4 – Exercices de style Part II
Le plan-séquence fait partie de la syntaxe de toute série un peu ambitieuse. Parfois même il constitue l’intégralité d’un épisode. C’est, pour les réalisateurs, l’occasion de faire étalage de leur savoir-faire. Pour le spectateur, c’est une sucrerie qui ne se refuse pas, bien qu'elle soit plus ou moins digeste selon les cas.
Daniel Barraco, suite
Le photographe argentin Daniel Barraco publie Artes & Oficios, nouveau livre de photos. Où l'on retrouve l'image, déjà évoquées dans délibéré, d'un marchand de balais de Mendoza...
Les corps des monstres
Quel rapport entre Richard III de Thomas Ostermeier, production très réussie et applaudie de la Schaubühne de Berlin, et El Syndrome, spectacle à peu près incompréhensible de l'auteur-metteur en scène argentin Sergio Boris? Aucun, en apparence. Quelque chose les relie pourtant, qui tient aux acteurs ou, plus précisément, aux corps des acteurs. (Lire l'article)
Fais dodo, Colas mon p’tit frère
Qui nous pleurera ? Qui se souviendra de nous ? Ne faudrait-il pas d’ores et déjà empailler quelques spécimens de la race humaine au cas où des visiteurs d’une autre galaxie viendraient, quelque temps après la catastrophe, à passer par là et chercheraient à satisfaire une curiosité bien naturelle ? Derrière une vitrine ultrarésistante, nous pourrions présenter un échantillon aussi complet que possible de l’humanité, façon muséum d’histoire naturelle : un pygmée, un trader de Wall Street, un conchyliculteur, un éditorialiste de la presse nationale, un chauffeur de VTC, un bouilleur de cru... (Lire l'article)
Avignon-69 peine à jouir
Bilan médiocre pour la 69e édition du festival d'Avignon, qui s'achève ce samedi 25 juillet. Sur une quarantaine de propositions à l'affiche du in, les spectacles mémorables ne sont pas franchement des découvertes et se comptent sur les doigts d'une main: trois spectacles de haut niveau plutôt seuls dans une forêt clairsemée. (Lire l'article)
Poisson d’avril
À force de jouer des sonates de Scarlatti, on finit par être capable d'en écrire. Trois grands interprètes ont ainsi laissé de “vraies fausses” sonates : un Caprice à la Scarlatti du pianiste polonais (et Premier ministre en 1919) Ignace Paderewski, une superbe sonate por el señor Escarlate du claveciniste colombien Rafael Puyana... Scott Ross s'est quant à lui offert, lors de la diffusion de son intégrale Scarlatti sur France Musique, le 1er avril 1985, il y a 31 ans exactement, un poisson d'avril scarlattien : une magnifique sonate que l'auteur de ces lignes est allé pêcher dans les archives de l'INA, et qui dévoile un Scott Ross plus scarlattien que Scarlatti... (Lire l'article)
François Garde, pour ceux qui se lèvent, à Sarcelles ou même ailleurs
La haine, la peur, le rejet. Face à cela, des jeunes de Sarcelles ont décidé, à leur échelle, de réagir, avec courage et générosité. Ils ont vu les images de ces gens jetés sur les trottoirs parisiens, en plein XXIème siècle, affamés, bousculés, ignorés. Ils ont donné un peu de leur poche et ils se sont mis à cuisiner. Cent cinquante repas et sandwiches. Qu'ils sont allés distribués à Stalingrad et à Porte de la Chapelle. Avant de lancer un “défi” aux autres quartiers de banlieue pour qu'ils fassent de même. Ils se sont levés, comme le protagoniste du dernier roman de François Garde, L'Effroi. Et comme ceux qui les imiteront. (Lire l'article)
Frédéric Florian
Frédéric Florian (né à Gorgier en Suisse en 1858 et mort à Sucy-en-Brie en 1926) était l’un des...
La conteuse aux pieds nus
"Une nuit à travers la neige" est adaptée de "L'Homme qui rit" de Victor Hugo par Ariane Pawin. Du conte, du théâtre-récit, du mime, de la peinture aussi grâce aux lumière de Marien Tillet. Et une petite forme qui n'a rien de mineure.
Projections
POINT BARRE : c'est le titre choisi par Lucie Le Bouder pour sa troisième exposition personnelle à la galerie 22,48m2. Un titre qui sonne comme une fin de non recevoir. Pourtant, quand on pensait avoir tout vu, voilà qu'un détail nous surprend. L’exposition n’a pas dit son dernier mot et elle exige qu’on y revienne. Alors on regarde à nouveau les lignes, les plans, le sol, les murs et on comprend qu’un principe unit les œuvres rassemblées ici : toutes ont partie liée à un dispositif de projection – qu’elles en résultent ou qu’elles l’instituent. (Lire l'article)
David Grann pour la France caméléonique
La dernière mode, la toute dernière tendance ? Le caméléon. Vous vous sentez prêt ? Pas tout à fait ? Il y a encore en vous quelques petites rigidités qui pourraient vous causer grand tort en cette nouvelle France du changement perpétuel ? Alors il va falloir lire. Un tout petit livre qui tient dans la poche de n’importe quelle veste, retournée ou pas : Le caméléon, de David Grann. (Lire l'article)
Eros Hugo
Baigneuses au lac : ce daguerréotype, et quelques autres, valurent au sieur Félix-Jacques Moulin (1802-1879) de passer un mois en prison pour outrage aux bonnes moeurs. En tout cas, à peine née, la photo s’intéressait déjà au corps de la femme. On eût été surpris qu’il en fût autrement. Il est amusant de noter que Moulin est né la même année que Victor Hugo, lequel s’y intéressait aussi beaucoup, aux corps des femmes. Il n’est donc pas absurde de retrouver quatre images du photographe précurseur de l’érotisme dans l’exposition “Eros Hugo” qui vient d’ouvrir à la maison Victor Hugo de la place des Vosges. (Lire la suite)
Nudité Humanité
"Je suis devenu photographe par amour": actuellement exposé à la Nue Galerie à Paris, Hervé Lassïnce publie une série de portraits qui en témoignent dans un ouvrage intitulé "Nous"
Fixer une existence
Venant de sa Suisse natale, Philippe S. arrive à Berlin à la fin de l'été 1967 pour entrer à l'Académie du film. Il a 20 ans, Ulrike Edschmid en a 27, elle vient de se séparer du père de son jeune fils et, parce qu'elle utilise le téléphone mural de l'Académie, croise Philip S. et en tombe amoureuse. La Disparition de Philip S., récit d'un amour qui s'évanouit avec la disparition volontaire d'un homme, tué en mai 1975 par un policier sur un parking d'une banlieue de Cologne, est construit comme un scénario de film alternant le récit de leur aventure commune et les flash-back sur la mort de Philip S., dévoilée dès la première page. Un homme qui écrivait “ne pas vouloir filmer les gens et le monde pour étayer une théorie, ni pour former et défendre une opinion, mais seulement pour fixer leur existence.” (Lire l'article)
Le pourboire et le contrat (Cam4)
Il n'était plus temps de se cacher derrière son petit doigt, ni son petit stylo. Après plusieurs épisodes sur la vie en conserve (clips vidéos, youtubeurs, vineurs, etc.), il était temps d'affronter la vie en direct sur le web. Des gens qui montrent leur corps en même temps que vous les regardez, à qui vous pouvez même éventuellement demander de faire des trucs. Par exemple sur Cam4, un site où tout un chacun peut chatter, s'exhiber (c'est le principe, mais vous pouvez juste discuter, si vous préférez) ou se prostituer virtuellement. (Lire la suite)
Une femme de rêve
Ordonnance pour un passager anonyme croisé au hasard d’un trajet en métro. Paris, matin d'automne, station Mairie des Lilas. Les regards sont happés par un point blanc qui roule d'avant en arrière, un petit cylindre brillant sous la lumière artificielle et borgne. Roulis métropolitain. Un homme âgé replie le journal pour suivre les mouvements de cet électron libre matutinal. Presque amusé. Et puis, tout à coup, son regard se détourne de l'Objet Roulant Non Identifié et reprend la lecture du quotidien. Qu’a-t-il vu ? Un tampon ! Dans mon esprit, cela n’a fait ni une ni deux. Tampon, femme, vie en rose… la couverture rose de La Faculté des rêves s’impose. Rose comme de la chick lit girly. Mais dans La Faculté des rêves de Sara Stridsberg, pas de romance. Mais du roman, du vrai ! (Lire la suite)
Une nuit au bord de la Durance
C'est l'histoire d'un jeune futur photographe qui rencontre un jeune futur cinéaste. Gilles Walusinski se souvient de Jean-François Stévenin, et d'un été qui a changé sa vie.
Le temps des humbles
Les mille jours de l'Unité Populaire au Chili racontés par Soledad, une narratrice de quinze ans : "le Temps des humbles", deuxième volet de la saga chilienne de Désirée et Alain Frappier, publiée en 2020.


















