Féminismes, l’auto-défense au quotidien
Pour l’auto-défense féministe, Princesa, Feu! Abécédaire des féminismes présents: trois livres abordant la question de l’auto-défense des femmes contre les violences sexistes et sexuelles.
De Broadway à Venise
Edwin Austin Abbey quitte l’ambiance des campagnes anglaises pour celle de la Sérénissime. Une...
Et vos enfants, survivraient-ils dans le désert ?
Archives des enfants perdus de Valeria Luiselli, ou comment aborder dans un roman la politique migratoire des États-Unis.
Patrolin : J’ai décidé d’arrêter d’écrire
On ne se méfie jamais assez des écrivains à la langue fluide. C’est beaucoup de travail ingrat. Ainsi Patrolin, l’auteur, décide-t-il de cesser. Vivre le monde, sans se balader avec des trucs notés sur des facturettes, des courriers du gaz, la marge du journal, avec cette ambition, mettre en mot l’instant, le bruissement des feuilles, l’idée traversante, la rue. Laisser vivre le monde. J’ai décidé d’arrêter d’écrire serait donc l’histoire d’une désintoxication. Il y a double bind romanesque : l’écrivain se tait, tandis que le narrateur rapporte le détail du renoncement. Mais ils ne font qu’un. (Lire l’article)
Dorothea Lange, retour sur icône
Mère migrante est une des photos les plus célèbres de Dorothea Lange, et figure en bonne place dans l’exposition que le Musée du Jeu de Paume à Paris consacre à la photographe américaine. Retracer son histoire permet de reposer plusieurs questions fondamentales : sur le statut de la photo documentaire, sur les rapports entre le photographe et son modèle, sur la liberté artistique, sur le copyright, sur le droit d’auteur et sur le droit à l’image. Des questions que Dorothea Lange était loin d’envisager ce jour froid et pluvieux de février 1936 où elle décida d’arrêter sa voiture, sur l’U.S. Route 101, à proximité de la petite ville de Nipomo, entre San Francisco et Los Angeles. (Lire l’article)
Le poulet, cet incompris
Il suffit de taper “poulet” dans Vine ou “#poulet” et c’est la cataracte. Une jeune fille chante “j’ai pas mangé de poulet alors j’ai l’impression que je vais crever”. Des garçons se mettent à danser quand ils apprennent que leur “daronne” a fait du poulet. D’autres pleurent parce que le prix du poulet a augmenté. Une variante est possible avec le KFC, ce qui complique singulièrement la mise. En effet, on croyait avoir compris que ce délire gallinacé était le renversement d’un cliché raciste repris à leur compte par ceux qui en sont victimes. Bref, que les “renois”, en faisant toutes les variations possibles sur le poulet, se moquaient de ceux qui leur attribuent un goût particulier pour le poulet. Mais le poulet du KFC n’est plus exactement du poulet. C’est du poulet symbolique. (Lire la suite)
La Ribot attitude
La Ribot a présenté une sélection de ses “pièces distinguées” au Centre national de la danse : des Distinguished Hits regroupant les fragments d’une collection initiée en 1993. Chaque pièce est un tableau vivant et bien vivant, où le corps se transforme au fil des rôles et des accessoires qu’il endosse. La Ribot sait manier l’humour pour mieux pratiquer l’art du détournement, jouer avec les codes, les images et les objets. (Lire l’article)
La grève
Contre la fin du monde, la grève ! Lycéens, étudiants, profs, chercheurs, travailleuses, travailleurs, ils feront tous grève le 15 mars pour le climat, contre le changement climatique. Pour que la Normandie ne ressemble pas à la Côte d’Azur (il reste un peu de marge), pour que février ne ressemble pas au mois d’août (c’est foutu), pour que Dunkerque ne se convertisse pas à la culture de l’ananas et Stockholm à celle de la vigne. On se prend naturellement à rêver d’une grève générale, mondiale, illimitée qui paralyserait les transports, les usines, les centrales, les open spaces et leurs scintillants écrans… (Lire la suite)
New York City
Gregg Ellis, Séries Photographiques. Saison 1, épisode 2
Trotsky, photos inédites
Trotsky, photos inédites Les histoires de négatifs égarés puis retrouvés émaillent la grande...
Ricardo Piglia : le souffle de la fiction
Y a-t-il une histoire ? » C’est ainsi que s’ouvre Respiration artificielle, œuvre indispensable de l’Argentin Ricardo Piglia, qui vient de nous quitter. L’histoire familiale du jeune écrivain Emilio Renzi, alter ego aussi évident que mensonger de l’écrivain, s’entrelace avec l’histoire agitée de son pays. Dès les premières pages, il met en garde le lecteur : « Tout est apocryphe ». (Lire l’article)
Grandeurs et Misères de l’hugologie
Victor Hugo étant (fort légitimement) hissé chaque année un peu plus haut au firmament des saints républicains, toute nouvelle édition des Misérables, son œuvre-phare, prend un air d’événement. Ce fut encore le cas le mois dernier avec la parution d’une deuxième édition de ce roman en Pléiade, établie par Henri Scepi. Les exégètes continuent donc de se presser autour de la bible hugolienne avec une science et un respect accrus. Et cet événement dépasse de loin le seul domaine littéraire puisque c’est une partie de l’âme de la France qui passe ainsi sous le scalpel, à un moment où la France ne sait plus très bien où elle en est, de son âme. (Lire l’article)
Paris photo : déambulation féminine
Le salon Paris photo, qui est certes une foire, est aussi l’occasion d’admirer des travaux exceptionnels, ou de découvrir de nouveaux talents. Cette année, déambulation féminine qui ne prétend pas retracer toute l’histoire de la photographie mais organise un parcours depuis les pionnières aux dernières arrivantes, en passant par les battantes des années 70.
Flics debout ?
Mais que fait cette police, place de la République, habillée en racaille ? Comme les profs, les infirmiers, les jeunes, les chômeurs, les ouvriers… elle fatigue et tape les pavés qu’elle se prenait dans la gueule quand elle ne les lançait pas elle-même dans les vitrines pour décrédibiliser et faire des images. Mai 68 en 2016. Une guerre des pauvres contre les pauvres. Derrière le sarcasme affleure l’inquiétude. Demeure une réalité profonde et partagée par tant de gens : celle de la souffrance au travail dont Hugo Boris parle dans Police, son dernier roman. Le manque de perspective. Le besoin de s’inscrire dans le collectif. (Lire l’article)
Beauté Congo, une expo bien sapée
À la Fondation Cartier, l’exposition Beauté Congo – 1926-2015 – Congo Kitoko mêle des artistes de plusieurs générations, en rupture avec l’académie, à l’humour souvent dévastateur. Une exposition touffue qui balaie large au risque d’en faire trop, associée un parcours musical pertinent. (…)
Extravagantes machines
Avant de revenir sur ses premiers essais d’illustration de livres qui ont précédé la grande...
Paint it, black
La fin du monde, ce n’est pas seulement sur BFM-TV, c’est aussi sur Netflix. Il suffit de jeter un œil sur la ribambelle de films américains pré ou post-apocalyptiques proposés ces derniers mois par la plateforme pour bien se pénétrer de la couleur de l’avenir : noir de chez noir de carbone. Pour la plupart, il s’agit de films oubliables mais, mis bout à bout sur une grosse bobine, ces longs-métrages pourraient former une œuvre assez cohérente, dans le genre terminus. Leur autre point commun est qu’ils regorgent de héros, c’est d’ailleurs leur seule invraisemblance. (Lire l’article)
Dancing is a real job, Donald
L’entrée du couple : pas en rythme du tout, pas ensemble ! Il tient la main de Mélanija par-dessus, il ne sait pas marcher avec elle, il n’a pas le sens du rythme, on s’en doutait un peu ! Deux mouvements de recalage des bras, par contact des mains, pour être sûr de bien se tenir. Petite bise d’elle de profil, elle le cache côté gauche, un peu de confusion des appuis ! Quart de tour vers le fond. Elle se dégage un peu, dos public, petit geste de la main pour recaler la robe... (Lire l’article)


















