Olivia Ruiz, la “Zizi” de Jean-Claude Gallotta
Dans Volver, leur nouvelle création révélée à la 17ème Biennale de la danse de Lyon, la chanteuse et le chorégraphe font bon ménage. Tout à la fois portrait de la chanteuse et faux biopic, la pièce évoque plus largement la question épineuse des migrants actuels et de leur accueil. Dans une chorégraphie aérée, mettant souvent en scène des couples comme des doubles du couple vedette, le spectacle n’est que rythme, envolées, tendresse. (Lire l’article)
8, avenue Lénine : Heureuse comme une Rom en France
Pendant quinze ans Valérie Mitteaux et Anna Pitoun ont filmé Salcuta Filan, une Rom de Roumanie...
Chauffe Marcel
L’unique mention de Scarlatti dans La Recherche se trouve dans le récit d’une partie de musique (Sodome et Gomorrhe), où le pianiste joue quelques morceaux à la demande des invités : Mme de Cambremer “venait de découvrir un cahier de Scarlatti et elle s’était jetée dessus avec une impulsion d’hystérique. […] Et pourtant de cet auteur longtemps dédaigné, promu depuis peu aux plus grands honneurs, ce qu’elle élisait, dans son impatience fébrile, c’était un de ces morceaux qui vous ont si souvent empêché de dormir et qu’une élève sans pitié recommence indéfiniment à l’étage contigu au vôtre.” Proust serait-il passé à côté de Scarlatti ? Au fond, ce n’est pas lorsque Proust évoque Scarlatti qu’il est le plus scarlattien. (Lire l’article)
Les oies du Capitole
Au festival Montpellier Danse, entre les mains du chorégraphe israélien Hillel Kogan, les membres du ballet du Capitole de Toulouse ont vécu de drôles d’expériences. Ainsi, personne ne leur avait jamais fait danser La Bayadère à trois. Rapidement fatiguées d’être ridicules, les danseuses préfèrent encore fumer des clopes et parler d’autre chose. Dans cette pièce, intitulée Stars and dust, Hillel Kogan s’amuse beaucoup à questionner, chambouler et démonter les codes du ballet. Et le public rit de bon cœur. (Lire l’article)
Peines d’amour perdues
On ne saura jamais si Abbey a illustré Peines d’amour perdues juste après Tout est bien qui...
Un crime, mais lequel ?
En 1935 Georges Bernanos, auteur de Sous le soleil de Satan et Prix Femina en 1929, publie un polar. Et fait d’un travail alimentaire un monument qu’il camoufle discrètement, comme un délit, sous les aspects d’une histoire ordinaire. La construction est imparable, d’une grande modernité. Le contenu annonce les grandes thématiques du genre de la deuxième moitié du vingtième siècle : sexe, amour interdit, mensonge social, usurpation d’identité, schizophrénie peut-être… Bernanos, avec ce bijou, s’affirme en précurseur essentiel au même titre que Poe, Gaboriau ou Collins. Trop catholique pour être lu par les lecteurs rebelles, égaré dans la sous-littérature de gare pour les autres, Bernanos a vu son roman caviardé par les préjugés. Quel dommage. (Lire l’article)
Trotsky, photos inédites
Trotsky, photos inédites Les histoires de négatifs égarés puis retrouvés émaillent la grande...
Christine Montalbetti pour Jean Echenoz
La littérature contemporaine a peu de goût pour l’espace. La dernière incursion notable dans l’orbite terrestre fut celle de Jean Echenoz dans Nous Trois (1992, Minuit). Nous y voici de retour grâce à La vie est faite de ces toutes petites choses (2016, POL) de Christine Montalbetti.
Didier Eribon, comptes de Noël et de la nouvelle année
Après l’apnée des fêtes, les gilets jaunes descendent lentement en Une des journaux. Bon moment pour ouvrir ou rouvrir un livre paru il y a dix ans pile, Retour à Reims, de Didier Eribon. Ou aller au théâtre : la pièce adaptée du texte par Thomas Ostermeier va être jouée pour la première fois en France. (Lire l’article)
Toots Thielemans, dernière note
L’harmoniciste belge Toots Thielemans est décédé dans son sommeil à 94 ans, le lundi 22 août 2016. Ce musicien infiniment sensible et doué a joué avec Charlie Parker, Chet Baker, Miles Davis, Charlie Haden, Bill Evans, Ray Charles, Oscar Peterson, Joe Pass, Pepper Adams, Philip Catherine, Dizzy Gillespie, Ella Fitzgerald, Frank Sinatra, Elis Regina, et l’on en passe. Toots avait posé son harmonica il y a deux ans, se disant trop fatigué pour continuer à se produire sur scène. (Lire l’article)
Catherine Peillon, révélations
Catherine Peillon s’amuse à prêter une signification aux choses les plus insignifiantes. Une vingtaine de ses photos est exposée à la galerie Ici-Même.
Molitor-Auteuil, Modulor et sport en serre
Dans Molitor, il y a or, comme le jaune du mobilier urbain. Or comme Modulor, ce système de proportions fondé sur le nombre d’or et le corps masculin adopté par Le Corbusier… Hasard ou pas, c’est au 24, rue Nungesser-et-Coli que l’architecte réalise avec son cousin Jeanneret son seul immeuble de rapport, le 24 N.C…
Ce qui reste
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 2, épisode 7
Valérie Zenatti : le voyage à Czernowitz
Il suffisait de les avoir croisés ensemble une fois : ce qui unissait Aharon Appelfeld et Valérie Zenatti dépassait la complicité qui existe parfois entre écrivain et traducteur. Comme s’ils veillaient l’un sur l’autre. Comme s’ils étaient de la même famille. Après la mort d’Appelfeld, Valérie Zenatti était la seule à pouvoir écrire ce livre, de filiation et tendresse autant que de deuil. Dans le faisceau des vivants, aux éditions de l’Olivier. (Lire l’article)
Émotions en bord de route
Lucinda Williams, née à l’origine pour être une chanteuse country, pleure des poésies déchirantes sur une musique folk-rock frissonnante. C’est avec une voix totalement érodée qu’elle murmure des paroles provocatrices sur une musique qui puise ses influences dans le gospel et le blues. The ghosts of highway 20, son dernier album, fait référence à ces voyages parsemés de motels glauques et de manque d’amour à travers les routes qui mènent du Texas à la Floride en passant par la Louisiane. Écoute en boucle recommandée. (Lire la suite)
Festival Paris ne finit jamais
Du 15 au 30 juin, un festival pour promouvoir la littérature hispanique avec de nombreux invités, écrivains mais aussi cinéastes, universitaires, traducteurs, éditeurs… à retrouver tous les soirs sur Internet.
Perrault creuse partout
« Dominique Perrault, la Bibliothèque nationale de France, portrait d’un projet 1988-1998 ». Une exposition est consacrée jusqu’au 22 juillet 2018 à cet architecte qui sonde « l’épiderme du sol » pour en extraire la « substance urbaine », ne cesse d’approfondir son architecture souterraine.
L’Amérique m’inquiète
L’Amérique m’inquiète est le joli titre d’un recueil de chroniques que Jean-Paul Dubois écrivit pour L’Obs dans les années 90. Mais cette Amérique, on la connaît mal. Deux films américains actuellement sur les écrans permettent de mieux sonder ces abysses, pour autant qu’on les regarde comme des métaphores. Deux films qui n’avaient probablement pas pour projet initial de radiographier l’Amérique : Logan Lucky, de Steven Soderbergh, et Le Musée des merveilles, de Todd Haynes. (Lire l’article)


















