Si tu ne viens pas au théâtre, le théâtre ira à toi
Une pièce jouée en direct depuis l'Argentine pour des spectateurs connectés via Internet : dans Un problema de distancia de Sebastián Villar Rojas, un écran peut en cacher un autre...
Loin des courants de son temps
Nous terminerons notre série d’articles consacrés à Heinrich Kley par une dernière sélection de...
Aurillac, fin de saison
Le festival de théâtre de rue d'Aurillac s'est achevé le 25 août. Aux manettes depuis 1994, Jean-Marie Songy a annoncé son départ. Une décision sans surprise mais qui laisse un sacré vide. Sous son égide, le festival est à la fois devenu un phénomène de masse et le principal lieu de création du genre. Rien de crépusculaire pour autant dans cette dernière édition. Clins d'œil historiques, projections vers l'avenir, diversité des formes : le directeur sortant a déployé sur l'affiche du festival 2018 l'éventail de ses goûts. (Lire l'article)
Álvaro Enrigue, pour les joueurs et fans de tennis déprimés
Aux joueur et spectateurs de tennis abattus par les scandales de dopage et de matchs truqués, il convient de prescrire la lecture de l’ouvrage du Mexicain Álvaro Enrigue, Mort subite, récemment publié en France aux éditions Buchet-Castel et traduit en français par Serge Mestre. Il y est question d’un curieux match de tennis opposant, le 4 octobre 1599, un poète espagnol à un jeune artiste de Rome : Francisco de Quevedo et Le Caravage, excusez du peu, assommés l’un comme l’autre par une gueule de bois monstrueuse qui ne les empêchera pas de jouer leurs trois sets. Quevedo à Rome face au Caravage ? Parfaitement.
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“Mes personnages sont le réceptacle d’une misogynie féroce”
L'auteur de Haine revient longuement sur la genèse des deux monstres qui cohabitent dans son roman.
Lupa, forêt magique
Le metteur en scène polonais Krystian Lupa retrouve avec Wycinka Holzfällen, inspiré des Arbres à abattre de Thomas Bernhard, une ferveur et une rigueur dignes de ses spectacles les plus mémorables. Du théâtre de Lupa, on voudrait ne plus jamais ressortir parce qu'il touche à l'éternité et qu'il est infiniment supérieur à la vie. (Lire l'article)
La Comédie des Erreurs
Edwin Austin Abbey accepte finalement la proposition de Harper’s d’illustrer les comédies de...
Scripts plastiques
“Pictures seemed not to know how to behave” à la galerie Jérôme Pauchant : une galerie qui ne se contente pas d’être l’intouchable et immuable contenant des œuvres mais qui assume son caractère d’espace plastique ; une exposition qui n’est pas une simple juxtaposition d’objets déliés les uns des autres, mais qui s’est élaborée comme une “zone d’activité”, selon les mots de l’artiste qui y présente son travail, Quentin Lefranc. (...)
Massinissa Selmani makes it visible
Blindées de leur complétude, les images de presse affirment un état du monde, une situation significative et immédiatement lisible. En reprenant des images existantes, Massinissa Selmani isole certains détails qui tiraient leur sens d’être intégrés à une scène plus vaste. Ou bien il adjointe des fragments qui menaient jusqu’alors des existences distinctes. Ou encore, il superpose une feuille de calque sur une photographie en retrace certains éléments avec un léger décalé. Massinissa Selmani donne à voir ce que les affirmations des images complètes occultent : l’absurdité d’un geste, le désœuvrement, le bizarre. (Lire l'article)
Traduire le flamenco
"Performer le flamenco traduit: danse, chant, et musique": un colloque consacré à la traduction du flamenco.
Pour une nouvelle architecture
Grand lecteur d’Alain Robbe-Grillet, l’architecte Philippe Rahm l’a rencontré en 2006 après lui avoir commandé des textes pour accompagner son installation “Météorologie d’intérieur” (Canadian Centre for Architecture, 2006).
Georges Monti, ou l’indépendance à l’épreuve du Temps
Fondateur en 1981 des éditions Le Temps qu'il fait (700 livres au catalogue), Georges Monti revient, sans illusion et sans amertume, sur les quarante ans de sa maison et son combat permanent pour l'indépendance.
The End
Nous ne sommes vraiment pas prêts pour la fin du monde. L’effondrement pourrait-il patienter un peu, au moins jusqu’à ce que la pensée politique fasse sa révolution copernicienne ? En attendant, nous trufferons nos maisons d’ampoules basse consommation, deviendrons des experts en recyclage, prendrons des douches de deux minutes maxi, conduirons des Toyota hybrides, mettrons dans les urnes des bulletins écolos par paquet de dix. Et puis, à la fin des fins, ou préférablement juste avant, nous irons nous pendre sur la tombe de Jim Morrison au Père-Lachaise. (Lire l'article)
Le pout-pout bien tempéré, vol. 2 (tuto Kylie Jenner)
Mettre sa bouche dans un petit récipient et faire le vide en aspirant l'air. Si l'on persiste assez longtemps, on obtient une belle augmentation du volume des lèvres. Cela marche aussi avec le pénis, mais aspirer l'air par le méat est un peu plus compliqué. Quoi qu'il en soit, l'effet ne dure pas, sauf à y être allé comme un barbare et s'être niqué des vaisseaux sanguins. Mais l'idée de persister au delà du temps réglementaire dans ses jeux d'enfant est riche de possibilités. (Lire la suite)
De quel film Trump est-il le nom ? Épisode 1 : un clown de cartoon ?
Bigger than Hollywood… On a déjà tout dit de Donald Trump, icône de télé-réalité sortie de l’une dans l’autre pour nous piéger dans son propre show planétaire. Alors s’il paraît déborder le petit écran, c’est que sans doute il croit le grand à sa mesure. Loin du cow boy classique Ronald Reagan, quel (anti-)héros de cinéma est donc le 45e Président des États-Unis d’Amérique ? Premier épisode consacré au dessin animé, grand genre du baroque et du grotesque – deux attributs indéniables du phénomène Trump. (Lire l'article)
Bordeaux… ô verre, suspends ton vol !
À la Cité du vin de Bordeaux, bâtiment élevé à la gloire des vins du monde entier, l'exposition "Renversant" est une présentation de verres contemporains, bouteilles, carafes... au carrefour du design et de l'art. La designer Matali Crasset y a été invitée pour créer un nouvel objet pour la dégustation, Vino sospeso (Vin suspendu). Elle démontre là, une fois de plus, sa manière de regarder nos usages familiers avec un autre œil et d'autres doigts. (Lire l'article)
Instable comme une saillance
La saillance : objet ou personnage émettant ou recevant des prégnances. Elle est d'une instabilité constitutive qui — acte fondateur du rire — tire le tapis sous nos certitudes les plus assurées. D'abord, un prédateur peut se transformer en proie, ou inversement, sans prévenir personne. Ensuite, une saillance peut se transformer en prégnance, ce qui pose une redoutable question, très voisine de celle que se sont posée les physiciens lors de la naissance de la physique quantique.
Une parfaite erreur de casting
Nous n’avons pas l’habitude d’écrire des articles sur les films à l’affiche. D’autres le font...


















