“On n’est pas couché” dehors…
Prie-Dieu, La Mergez et Amédée, sont des clochards établis sur les quais de Seine, jusqu’au jour où ce dernier apprend qu’il est l’héritier de sa tante Adélaïde, qui lui lègue son pavillon en banlieue. Mais il ne pourra occuper ce domicile fixe que s’il prend en charge son neveu Nicolas, un jeune trisomique fasciné par Gagarine et les étoiles. Les fugues de Nicolas ou les frasques des amis plus ou moins honnêtes des SDF seront les moteurs d’une odyssée citadine où s’accumulent les rencontres de personnages hauts en couleur, sans jamais tomber ni dans le pathos larmoyant ni dans la glorification idéalisée de la marginalité. (Lire l'article)
Bailographies à Mont-de Marsan
La 31e édition du festival Arte Flamenco de Mont-de-Marsan s'est tenue du 2 au 6 juillet. Programmation de qualité, mélange générationnel, la manifestation ne s'essouffle pas. En prime, une très belle expo photo signé Michel Dieuzaide.
Co, le monde est “co”
De coworking à covoiturage, le préfixe “co” gagne du terrain. Illustration au Pavillon de l’Arsenal à Paris avec l’exposition Co-urbanisme. Quinze projets, de Notre Atelier commun à Rennes aux Ateliers inter-services à Lille, qui riment avec collaboratif. (Lire la suite)
Une pépite au bidonville
Rue des pâquerettes, le dernier livre de Mehdi Charef, est le récit de l’arrivée en France de l’auteur-réalisateur, de son enfance dans une baraque d’un bidonville à Nanterre. Les enfants immigrés portent en eux la blessure de l’arrachement au pays d’origine, qu’ils sont obligés de soigner comme ils peuvent, puisque « le retour est un mythe. On ne s’enrichit pas, quand on est ouvrier on le reste toute sa vie ». (Lire l'article)
Longues peines
Trois anciens détenus (84 ans de prison à eux trois) témoignent dans Longues peines : un documentaire conçu par Christian Jacquot, à visionner sur le site de la revue Far Ouest, et dont délibéré vous propose le premier épisode.
Frédéric Florian
Frédéric Florian (né à Gorgier en Suisse en 1858 et mort à Sucy-en-Brie en 1926) était l’un des...
Sharon Eyal, du tac au toc
Dans OCD Love de la chorégraphe israélienne Sharon Eyal, les “personnages” sont comme électrocutés à la base, dès qu’ils entrent en scène. Puis, tout est question de doigté, dans la gestion des ensembles, comme dans celle de deux duos millimétrés, l’un masculin, l’autre féminin. Inutile de chercher un sens : les corps sont renversés au point que l’on ne sait plus s’ils se présentent de face ou de dos et offrent le tableau d’une société stressée sans issue de secours. C’est dans la sensualité, dans les cuisses qui se frôlent, ou dans les gestes réparateurs, comme les mains qui passent et lavent les visages que l’on quitte la noirceur. (Lire l'article)
La Halle Saint-Pierre, l’art brut japonais couramment
À l'occasion du Tandem Paris-Tokyo 2018, la Halle Saint-Pierre à Paris propose, jusqu'au 10 mars 2019, “Art brut japonais II” : les œuvres d'une cinquantaine de créateurs comme autant de signes d'un langage universel. Comme toujours avec l'art brut, il est d'abord question pour le spectateur d'observation, de ressenti, et d'empathie – ces mêmes qualités qui permettent d'entrer en communication avec autrui. On y voit des œuvres de laine, d'émail, d'argile ou de feuilles d'arbre, qui construisent des villes, des camions, des vélos – autant de matière et de thèmes familiers à ceux qui s'intéressent à l'art brut. (Lire l'article)
Bienvenue au festival In Extremis
Organisé par le Théâtre Garonne de Toulouse du 17 mai au 11 juin, le festival In Extremis a cette année pour fil conducteur. Et invite des artistes du monde entier qui mêlent les genres et bousculent les frontières.
Black is Black
Ceux qui sont nés dans les années 80 ont intégré dès le berceau le concept de crise. Ils ont vu le jour dans la crise, ils ont appris très vite que la crise serait leur unique horizon, ils ont été des enfants puis des adultes de la crise. Mais aujourd'hui c’est pire. Maintenant les maternités grouillent d’enfants de la fin du monde. Ces poupons-là viennent de débarquer sur une planète qui court à sa fin, ils sont programmés pour l’autodestruction, la fin du monde est leur unique horizon. (Lire l'article)
Johnny Cash dans le texte
John Carter Cash, fils de John Cash et June Carter, dévoile une série de poèmes et de lettres écrites par l'auteur de “Folsom Prison Blues”, mis en musique et interprétés par plusieurs de ses plus talentueux disciples dans Johnny Cash Forever Words.
Essais transformés à l’ENSATT
Ils ont entre 20 et 25 ans, charmants ils affrontent pour la première fois le plateau et le public à l’ENSATT (École nationale supérieur de arts et techniques du théâtre) de Lyon. À l’aube de leur troisième et dernière année d’études des techniques et arts du théâtre, les étudiants ont l’air plutôt sûrs d’eux mais sans insolence. Ce qui rassure car on ne sait ce que l’on va découvrir en quatre fois 25 minutes. Disons-le de suite, la 77e promotion placée sous la responsabilité de Joël Pommerat est de bon augure pour l’avenir du théâtre. (Lire l'article)
Jean-Pierre Martin pour Pauline Camille
La honte est, selon Jean-Pierre Martin, l’un des grands ressorts de la littérature. À l’heure où les Américains se jettent sur 1984 de Georges Orwell pour essayer de cerner au mieux les agissements de leur président et ses fameux “faits alternatifs” ; à l’heure où en France la saga Fillon compte plus de rebondissements et de révélations dantesques que la plus audacieuse des séries américaines ; à l’heure, donc, où la réalité semble avoir clairement dépassé la fiction, il est plus que jamais nécessaire de chercher dans la littérature ce que la réalité veut dire. (Lire l'article)
Ca va, ça va le monde !
Rendez-vous traditionnel du festival d'Avignon, le cycle de lectures organisé par RFI, a été cette année enregistré au Théâtre de la Tempête à Paris et sera diffusé sur les ondes du 25 juillet au 29 août.
Nous n’avons pas besoin que justice soit faite
Une jeune femme est morte massacrée dans sa chambre. Tout le monde s’en fiche. Fouiller dans le quotidien des gens de peu n’est pas rentable. Face à des vivants morts debout, murés dans le silence, le journaliste enquêteur va se concentrer sur la victime. Son intuition lui hurle de ne pas lâcher le morceau. Se profilent alors les années Mitterrand et les nôtres dans la foulée. Le scandale est énorme et banal. Les Insatiables, le roman de Gila Lustiger est une réussite qui, en 2017, éclaire par le noir la campagne électorale française. (Lire l'article)
Rêver à l’envers
Il y a les œuvres qu’on aime parce qu’on les a comprises : le plaisir du déchiffrement, du terrain conquis et du sentiment de sa propre intelligence contribuent à la vivacité du souvenir qu’on en garde et au plaisir qu’on a à y revenir. Et il y a les œuvres qui, au contraire, vous poursuivent parce qu’elles vous échappent, parce qu’elles se présentent comme autant de paradoxes, sphinx silencieux proposant de muettes énigmes. Les toiles de Sépànd Danesh appartiennent à cette seconde catégorie. Si l’on voulait résumer leur énigme, sans doute pourrait-on la formuler ainsi : ces toiles sont peuplées de figures et pourtant, on pourrait les dire abstraites. L’exposition Des ruines pour origine est à voir jusqu’au 2 avril chez Backslash Gallery, à Paris. (Lire l'article)
Foot2glace Extrême
À l'approche de la coupe du monde de football au Qatar, et suite à l'annonce récente de l'attribution des Jeux asiatiques d'Hiver à l'Arabie saoudite en 2029, imaginons ce que serait une compétition sportive organisée en milieu polaire...
Cache toi, objet !
Regarder Mai 68 du côté du mode de vie, de l'architecture intérieure, du design (même si ce mot n'est pas encore utilisé en France à l'époque), n'est pas anecdotique. “On veut changer toute la vie !” Le designer italien Ettorre Sottsass est tout à fait dans le coup quand il affirme : “Faire du design, ce n’est pas donner forme à un produit plus ou moins stupide pour une industrie plus ou moins luxueuse. Pour moi le design est une façon de débattre de la vie.” Le design, né et systématisé avec la révolution industrielle du XIXe siècle, a été immédiatement placé en responsabilité politique et sociale. Pas étonnant qu'il ait été prêt à faire les barricades. (Lire l'article)


















