La revue culturelle critique qui fait des choix délibérés.

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L’impropre de l’homme
| 25 Fév 2021

par les milles détours liturgiques de leur ramure effeuillée les grands platanes du boulevard tentaient d’approcher le ciel
et ce matin pâle dimanche grelottant aux hurlées des scies mécaniques et aux ronflements des broyeuses des élagueurs
leur prière ne s’élève plus
qu’en descendant
ce qu’écrivent les arbres la plupart de ceux
qui se nomment humains non solum
n’y entendent rien
sed etiam ne croient pas même
que scribunt arbores
ils ne voient pas non plus
les chiens roux qui s’y élancent dans
un bruissement de pelages ni les enfants
qui font rouler là des taureaux
chevauchés par des dieux androgynes
entre les bêtes qui se rient
du propre de l’homme
ils ne soupçonnent pas
la Cabbale des racines
ni les psaumes de la canopée
ils ne voient que les barreaux
de la raison
entre lesquels seuls quelques-uns
passent la tête

Photo - L'impropre de l'homme © Frédéric Teillard - Microscopies

Frédéric Teillard
Microscopies

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