l’ouest, toujours : dommage, The Paper a les qualités des vrais romans noirs, atmosphère, personnages, envers du décor, plus un rien de baroque. (Lire la suite)

Danse

Montpellier Danse : Actions

Alors que beaucoup s’ingénient à faire des théâtres des lieux de divertissement, Steven Cohen et Antonio Canales ont volé les théâtres pour les transformer respectivement en temple et en café cantante de Séville. Les deux arrachent la scène et ont donné le ton de la 37édition du festival Montpellier Danse. Reprendre les théâtres pour en faire des sanctuaires non pas dédiés à une quelconque puissance divine mais à des rituels personnels. (Lire l'article)

Théâtre

Le labo Dromesko

À qui n’a jamais assisté à un spectacle de la compagnie Dromesko, il ne faudrait rien dire sinon d’aller y voir, et pour les Parisiens ça tombe plutôt bien : la dernière création, Le jour du grand jour, est actuellement à l’affiche du Montfort avant d’être à celle du 104 en février. C’est parfois drôle, souvent émouvant, toujours juste. Chacune des scènes s’apparente au développement d’une photo. L’image reste longtemps dans le bain, car le temps de Dromesko prend son temps. Ce mélange de burlesque et de poésie fait monter progressivement chez le spectateur un mélange d’émotions dont il se demande laquelle est la bonne. La chute est rarement celle que l’on avait anticipée. Donc voilà, allez-y, vous ne le regretterez pas. (Lire la suite)

Marie B. Schneider, Dans l'air, le fond, 2013, photographie, dim variables © Marie B Schneider
Arts plastiques, Expo

Faire salon

Changement de direction au Salon de Montrouge. Ami Barak, le nouveau commissaire, déclare son intérêt pour “le concept de scène émergente” et le traduit dans la scénographie de cette 61ème édition qui entretisse les travaux exposés. Deux conséquences à cela : l’œuvre survient avant le nom qui l’accompagne ; mais surtout, des airs de famille apparaissent, qui rassemblent des œuvres dont on découvre avec surprise qu’elles ne sont pas de la même main. À mesure qu’on avance dans le parcours, celui-ci s’enrichit rétrospectivement : un type de forme revient, un nom déjà aperçu fait retour… Ce qui permet de relever, chez des artistes d’une même génération, des points de cristallisation communs. (Lire l'article)

Pierre Patrolin, J'ai décidé d'arrêter d'écrire, P.O.L., 2018
Livres

Patrolin : J’ai décidé d’arrêter d’écrire

On ne se méfie jamais assez des écrivains à la langue fluide. C’est beaucoup de travail ingrat. Ainsi Patrolin, l’auteur, décide-t-il de cesser. Vivre le monde, sans se balader avec des trucs notés sur des facturettes, des courriers du gaz, la marge du journal, avec cette ambition, mettre en mot l’instant, le bruissement des feuilles, l’idée traversante, la rue. Laisser vivre le monde. J’ai décidé d’arrêter d’écrire serait donc l’histoire d’une désintoxication. Il y a double bind romanesque : l’écrivain se tait, tandis que le narrateur rapporte le détail du renoncement. Mais ils ne font qu'un. (Lire l'article)

Leonard de Vinci - Profil de femme grotesque
Courrier du corps

Cyprien : vieillir n’est pas son genre

Un propriétaire de corps nous écrit. Enfin, pas qu'à nous. C'est le célébrissime Cyprien. Et comme nous sommes judéo-chrétiens, il se plaint, prétérition aidant. Parler de son corps, faire parler son corps, c'est à peu près la seule activité des vlogueurs, même déguisée en autre chose. Il y a quelques mois, la Youtubeuse Natoo avait donné la parole à ses seins ou ses fesses. Le dialogue était positif puisque son corps, après l'avoir gentiment bitchée, la remerciait de s'être acceptée avec ses petits défauts. Chez Cyprien, c'est plus vindicatif. On apprend qu'il a les poils de la barbe et des sourcils plantés n'importe comment, qu'il est myope d'un œil et hypermétrope de l'autre, qu'il “transpire comme un gros porc”, qu'il prend du gras sur les hanches et les cuisses “comme une femme”. Par conséquent, il s'épile et fait un régime. Last but not least, il semble commencer à perdre ses cheveux. (Lire la suite)

Photo - Arno Bertina, Faire la vie, éditions Sometimes, 2020
Livres, Photographie

Faire la vie

Dans Faire la vie, carnet de notes et  livre de photos, Arno Bertina revient sur ses séjours au Congo et la gestation de L'Âge de la première passe, son ouvrage paru en début d'année. Des images sans artifices, au cœur de son questionnement d'écrivain. 
Livres, Ordonnances littéraires

Horoscope littéraire de la rentrée

En cette rentrée 2018, la revue délibéré et le service de médecine littéraire qu’elle héberge ont décidé de fournir aux lecteurs exigeants un horoscope digne de ce nom, un horoscope littéraire pour commencer d’un pied serein et assuré l’année, des livres plein les poches. Douze signes astrologiques, douze livres recommandés, tous choisis au sein de la pléthorique rentrée littéraire 2018. Car il ne s’agit pas de lire n’importe quoi, il s’agit de lire ce qui vous convient : le capricorne n’a pas les mêmes besoins de lecture que le lion, le sagittaire que la balance, cela tombe sous le sens mais cela, trop souvent, on l'oublie. (Lire l'horoscope complet)

Design, Expo

Tout le talent de Tallon

 Du rouge, du noir, du blanc, de l'arrondi et de l'effilé, une montre Lip et le TGV, un téléviseur portatif et un escalier hélicoïdal, des cuillères et des machines à écrire Japy, la chaise WIMPY, le premier fastfood américain en France, et la maquette de la revue Art Press... Toutes ces réalisations, à petites et grandes échelles, racontent particulièrement les années 50 à 80. Elles dressent surtout le portrait de Roger Tallon (1929-2011), ingénieur et créateur industriel, qui a su imposer le mot “design” en France. Le musée des Arts décoratifs parisien lui rend hommage. (Lire l'article)